Sainte Geneviève TORRES MORALES

Nom: TORRES MORALES

Prénom: Geneviève (Genoveva)

Nom de religion: Geneviève (Genoveva)

Pays: Espagne

Naissance: 03.01.1870  à  Almenara (Castille)

Mort: 05.01.1956  à Saragosse

Etat: Religieuse - Fondatrice

Note: Fonde en 1911 les ‘Sœurs du Sacré-Cœur et des saints Anges’ pour aider les femmes pauvres.

Béatificationt: 29.01.1995  à Rome  par Jean Paul II

Canonisation: 04.05.2003  à Madrid  par Jean Paul II

Fête: 5 janvier

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1995 n.6 p.3  -  2003 n.19 p.4-5

Réf. dans la Documentation Catholique: 1995 n.5 p.249  -  2003 n.11 p.542-543

Notice

« Sainte Genoveva Torres fut un instrument de la tendresse de Dieu à l’égard des personnes seules et en quête d’amour. » (Jean-Paul II)

Genoveva (Geneviève) Torres Morales naît en 1870 à Almenara en Espagne (Castille). Elle se retrouve orpheline de père et de mère à l’âge de huit ans. Elle doit s’occuper de son frère, exigeant et taciturne. Du coup, elle s’habitue elle-même à la vie retirée. A treize ans, on doit l’amputer, sans anesthésie, de la jambe gauche. S’ensuivront des séquelles de souffrance et de maladies et elle marchera avec des béquilles jusqu’à la fin de sa vie. De 1885 à 1894, elle est hospitalisée à la ‘Maison de la Miséricorde’ de Valence tenue par les Carmélites de la Charité. Elle y complète sa formation culturelle et spirituelle. Elle essaie d’entrer dans cette Congrégation mais elle n’est pas acceptée pour raison de santé.

En 1894, à 24 ans, elle fonde avec deux amies la ‘Société Angélique’. Elles sont pauvres et mènent une vie de prière (adoration nocturne), de solitude et de charité. « Le trait caractéristique qui donne son élan à la spiritualité (de Geneviève) est l’adoration réparatrice de l’Eucharistie à partir de laquelle elle accomplira son apostolat. » (Jean-Paul II) Elle a une grande dévotion à la Vierge Marie, s’exprimant en particulier par le Rosaire. En 1911, son directeur lui suggère de fonder une nouvelle Communauté religieuse pour aider beaucoup de femmes pauvres, impuissantes face aux difficultés de la vie. Geneviève y pensait depuis longtemps. Une première communauté est établie à Valence ; l’œuvre connaît une rapide extension dans d’autres régions de l’Espagne, la Maison mère étant à Saragosse. La Mère Geneviève accomplit un apostolat plein d’humilité et de simplicité, d’abnégation et de charité.

En 1953, la congrégation reçoit l’approbation pontificale sous le nom de « Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus et des Saints Anges ». Absorbée par le souci de ses fondations, la Mère souffre de ne pouvoir se livrer à sa chère solitude. Elle meurt à Saragosse en 1956. La population commence à l’invoquer sous le nom : ‘Ange de la solitude’.