Sainte Marie Maravillas de Jésus PIDAL Y CHICO DE GUZMÁN

Nom: PIDAL Y CHICO DE GUZMÁN

Prénom: Marie (Maria)

Nom de religion: Marie Maravillas de Jésus (Maria Maravillas de Jesus)

Pays: Espagne

Naissance: 04.11.1891  à Madrid

Mort: 11.12.1974  au Carmel de La Aldehuela

Etat: Carmélite - Fondatrice

Note: 1921 Profession au Carmel de l'Escorial (Madrid). 1924 Fonde la Carmel de Cerro de los Angelos (Centre géographique de l'Espagne), et plusieurs autres, ainsi que des collèges et maisons.

Béatification: 10.05.1998  à Rome  par Jean Paul II

Canonisation: 04.05.2003  à Madrid  par Jean Paul II

Fête: 11 décembre

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1998 n.19 & 20  -  2003 n.19 p.4-5

Réf. dans la Documentation Catholique: 1998 n.12 p.599  -  2003 n.11 p.542-543

Notice

Maria Maravillas PIdal y Chico De Guzman naît à Madrid en 1891. (Maravillas : ce nom est donné en l’honneur de ‘Notre-Dame des Merveilles’, patronne de Cahegin (province de Murcia) Son père, le marquis de Pidal a toujours eu le souci d'aider l'Eglise et les religieux. Après avoir été ministre dans son pays, il est ambassadeur d'Espagne. Elle fait sa première communion en 1902. Elle jouit d'une intelligence profonde et claire, d'une volonté toujours orientée vers le bien. Ces qualités naturelles sont perfectionnées par la grâce. Dès sa petite enfance, elle répond aux inspirations de Dieu par un fort attrait pour la vertu. A cinq ans, elle fait, à sa manière, un vœu de chasteté et elle dira plus tard que sa vocation à la vie consacrée est née avec elle. En plus de ses études, elle a le souci de cultiver sa vie de piété et elle se dévoue en aidant de nombreuses familles pauvres.

Ayant lu Sainte Thérèse d'Avila et Saint Jean de la Croix, ce qui est pour elle une découverte, elle entre au Carmel de l'Escorial, à Madrid, où elle prend l'habit en 1920. Toute sa vie, avec une grande détermination, elle mettra Dieu au centre de son existence et au-dessus de toute préoccupation. Après sa première profession, elle reçoit du Sacré Cœur l'inspiration de fonder un monastère dans le "Cerro de los Angeles", centre géographique de l'Espagne. C'est là que la nation a été consacrée au Sacré-Cœur sous le règne d'Alphonse XIII. Ce monastère est destiné à être un lieu de prière et d'immolation pour le bien spirituel de l'Eglise et de l'Espagne. Très vite, les vocations affluent et Mère Maravillas y voit le signe que le Seigneur désire multiplier ces "maison de la Vierge" comme elle aime appeler les carmels.

En 1933, elle fonde un monastère à Kottayam, en Inde. En 1936, la guerre civile éclate. Les carmélites du Cerro de los Angeles sont arrêtées et emmenées à Getafe, puis se rendent à Madrid, au 2e étage d'une maison particulière. Elles y vivent pendant 14 mois dans les privations et les sacrifices au milieu des menaces et des contrôles. Mais elles n'ont pas la grâce de subir le martyre comme elles le désirent tant. La Mère Maravillas s'engage alors entièrement pour que l'ordre puisse survivre. En septembre 1937, elle réussit à sortir de Madrid avec toute sa communauté et à se réfugier dans l'antique 'désert' de Las Batuecas (Salamanque). C'est la naissance d'un nouveau Carmel. En mars 1939, elle peut récupérer le couvent du Cerro de los Angeles complétement détruit. A grand peine et au prix d'immenses efforts, prenant elle-même la part la plus rude des travaux, elle peut y rétablir la vie communautaire en juin de la même année. Malgré la plus grande pénurie, la Mère est pour ses filles un exemple de courage et de joie.

A partir de ce moment, les fondations se multiplient:

1954: Mancera de Abajo (Salamanque)

1947: Duruelo (Avila)

1950: Cabrera (Salamanque)

1954: Arenas de San Pedro (Avila)

De plus, elle envoie des renforts à un Carmel en Equateur (1954) et dans 4 Carmels d'Espagne (1956-58-64-66). En 1960, elle aide les pères carmes à construire un couvent à Talavera de la Reina (Tolède).

1961: Fondation du Carmel de La Aldehuela (Madrid), où elle résidera jusqu'à sa mort. Ce couvent s’accroît considérablement par l’adjonction d’une école, de maisons pour les pauvres, etc., le tout devenant une petite ville.

1964: Carmel de Montemar-Torremolinos (Malaga).

Pour unir entre eux ces monastères et d’autres encore qui ont la même finalité, elle fonde l’ ‘Association de Sainte Thérèse’ qui reçoit l’approbation du Saint Siège en 1972.

"Selon son vœu, toutes ces fondations sont caractérisées par l'esprit de pénitence, de prière et de recueillement, caractéristique de la réforme thérésienne." Ses moniales lui vouent une affection très tendre si bien qu'on lui obéit sans qu'elle ait besoin de commander. Elle est toujours d'un caractère égal. Si elle doit corriger quelqu'un, elle le fait en disant la vérité mais sans jamais blesser. Elle parle peu mais sa parole est pénétrante. On voit Dieu en elle, disent les témoins. Sa vie intérieure, riche mais très discrète, est connue grâce aux lettres à ses directeurs spirituels (grâces de purification et d'union). Elle meurt dans une grande paix en 1974, en répétant: "Quel joie de mourir carmélite!" Son corps répand un parfum de nard. "Face à la tentation d'une vie facile et superficielle, Mère Maravillas révèle la profonde attraction de l'essentiel, témoignant que la vie contemplative - si l'on reste fidèle à son propre charisme - possède une extrême efficacité apostolique et missionnaire." (Jean Paul II)