Saint Joseph Marie de YERMO
Y PARRES
Nom:
YERMO Y PARRES
Prénom:
Joseph Marie de (José Maria de)
Pays: Mexique
Naissance:
10.11.1851 à Jalmolonga près de
Malinalco (Etat de Mexico)
Mort: 20.12.1904 à Puebla
de los Angeles
Etat: Prêtre - Fondateur
Note: Fonde la Congrégation des Servantes du Sacré Cœur de Jésus
et des Pauvres.
Béatification:
06.05.1990 à Mexico (N.-D. de
Guadalupe) par Jean Paul II
Canonisation:
21.06.2000 à Rome par Jean Paul II
Fête: 20 septembre
Réf.
dans l’Osservatore Romano: 1990 n.20
- 2000 n.22 p.5-7
Réf. dans la Documentation Catholique: 1990 p. 588-590
Notice
José Maria de Yermo y Parres naît dans
une propriété près de Malinalco (Etat de Mexico). Son père, d'un milieu social
élevé, est avocat. La mère meurt 50 jours après sa naissance. Dès lors son père
et sa tante se chargent de son éducation religieuse. Très tôt il ressent la
vocation. A 16 ans, il entre dans la Congrégation de la Mission à Mexico. A la
suite d'une crise, il la quitte. Il fait une partie de ses études théologiques
à Paris et il est ordonné prêtre dans le diocèse de Leon, mais il fait partie
aussi du clergé de Puebla de los Angeles. Dans ses premières années de
sacerdoce, il se révèle orateur éloquent, il fait de la catéchèse avec les
jeunes et assume avec succès plusieurs fonctions importantes. Mais il doit y
renoncer pour raison de santé et son Évêque lui confie deux petites églises,
dont celle d'El Calvario. Il se sent humilié. Un jour, à la suite d'une scène
pénible dont il est le témoin, il ressent l'appel du Seigneur à fonder une
maison d'accueil pour personnes abandonnées et ayant besoin d'assistance. C'est
ainsi que naît l'"Asilo del Sagrado Corazon" (l'Asile du Sacré-Cœur).
Le même jour – 13 décembre 1885 – avec quatre jeunes femmes généreuses, il
fonde les "Siervas del Sagrado Corazon de Jesus y de los Pobres" (les
Servantes du Sacré-Cœur de Jésus et des pauvres). A partir de ce jour-là se
réalise en lui une ascension spirituelle dans le don au Seigneur et à ses
frères. Sa vie est tourmentée et il est en butte à de nombreuses épreuves
(calomnies, trahison etc.), mais il ne se décourage jamais. Au cours de sa
brève existence, il fonde des écoles, des hôpitaux, des maisons d'accueil pour
les personnes âgées, des orphelinats, une maison pour les femmes et, peu avant
sa mort, il engage sa famille religieuse dans une mission parmi les indiens
Tarahumaras. Il mérite le titre de "géant de la charité". Il meurt à
Puebla de los Angeles en 1904. Sa vie est pour tous le témoignage d'un don de
soi à la cause du Christ et des pauvres, dans l'oubli de soi et en acceptant la
croix lorsqu'elle se présente. Dans le monde actuel qui a tant besoin de
fraternité et de solidarité, l'exemple de son service, généreux, inventif et
concret, contribuera à créer "un climat de fraternité entre tous dans le
Christ" (Jean Paul II).