Saint Egide Marie de Saint Joseph PONTILLO

Nom: PONTILLO

Prénom: François Antoine

Nom de religion: Egide Marie de Saint Joseph (Egidio Maria di San Giuseppe)

Pays: Italie

Naissance: 16.11.1729  à Tarente

Mort: 07.02.1812  à Naples

Etat: Frère Mineur Alcantarin

Note: 1754 entre chez les Frères Mineurs "Alcantarins" de la Province de Lecce.1759 Naples: cuisinier, concierge, quêteur. "Consolateur de Naples".

Béatification: 04.02.1888  à Rome  par Léon XIII

Canonisation: 02.06.1996  à Rome  par Jean Paul II

Fête: 7 février

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1996 n.23 p.1-5

Réf. dans la Documentation Catholique: 1996 n.13 p.603-605

Notice

François Antoine Pontillo naît en 1729 à Tarente dans les Pouilles. Sa famille est pauvre. Aussi se livre-t-il dès sa jeunesse au métier que pratique ses parents: 'cordier' et 'feutrier'. Lorsqu'il a 18 ans son père meurt; il devient soutien de famille et ne suit sa vocation religieuse que lorsque la situation familiale le lui permet. En 1754 il entre chez les Frères Mineurs 'Alcantarins', au couvent de Galatone dans la Province de Lecce. Après sa profession, il est cuisinier au couvent de Squizano et de 1759 à sa mort il demeure à Naples au petit hospice et couvent Saint Pascal à Chiaia. Il œuvre comme cuisinier, concierge, quêteur. Il accueille les pauvres qui viennent chercher auprès de lui secours ou consolation. A cette époque troublée, le Royaume de Naples connaît des inégalités sociales criantes, des tensions politico-religieuses et une grande pauvreté spirituelle. Chaque jour, le frère quêteur parcourt les rues de la ville, délivrant son message familier: "Aimez Dieu. Aimez Dieu!". Nobles et lettrés aiment bien rencontrer cet homme à la parole simple et imprégnée de foi, mais sa prédilection va aux pauvres et aux exclus qui, grâce à lui, prennent conscience qu'ils sont aimés de Dieu. Il témoigne par sa joie franciscaine et il accomplit des prodiges, ce qui lui vaut le titre populaire bien mérité de 'Consolateur de Naples'. C'est une âme avant tout contemplative qui s'inspire de l'humilité de l'Incarnation et de la gratuité de l'Eucharistie pour se donner ensuite à fond à ses frères. Ce témoignage est plus que jamais actuel car le monde a un urgent besoin de croire à l'amour de Dieu. Il meurt en 1812, le premier vendredi de février, au moment où sonne l'Angelus de midi qui rappelle le mystère de l'Incarnation. "Son souvenir est encore vivant aujourd'hui et son exemple invite les chrétiens à vivre en plénitude l'Evangile des béatitudes" (Jean Paul II).