Bienheureuse Marie Thérèse SCHERER
Nom:
SCHERER
Prénom:
Anne Marie Catherine
Nom
de religion: Marie Thérèse (Maria Theresia)
Pays: Suisse
Naissance:
31.10.1825 à Meggen
Mort: 16.06.1888 à
Ingenbohl
Etat: Religieuse - Fondatrice
Note: 01.03.1845 entre dans la Congrégation des Surs
enseignantes, fondée par le Père Théodose Florentini (Capucin) à Menzingen.
Fonde avec le P. Théodose les Surs de Charité de la Sainte Croix. Assume les
dettes du Père défunt et les calomnies.
Béatification:
29.10.1995 à Rome par Jean Paul II
Canonisation:
Fête: 16 juin
Réf.
dans lOsservatore Romano: 1995 n.44 p.3-5
Réf. dans la Documentation Catholique: 1995 n.21 p.1025-1028
Notice
Catherine Scherer naît en 1825 dans
une famille de paysans aisés, à Meggen dans le canton de Lucerne (Suisse). Elle
rencontre de bonne heure des épreuves: son père meurt et une famille parente
l'accueille, elle préfère renoncer aux études qu'elle aime, plutôt que de
tolérer un professeur indélicat. En 1845 elle entre chez les Surs enseignantes
de la Sainte Croix de Menzigen et reçoit le nom de Marie-Thérèse. Cette
Congrégation a été fondée l'année précédente par le Père Théodose Florentini
o.f.m.. Ce capucin au grand cur s'émeut de l'état lamentable des hôpitaux où
sont soignés les pauvres. C'est ainsi qu'en 1855, il crée à Ingenbohl, une
branche soignante de son Institut, les Surs de la charité, dont la supérieure
est la Mère Marie-Thérèse. Mais la Mère Bernarda, supérieure des Surs enseignantes
de Menzingen récuse l'autorité du Père, ne voulant pas que les deux branches
fassent partie de la même Congrégation. L'année suivante c'est donc la scission
entre les "Surs enseignantes" et les "Surs de la charité pour
les écoles et les soins aux pauvres et aux malades", ces dernières voulant
rester attachées au Père Florentini. Le nouvel Institut est confié à Mère
Marie-Thérèse. Mais la Mère Bernarda exige aussi la séparation des fonctions,
les Surs d'Ingenbohl ne devant plus s'occuper d'enseignement, mais seulement
des malades et des pauvres. La Mère Marie-Thérèse doit donc renoncer à
l'éducation des enfants, son uvre de prédilection des premières années. En
1857 elle est nommée supérieure générale des "Surs de Charité de la
Sainte Croix". Le Père Florentini, toujours dévoré de zèle, est touché par
la promiscuité des jeunes filles à l'usine et le chômage. En 1860 une fabrique
de draps employant plusieurs centaines d'ouvrières ayant fermé à Oberlentensdorf
en Bohême, il décide de la rouvrir avec l'aide des Surs. Avec bon sens, la
Mère Marie-Thérèse juge que ce travail ne leur convient pas et que l'entreprise
n'est pas viable. Néanmoins elle finit par accepter et c'est une catastrophe
financière. Cinq ans plus tard le Père Florentini meurt et pendant plusieurs
années l'Institut devra éponger les dettes au prix de grandes privations.
Toutefois la Mère ne cesse de vénérer la mémoire du défunt et elle réussit à
faire approuver les Constitutions qu'il avait établies avec elle. Jusqu'au
bout, malgré ses responsabilités, ses épreuves morales et finalement ses
souffrances physiques, elle parcourt la Suisse et l'étranger pour fonder ou
visiter ses Maisons. Son âme franciscaine reste gaie, pauvre et simple. Elle
met volontiers la main à la pâte (les pauvres se rappelleront longtemps ses
bonnes soupes). Elle meurt en 1888.