Sainte Marie Bernard du T.S.Cœur de Marie BÜTLER

Nom: BÜTLER

Prénom: Vérène (Verena)

Nom de religion: Marie Bernard du T.S.Cœur de Marie (Maria Bernarda)

Pays: Suisse - Équateur - Colombie

Naissance: 28.05.1848  à Auw (Canton d'Argovie - Suisse)

Mort: 19.05.1924  à Carthagène (Colombie)

Etat: Religieuse - Fondatrice

Note: 1868 Sœur franciscaine au couvent de Maria Hilf à Altstätten. Part en 1888 en Equateur. Fonde la Congrégation des Franciscaines missionnaires  de Marie Auxiliatrice. En 1895 les sœurs doivent fuir l'Equateur et se réfugient à Carthagène (Colombie).

Béatification: 29.10.1995  à Rome  par Jean Paul II

Canonisation: 12.10. 2008 par Benoît XVI. Elle est la première sainte suisse canonisée.

Fête: 19 mai

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1995 n.44 p.3-5

Réf. dans la Documentation Catholique: 1995 n.21 p.1025-1028

Notice

Verena Bütler naît en 1848 à Auw, canton d'Argovie (Suisse), dans une famille de paysans modestes qui compte en tout huit enfants. Elle fait sa première communion avec une grande ferveur et dès lors, la dévotion à l'Eucharistie demeurera un des piliers de sa spiritualité. Elle entre en 1867 chez les Capucines de Maria Hilf à Altstätten et prend le nom de Maria Bernarda du saint Cœur de Marie. Elle assume bientôt les responsabilités de maîtresse des novices puis de supérieure. L'Église de l'Équateur demandant des missionnaires, elle s'embarque avec six compagnes. Partie pour une fondation, elle se trouve rapidement à la tête d'un nouvel institut: la Congrégation des Sœurs franciscaines de Marie Auxiliatrice. A Chone (13'000 habitants), elle se dévoue à des soins charitables et à l'apostolat. Les conditions sont difficiles: chaleur équatoriale, pauvreté, malentendus avec les autorités ecclésiastiques. Elle supporte tout sans juger personne et en pardonnant à ses détracteurs. Elle essaime dans d'autres localités de l'Équateur. Une révolution d'inspiration maçonnique l'oblige à fuir le pays en 1895. Avec 15 sœurs, elle arrive à Carthagène, en Colombie, où l'évêque de cette ville les a invitées, leur confiant une dépendance délabrée de l'hôpital appelée "Obra Pia". Sa Congrégation essaime en Colombie puis au Brésil et en Autriche, mais elle-même ne reverra jamais son pays natal. Elle visite ses fondations dont elle partage les humbles travaux. Elle meurt à Obra Pia (devenue la Maison-Mère) à 76 ans, en 1924. Sa spiritualité est marquée par l'esprit franciscain: amour de Dieu s'exprimant par l'amour de tout homme, spécialement des pauvres et des marginaux; respect des ministres du Seigneur; conscience d'être fille de l'Église, "notre sainte Mère l'Église", comme elle aimait le redire.