Bienheureux Ladislas BATTHYÁNY - STRATTMANN
Nom:
BATTHYÁNY - STRATTMANN
Prénom:
Ladislas (László)
Pays: Hongrie - Autriche
Naissance:
28.10.1870 à Dunakiliti (Hongrie)
Mort: 22.01.1931 à Vienne
Etat: Laïc – Père de famille – Médecin
Note: Epouse la comtesse
Marie-Thérèse Coreth en 1898. Médecin en 1900. Fonde
un hôpital à Kittsee, puis un autre dans sa nouvelle résidence de Körmend
(1920). Ophtalmologiste, il soigne les pauvres gratuitement tout en éduquant
chrétiennement ses 13 enfants.
Béatification:
23.03.2003 à Rome par Jean Paul II
Canonisation:
Fête: 22 janvier
Réf.
dans l’Osservatore Romano: 2003 n.12 p.1-3
- n.13 p.5
Réf. dans la Documentation Catholique:
Notice
László
(Ladislas) BATTHYÁNY naît en 1870 à Dunakiliti dans une vielle famille
hongroise. Il est le sixième de dix enfants. En 1876, sa famille s’établit à
Kittsee (ou Kittsee Kopcseny) dans l’actuelle Autriche. Sa mère meurt à 39 ans
alors qu’il n’a que 12 ans. Cette perte laisse des traces profondes dans l’âme
de l’enfant. Il dit souvent : « Je deviendrai médecin et je soignerai
les pauvres gratuitement. » Mais son père veut qu’il fasse des études en
vue de gérer le patrimoine familial. Il s’inscrit donc à l’université
d’agronomie de Vienne. Néanmoins, à partir de 1896, il entreprend des études de
médecine dans la même université et il devient docteur en médecine en 1900.
Entre temps il s’est marié, le 10 novembre 1898, avec la comtesse Marie-Thérèse
Coreth, femme très pieuse ; ce mariage fut tout au long heureux et
harmonieux.
En 1902 il fonde
à Kittsee un hôpital privé de 25 lits où il travaille d’abord comme médecin
généraliste, puis il se spécialise dans la chirurgie et ensuite surtout comme
oculiste. Lorsque la guerre de 1914 éclate, pour faire face à l’afflux des
soldats blessés, il porte à 120 lits la capacité de son hôpital. Après la mort
de son oncle Ödön Batthyány–Strattmann, en 1915, il hérite du château de
Körmend en Hongrie et il ajoute à son nom celui de Strattmann. En 1920 il déménage
avec sa famille de Kittsee à Körmend et il aménage un hôpital ophtalmologique
dans une aile du château. Il devient un spécialiste réputé pour les yeux en
Hongrie et à l’étranger. Les pauvres affluent à Körmend. Comme prix de ses
consultations, il leur demande de dire un Notre Père et parfois il leur donne
une aide financière substantielle pour la suite. Avant ses opérations il prie
avec ses malades ; lui-même se considère comme un instrument et il
accueille ses réussites comme un don de Dieu. Lorsque les patients sortent de
l’hôpital, il leur donne un livre rédigé par lui intitulé : « Ouvre
les yeux et vois », contenant des conseils pour la vie spirituelle.
Ne recherchant
ni l’argent ni le succès dans la carrière, Ladislas est un exemple vivant pour
sa famille. Il a 13 enfants. Pour eux « il devient le meilleur témoin de
la foi. » (Jean Paul II) Il tire sa force de l’Eucharistie à laquelle il
participe quotidiennement avec toute sa famille. A l’issue de la messe, il
donne à ses enfants une brève instruction catéchétique et chacun reçoit une
bonne action à réaliser pour la journée. Le soir, après le chapelet quotidien,
on examine la journée écoulée et l’œuvre assignée.
A l’âge de 60
ans Ladislas tombe malade d’une tumeur de la vésicule, ce qui lui vaut quatorze
derniers mois de grandes souffrances. Du sanatorium Löw de Vienne, il écrit à
sa fille Lilli : « Le bon Dieu m’a donné beaucoup de joie dans ma
vie. Donc maintenant, à 60 ans, je dois aussi accueillir les temps difficiles
avec gratitude. » Et à sa sœur il dit : « Je suis heureux. Je
souffre atrocement, mais j’aime mes souffrances et je suis consolé de savoir
que je les supporte pour le Christ. » Il meurt à Vienne en 1931 et on
l’enterre dans la tombe familiale de Güssing (Autriche).
Aux pèlerins
venus pour la béatification, le Pape disait : « Les souvenirs de ce
nouveau bienheureux, qui est lié aussi bien au peuple hongrois qu’autrichien,
de même que son témoignage, soulignent encore une fois combien sont importants,
pour la paix et pour l’édification de la maison commune européenne, la sauvegarde
et le souci des valeurs chrétiennes, dont il vécut. »