MIROIR SACRÉ
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OEUVRES DE SAINT AUGUSTIN. SUITE DES COMMENTAIRES SUR L'ÉCRITURE.

LE MIROIR SACRÉ

 

Traducteur du Miroir sacré, M. l'abbé JOYEUX.

Oeuvres Complètes de Saint Augustin, Traduites pour la première fois en français, sous la direction de M. Raulx, Tome Vème, Commentaires sur l'Écriture, Bar-Le-Duc, L. Guérins & Cie éditeurs, 1867, p.1-113.

 

PRÉCEPTES MORAUX TIRÉS DE L'ÉCRITURE SAINTE.

AVANT-PROPOS DU TRADUCTEUR.

LE MIROIR SACRÉ. PRÉCEPTES MORAUX TIRÉS DE L'ÉCRITURE SAINTE.

PRÉFACE DE L'AUTEUR.

CHAPITRE PREMIER. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'EXODE.

CHAPITRE II. PRÉCEPTES TIRÉS DU LÉVITIQUE.

CHAPITRE III. PRÉCEPTES TIRES DU LIVRE DES NOMBRES.

CHAPITRE IV. PRÉCEPTES TIRÉS DU DEUTÉRONOME.

CHAPITRE V. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE DE JOSUÉ.

CHAPITRE VI. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE DES PSAUMES.

CHAPITRE VII. PRÉCEPTES TIRÉS DES PROVERBES.

CHAPITRE VIII. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'ECCLÉSIASTE.

CHAPITRE IX. PRÉCEPTES TIRÉS DU CANTIQUE DES CANTIQUES.

CHAPITRE X. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE DE JOB.

CHAPITRE XI. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE D'OSÉE.

CHAPITRE XII. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE DE JOEL.

CHAPITRE XIII. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE D'AMOS.

CHAPITRE XIV. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE DE MICHÉE.

CHAPITRE XV. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE D'HABACUC.

CHAPITRE XVI. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE DE SOPHONIE.

CHAPITRE XVII. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE DE ZACHARIE.

CHAPITRE XVIII. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE DE MALACHIE.

CHAPITRE XIX. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE D'ISAIE.

CHAPITRE XX. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE DE JÉRÉMIE.

CHAPITRE XXI. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE D'ÉZÉCHIEL.

CHAPITRE XXII. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE DE LA SAGESSE.

CHAPITRE XXIII. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE DE L'ECCLÉSIASTIQUE.

CHAPITRE XXIV. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE DE TOBIE.

CHAPITRE XXV. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU.

CHAPITRE XXVI. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'ÉVANGILE SELON SAINT MARC.

CHAPITRE XXVII. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'ÉVANGILE SELON SAINT LUC.

CHAPITRE XXVIII. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'ÉVANGILE SELON SAINT JEAN.

CHAPITRE XXIX. PRÉCEPTES TIRÉS DES ACTES DES APOTRES.

CHAPITRE XXX. PRÉCEPTES TIRÉS DE L’ÉPÎTRE AUX ROMAINS.

CHAPITRE XXXI. PRÉCEPTES TIRÉS DE LA PREMIÉRE ÉPITRE AUX CORINTHIENS.

CHAPITRE XXXII. PRÉCEPTES TIRÉS DE LA SECONDE ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS.

CHAPITRE XXXIII. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'ÉPÎRE AUX GALATES.

CHAPITRE XXXIV. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'ÉPITRE AUX ÉPHESIENS.

CHAPITRE XXXV. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'EPÎTRE AUX PHILIPPIENS.

CHAPITRE XXXVI. PRÉCEPTES TIRÉS DE LA PREMIÈRE ÉPÎTRE AUX THESSALONICIENS.

CHAPITRE XXXVI. PRÉCEPTES TIRÉS DE LA DEUXIÈME ÉPÎTRE AUX THESSALONICIENS.

CHAPITRE XXXVII. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'ÉPÎTRE AUX COLOSSIENS.

CHAPITRE XXXVIII. PRÉCEPTES TIRÉS DE LA PREMIÈRE ÉPÎTRE A TIMOTHÉE.

CHAPITRE XXXIX. PRÉCEPTES TIRÉS DE LA DEUXIÈME ÉPITRE A TIMOTHÉE.

CHAPITRE XL. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'ÉPÎTRE A TITE.

CHAPITRE XLI. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'ÉPÌTRE A PHILÉMON.

CHAPITRE XLII. PRÉCEPTES TIRÉS DE L’ÉPÎTRE AUX HÉBREUX.

CHAPITRE XLIII. PRÉCEPTES TIRÉS DE LA PREMIÈRE ÉPÎTRE DE SAINT PIERRE.

CHAPITRE XLIV. PRÉCEPTES TIRÉS DE LA DEUXIÈME ÉPÎTRE DE SAINT PIERRE.

CHAPITRE XLV. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'ÉPÎTRE DE SAINT JACQUES.

CHAPITRE XLVI. PRÉCEPTES TIRÉS DE LA PREMIERS ÉPÎTRE DE SAINT JEAN.

CHAPITRE XLVII. PRÉCEPTES TIRÉS DE LA DEUXIÉME ÉPÎTRE DE SAINT JEAN.

CHAPITRE XLVIII. PRÉCEPTES TIRÉS DE LA TROISIÉME ÉPÎTRE DE SAINT JEAN.

CHAPITRE XLIX. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'ÉPÎTRE DE SAINT JUDE.

CHAPITRE L. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE DE L'APOCALYPSE.

 

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OEUVRES DE SAINT AUGUSTIN. SUITE DES COMMENTAIRES SUR L'ÉCRITURE.

LE MIROIR SACRÉ

ou

PRÉCEPTES MORAUX TIRÉS DE L'ÉCRITURE SAINTE.

 

AVANT-PROPOS DU TRADUCTEUR.

 

Saint Augustin dans ses RÉTRACTATIONS ne parle pas du livre intitulé : MIROIR TIRÉ DE L'ÉCRITURE-SAINTE. Une raison bien simple nous explique ce silence. Comme ce n'était qu'un extrait des livres saints, dépouillé de tout commentaire, il n'avait rien à y réviser, rien à y corriger. Mais Possidius,dans la vie du saint docteur, nous apprend que saint Augustin est réellement l'auteur de cet ouvrage. « Voulant, dit-il, être utile à tous, surtout à ceux qui ne pouvaient contenter le désir de lire beaucoup d'ouvrages, il recueillit tous les préceptes moraux qui doivent régler notre vie, contenus dans l'ancien et le nouveau Testament : il les fit précéder d'une préface, et les réunit en un seul livre, afin que tous ceux qui le liront puissent facilement reconnaître si eux-mêmes sont ou ne sont pas soumis à la loi de Dieu.  Il donna à cet ouvrage le nom de SPECULUM. MIROIR (1). » D'après,les autres indications de Possidius, le Miroir fut composé peu de temps avant l'invasion des Vandales en Afrique; ce fut donc au plus tard l'an 427.

Cassiodore a aussi connu le MIROIR du saint évêque d'Hippone. « Saint Agustin, dit-il, a composé un ouvrage de véritable philosophie morale : il a pris pour cela dans les. livres saints, tout ce qui peut

 

1 Vie de S. Aug, ch. 28.

 

former aux bonnes moeurs. Cet ouvrage qu'il a appelé Miroir, mérite d'être lu avec la plus grande attention (1). » D'après ces témoignages on ne peut révoquer en doute l'authenticité de ce recueil.

Il devait être à la portée de tous. Aussi le saint docteur, qui suivait habituellement la version des Septante, préféra-t-il pour ce recueil la version latine de saint Jérôme; car elle est plus claire. Cependant saint Augustin promet, dans la préface, de résoudre quelques difficultés qui pouvaient s'élever entre plusieurs passages qu'il cite de l'ancien et du nouveau Testament; mais comme il ne donne aucune de ces solutions; on peut croire qu'il n'a pas mis la dernière main à son oeuvre.

Dans cette traduction, les indications de Saint Augustin ont été conservées, Irais à côté se trouve l'indication plus précise des chapitres et des versets de nos bibles modernes. Saint Augustin dit souvent : après dix versets, quelques versets plus loin, etc… ces versets ne se comptent pas de la même manière que les nôtres. Ce sont plutôt les vers anciens, versus, de la poésie hébraïque, tels qu'ils semblent se retrouver dans les livres saints qui figurent parmi les écrits de saint Jérôme.

 

1 Cassiod. Instit. Des divines Ecritures, ch. 16.

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LE MIROIR SACRÉ. PRÉCEPTES MORAUX TIRÉS DE L'ÉCRITURE SAINTE.

 

PRÉFACE DE L'AUTEUR.

 

Personne ne saurait l'ignorer, dans nos livres saints, c'est-à-dire dans les livres qui renferment la Loi, les Prophètes, les Evangélistes et les Apôtres, revêtus de l'autorité canonique, il y a des passages qu'il suffit de connaître et de croire, comme celui-ci : « Au commencement Dieu fit le ciel et la terre (1), » et cet autre : « Au commencement était le Verbe (2), » et en général comme tous les faits accomplis par Dieu ou par les hommes, et au récit desquels il nous suffit d'ajouter foi. Il en est d'autres qui prescrivent ce qu'il faut pratiquer, ou défendent ce qui doit être évité, par exemple : « Honore ton père et ta mère. Ne commets point d'adultère (3). »

Parmi ces préceptes positifs ou négatifs, il en est dont le vrai sens est caché sous le voile du mystère: ce sont les devoirs nombreux imposés au peuple de la Loi ancienne, auxquels n'est plus astreint le peuple chrétien et que nous étudions, que nous examinons seulement pour les connaître. Telles sont les pratiques extérieures pour le repos du sabbat (4), le pain sans levain des azymes, l'immolation de l'agneau paschal (5). Telles sont aussi les différentes espèces de sacrifices, les viandes défendues, les néoménies et les solennités annuelles que les Juifs observent encore aujourd'hui ; enfin tous ces moyens de sanctification qui ne sont pas essentiels au salut de l'âme, mais qui ont une signification mystérieuse. En effet quel chrétien est encore obligé de rendre la liberté à son esclave la septième année; et si celui-ci refuse de partir, de lui percer l'oreille avec une alène contre la porte (6)? Et combien de prescriptions semblables pourrions-nous citer?

Mais il y a d'autres préceptes qu'il faut encore accomplir, d'autres défenses qu'il faut maintenant aussi observer. Nous en avons cité plus haut quelques exemples : « Honore ton père et

 

1 Gen. , II. — 2 Jean. I, 1. — 3 Ex. XX, 12, 11; Matt, XV, 4, V, 27, 28. — 4 Deut. V, 12. — 5 Ex. XII. —  6 Ib. XXI, 2, 6.

 

ta mère; ne commets point d'adultère. » Or, ce qui nous est ainsi retracé dans les Livres saints, ce qui nous y est commandé, défendu ou permis, ces mêmes préceptes, qui doivent aujourd'hui encore, sous le nouveau Testament, exciter la piété et maintenir les bonnes mœurs, vont être l'objet de ce nouveau travail que j'entreprends. J'ai voulu, avec l'aide de Dieu, recueillir tous ces passages des livres canoniques, et les réunir comme dans un miroir, ou ils puissent facilement être considérés.

Nos auteurs sacrés n'avaient point d'autre marche à suivre que celle qu'ils ont suivie dans leurs écrits. Les préceptes s'y trouvent mêlés aux récits historiques, les allégories aux observations nettes et précises, le sens propre au sens figuré: il le fallait pour conserver aux faits leur ordre chronologique, répondre aux adversaires, éclairer ceux qui avaient besoin de s'instruire, enfin pour ramener à la vérité par des aperçus nouveaux, ceux que fatigue un enseignement trop commun, et en quelque sorte trop facile à comprendre.

Pour nous, notre but n'est point dans cet ouvrage d'attirer l'attention de l'infidèle, ni de le convertir, de proposer des difficultés dont la solution exerce l'esprit, excite l'ardeur de ceux qui veulent s'instruire Nous écrivons pour celui quia déjà la foi et cherche à plaire à Dieu. Nous l'invitons à se recueillir pour examiner quels progrès il a faits et ce qui manque à la pureté de ses mœurs, à la perfection de ses actes. Il pourra, en nous lisant, remercier Dieu de ce qui est déjà en lui, et s'empresser d'acquérir ce qu'il n'a pas encore : il cherchera à se conserver dans le bien avec la vigilance et la prière d'une sincère piété.

Si parmi les différents passages que nous allons rassembler, quelques-uns paraissent se contredire, ces difficultés seront plus tard exposées et résolues dans des questions toute spéciales. En (3) effet j'ai cité quelques exemples de châtiments infligés à des actions coupables, de récompenses accordées à des actes de vertus, et chacun sait que ni les uns ni les autres n'ont dans le nouveau Testament les mêmes caractères que dans l'Ancien. Commençons donc, par loi de Moïse, l'exposé de tous les préceptes divins que nous avons promis de faire connaître.

 

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CHAPITRE PREMIER. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'EXODE.

 

CHAPITRE XX, 4 : « Tu ne feras aucune image taillée, ni aucune ressemblance de ce qui est en haut dans le ciel, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux sous la terre : tu ne les adoreras point, tu ne les serviras point. » Au même endroit, 7 : « Tu ne prendras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu, car le Seigneur ne regardera pas comme innocent celui qui aura pris en vain le nom du Seigneur son Dieu. » Plus bas, 12 : Honore ton père et ta mère, afin que tu aies une longue vie sur la terre que le Seigneur te donnera. Tu ne tueras point. Tu ne commettras point d'adultère. Tu ne déroberas point. Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain. Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne désireras point son épouse, ni son serviteur, ni sa servante, ni son boeuf ni son âne, ni rien de ce qui est à lui. » Ailleurs et à la suite du Décalogue, on trouve dans le même livre les mêmes préceptes moraux, entre autres le suivant, 23 : « Vous ne ferez pas avec moi des dieux d'argent, et vous ne vous ferez point des dieux d'or.

Un peu après, XXI, 12 : « Celui qui frappera un homme pour le tuer, mourra de mort. Mais s'il ne lui a point tendu de piège, et que Dieu le lui ait livré entre les mains, je t'indiquerai le lieu où il doit se réfugier. Si quelqu'un tue son prochain avec préméditation et dans une embuscade, qu'on l'arrache de mon autel, et qu'on le fasse mourir. Celui qui aura frappé son père ou sa mère, sera puni de mort. Quiconque aura enlevé un homme et l'aura vendu, s'il est convaincu de son crime, sera puni de mort. Celui qui maudira son père ou. sa mère sera puni de mort. Quand des hommes se querellent et que l'un a frappé l'autre avec une pierre ou avec son poing, si celui-ci n'est point mort, mais qu'il ait été obligé de garder le lit, qu'il se lève ensuite et qu'il marche appuyé sur un bâton, celui qui l'a frappé sera innocent de sa mort, mais il l'indemnisera du prix de son travail et de ce que lui auront coûté les médecins. Si quelqu'un frappe de la verge son serviteur, ou sa servante et qu'ils meurent sous ses coups, il sera coupable de leur mort; mais s'ils survivent d'un jour ou deux, il ne sera point puni, parce qu'il les a achetés de son argent. Quand deux hommes se querellent et que l'un frappe une femme enceinte ; si elle accouche d'un enfant mort, mais qu'elle survive, il paiera une amende d'après la demande du mari et la décision des arbitres : mais si elle meurt aussi, il rendra vie pour vie, oeil pour oeil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, plaie pour plaie, contusion pour contusion. Si quelqu'un frappe à l'oeil son serviteur ou sa servante, et qu'il les rende borgnes, il les mettra en liberté pour l'oeil qu'il leur a fait perdre. S'il brise les dents à son serviteur ou à sa servante, il les mettra également en liberté. Si un taureau frappe de sa corne un homme ou une femme et qu'ils en meurent, il sera lapidé et on ne mangera pas ses chairs, mais le maître du taureau sera innocent. Si le taureau avait frappé de la corne la veille et l'avant-veille, et qu'on ait prévenu le maître, sans que celui-ci l'ait retenu, et qu'il ait tué un homme ou une femme , qu'on lapide le taureau et qu'on fasse mourir son maître. Mais si on lui impose une amende, il donnera ce qu'on lui demandera pour sauver sa vie. Si un taureau frappe un jeune homme ou une jeune fille, il subira le même sort. S'il s'est jeté sur un esclave ou une servante, on donnera trente sicles au maître, mais le taureau sera lapidé. Si quelqu'un ouvre et creuse une citerne, qu'il la laisse ouverte et qu'un boeuf ou un âne vienne à y tomber, le maître de la citerne paiera le prix de ces animaux; mais ce qui est mort lui appartiendra. Si le boeuf d'un homme blesse le (4) boeuf d'un autre, et que celui-ci meure, les maîtres vendront le bœuf vivant et s'en partageront le prix ; ils se partageront aussi la bête morte. Si le maître savait que son bœuf attaquait de la corne la veille ou l'avant-veille, et qu'il ne l'ait point retenu, il restituera boeuf pour boeuf, et le bœuf mort sera tout entier à lui.

— XXII, 1 : « Si quelqu'un enlève un boeuf ou une brebis, et qu'il les tue ou les vende, il rendra cinq boeufs pour un boeuf, et quatre brebis pour une brebis. Quand un voleur pénètre dans une maison en en brisant la porte nu en en perçant la muraille, et qu'on l'y surprend, s'il meurt sous les coups, celui qui l'aura frappé ne sera pas responsable de sa mort; mais si c'est après le lever du soleil, il a commis un homicide, et on doit le faire mourir. Si le voleur ne peut restituer son larcin, il sera vendu. Si l'on retrouve vivant chez lui ce qu'il aura volé, soit un bœuf ou un âne ou une brebis, il rendra le double. Si quelqu'un endommage un champ ou une vigne, ou        qu'il laisse aller son animal dans le champ d'un autre, il rendra ce .qu'il y aura de meilleur dans son champ où dans sa vigne, d'après l'estimation de son dommage. Si un feu allumé pénètre dans un champ de blé (1), et qu'il atteigne les gerbes ou les épis encore sur pied dans ce champ, celui qui aura allumé le feu en paiera le dommage. Quand quelqu'un confie à la garde de son ami de l'argent ou un meuble et qu'on vole ces objets à celui qui les a reçus; si on retrouve le voleur, il rendra le double ; s'il n'est point reconnu, le maître de la maison comparaîtra devant les dieux (2), et il jurera qu'il n'a point porté la main sur le bien de son prochain pour se rendre complice du vol soit d'un boeuf ou d'un âne, d'une brebis ou d'un vêtement, soit de tout autre objet qui aurait pu être dérobé : les dieux examineront la cause de l'un et de l'autre, et s'ils trouvent le dépositaire coupable, celui-ci rendra le double à son prochain. Si quelqu'un a confié à la garde de son prochain un âne, un boeuf, une brebis ou tout autre animal, et que l'animal meure, ou dépérisse, ou soit enlevé par l'ennemi, sans que personne s'en soit aperçu, on aura recours au serment pour savoir si le dépositaire n'a pas étendu la main sur le bien de son prochain; le maître se contentera du serment, et l'autre ne devra rien rendre. Mais si l'animal a été pris par fraude, le dépositaire

 

1 Nous avons traduit spicas, par champ de blé; les 70, le texte hébreu et la Vulgate portent spinas, des épines. —  2 Les magistrats.

 

indemnisera le maître ; s'il a été mangé par une bête sauvage, il lui apportera ce qu'il en reste et ne rendra rien autre chose. Si quelqu'un a emprunté à son prochain quelqu'un de ces animaux, et qu'il dépérisse ou meure en l'absence du maître, il sera contraint de le payer. Mais si le maître est présent, il ne lui paiera rien, surtout si l'animal a été loué pour son travail.

Si quelqu'un a séduit une vierge, avant qu'elle soit fiancée, et qu'il la corrompe, il lui fera une dot, et la prendra pour femme. Si le père de la jeune fille ne veut pas la lui donner, il lui donnera de l'argent selon la dot que les jeunes filles ont coutume de recevoir. Tu ne laisseras point vivre les enchanteurs. Celui qui aura commis le crime avec une bête, qu'il soit mis à mort. Qu'on fasse mourir celui qui sacrifie à des dieux autres que le Seigneur. Ne contriste pas l'étranger et ne l'afflige pas, car vous avez été vous-mêmes étrangers dans la terre d'Egypte. Ne faites point de mal à la veuve, ni à l'orphelin. Si vous les offensez, ils crieront vers moi, et j'écouterai leurs plaintes, et ma fureur s'allumera contre vous : je vous ferai. périr par le glaive, vos femmes seront veuves, et vos enfants orphelins. Si tu as prêté de l'argent au pauvre de mon peuple qui habite avec toi, ne l'opprime point comme un exacteur, et ne l'accable point par l'usure. Si tu as reçu en . gage le vêtement de ton prochain, tu le lui rendras avant le coucher du soleil, car c'est le seul qu'il ait pour se vêtir, il n'en a pas d'autre pour se couvrir pendant son sommeil : s'il crie vers moi, je l'exaucerai parce que je suis miséricordieux. Tu ne parleras pas mal des dieux et tu ne maudiras pas le prince de ton peuple. Tu ne différeras point d'offrir tes dîmes et tes prémices. Tu me donneras le premier-né de tes fils. »

Un peu après, XXIII, 1 : « Tu n'accueilleras, point la voix du mensonge, et tu ne donneras point la main à l'impie pour rendre en sa faveur un faux témoignage. Tu ne suivras pas la multitude pour faire le mal, et tu ne seras pas, en justice, de l'avis du plus grand nombre pour t'écarter de la vérité. Tu n'auras pas non plus compassion du pauvre dans tes jugements. Si tu rencontres le boeuf de ton ennemi, ou son âne égaré, ramène-le lui. Si tu vois l'âne de celui qui te hait, succomber sous son fardeau, tu ne passeras pas outre, mais tu relèveras l'animal et son fardeau. Tu ne t'écarteras pas de la vérité en jugeant le pauvre. Tu fuiras le mensonge. (5) Tu ne feras point mourir l'innocent et le juste, car j'ai l'impie en horreur. Ne reçois point de présents; ils aveuglent même les sages, et pervertissent les discours des justes. Ne fais point de peine à l'étranger, car vous connaissez tous la vie des étrangers, puisque vous l'avez été vous-mêmes dans la terre d'Egypte. »

Puis après avoir parlé des étrangers, il ajoute, 24 : « Tu n'adoreras point leurs dieux, tu ne les serviras point. Tu ne feras point leurs oeuvres, mais tu les détruiras et tu briseras leurs statues. Vous ne servirez quele Seigneur votre Dieu. » Bien plus loin dans le même livre, il parle ainsi des dieux des nations, XXXIV, 13 : «Détruis leurs autels, brise leurs statues et coupe leurs bois sacrés. N'adore aucun dieu étranger: le Seigneur s'appelle le Dieu

jaloux,il veut seul être aimé.. Ne contracte aucune alliance avec les hommes de ces contrées, de peur que quand ils se seront prostitués avec leurs dieux, et auront adoré leurs vains simulacres, quelqu'un ne t'appelle et ne t'invite à manger des viandes immolées. Ne donne aucune de leurs filles pour femme à tes fils, de peur qu'après s'être livrées elles-mêmes à leurs dieux, elles n'engagent tes fils à se prostituer également à eux. Tu n'auras point de dieux jetés dans le moule. » Et un peu après : « Tu offriras dans la maison du Seigneur, les prémices des fruits recueillis dans tes champs.»

Voilà tout ce que j'ai cru devoir recueillir du livre de l'Exode. Faisons maintenant le même travail pour le suivant, le Lévitique.

 

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CHAPITRE II. PRÉCEPTES TIRÉS DU LÉVITIQUE.

 

CHAPITRE XVIII, 6 : « Nul homme, y est il écrit, ne s'approchera d'une femme de son sang pour découvrir sa nudité : je suis le Seigneur. Tu ne découvriras pas la nudité de ton père, ni celle de ta mère, car c'est ta mère, et tu ne révèleras point sa honte. Tu ne découvriras point la nudité de la femme de ton père, car ce serait la honte de ton père. Tu ne révèleras point la nudité de ta soeur de père ou de mère, née dans la maison ou au dehors. Tu ne découvriras point la nudité de la fille de ton fils, ou de la fille de ta fille, parce que ce serait ta propre honte. Tu ne révèleras point la nudité de la fille de la femme de ton père, que celle-ci a donnée à ton père, car c'est ta soeur. Tu ne découvriras point là nudité de la soeur d ton père, car c'est la chair de ton père. Tu ne révèleras point la nudité de la soeur de ta mère, car c'est la chair de ta mère. Tu ne révèleras point la nudité du frère de ton père, et tu ne t'approcheras point de sa femme, car tu lui es uni par une étroite alliance. Tu ne révèleras point la nudité de ta belle-fille, car c'est la femme de ton fils, et tu ne découvriras point son ignominie. Tu ne révèleras point la nudité de la femme de ton frère, car ce serait la honte de ton frère. Tu ne révèleras point la nudité de ta femme ou de ta fille. Tu ne prendras point la fille de son fils ni la fille de sa fille pour découvrir son ignominie, car ils sont sa chair, et une telle union n'est qu'un inceste. Tu ne prendras point la soeur de ta femme pour la rendre sa rivale, et tu ne révèleras pas sa nudité, pendant que l'autre est encore vivante. Tu ne t’approcheras pas de la femme qui souffre en son temps accoutumé, et tu ne révèleras pas son ignominie. Tu ne dormiras pas avec la femme de ton prochain, et tu ne te souilleras point par cette union illégitime. Tu ne livreras aucun de tes enfants pour être consacré à Moloch et tu ne souilleras pas le non de ton Dieu : je suis le Seigneur. Tu n'approcheras pas d'un homme comme d'une femme, c'est une abomination. Tu ne t'approcheras a'aucune bête et tu ne te souilleras point avec elle. La femme ne se courbera devant aucun animal, et ne souffrira point son approche ; c'est un grand crime. Ne te souille d'aucune de ces infamies. »

Un peu plus loin, XIX, 3 : « Que chacun révère son père et sa mère. » Et au verset suivant, 4: « Ne vous tournez point vers les idoles, et ne vous faites point des dieux jetés dans le moule: je suis le Seigneur votre Dieu. » Et un peu après il est dit, 9 : «Ne ramasse pas les épis oubliés et ne recueille pas dans ta vigne les grappes oubliées, ni les grains tombés ; tu laisseras les pauvres et les étrangers les amasser : je suis le Seigneur votre Dieu. (6) Vous ne volerez point ; vous ne mentirez point. Personne ne cherchera à tromper son prochain. Tu ne parjureras point mon nom, et tu ne souilleras pas le nom de ton Dieu : je suis le Seigneur. Tu ne calomnieras point ton prochain et tu ne lui feras point violence Le salaire de l'ouvrier ne restera pas chez toi jusqu'au matin. Tu ne maudiras pas le sourd, et tu ne jetteras rien sous les pieds de l'aveugle pour le faire tomber : mais tu craindras le Seigneur ton Dieu, car je suis le Seigneur. Tu ne feras rien contre la justice, et tu ne rendras aucun jugement inique. Tu ne considéreras point la personne du pauvre, et tu n'honoreras pas le visage du puissant : juge ton prochain selon l'équité. Tu ne seras parmi le peuple ni accusateur en public, ni médisant en secret. Tu n'entreprendras rien contre la vie du prochain : je suis le Seigneur. Tu n'auras point de haine au fond du coeur contre ton frère, mais reprends-le publiquement, pour ne point pécher contre lui. Ne cherche point à te venger, et oublie les injustices de tes concitoyens. Tu aimeras ton ami comme toi-même: je suis le Seigneur; observez avec soin mes lois. »

Et un peu après, 26 : « Vous ne mangerez rien avec le sang. Vous ne consulterez point les augures, et vous n'observerez point les songes. Vous ne couperez point votre chevelure en rond, et vous ne raserez point votre barbe (1). Vous ne ferez sur votre chair aucune incision à cause d'un mort, vous n'y ferez aucune figure , ni autre marque : je suis le Seigneur. Ne prostitue point ta fille, de peur que la terre n'en soit souillée, et qu'elle ne soit remplie de péchés. » Au verset suivant, 30: « de suis le Seigneur. N'allez point trouver les magiciens, et ne demandez rien aux devins, pour ne point vous souiller avec eux : je suis le Seigneur votre Dieu. Lève-toi devant l'homme aux cheveux blancs., honore la personne du vieillard, et crains ton Dieu : je suis le Seigneur. Si un étranger habite dans votre terre et qu'il demeure parmi vous, ne lui en faites au,-un reproche, qu'il soit parmi vous comme un des vôtres, et aimez-le comme vous-mêmes; car vous avez été comme des étrangers dans la terre d'Egypte : je suis le Seigneur votre Dieu. Ne commettez aucune injustice dans les jugements, dans ce qui sert de règle, dans les poids et les mesures. Que ta balance soit juste, et tes poids exacts ; justes ton boisseau et ton sétier : je

 

Les Septante portent : oude phthereite ten opsin tou pogonos , ne détruisez point l'aspect de votre barbe, ne l'arrachez point. Ainsl entendu ce précepte peut trouver place ici.

 

suis le Seigneur ton Dieu, qui vous ai tirés de la terre d'Egypte. Gardez tous mes commandements, et tous mes jugements, et observez-les : je suis le Seigneur. »

— XX, 1 : « Le Seigneur, parlant à Moïse,      lui dit: Tu diras ceci aux enfants d'Israël: Si quelqu'un des enfants d'Israël ou des étrangers qui habitent en Israël, donne de ses enfants à l'idole de Moloch, qu'on le fasse mourir ; il sera lapidé par le peuple de la terre ; de mon côté je tournerai mon visage contre lui, je le retrancherai du milieu du peuple,          parce qu'il aura donné quelqu'un de sa race à Moloch, profané mon sanctuaire et souillé mon saint nom. Si le peuple de la terre montre une coupable négligence, du mépris pour mon commandement, et qu'il laisse aller, sans le vouloir mettre à mort, cet homme qui a donné son enfant à Moloch, je tournerai mon visage contre cet homme et contre toute sa famille, je l'exterminerai du milieu de son peuple, lui et tous ceux qui auront consenti à sa fornication avec Moloch. Si quelqu'un est allé trouver les magiciens et les devins et s'est prostitué avec eux, je tournerai mon visage contre lui, et je l'exterminerai du milieu de son peuple. Sanctifiez-vous et soyez saints, parce que je suis saint, le Seigneur votre Dieu. Gardez mes commandements et accomplissez-les : je suis le Seigneur, qui vous sanctifie. Que celui qui maudit son père ou sa mère soit puni de mort : il a maudit son père et sa mère ; que son sang retombe sur lui.

« Si quelqu'un abuse de la femme d'un autre, et qu'il commette l'adultère avec la femme de son prochain, qu'ils meurent l'un et l'autre, l'homme adultère et la femme coupable. Si quelqu'un a dormi avec la femme de son père, et qu'il ait découvert la honte de son père, qu'ils soient punis de mort l'un et l'autre, et que leur sang retombe sur eux. Si quelqu'un a dormi avec sa belle-fille, qu'ils meurent l'un et l'autre, car ils ont commis un crime énorme, et que leur sang retombe sur eux. Si quelqu'un s'est approché d'un homme, comme si c'était une femme, ils ont tous deux commis une abomination, qu'on les fasse mourir et que leur sang retombe sur eux. Celui qui, après la fille, a encore pris la mère pour femme, a commis un crime énorme; il sera brûlé vif avec elles, et une telle abomination ne restera point parmi vous. Celui qui se souillera avec une bête sera puni de mort; faites aussi mourir la bête. La femme qui se sera souillée avec un animal, quel qu'il soit, sera (7) mise à mort avec lui, et que leur sang retombe sur eux. Si quelqu'un épouse sa sueur, la fille de son père, ou la fille de sa mère, et qu'il découvre sa nudité, et celle-ci la nudité de son père, ils ont commis un crime énorme : ils seront mis à mort en présence du peuple, parce qu'ils ont découvert ensemble la nudité l'un de l'autre, et ils porteront leur iniquité. Si quelqu'un s'approche d'une femme qui souffre en son temps accoutumé, et découvre sa nudité, et que celle-ci laisse voir la honte de son sang, qu'on les extermine tous deux du milieu du peuple. Tu ne découvriras pas la nudité de la soeur de ta mère ni de la soeur de ton père : celui qui le fait, découvre la honte de sa propre chair, et ils porteront tous deux la peine de leur iniquité. Si quelqu'un abuse de sa tante du côté paternel ou du côté maternel, et révèle la honte de sa parenté, ils porteront tous deux la peine de leur péché et mourront sans enfants. Celui qui se marie avec la femme de son frère, fait une action illicite : il révèle la honte de son frère; ils seront privés d'enfants. » Et ailleurs, 27 : « Si un homme, ou une femme s'adonne à la magie ou à la divination, qu'ils soient punis de mort, ils seront lapidés et leur sang retombera sur eux. »

Ailleurs au sujet du Grand-Prêtre, il est dit, XXXI, 13: «Il prendra pour femme une vierge; il n'épousera point une veuve ni une répudiée, ni une femme déshonorée ni une courtisane, mais une vierge de son peuple, afin qu'il ne mêle pas le sang de sa race avec le vulgaire de sa nation; car je suis le Seigneur qui le sanctifie. »

Plus loin, XXIV, 15 : « L'homme qui lancera des malédictions contre Dieu, portera la peine de son péché. Et celui qui blasphèmera le nom du Seigneur sera puni de mort. Celui qui aura frappé et tué un homme sera également puni de mort. Si quelqu'un a tué un animal, il en rendra un autre à sa place, c'est-à-dire bête pour bête. Celui qui aura fait un outrage à quelqu'un de ses concitoyens sera traité comme il aura traité l'autre; fracture pour fracture, oeil pour oeil, dent pour dent; on lui fera souffrir le mal qu'il aura fait lui-même. Celui qui fera périr une bête en rendra une autre; ruais celui qui frappera à mort un homme, sera puni de mort. Qu'il y ait parmi vous des jugements équitables, soit que la faute ait été commise par l'étranger ou par l'homme du pays, parce que je suis le Seigneur votre Dieu. »

Un peu après, XXVI, 1 : « Vous ne vous ferez point d'idoles, ni d'images taillées; vous ne ferez aucune inscription et vous ne placerez dans votre terre aucune pierre monumentale pour l'adorer. Car je suis le Seigneur votre Dieu. »

Voilà ce qui vient du Lévitique. Passons maintenant au Livre des Nombres et voyons ce que nous croyons devoir en rappeler.

 

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CHAPITRE III. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE DES NOMBRES.

 

CHAPITRE XXVII, 8: « Lorsqu'un homme mourra sans avoir de fils, son héritage passera à sa fille. S'il ne laisse point de fille, il aura ses frères pour héritiers. S'il n'a pas non plus de frère, ses biens passeront aux frères de son père. Si enfin il n'a pas d'oncles paternels, sa succession passera à ceux qui lui seront le plus proches, et ce sera une loi sainte à jamais parmi le peuple d'Israël, comme le Seigneur l'a prescrit à Moïse. » Plus loin, XXXV, 30 : « Personne ne sera condamné sur le rapport d'un seul témoin. Vous ne recevrez point d'argent de celui qui a répandu le sang. »

Voilà ce que nous avons trouvé à citer dans le livres des Nombres. Examinons le Deutéronome.

 

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CHAPITRE IV. PRÉCEPTES TIRÉS DU DEUTÉRONOME.

 

CHAPITRE I, 17 : « Vous ne ferez acception de personne: vous écouterez le petit comme le grand, et vous n'aurez égard à la condition de personne: car c'est le jugement de Dieu. »

Après plusieurs détails historiques revient l'exposé du Décalogue, IV, 15 : « Gardez donc vos âmes avec le plus grand soin. Vous n'avez vu aucune image le jour où le Seigneur vous a parlé en Horeb, du milieu du feu, de peur que vous ne vous laissiez séduire et ne fassiez quelque figure taillée, quelque image d'homme ou de femme, ou la ressemblance des animaux qui sont sur la terme, des oiseaux qui voltigent en l'air, des bêtes qui rampent sur la terre, ou des poissons qui s'agitent sous terre au sein des eaux; de peur qu'en levant les yeux au ciel, et en voyant le soleil, la lune, tous les astres du firmament, tu ne t'égares dans tes adorations et ne rendes les honneurs divins à des créatures que le Seigneur ton Dieu a destinées au service de toutes les nations qui sont sous le ciel. » Un peu après il est écrit, 23 : « Garde-toi d'oublier l'alliance que le Seigneur ton Dieu a cimentée avec toi, et de te faire quelques-unes des images taillées que le Seigneur t'a interdites, car le Seigneur ton Dieu est un feu dévorant et un Dieu jaloux. »

Ailleurs, V, 7 : « Tu n'auras point de dieux étrangers en ma présence : tu ne feras aucune figure taillée ni aucune image de ce qui est en haut dans le ciel, ou en bas sur la terre, ou de ce qui vit Sous-terre au sein des eaux : tu n'adoreras point ces créatures et ne leurs rendras aucun hommage. Car je suis le Seigneur ton Dieu, un Dieu jaloux, qui punis l'iniquité des pères sur les enfants, jusqu'à la troisième et quatrième génération de ceux qui me haïssent; qui fais miséricorde jusqu'aux dernières générations de ceux qui m'aiment et gardent mes préceptes. Tu ne prendras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu, car il ne restera pas impuni, celui qui prendra son nom pour attester une chose futile. » Et un peu après il est écrit, 16 : « Honore ton père et ta mère, comme le Seigneur ton Dieu te l'a prescrit, afin que tu aies longue vie et que tu sois heureux en la terre que le Seigneur ton Dieu doit te donner. Tu ne tueras pas, tu ne commettras point d'adultère, tu ne voleras pas, et tu ne porteras aucun faux témoignage contre ton frère. Tu ne convoiteras ni la femme de ton prochain, ni sa maison, ni son champ; ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien de ce qu'il possède. »

Et ailleurs, au même livre, VI, 5 : « Tu aimeras le Seigneur ton Die;i de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toutes tes forces. » Un peu après, 12 : « Lorsque tu auras mangé, et que tu seras rassasié, garde-toi d'oublier le Seigneur, qui t'a fait sortir de la terre d'Egypte, de la maison de servitude. Tu craindras le Seigneur ton Dieu, et tu ne serviras que lui, et tu jureras par son nom. Vous ne suivrez point les dieux étrangers de toutes ces nations qui vous entourent, parce qu'un Dieu jaloux, le Seigneur ton Dieu est avec toi; prends garde d'enflammer contre toi la colère du Seigneur ton Dieu, pour qu'il ne te fasse point disparaître de la face de la terre. Tu ne tenteras point le Seigneur ton Dieu. »

Et un peu après, il est écrit des étrangers, VII, 3 : « Tu ne feras point de mariage avec eux; tu ne donneras ta fille à aucun de leur fils, et tu ne feras épouser à ton fils aucune de leurs filles. Parce qu'elle entraînera ton fils à ne pas me servir, mais plutôt à suivre les dieux étrangers; le Seigneur s'enflammera de colère, et te détruira à l'instant. Vous chercherez plutôt à les traiter ainsi : Renversez leurs autels, brisez leurs idoles. » Et un peu après, 25 : .Tu jetteras au feu leurs idoles. Tu ne convoiteras ni l'or ni l'argent dont elles sont faites, tu n'en prendras rien pour toi, de peur de te nuire à toi-même; car c'est l'abomination du Seigneur ton Dieu. Tu n'emporteras rien de l'idole dans ta maison, pour ne point devenir anathème comme elle. Tu la détesteras comme l'ordure, tu l'auras en abomination comme la fange et la souillure; parce qu'elle est anathème. »

En un autre endroit,  VIII,  11 : « Réfléchis, et garde-toi d'oublier le Seigneur ton Dieu, et de négliger ses préceptes, les lois et les cérémonies (9) que je te prescris en ce jour, de peur qu'après avoir mangé et t'être rassasié, après avoir construit et habité de belles maisons, possédé des troupeaux de bœufs et de brebis, de l'or, de l'argent et toute autre chose en abondance, ton cœur ne s'élève et n'oublie le Seigneur ton Dieu. » Quelques versets après il est dit, 16 : « Enfin il a eu pitié de toi, pour que tu ne dises pas en ton cœur : C'est ma force et la puissance de mes mains qui m'ont valu tout cela; mais souviens-toi que le Seigneur ton Dieu lui-même t'a donné tant de force. »

Ensuite, XI,15 : « Afin que vous mangiez et que vous soyiez rassasiés. Gardez-vous de laisser séduire votre cœur, et d'abandonner le Seigneur Dieu pour servir des dieux étrangers et les adorer : le Seigneur dans sa colère fermerait le ciel. »

Un peu après, XII, 2 : « Renversez tous les lieux où les nations que vous devez conquérir ont adoré leurs dieux sur les montagnes et les collines, et sous le feuillage de leurs bois. Détruisez leurs autels, brisez leurs statues, livrez aux flammes leurs bois sacrés, et anéantissez leurs idoles. Faites disparaître leur nom de ces lieux. » Après quelques lignes il est encore question des nations étrangères, 30 : «Garde-toi de les imiter après les avoir détruites à ton arrivée, et de rechercher leurs cérémonies ; ne dis point: Comme ces nations ont adoré leurs dieux, moi je les adorerai. Tu ne feras rien de semblable au Seigneur ton Dieu, car ils ont fait pour leurs dieux toutes les abominations que le Seigneur abhorre, leur ont offert leurs fils et leurs filles qu'ils jetaient dans les flammes. Ce que je t'ai commandé, ne l'accomplis que pour le Seigneur, sans y rien ajouter, ni rien en retrancher. »

— XIII, 1 : « Quand près de toi s'élève un prophète ou quelqu'un qui dit avoir des visions, et qu'il annonce quelque merveille ou quelque prodige; si sa prédiction s'accomplit, et qu'il te dise Viens, suivons et servons les dieux étrangers que tu ignores; n'écoute pas les discours de ce prophète ou de ce visionnaire : car alors le Seigneur votre Dieu veut vous éprouver et savoir si vous l'aimez, ou non, de tout votre cœur et de toute votre âme. Suivez le Seigneur votre Dieu et ne craignez que lui; gardez ses commandements, soyez soumis à sa voix. Vous le servirez et ne vous attacherez qu'à lui. Quant au prophète ou au songeur, qu'il soit mis à mort, parce qu'il a cherché dans ses discours à vous détourner du Seigneur votre Dieu, qui vous a fait sortir de la terre d'Égypte et vous a rachetés de la maison de servitude. Il a voulu te détourner de la voie que t'avait tracée le Seigneur ton Dieu ; mais tu feras disparaître le mal de près de toi. Si pour t'entraîner, ton frère, le fils de ta mère, ou ton fils ou ta fille, ou ton épouse qui repose sur ton sein, ou ton ami que tu aimes comme ta propre vie, vient te dire en secret: Allons et suivons les dieux étrangers que tu ignores comme tes pères les ont ignorés, ceux des nations qui nous entourent de près ou de loin, d'une extrémité de la terre à l'autre; ne te laisse point aller à ses paroles et ne les écoute pas. Que ton oeil n'ait pas pitié de lui pour l'épargner et ne cherche point à le cacher; fais-le mourir à l'instant; que ta main se lève la première contre lui, et qu'ensuite tout le peuple vienne le frapper : il mourra écrasé sous les pierres, parce qu'il a voulu te détourner du Seigneur ton Dieu. »

Un peu après, XIV, 1 : « Vous ne vous ferez point d'incision, et ne vous raserez point la tète pour pleurer un mort, parce que vous êtes un peuple consacré au Seigneur votre Dieu. »

Ailleurs, XV, 7 : « Si un de tes frères qui demeure dans la même ville que toi, en la terre que je dois te donner , tombe dans la misère, tu n'endurciras point ton cœur et tu ne fermeras pas ta main, mais tu l'ouvriras pour ce malheureux et tu lui prêteras ce dont tu verras qu'il a besoin. Garde-toi de te laisser surprendre par une pensée impie et de dire en ton cœur la septième année du pardon approche. Ne détourne point les yeux de ton frère malheureux, lui refusant ce qu'il te prie de lui prêter, de peur qu'il ne crie contre toi vers le Seigneur, et que cela ne te soit imputé à péché. Mais tu lui donneras ce qu'il désire, sans chercher à le tromper, en le soulageant dans sa misère, afin que le Seigneur ton . Dieu te bénisse dans tous les temps, et dans toutes tes entreprises. Les pauvres ne manqueront point dans la terre que tu dois habiter : c'est pourquoi je veux que tu ouvres ta main au pauvre et à l'indigent, ton frère, qui demeure en la même terre que toi.

Un peu après, XVI, 18 : « A toutes les portes des villes que le Seigneur ton Dieu te donnera, tu établiras des magistrats et des juges en chaque tribu, pour rendre au peuple un juste jugement, sans se détourner en rien de la justice. Tune feras acception de personne, et tu ne recevras (10) aucun présent, car les présents aveuglent même les sages, et pervertissent les discours des justes. Recherche dans la justice ce qui est juste, afin que tu vives et.que tu possèdes la terre que le Seigneur doit te donner. » Un peu plus loin, 22: « Tu ne feras et tu n'érigeras aucune statue, car le Seigneur ton Dieu les déteste. »

Après quelques mots, XVII, 2 : « Lorsqu'on aura trouvé dans une des villes que le Seigneur ton Dieu te donnera, un homme ou une femme qui fassent le mal en présence du Seigneur ton Dieu, et qui violent son alliance, qui aillent servir et adorer les dieux étrangers, le soleil, la lune et toutes les étoiles du ciel, ce que je vous ai défendu ; si on vient te l'annoncer, et que tu t’informes exactement de la vérité, et que tu constates que cette abomination s'est commise en Israël ; tu conduiras aux portes de la ville et tu feras lapider cet homme et cette femme qui ont commis un si grand crime. Celui qui sera convaincu par la déposition de deux ou trois témoins, sera mis à mort. Mais qu'on ne fasse mourir personne d'après le témoignage d'un seul homme. Les mains des témoins jetteront les premières pierres, le reste du peuple frappera ensuite, afin que tu fasses disparaître le mal d'auprès de toi. » Un peu après, 12 : « Si quelqu'un dans son orgueil refuse d'obéir au commandement du prêtre qui en ce temps sert le Seigneur ton Dieu, et à la sentence du juge ; qu'on le fasse mourir, et qu'on enlève le mal du milieu d'Israël. Le peuple écoutera avec crainte et nul désormais ne s'enflera d'orgueil. »

Après quelques autres détails, viennent ces avertissements au sujet des étrangers, XVIII, 9 : « Prends garde d'imiter les abominations de ces nations. Que personne parmi vous ne purifie son fils ou sa fille en les faisant passer par le feu ; que personne n'interroge les magiciens, n'observe les songes et les augures, ou n'use de maléfices et d'enchantements. Ne consulte ni les Pythonisses ni les devins, et ne demande pas aux morts la vérité : le Seigneur a tous ces crimes en abomination. »

Un peu après, XIX, 15 : « Un seul témoin ne suffira point pour faire condamner quelqu'un, quel que soit son délit ou son crime ; mais tout sera assuré par la déposition de deux ou trois témoins. Si un faux témoin s'élève contre quelqu'un et l'accuse de quelque transgression, les deux parties en cause viendront devant le Seigneur, en présence des prêtres et des juges établis en ces jours. Si après un sévère examen, ils découvrent que le faux témoin a menti contre son frère, ils le traiteront comme il aurait voulu faire traiter son frère, et le mal disparaîtra du milieu de vous. Que les autres entendant cela soient saisis de crainte et que personne désormais n'ose plus rien faire de semblable. Tu n'en auras point pitié, mais exige âme pour âme, oeil, pour oeil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied. »

Au même livre, XXI, 18 : « Si quelqu'un a un fils insolent et rebelle, qui n'écoute ni son père ni sa mère, et qui, repris de sa faute, dédaigne de leur obéir , ils le prendront et le conduiront aux anciens de la ville, à la porte du jugement, et ils leur diront : Notre fils est insolent et rebelle, il reçoit avec dédain nos réprimandes, et passe sa vie dans la débauche, la dissolution et les festins : alors il sera lapidé par le peuple de la ville et il mourra, afin que vous enleviez le mal du milieu de vous, et que tous en Israël entendent ceci et soient saisis de, crainte. »

Un peu après, XXII, 1 : « Lorsque tu verras égaré le boeuf ou la brebis de ton frère, tu ne passeras pas outre, mais tu les reconduiras à ton frère ; et quand même il ne serait pas ton parent et que tu ne le connaîtrais point, tu conduiras les animaux dans ta maison, et ils y resteront pendant que ton frère les cherchera, jusqu'à ce qu'ils lui soient rendus. Tu agiras de même pour l'âne, le vêtement ou tout autre objet perdu ; si tu le trouves, ne le laisse point, sous le prétexte que c'est à un autre. Si tu vois tombé sur le chemin l'âne ou le boeuf de ton frère, tu ne te détourneras pas, mais tu iras à son secours. Une femme ne mettra point les habillements d'un homme, ni un homme ceux d'une femme : celui qui fait cela se rend abominable devant Dieu. » Quelques lignes plus bas, 8 : « Lorsque tu bâtiras une neuve maison, tu élèveras le mur au-dessus du toit tout à l'entour ; pour que le sang ne soit point répandu en ta maison, si quelqu'un vient à tomber de ce lieu élevé, et que tu ne sois point coupable de sa chute. »

Un peu après, 13 : « Quand quelqu'un a épousé une femme, s'il la prend ensuite en aversion, s'il cherche un prétexte pour la répudier et qu'il lui impute un crime honteux, disant : J'ai pris cette femme, mais en m'approchant d'elle je ne l'ai point trouvée vierge; son père et sa mère  (11) l'amèneront et feront connaître sa virginité aux anciens de la ville qui siègent à la porte; le père dira : J'ai donné ma fille en mariage à cet homme; et parce qu'il l'a en aversion, il l'accuse d'un crime honteux et ose dire : je n'ai point trouvé ta fille vierge; or voici les preuves de la virginité de ma fille. Ils présenteront ses vêtements aux anciens de la ville, et les anciens saisiront cet homme et le feront battre de verges; ils le condamneront ensuite à donner cent sicles d'argent au père de la jeune fille, parce qu'il a fait peser injustement une accusation odieuse sur une vierge d'Israël. Et il la gardera pt)ur sa femme, sans jamais de sa vie pouvoirla répudier. Mais si l'accusation est vraie, et que la jeune fille n'ait point été trouvée vierge, elle sera chassée de la maison de son père, lapidée par les hommes de cette ville, et sera ainsi mise à mort. Car elle s'est rendue coupable d'un grand crime en Israël, en commettant la fornication dans la maison de son père. Et tu feras disparaître le mal du milieu de toi. Si un homme a dormi avec la femme d'un autre, que tous deux soient mis à mort, l'homme adultère et sa complice, et tu feras disparaître le mal du milieu d'Israël. Si un homme a été fiancé à une jeune fille vierge et qu'un autre dans la ville la rencontre et la corrompe, tu les conduiras tous deux à la porte de la ville, et ils seront lapidés : la jeune fille, parce qu'elle n'a point crié tandis qu'elle était dans la ville; l'homme, parce qu'il a déshonoré la femme de son prochain, et tu enlèveras le mal de près de toi. Si au contraire l'homme rencontre dans les champs la jeune fille qui vient d'être fiancée, qu'il la saisisse et lui fasse violence, il mourra seul. La jeune fille n'en souffrira pas, elle ne doit point mourir; car de même qu'un voleur attaque son frère et lui ôte la vie, ainsi cette jeune fille a succombé. Elle était seule dans les champs, elle a crié, et personne n'est accouru pour la délivrer. Quand un homme rencontre une jeune fille qui n'est point fiancée, s'il la saisit et qu'il lui fasse violence, l'affaire sera portée devant les juges; celui qui a déshonoré la jeune fille donnera cent sicles d'argent à son père, et il la prendra pour femme, parce qu'il l'a souillée, et jamais de sa vie il ne pourra la répudier. Personne n'épousera la femme de son père et ne découvrira le voile de sa pudeur. »

Un peu après, XXIII,17 : « Il n'y aura point de courtisanes parmi les filles d'Israël, ni de corrupteur parmi les fils d'Israël. » Quelques lignes plus bas, 19 : « Tu ne prêteras avec intérêt à ton frère ni ton argent, ni tes denrées, ni aucun autre objet. Ce sera seulement aux étrangers. » Puis, après quelques versets, 21 : « Quand tu auras fait un voeu au Seigneur ton Dieu, tu l'accompliras sans retard; car le Seigneur ton Dieu t'en demandera compte, et si tu as différé, le retard te sera imputé à péché. Si tu n'as point voulu promettre, tu n'as commis aucun péché; mais dès l'instant que la parole sera sortie de tes lèvres, tu y seras fidèle et tu feras ce que tu as promis au Seigneur ton Dieu, parce que c'est ta volonté propre qui a fait parler ta bouche. »

Un peu après,  XXIV, 6 : « Tu ne recevras de personne en gage ni la meule d'en haut d'un moulin ni celle d'en bas; car ce serait engager sa propre vie. Si quelqu'un est surpris à tendre un piège à son frère d'entre les enfants d'Israël et que l'ayant vendu il en reçoive le prix, il sera mis à mort, et vous enlèverez le mal du milieu de vous. » Après quelques versets il est écrit, 10 : « Lorsque tu réclames à ton prochain quelque chose qu'il te doit, n'entre point dans sa maison pour en emporter un gage; tu attendras dehors, et il t'apportera lui-même ce qu'il aura en sa demeure. S'il est pauvre, le gage ne passera pas la nuit chez toi; mais tu le lui rendras avant le coucher du soleil, afin qu'il te bénisse, en se reposant dans ses vêtements, et que tu sois trouvé juste devant le Seigneur ton Dieu. Tu ne priveras pas de son salaire ton frère le pauvre et l'indigent, ni l'étranger qui demeure avec toi en la même terre et dans la même ville : mais le jour même tu lui paieras le prix de son travail avant le coucher du soleil; car il est pauvre, c'est avec cela qu'il soutient sa vie, de peur qu'il ne crie contre toi vers le Seigneur, et que ses cris ne te soient imputés à péché. Qu'on ne fasse point mourir les pères pour les enfants, ni les enfants pour leurs pères; mais que chacun ne soit puni de mort qr e pour son péché. » Puis après quelques versets, 19 : « Lorsque tu auras recueilli la moisson de ton champ, si tu as oublié une gerbe, ne retourne point la prendre , mais lais se l'étranger:, l'orphelin ou la veuve    l'enlever, afin que le Seigneur ton Dieu te bénisse dans tous les ouvrages de tes mains. Quand tu auras récolté les fruits de tes oliviers , ne retourne point chercher ce qui sera resté sur les arbres, mais laisse-le à l'étranger, à la veuve et à l'orphelin. Quand tu auras vendangé ta vigne, tu n'iras point recueillir les raisins oubliés; mais (12) ils seront pour l'étranger, la veuve et l'orphelin. Souviens-toi que toi aussi tu as été esclave en Egypte; voilà pourquoi je veux que tu agisses ainsi. »

— XXV, 1: « Si un différend s'élève entre deux hommes, et qu'ils en appellent aux juges, ceux-ci donneront la palme de la justice à celui qu'ils reconnaîtront être juste, et celui qu'ils verront impie, ils le condamneront pour son impiété; s'ils jugent que le coupable mérite d'ètre flagellé, ils le feront étendre par terre et frapper sous leurs yeux. L'énormité de sa faute sera la mesure des coups, de manière que le nombre ne dépasse pas quarante, et que ton frère ne s'éloigne pas de toi, honteusement déchiré. » Un peu après, 11 : « Quand deux hommes se querellent, et qu'ils commencent à lutter l'un contre l'autre; si la lemme de l'un survient pour tirer son mari des mains de l'autre qui est plus fort, et qu'elle saisisse ce dernier à un endroit qu'on ne peut nommer, tu lui couperas la main, et tu ne seras touché d'aucune compassion pour elle. Tu n'auras pas en réserve plusieurs poids, l'un plus grand, l'autre moindre, et il n'y aura point en ta maison une mesure plus grande et l'autre moindre; tu auras un poids juste et véritable, et il n'y aura chez toi qu'une mesure juste et toujours la même. »

Et après beaucoup d'autres détails, XXVII, 15 : « Maudit soit l'homme qui lait une statue taillée ou jette dans le moule, pour mettre dans un lieu secret l'abomination du Seigneur, 1'oeuvre d'un artisan. Et tout le peuple répondra en disant. Amen. Maudit soit celui qui n'honore point son père ou sa mère; et tout le peuple dira : Amen. Maudit soit celui qui change les bornes de son prochain; et tout le peuple dira Amen. Maudit celui qui égare l'aveugle sur son chemin; et tout le peuple dira: Amen. Maudit soit celui qui corrompt la justice aux dépens de l'étranger, de la veuve et de l'orphelin; et tout le peuple répondra : Amen. Maudit celui qui dort avec la femme de son père, et qui soulève la couverture de son lit; et tout-le peuple dira : Amen. Maudit celui qui dort avec les bêtes; et tout le peuple dira : Amen. Maudit celui qui dort avec sa sœur, la fille de son père où de sa mère; et tout le peuple dira: Amen. Maudit celui qui dort avec sa belle-mère; et tout le peuple répondra Amen. Maudit celui qui frappe secrètement son prochain; et tout le peuple dira : Amen. Maudit celui qui reçoit des dons pour répandre le sang innocent; et tout le peuple dira : Amen. »

Voilà ce que nous avons cru devoir citer des livres de Moïse. Les suivants , c'est-à-dire le livre de Josué, celui des Juges, celui des Rois et des Paralipomènes rapportent plutôt les faits accomplis en ces temps qu'ils n'exposent des préceptes moraux. Toutefois on trouve au livre de Josué les passages suivants que j'ai cru ne pouvoir me dispenser d'insérer ici.

 

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CHAPITRE V. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE DE JOSUÉ.

 

CHAPITRE XXII, 4 : « Allez et retournez sous vos tentes, et dans la terre qui est à vous, que vous a donnée, au-delà du Jourdain, Moïse, fidèle serviteur de son Dieu. Seulement gardez avec soin et accomplissez en vos oeuvres les préceptes et les lois que Moïse, serviteur du Seigneur, vous a imposés : aimez le Seigneur votre Dieu, marchez en toutes ses voies, observez ses commandements, et attachez-vous à lui pour le servir de tout votre coeur et de toute votre âme. » Ailleurs, XXIII, 7 : « Gardez-vous de vous mêler aux nations qui demeureront au milieu de vous, de jurer par le nom de leurs dieux, de les servir et de les adorer : mais attachez-vous au Seigneur votre Dieu, comme vous l'avez fait jusqu'à ce jour. »

Au livre des Psaumes nous aurions beaucoup de passages à citer, mais avec une foule de répétitions : aussi saurons-nous nous borner, autant qu'il sera possible, afin que cet écrit, destiné surtout à être appris de mémoire, ne soit pas d'une longueur excessive.

 

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CHAPITRE VI. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE DES PSAUMES.

 

PSAUME I, 1 : « Heureux l'homme qui n'a point suivi le conseil des impies, qui ne s'est pas arrêté dans la voie des pécheurs, ni assis dans la chaire de dérision; sa volonté repose dans la loi du Seigneur, et il médite cette loi nuit et jour. »

II, 10 : « Et maintenant, ô rois, comprenez; soyez instruits, juges de la terre; servez le Seigneur avec crainte, et réjouissez-vous en lui avec tremblement. Adorez-le sans détour, de peur d'exciter son courroux, et de vous égarer loin de la voie. Lorsque bientôt sa colère s'enflammera, bienheureux tous ceux qui espèrent en lui. »

IV, 3 : « Enfants des hommes, jusques à quand, vous que j'ai élevés en gloire, aimerez-vous honteusement la vanité et chercherez-vous le mensonge? » Et un peu après, 5 : «Indignez-vous, mais ne péchez point. Méditez dans le fond de votre coeur, au lieu de votre repos, et soyez dans le silence; offrez un sacrifice de justice, et confiez-vous au Seigneur. »

V, 5 : « Car vous êtes un Dieu qui n'aimez pas l'iniquité. Le méchant ne demeurera point près de vous, et les impies ne subsisteront pas en votre présence. Vous haïssez ceux qui commettent l'iniquité, et vous perdez ceux qui disent le mensonge. L'homme fourbe et sanguinaire est en abomination devant le Seigneur. »

XIV, 4 : « Seigneur, qui pourra s'abriter sous votre tente? Et qui habitera sur votre sainte montage? Celui qui vit sans tache, accomplit la justice, et dit la vérité du fond de son coeur; celui qui n'est pas inconstant en ses discours, qui ne fait point de mal à son ami, et n'attire pas l'injure sur son voisin; celui aux yeux de qui le méchant est un objet de mépris, et qui glorifie ceux qui craignent le Seigneur; qu' jure d'expier son péché et son serment est irrévocable; qui n'a point prêté son argent à usure, et n'a pas reçu de dons au détriment de l'innocent. Celui qui accomplit ces actes, sera à jamais inébranlable. »

XXIII, 3: « Qui montera sur la montagne du Seigneur? qui s'arrêtera dans son sanctuaire ? Celui dont les mains sont innocentes et le cœur pur; qui n'a pas glorifié son âme dans la vanité, et n'a jamais commis de parjure. Il recevra la bénédiction du Seigneur et la sainteté de Dieu, son Sauveur.»

XXVI, 1: « Le Seigneur est ma lumière et mon salut, que puis je craindre? Le Seigneur est le soutien de ma vie, qu'ai-je à redouter? » Quatre versets après, 3 : « Quand des armées camperaient autour de moi, mon cœur serait sans crainte. Si la guerre m'est déclarée, je serai plein de confiance. J'ai demandé au Seigneur une seule grâce, et je la lui demanderai encore: c'est d'habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, de voir la beauté du Seigneur et de contempler son sanctuaire. » Plus loin, 8 : « Je vous ai dit en mon coeur : J'ai désiré voir son visage; c'est votre présence, Seigneur, que je veux rechercher. » Ensuite, 20: « Attends le Seigneur. Sois affermi, et fortifie ton coeur dans l'attente du Seigneur. »

XXVII, 3 : « Ne me perdez pas avec les impies et les artisans d'iniquité, qui parlent de paix a leurs frères, et le mal se cache au fond de leur coeur. »

XXX, 25 : « Soyez affermis, et fortifiez vos coeurs, vous tous qui attendez le Seigneur. » XXXI, 9 : « Ne ressemblez pas au cheval et au mulet, qui sont privés d'intelligence; c'est par le mors et le frein qu'on les maîtrise, autrementtu ne pourras les approcher. Les douleurs de l'impie sont nombreuses ; mais celui qui se confie au Seigneur est environné de sa miséricorde. Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur et tressaillez d'allégresse ; soyez dans la joie, vous qui avez le cœur droit. »

XXXII, 1: « Justes, louez le Seigneur, c'est au coeur droit de chanter ses louanges. » Plus loin, 12 : « Heureuse la nation dont le Seigneur est le Dieu; heureux le peuple que le Seigneur a choisi pour son héritage. »

XXXIII, 1: « Je bénirai le Seigneur dans tous les temps, toujours sa louange sera sur mes lèvres. Mon âme se glorifiera dans le Seigneur ; que les hommes doux m'entendent et se réjouissent. Glorifiez avec moi le Seigneur, et chantons tous la gloire de son nom. » Après quelques versets, 9 : Goûtez et voyez combien le Seigneur est bon heureux l'homme qui espère en lui. Craignez le (14) Seigneur, vous qui êtes ses saints, parce que rien ne manque à ceux qui le révèrent. Les lions ont enduré la privation et la faim, mais ceux qui cherchent le Seigneur n'ont aucun bien à désirer. Venez, enfants, écoutez-moi, je-vous enseignerai la crainte du Seigneur. Quel est l'homme qui aime la vie, qui soupire après des jours heureux ? Garde ta langue du mal; que jamais tes lèvres ne profèrent le mensonge. Fuis le mal, fais le bien, cherche la paix et poursuis-la sans relâche. » Après sept versets, 19 : « Le Seigneur est près des coeurs brisés, il sauve les âmes abattues par la douleur. »

XXXVI, 1 : « Ne lutte point avec les méchants, et ne porte pas envie à ceux qui commettent l'iniquité. Car ils seront en un instant foulés comme l'herbe, et ils sècheront comme,la verdure. Espère en Dieu et fais le bien; sois comme un voyageur sur la terre et vis de la foi. Réjouis-toi dans le Seigneur et il exaucera les désirs de ton cœur. Déroule devant lui tes voies, mets en lui ta confiance, toujours il y répondra. Il fera briller ta justice comme une lumière, et ta sainteté comme l'éclat du midi. Demeure en silence devant le Seigneur et sols dans son attente ; ne jalouse point celui qui prospère dans ses voies, ni l'homme qui agit selon ses coupables pensées. Réprime la colère, et n'entre jamais en fureur, ne cherche point à lutter pour le mal ; car ceux qui commettent l'iniquité périront, et ceux qui attendent le Seigneur auront la terre pour héritage, Encore un peu de temps et l'impie ne sera plus , tu chercheras sa place, mais elle aura disparu. Les hommes doux auront la terre en partage, l'abondance et la paix feront leurs délices. » Un peu après, 16: « Peu de bien vaut mieux pour le juste que les grandes richesses des impies; car le bras des impies sera brisé, mais le Seigneur affermit les justes. » Et après quelques mots, 27: « Détourne-toi du mal, et fais le bien. » Ailleurs 31: « Attends le Seigneur et garde ses voies; il te glorifiera et tu possèderas la terre. Conserve la simplicité de ton innocence et ne vois que le bien, ainsi tes derniers jours se passent dans la paix. »

XXXIX, 5 : « Heureux l'homme qui a fait du Seigneur son espérance, et ne s'est point égaré avec les orgueilleux et les artisans de mensonge. »

XLIII, 9 : « Tout le jour nous nous réjouirons dans le Seigneur, et nous donnerons à son nom d'éternelles louanges. » Un peu après, 18 : « Tous ces maux sont venus fondre sur nous, mais nous ne vous avons point oublié et nous n'avons point repoussé votre alliance. Notre cœur ne s'est point détourné, et nos pas ne se sont point égarés hors de vos sentiers, lorsque vous nous avez brisés dans la -demeure du dragon et que vous nous avez recouverts de l'ombre de la mort. Si nous avions oublié le nom de notre Dieu, et élevé nos mains verstes dieux étrangers, Dieu n'en demanderait-il pas compte ? Car il tonnait les secrètes pensées du coeur. Nous sommes tous les jours, à cause de vous, livrés à la mort, et traités comme un troupeau conduit à la boucherie. »

XLVI, 7: « Chantez, chantez votre Dieu; chantez, célébrez votre roi : Dieu est le roi de l'univers; chantez avec art. »

XLIX, 14 : « Offre à Dieu un sacrifice de louanges, et rends tes hommages au Très-Haut. Invoque-moi au jour de la tribulation ; je te délivrerai et tu me glorifieras. Mais Dieu a dit à l'impie : A quel titre oses-tu annoncer mes décrets ? et pourquoi as-tu mon alliance sur les lèvres, toi qui hais l'ordre et qui rejettes loin de toi mes paroles? Si tu voyais le voleur, tu accourais à lui, et tu formais alliance avec les adultères. Tu as laissé ta bouche répandre le mal, et ta langue a préparé la fraude. Tranquillement assis, tu parlais contre ton frère, et tu méditais l'opprobre contre le fils de ta mère. Voilà ce que tu as fait, et ,j'ai gardé le silence : tu as pensé que je deviendrais semblable à toi; mais je t'accuserai et te dévoilerai à tes propres yeux. Comprenez ceci, vous qui oubliez votre Dieu, de peur.que je ne vous saisisse, sans que personne vous délivre. Celui qui m'offre un sacrifice de louanges, rue glorifie, et à celui qui marche droit son chemin je montrerai le salut de Dieu. »

L, 4 : « Purifiez-moi de mon iniquité et de mon péché, car je connais mon iniquité, et sans cesse mon péché est contre moi. » Et plus loin, 19 : «Une âme brisée par le repentir est un sacrifice agréable à Dieu, et Dieu ne rejette pas le cœur contrit et humilié. »

LI, 1 : « Pourquoi te glorifier en ta malice, ô homme puissant ? La bonté du Seigneur se montre tout le jour. Ta langue médite les perfidies, comme un rasoir tranchant elle prépare la fraude. Tu as préféré le mal au bien, les paroles de mensonge au langage de la justice. Tu n'as aimé que des paroles de destruction, ô langue trompeuse. Mais Dieu te détruira pour toujours; tu seras dans la terre, arraché de ta demeure, et déraciné de la terre des vivants. Les (15) justes verront et seront saisis de crainte, mais ils se riront de lui : Voilà, diront-ils, celui qui n'a pas pris Dieu pour son soutien, qui a misses espérances en ses grandes richesses, et s'est prévalu de ses perfidies. Pour moi, je suis comme un verdoyant olivier dans la maison de Dieu: j'ai espéré pour l'éternité en sa miséricorde. Je vous louerai dans tous les siècles, vous qui avez accompli ces merveilles : j'attendrai le secours de votre nom, car il n'est que bonté en présence de vos saints. »

LXI, 9 : « Peuples, espérez en lui dans tous les temps : répandez devant lui votre coeur. Dieu est notre espérance ; mais les enfants d'Adam ne sont que vanité, les enfants des hommes ne sont que mensonge ; tous placent également la fraude en leurs balances trompeuses. Ne vous applaudissez pas de la calomnie et ne vous livrez ni à la violence ni à la fraude. Si vos riches ses abondent, n'y attachez point votre    coeur. »

LXIII, 11 : « Le juste se réjouira dans le Seigneur et mettra en lui son espoir. »

LXVIII, 8 : « C'est pour vous que j'ai supporté tant d'opprobres, et que mon visage est couvert de confusion. J'ai été un inconnu pour mes frères; pour les enfants de ma mère, un étranger, parce que le zèle de votre maison me dévore, les injures de ceux qui vous outragent        retombent sur moi. J'ai affligé mon âme dans le jeûne, ils m'en ont fait un sujet d'opprobre ; j'ai pris pour vêtement un cilice, et ils m'ont tourné en dérision. Ceux qui étaient assis à la porte, parlaient contre moi, et ceux qui buvaient le vin, me raillaient dans leurs chants. » Un peu après, 31 : « Je louerai dans mes chants le nom de mon Dieu, et je l'exalterai par mes louanges. Et mes voeux seront plus agréables à Dieu que l'offrande des jeunes taureaux dont les cornes et         les ongles commencent à pousser. Les hommes doux verront et seront dans la joie. Si vous cherchez le Seigneur, votre cœur vivra; car le      Seigneur entend la prière du pauvre. »

LXXII, 27 : « Et ceux qui s'éloignent de vous périront, et vous anéantirez ceux qui vont se souiller loin de vous. Mais qu'il m'est doux de m'approcher de mon Dieu ! j'ai mis mon espérance dans le Seigneur, et je veux annoncer toutes ses oeuvres. »

LXXV, 12 : « Faites des voeux au Seigneur votre Dieu et soyez-y fidèles. Tous ceux qui environnent son autel apporteront leurs présents à ce Dieu terrible, qui ôte la vie aux princes, et jette l'épouvante au cœur des rois. »

LXXVII, 1 : « Ecoute ma loi, ô mon peuple; prête l'oreille aux accents de ma voix : je te parlerai en paraboles et je te montrerai en figures ce qui a été au commencement. » Plus loin: «Ils le rediront à leurs enfants, afin qu'ils mettent en Dieu leur espérance, qu'ils l'aient toujours présent à la pensée, et gardent ses commandements. »

LXXX, 2 : « Louez le Seigneur notre soutien; chantez en l'honneur du Dieu de Jacob. » Et ailleurs, 9 : « O Israël si tu es docile à ma voix, qu'aucun Dieu inconnu ne soit avec toi, et n'adore aucun dieu étranger. Je suis le Seigneur ton Dieu. »

LXXXI, 2 : « Jusques à quand jugerez-vous injustement et accueillerez-vous le visage de l'impie ? Jugez avec droiture le pauvre et l'orphelin, rendez justice au malheureux et à l'indigent. »

LXXXII, 5 : « Heureux ceux qui habitent dans votre maison; toujours ils vous loueront. Heureux l'homme qui à mis en vous son appui; vos sentiers sont tracés en son coeur. Ils traversent la vallée de larmes, y trouvent la fontaine de vie. Comblés de bénédictions par le divin Maître, ils iront de vertu en vertu et arriveront près du Dieu de Sion. » Un peu plus loin. 11 : « Un jour passé dans vos tabernacles vaut mieux que mille autres. J'ai choisi d'être le dernier dans la maison de mon Dieu, plutôt que de vivre   sous la tente des impies. »

XCI, 1 : « Il est bon de louer te Seigneur, et de chanter, ô Dieu Très-Haut, la gloire de votre nom. »

XCIII, 8 : « Sachez, et comprenez, ô peuples insensés; sachez enfin vous instruire, ô hommes dépourvus de sagesse, » Un peu après, 12 : « Heureux l'homme que vous instruisez, ô Seigneur, et à qui vous faites connaître votre loi, afin qu'il soit en paix au jour de l'affliction, quand la fosse se creuse pour l'impie. »

XCIV, 1 : « Venez et prosternons-nous pour l'adorer; fléchissons les genoux en présence du Seigneur qui nous a créés. » Deux versets après, 8 : « Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos coeurs, comme au       temps des murmures, comme au jour de l'épreuve dans le désert. »

XCV, 1 : « Chantez au Seigneur un cantique nouveau; que toute la terre le chante au Seigneur. Célébrez la gloire du Seigneur, bénissez son nom; annoncez de jour en jour son salut. Publiez sa gloire parmi les nations, et ses merveilles au milieu de tons les peuples. » Et six (16) versets après, 7 : « Apportez au Seigneur, ô familles des nations, apportez au Seigneur la gloire et la puissance; apportez au Seigneur la gloire de son nom; offrez vos présents, et entrez dans ses parvis; adorez le Seigneur dans la magnificence de son sanctuaire. »

XCVI, 10 : « Vous qui aimez le Seigneur détestez le mal. » Trois versets après, 12: « Réjouissez-vous dans le Seigneur, ô justes, et publiez partout ses vertus. »

XCVII, 4 : «    Vous tous qui habitez la terre, chantez avec joie le Seigneur, donnez-lui vos applaudissements, vos louanges et vos chants. »

XCVIII, 5 : « Célébrez le Seigneur, notre Dieu, adorez l'escabeau de ses pieds, parce qu'il est saint. »

XCIC 2 : « Vous tous, habitants de la terre, chantez avec joie le Seigneur, servez-le dans l'allégresse; présentez-vous à lui avec le tribut de vos louanges, sachez que le Seigneur est le Dieu véritable : il nous a créés, et nous sommes à lui. » Puis un verset passé, 4 : « Venez à ses portes lui rendre grâces, pénétrez dans son sanctuaire pour le louer, et publiez ses bienfaits. »

C, 2 : « Je marcherai dans l'innocence de mon coeur au milieu de ma maison : mes yeux n'auront point à contempler les oeuvres de Bélial. Je hais celui qui incline au mal, il n'a point gagné mon âme. Le coeur corrompu m'évitera, et j'ignorerai le péché. Je ferai mourir celui qui parle en secret contre son frère. Le regard audacieux, le cœur hautain ne pourront demeurer près de moi. Mes yeux seront fixés sur les fidèles de la terre, afin qu'ils habitent avec moi. Celui qui marche dans la voie de l'innocence, sera mon serviteur. Le méchant ne demeurera point dans ma maison, et l'artisan de mensonges ne sera point agréable à mes yeux. Le matin j'anéantirai tous les impies de la terre, et je ferai mourir tous ceux qui commettent l'iniquité dans la cité du Seigneur. »

CII, 17 : « La miséricorde de Dieu repose d'éternité en éternité sur ceux qui le craignent ; sa justice s'étend de génération en génération sur ceux qui gardent son alliance, et qui se souviennent de ses préceptes pour les observer fidèlement. »

CIV,1 : « Louez le Seigneur, et invoquez son saint nom ; annoncez ses oeuvres à tous les peuples ; chantez-le sur vos instruments. Redites ses merveilles à l'univers tout entier. Tressaillez de joie à cause de son saint nom, et que le coeur de ceux qui le cherchent soit dans l'allégresse. Cherchez le Seigneur et sa puissance, sans cesse recherchez sa présence. Rappelez-vous ses prodiges, les signes de sa puissance et les oracles sortis de ses lèvres. »

CVII, 2 : « Mon cœur est prêt, ô mon Dieu je vais chanter, et jouer des instruments, et ce sera ma gloire. Lève-toi, ô ma harpe; ô ma lyre, je me lèverai dès le matin. Seigneur je vous célèbrerai parmi les peuples ; je vous chanterai parmi les nations. »

CX , 1 : « Je louerai le Seigneur dans toute l'étendue de mon coeur parmi les justes, au sein de leur pieuse assemblée » Et ailleurs, 10 La crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse. Sa loi est agréable pour ceux qui l'observent, que sa louange dure éternellement. »

CXI , 1 : « Heureux l'homme qui          craint    le Seigneur; qui met tout son amour à observer ses lois. » Puis cinq versets après, 5 : « Il est digne d'amour, l'homme compatissant et généreux; ses paroles seront mesurées avec sagesse, et jamais il ne sera ébranlé. La mémoire du juste sera impérissable, les mauvais discours ne pourront l'atteindre. Son coeur plein de confiance au Seigneur est toujours prêt ; il est affermi et ne craint pas de voir approcher ses ennemis. Il a répandu ses biens, les a donnés aux pauvres sa justice se perpétuera dans tous les siècles, et sa puissance sera environnée de gloire. L'impie verra et frémira de colère, il grincera des dents et sèchera de rage : mais le désir des impies périra.»

CXII, 1 : « Louez le Seigneur, ô vous ses serviteurs ; louez le nom de votre Dieu. Que le nom du Seigneur soit béni, et maintenant et toujours pendant l'éternité. De l'orient au couchant le nom du Seigneur est digne de nos louanges. »

CXIII, 4 : « Les idoles des Nations sont d'or et d'argent, c'est l'ouvrage de la main des hommes. Elles ont une bouche et ne parlent pas, des yeux et ne voient point; des oreilles et n'entendent pas. » Et un peu après, 8 : « Qu'ils deviennent semblables à ces idoles, et ceux qui les font, et ceux qui se confient en elles. Israël se confie au Seigneur ; il est leur appui, il est leur soutien. La maison d'Aaron se confie au Seigneur; il est leur appui, il est leur soutien. Ceux          qui craignent le Seigneur mettent en lui leur confiance ; il est leur appui, il est leur soutien. »

CXV, 1 : « Je crois, c'est pourquoi ,j'ai parlé, et j'ai été profondément affligé. » Et un peu après, 2 : « Que rendrai-je au Seigneur pour (17) tous les bienfaits dont il m'a comblé ? Je prendrai le calice du salut, et j'invoquerai le nom du Seigneur. La mort des Saints est glorieuse devant Dieu. » Après trois versets, 7 : « Je vous immolerai une victime de louanges, et j'invoquerai le nom du Seigneur. J'acquitterai mes voeux au Seigneur en présence de tout son peuple, dans le parvis de la maison du Seigneur, au milieu de toi, ô Jérusalem ! »

CXVI,1 : « Nations, louez toutes le Seigneur ; peuples, louez-le tous ensemble. »

CXVII, 1 : « Rendez gloire au Seigneur, parce qu'il est bon, et que sa miséricorde est éternelle. Qu'Israël dise maintenant que sa miséricorde est éternelle. Que la maison d'Araon pu- _ blie que sa miséricorde est éternelle. Que tous ceux qui craignent le Seigneur proclament que sa miséricorde est éternelle. Au sein de la tribulation j'ai invoqué le Seigneur : en m'exauçant il a dilaté mon âme. » Après cinq versets, 8 : « Il vaut mieux espérer en Dieu, que dans les hommes ; il vaut mieux espérer au Seigneur crue dans les princes de la terre. » Après huit autres versets, 14 : « Le Seigneur, est ma force, l'objet de mes louanges.; il est devenu mon Sauveur. Que les accents de louanges et les cris , de victoire retentissent sous la tente des justes !

CXVIII,1: « Heureux les hommes irréprochables en leurs voies, qui suivent la loi du Seigneur. Heureux ceux qui gardent ses commandements, et les recherchent de tout leur coeur. » Plus loin, 45 : « Je marcherai dans une voie spacieuse, parce que je ne cherche qu'à suivre vos préceptes. Je parlerai de vos commandements en présence des rois, et je ne serai point confondu. Je me réjouis en vos lois, elles sont mes délices. J'élèverai mes mains vers vos préceptes, que j'aime, et je parlerai de vos commandements. » Après quatre versets, 51 : «Je ne me suis point écarté de votre loi ; je me suis souvenu, Seigneur, de vos éternels jugements et je me suis consolé. Mon âme a frémi d'horreur à la vue des impies qui abandonnaient votre loi. Vos préceptes étaient le sujet de mes chants dans la maison de mon pèlerinage. La nuit, je me suis rappelé votre main. Seigneur, ai-je dit, mon partage est d'observer votre parole. J'ai imploré votre présence du fond de mon cour ; ayez pitié de moi selon vos promesses. J'ai examiné mes voies, et dirigé mes pas pour obéir à vos décrets. Je me suis hâté, et rien ne m'arrête pour, garder vos commandements. Les liens des pécheurs m'ont embarrassé ; mais je n'ai point oublié votre loi. Au milieu de la nuit je me suis levé pour vous louer, à cause de l'équité de vos jugements. Je m'unis à tous ceux qui vous craignent et observent vos préceptes.» Après quelques versets, 69 : « Pour moi j'observais vos préceptes du fond de mon cœur : leur cœur s'est épaissi comme la graisse, et je méditais votre loi. Il m'a été bon d'être humilié, pour apprendre vos commandements : et la loi sortie de votre bouche est pour moi préférable aux monceaux d'or et d'argent. » Après quelques versets, 77 : « Votre loi est l'objet de toutes mes pensées. » Et un peu après, 78 : « Je parlerai selon vos commandements. » Un peu plus loin, 88 : « Je n'ai point oublié vos préceptes. » Deux versets après, 85 : « Les orgueilleux ont creusé des fosses pour m'y précipiter, mais ils n'agissaient point selon votre loi. » Après deux autres versets, 87 : « Ils m'ont presque anéanti sur cette terre ; mais je n'ai point abandonné vos commandements. » Et après sept versets, 92 : « Si votre loi n'avait captivé mon cœur, peut être aurais-je succombé à mon affliction. Jamais je n'oublierai vos ordonnances, c'est par elles que vous m'avez donné la vie. Je vous appartiens, sauvez-moi, car j'ai recherché vos commandements. Les impies m'ont attendu pour me perdre, mais j'aurai l'intelligence de vos oracles. J'ai vu finir les créatures les plus parfaites , mais votre commandement est sans limites. Combien j'aime votre loi, tout le jour je l'ai méditée ! » Un peu après, 101 : « J'ai détourné mes pas des sentiers de l'iniquité, afin de      garder votre parole. Je ne me suis point écarté de vos jugements ; parce que vous m'avez donné votre lumière. Qu'il est doux à ma langue de répéter vos oracles ! Ils sont à ma bouche plus suaves que le miel. Je méditais vos préceptes : c'est pourquoi je hais les voies du mensonge . Votre parole est le flambeau qui guide mes pas, la lumière qui brille en mes sentiers. » Après sept versets, 109 : « Ma vie est toujours prête à m'échapper, mais je n'ai point oublié votre loi.            Les impies m'ont tendu leurs pièges, et je ne tue suis point écarté de vos commandements. Vos préceptes sont mon partage pour l'éternité, car ils sont la joie de mon âme. J'ai disposé mon cœur à accomplir vos justices, à cause de l'éternelle récompense. Je hais les séditieux, et jaune votre loi. Vous êtes mon défenseur et mon bouclier : j'ai mis mon espérance en votre parole. Retirez-vous de moi, pécheurs, (18) je garderai les commandements de mon Dieu. » Après sept autres versets, 118 : « Vous avez méprisé comme la boue tous les impies de la terre ; c'est pourquoi j'ai aimé vos oracles. Ma chair, devant vous, a frémi de crainte, et j'ai redouté vos jugements. J'ai gardé Fi justice et l'équité, ne me livrez pas aux mains de mes calomniateurs. » Après quelques versets, 127 : « C'est pourquoi j'ai aimé vos commandements plus que l'or et le topase. J'ai marché droit dans tous vos préceptes, et j'ai détesté les sentiers du mensonge. Les témoignages de votre loi sont admirables, c'est pourquoi mon âme les a fidèlement gardés. » Deux versets plus loin, 131 : « J'ai ouvert la bouche et soupiré, car je désirais vos commandements. » Ailleurs, 139 : « L'ardeur de mon zèle me consume, parce que mes ennemis ont oublié vos oracles. Votre parole est d'une sainteté éprouvée, votre serviteur est plein d'amour pour elle. Je suis un faible enfant, digne de mépris, mais je n'oublie point vos préceptes. » Trois versets plus loin, 143 : « Vos commandements, c'est toute ma volonté. » Un peu après, 153 : « Voyez mon affliction et daignez m'en délivrer, parce que je n'ai point oublié votre loi. » Après six autres versets, 157 : « Ils sont nombreux ceux qui me poursuivent, et qui cherchent à m'accabler, mais je ne me suis pas écarté de vos préceptes. J'ai vu les prévaricateurs : ils m'ont attristé, parce qu'ils n'étaient point soumis à votre parole. Voyez, Seigneur, comme j'ai aimé vos commandements ; vivifiez-moi dans votre miséricorde. » Quatre versets plus loin, 162 : « Je me réjouis de vos paroles, comme celui qui trouve de riches dépouilles. J'ai haï le mensonge, et je l'ai eu en abomination ; mais j'ai aimé votre loi. Sept fois le jour je répète vos louanges, a cause de l'équité de vos jugements. Une paix profonde règne parmi les amis de votre loi, ils n'ont aucun scandale à redouter. Seigneur, j'attendais votre salut, et j'ai accompli vos préceptes. Mon âme a gardé les commandements, elle. a été pour eux remplie d'amour. J'ai observé vos lois et vos ordonnances, parce que toutes mes voies sont en votre présence. » Huit versets plus loin, 173 : « Que votre main soit mon secours, parce que j'ai préféré vos préceptes. Seigneur, j'ai désiré votre salut ; et vôtre loi, c'est toute ma volonté. » Après deux autres versets, 176 : « Je me suis égaré comme une brebis errante cherchez votre serviteur, car il n'a point oublié vos commandements. »

CXIX, 7 : « Je n'avais que des paroles de paix; mais ils s'élevaient contre elles. »

CXXI, 6 : « Demandez la paix de Jérusalem que ceux qui l'aiment soient bénis! » Deux versets plus loin, 8 : « A cause de mes frères et de mes proches, je demandais pour toi la paix. A cause de la maison du Seigneur notre Dieu, je désirais tous les biens pour toi. »

CXXII, 1 : « J'ai levé   les yeux vers vous, qui habitez dans les cieux. Comme les yeux des serviteurs sont fixés sur les mains de leurs maîtres, comme les yeux de la servante, sur les mains de sa maîtresse; ainsi nos regards s'élèvent vers le Seigneur notre Dieu, en attendant,qu'il ait piété de nous. »

CXXIV,1 : « Ceux qui se confient au Seigneur, sont comme la montagne de Sion : ils seront à jamais inébranlables, comme ceux qui habitent Jérusalem. »

CXXVII, 1 : « Heureux l'homme qui craint le Seigneur, et qui marche en ses voies. »

CXXIX, 4 : « J'ai attendu le Seigneur ; mon âme a attendu; elle a espéré en sa parole. »

CXXX,1: « Seigneur, mon cœur ne s'est point enflé d'orgueil, et mes yeux ne se sont point élevés. Je n'ai point marché dans les hauteurs, ni dans une magnificence au-dessus de moi. Si je n'ai pas fermement résolu d'imposer silence à ces désirs de mon âme, que mon âme soit pour moi comme l'enfant sevré devant sa mère. Attends le Seigneur, ô Israël, maintenant, et pendant toute l'éternité.»

CXXXII, 1 : « Qu'il est bon,    qu'il est doux à des frères d'habiter ensemble. »

CXXXIII, 1 : « Maintenant bénissez le Seigneur, vous tous ses serviteurs, qui demeurez dans la maison du Seigneur, dans les parvis de la maison de notre Dieu. Pendant la nuit levez les mains vers le sanctuaire, et bénissez le Seigneur.

CXXXIV, 1 : « Louez le nom du Seigneur, vous qui le servez; louez le Seigneur, vous qui demeurez dans la maison du Seigneur, dans le parvis de la maison de notre Dieu. Louez le Seigneur parce que le Seigneur est bon : chantez la gloire de son nom, parce qu'il en est digne. » Un peu plus loin, 15 : « Les idoles des nations sont d'or et d'argent, l'ouvrage de la main des hommes. Elles ont une bouche et ne parlent point, des yeux et ne voient pas, » etc. Un peu après, 18 : « Qu'ils deviennent semblables à ces idoles, et ceux qui les font, et ceux qui se confient en elles. Maison d'Israël, bénissez le (19) Seigneur; maison d'Aaron, bénissez le Seigneur, vous tous qui le craignez, bénissez le Seigneur. » CXXXV, 1 : « Publiez la gloire du Seigneur, parce qu'il est bon, et que sa miséricorde est éternelle. Publiez la gloire du Seigneur des Seigneurs, parce que sa miséricorde est éternelle. » A la fin du Psaume, 26 : « Publie la gloire du Dieu du ciel, parce que sa miséricorde est éternelle. »

CXXXVI, 5 : « Si je t'oublie, ô Jérusalem, que ma main droite s'oublie elle-même. Que ma langue s'attache à mon palais, si je ne me souviens plus de toi, ô Jérusalem ; si Jérusalem n'est pas toujours ma première joie. »

CXXXVIII, 21 : « Seigneur, n'ai-je point haï ceux qui vous haïssaient? et vos ennemis ne m'ont-ils pas fait sécher de douleur? Je les haïssais d'une haine parfaite et ils sont devenus mes ennemis. »

CXXXIX, 9 : « Seigneur, ne répondez pas aux désirs de l'impie, de peur que ses crimes ne se multiplient, et qu'il ne s'enfle d'orgueil. » Quatre versets plus loin, 12 : « L'homme dangereux en ses paroles ne prospérera pas sur terre. »

CXL, 5 : « Que le juste me reprenne avec bonté, et qu'il me condamne : l'huile d'amertume ne sera point répandue sur ma tête. » Cinq versets plus loin, 8 : « Seigneur, mes regards sont vers vous, en vous est mon espoir : ne dépouillez point mon âme. »

CXLI, 2 : « Ma voix a crié vers le Seigneur, ma voix s'est élevée pour prier le Seigneur. Je répandrai mes paroles en sa présence, et je lui redirai mes tribulations. » Six versets plus loin, 6 : «J'ai crié vers vous, Seigneur; je vous ait dit: Vous êtes mon espérance, mon partage sur la terre des vivants. »

CXLII, 5 : « Je contemplais toutes vos merveilles, et je publiais les oeuvres de vos mains J'ai élevé mes mains vers vous, et mon âme est après vous comme une terre altérée. » Après trois autres versets, 8 : « Faites-moi entendre dès le matin les accents de votre miséricorde, parce que j'ai mis en vous ma confiance. Faites-moi connaître la voie que je dois suivre, parce que j'ai élevé mon âme vers vous; Seigneur délivrez-moi de mes ennemis; c'est vous qui me protégez.

CXLIII, 11 : « Délivrez-moi, arrachez-moi de la main des fils de l'étranger. Leur langue n'a dit que la vanité, et leur droite est une main de mensonge. Que nos fils soient comme de jeunes plantes aux jours de leur jeunesse. Que nos filles dans leur beauté soient comme les angles du temple. Que nos celliers soient remplis et regorgent les uns dans les autres. Que nos troupeaux soient innombrables, qu'on ne puisse les compter sur les chemins, et que nos taureaux soient de toute beauté. Rien n'interrompt notre paix, ni le bruit des passants, ni les cris tumulteux de la place. Heureux le peuple qui jouit de ces biens, heureux le peuple qui a le Seigneur pour son Dieu. »

CXLIV, 1 : « Je vous exalterai Seigneur, mon Dieu et mon roi, je bénirai votre nom dans l'éternité, et au-delà. Tous les jours je vous bénirai, et pendant l'éternité: sans cesse je louerai votre nom. » Deux versets plus loin, 4 : « De génération en génération, ils loueront vos oeuvres, et ils publieront votre puissance. Je redirai la gloire et les splendeurs de votre Majesté, je répèterai sans cesse vos merveilles. Ils diront les redoutables effets de votre colère, et raconteront vos grandeurs. Ils rappelleront le souvenir de vos bienfaits, et loueront vos justices. » Après trois autres versets, 10 : « Et vos saints vous béniront, ils diront la gloire de votre règne, et raconteront votre puissance, afin de manifester aux enfants des hommes vos grandeurs, la gloire et la magnificence de votre règne. » Un peu après, 18, : « Le Seigneur est près de ceux qui l'invoquent dans lp sincérité de leur cœur. Il se rendra propice à ceux qui le craignent; il entendra leurs cris et les sauvera. Le Seigneur gardera ceux qui l'aiment, et il brisera tous les impies. Que ma bouche publie les louanges du Seigneur, que toute chair bénisse son nom dans les siècles à jamais. »

CXLV, 2 : « O mon âme, loue le Seigneur je louerai le Seigneur toute ma vie ; je chanterai la gloire de mon Dieu tant que je vivrai. Ne vous confiez pas aux princes de la terre, au fils de l'homme qui ne peut vous sauver. » Deux versets plus loin, 5 : « Heureux celui que protège le Dieu de Jacob, dont l'espérance est dans le Seigneur son Dieu. »

CXLVI, 1 : « Louez le Seigneur, parce qu'il est bon. Nos chants à notre Dieu, s'ils sont harmonieux, sont une magnifique louange. » Quelques versets après, 6 : « Le Seigneur relève les humbles, il humilie jusqu'à terre les impies. Publiez dans vos chants la gloire du Seigneur, chantez notre Dieu. » Quatre versets plus loin, 10 : « Il ne veut point que l'on se confie à la force du cheval, il n'aime pas que l'homme se fie à la vitesse de ses pieds. Mais le Seigneur se (20) complaît en ceux qui le craignent, et attendent sa miséricorde. »

CXLVIII, 11 : « Que les rois de l'univers et tous les peuples, que les princes et tous les juges de la terre, que les jeunes hommes et les jeunes filles, que les vieillards et les enfants louent le nom du Seigneur. »

CXLIX, 1 : « Chantez au Seigneur un cantique nouveau : que ses louanges retentissent dans l'assemblée des saints. Qu'Israël se . réjouisse de son Créateur; que les fils de Sion avec leur roi soient dans l'allégresse. » Trois versets plus loin, 4 : « Il élèvera en gloire les hommes doux avec Jésus. Les saints tressailleront de joie dans la gloire, ils le loueront du lieu- de leur repos, et à leur bouche seront toujours ses louanges. »

CL, 1 : « Louez le Seigneur dans ses saints, louez-le dans l'étendue de sa puissance; louez-le dans ses grandeurs, louez-le selon toute sa magnificence. » A la fin du Psaume, 6 : « Que tout ce qui respire loue le Seigneur. »

Voilà ce que nous avons extrait du livre des Psaumes. Que chacun, s'il aspire à faire des progrès, examine sa vie dans ce recueil. Toutefois nous prions le lecteur de réunir et de lire ces différents passages, comme s'ils ne formaient qu'un seul Psaume, sans tenir compte des indications qui y sont intercalées et à l'aide desquelles on peut savoir dans quel Psaume, ét à quel endroit du Psaume se trouve telle ou telle citation. En ne s'attachant ainsi qu'aux paroles sacrées sans faire attention aux notes, on trouvera dans cette lecture non interrompue des divins oracles beaucoup plus de charme et de profit.

Nous allons maintenant extraire des livres de Salomon ce qui petit convenir au but de ce recueil. Commençons par les Proverbes. Assurément ce livre bien compris servira presque tout entier à inspirer la piété dans la conduite. Néanmoins les endroits obscurs ont été mis de côté. Que les amis des saintes lettres s'occupent de ces passages; pour nous, nous ne voulons citer dans cet ouvrage, que les préceptes de conduite faciles à comprendre. Beaucoup pourront croire que nous en avons omis qui sont d'une clarté évidente. A la vérité, pour quelques passages, c'est ce qui les fait si facilement comprendre qui nous a porté à les retrancher. Quoi de plus clair en effet, mais aussi quoi de plus insignifiant que les paroles suivantes entendues dans le sens littéral : « Ne prends pas l'eau d'un autre, et ne bois point à une fontaine qui ne t'appartienne pas (1) ? » Et ces autres, si on ne leur donne pas un sens plus relevé, comment peuvent-elles conduire à une vie meilleure : « La pauvreté humilie l'homme, mais la main des forts s'enrichit (2)? » Ne pas être pauvre, avoir la puissance en main, n'est pas toujours au pouvoir des hommes de bien; et beaucoup de méchants y sont parvenus. D'un autre côté, mal comprise, cette sentence peut faire croire aux pauvres doués de courage qu'ils doivent s'enrichir de rapines. Qui ne sourirait, s'il fallait entendre cette phrase à la lettre : « Il ne naît point d'enfants aux pécheurs (3)? » Nous ne citerons donc aucun des ces passages; nous mettrons également de côté les réflexions morales d'une certaine étendue, car une maxime de vertu, un précepte de sagesse ne doit jamais présenter d'obscurité ; nous donnerons dans ce miroir la préférence aux passages où puissent facilement se reconnaître ceux qui, décidés -à mener une vie sage et digne d'éloges, cherchent à savoir, pour y parvenir, ce qu'ils doivent préférer, ce qu'ils doivent pratiquer.

Voici donc ce que nous avons recueilli des Proverbes de. Salomon.

 

1 Cette maxime ne se trouve point dans la Vulgate, mais dans la version des Septante. Prov. IX, après le v. 18. — 2 Prov. X, 4. —  3 Ib. XXIV, 20.

 

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CHAPITRE VII. PRÉCEPTES TIRÉS DES PROVERBES.

 

CHAPITRE 1, 7 : « La crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse. Les insensés méprisent la. sagesse et la science. Ecoute, ô mon fils, les enseignements de ton père et n'abandonne pas la loi de ta mère. » Quatorze versets plus loin, au sujet des homicides, il est dit, 18 : « Ils dressent eux-mêmes des ,embûches à leur propre vie, et ils tendent des pièges à leur âme. Tels sont les sentiers des avares : ce qu'ils possèdent envahit leur âme. » Après quatre autres versets, (21) 22 : « Jusques à quand, S enfants, aimerez-vous l'enfance? Jusques à quand les insensés aimeront-ils ce qui les ruine, et les imprudents haïront-ils la science ? » Et onze versets plus loin, 28 : « Alors ils m'invoqueront et je ne les exaucerai pas; ils se lèveront le matin et ne me trouveront point, parce qu'ils ont en aversion mes enseignements, n'ont point embrassé la crainte du Seigneur, ne se sont point soumis à mes conseils, et ont parlé avec mépris de mes menaces. Ils mangeront donc les fruits de leurs voies, et se rassasieront de leurs conseils. L'obstination des enfants les fera mourir, et la prospérité des insensés les conduira à leur perte. Mais celui qui m'écoutera se reposera sans inquiétude : libre de toute crainte, il vivra dans l'abondance. »

Trois versets plus bas; II, 3 : « Si tu écoutes la sagesse, et que tu soumettes ton cœur aux conseils de la prudence; si tu la recherches comme l'argent, et que tu cherches à la découvrir comme de précieux trésors, alors tu comprendras la crainte de Dieu, et tu trouveras la science du Seigneur; le Seigneur donne la sagesse, et de ses lèvres découlent la science et la prudence. Il veillera au salut des justes, et protègera ceux qui marchent dans l'innocence; car il a l'oeil ouvert sur les sentiers de la justice et observe les voies suivies par les saints. Alors tu connaîtras la justice, le jugement, l'équité, tous les sentiers de la vertu. Si la sagesse entre dans ton cœur, et que la science soit le charme de ton âme, te conseil te gardera, et la prudence te sauvera, pour que . tu ne tombes point dans la voie du mal, et que tu échappes aux discours des hommes pervertis, qui abandonnent la droite voie, et marchent en des chemins ténébreux; qui se réjouissent de leurs actions coupables, et tressaillent d'allégresse au milieu de leurs forfaits ; leurs voies sont corrompues, et leurs pas conduisent à l'infamie. Tu échapperas aussi à la femme coupable, à l'étrangère qui amollit ses discours, qui abandonne l'époux de sa jeunesse, et oublie l'alliance de son Dieu. »

Après treize autres versets, 3 : « Que la miséricorde et la vérité ne t'abandonnent pas dispose-les autour de ton cou et grave-les sur les tables de ton cœur; et tu trouveras la grâce et la sagesse devant Dieu et devant les hommes. Mets ta confiance en Dieu de tout ton cœur, et et ne t'appuie pas sur ta prudence. Dans toutes tes voies, pense à lui et il dirigera tes pas. Ne sois point sage à tes propres yeux. Crains le Seigneur et éloigne-toi du mal. » Un verset plus bas, 9 : «Honore le Seigneur par tes richesses, et donne-lui les prémices de tous tes fruits. » Après deux autres versets,11: « Mon fils, ne rejette point les remontrances du Seigneur, ne te laisse point abattre, s'il te reprend. Car le Seigneur châtie celui qu'il aime; il se comptait en lui comme un père en son enfant. Heureux l'homme qui a trouvé la sagesse, et qui est riche de prudence. Mieux vaut les posséder que d'acquérir de l'argent, et leurs fruits sont préférables à l'or le plus pur. Elles sont préférables à toutes les richesses, et tout ce que l'on peut désirer ne peut leur être comparé. » Dix versets plus loin, 21 : « O mon fils, n'en détourne point tes regards. Garde la loi et le conseil. » Neuf autres versets plus bas, 21 : « N'empêche pas de faire du bien celui qui en a le pouvoir. Si tu le peux, fais du bien toi-même. Ne dis point à ton ami : Va, et reviens plus tard, demain je te donnerai; lorsqu'à l'heure même tu peux donner. Ne médite pas le mal contre ton ami, quand il a mis sa confiance en toi. N'entre en contestation sans sujet avec personne. » Après sept autres versets, 34 : « Il déjouera lui-même les trompeurs, et il donnera sa grâce aux hommes doux. »

Quarante-trois versets plus loin , IV,    23 : « Garde ton coeur avec toute la vigilance possible, car de lui procède la vie. Eloigne de toi la langue perverse, et que les lèvres médisantes fuient loin de toi. Que tes yeux voient ce qui est juste, et que tes paupières précédent tes pas : sache bien tracer la voie à tes pieds, et tous tes sentiers seront affermis. Ne t'écarte ni à droite, ni à gauche, et détourne ton pied du mal. Car le Seigneur connaît les voies qui sont à droite, et les mauvaises sont à gauche. Il dirigera ta course et te conduira en paix sur ton chemin. »

— V,1: « O mon fils, sois attentif à ma sagesse et prête l'oreille à ma prudence, afin que tu veilles sur tes pensées et que tes lèvres gardent la science. Les lèvres de la courtisane sont comme le rayon qui distille le miel, et sa langue est plus onctueuse que l'huile. Mais la fin en est plus amère que l'absinthe, elle blesse comme une épée à deux tranchants. Ses pieds descendent dans la mort, et ses pas pénètrent jusqu'aux enfers. »

Quatre-vingt-dix sept versets plus loin, VI, 26 : « Que ton coeur ne soit point épris de sa beauté, et ne te laisse pas séduire par ses regards. La courtisane vaut à peine un morceau de pain, mais (22) elle ravit à l'homme son âme qui est d'un prix élevé. L'homme peut-il cacher le feu dans son sein, sans le communiquer à ses vêtements? Peut-il marcher sur les charbons ardents, sans s e brûler les pieds? Ainsi en est-il de celui qui s'approche de la femme de son prochain ; il ne pourra rester pur en la touchant. Ce n'est pas une faute énorme, si quelqu'un a dérobé : il l'a fait pour apaiser sa faim. Néanmoins s'il est découvert il rend sept fois ce qu'il a pris, et donne tout ce qu'il y a dans sa maison. Mais celui qui commet l'adultère, perd son âme par la sottise de son coeur. »

Quatre versets plus bas, VII, 1 : « O mon fils, garde mes paroles, et recueille en toi mes préceptes. Observe mes commandements, afin de vivre ; garde ma loi comme la prunelle de ton oeil. »

Et après cinquante-sept versets,  VIII,  5 : « Apprenez, jeunes enfants, à connaître toutes les ressources de la prudence, et vous, insensés, rentrez en vous-mêmes. » Après deux autres versets, 7 : « Ma langue méditera la vérité, et mes lèvres détesteront l'impie. » Trois versets plus bas, 10 : « Recevez mes leçons plutôt que l'argent, et préférez à l'or ma doctrine. Car la sagesse vaut mieux que tout ce qu'il y a de plus précieux, et tout ce qu'on peut désirer ne saurait lui être comparé. » Deux versets plus loin, 13: « La crainte du Seigneur hait le mal, elle déteste l'arrogance et l'orgueil, les voies obliques et la langue homicide. » Après six autres versets, 17 : « J'aime ceux qui m'aiment ; et ceux qui dès le matin sont à ma recherche me trouveront. Avec moi sont les richesses et la gloire, l'opulence et la justice. Mes fruits sont préférables à l'or et aux pierreries; ce qui vient de moi vaut mieux que l'argent le plus pur. J'avance dans les voies de la justice, au milieu des sentiers de l'équité ; pour enrichir ceux qui m'aiment, et combler leurs trésors. » Vingt trois versets plus loin, 34 : « Heureux l’homme qui m'écoute, qui passe ses jours à l'entrée de ma maison, et veille au seuil de ma porte. Celui qui me trouve, trouvera en moi la vie, et il puisera son salut dans le Seigneur. Celui qui pèchera contre moi, blessera son âme ; et tous ceux qui me haïssent aiment la mort. »

Après neuf autres versets, IX, 6 : « Sortez de l'enfance et vivez, marchez dans les voies de la prudence. Celui qui veut instruire le railleur se fait injure ; et celui qui raisonne avec l'impie, ne demeure point sans souillure. N'adresse donc point de reproche au moqueur, de peur qu'il ne te haïsse ; mais reprends le sage et il t'aimera. Donne au sage l'occasion de s'instruire, et il deviendra plus sage. Instruis le juste, et il se hâtera de recueillir tes leçons. Le commencement de la sagesse est la crainte de Dieu ; la prudence est la science des saints. »

Dix-huit versets plus bas, X, 2 : « Les trésors de l'iniquité ne lui serviront pas, mais la justice délivrera de la mort. » Après quatre versets, 5 : « Celui qui amasse au temps de la moisson est un enfant de sagesse, mais celui qui passe l'été à dormir est un fils de désordre. » Quatre autres versets plus loin, 8 : « Le coeur sage reçoit les avis, mais l'insensé se croit meurtri par les lèvres qui l'instruisent. Celui qui marche dans l'innocence s'avance avec sécurité ; mais celui qui pervertit ses voies sera mis à découvert. Le regard flatteur enfante la douleur, et l'insensé est blessé par les lèvres qui le trompent. La bouche du juste est une source de vie, mais celle de l'impie recouvre l'iniquité. La haine engendre des querelles, et la charité couvre la multitude des péchés. Sur les lèvres du sage on trouve la sagesse, et la verge sur le dos de celui qui manque de sens. Les sages conservent en eux-mêmes leur sagesse ; mais la bouche de l'insensé s'attire la confusion. » Quatre versets plus loin, 17 : « Le vrai chemin de la vie est pour celui qui garde la discipline, mais celui qui méprise les reproches, s'égare. Les lèvres trompeuses déguisent la haine ; celui qui outrage ouvertement est un insensé. Les paroles multipliées ne sont point exemptes de péché : mais celui qui modère ses lèvres est très-prudent. La langue du juste est un argent très-pur, le coeur des impies est de nulle valeur. Les lèvres du juste en instruisent un grand nombre, mais les ignorants mourront dans la pauvreté de leur coeur. La bénédiction du Seigneur rend les hommes riches, et l'affliction ne viendra point avec eux. L'insensé semble se jouer en commettant le crime, mais la sagesse donne à l'homme la prudence. Ce que l'impie redoute, il le verra tomber sur lui, et les désirs du juste seront accomplis. » Deux versets plus bas, 26: « Ce que le vinaigre est aux dents, et la fumée aux yeux, le paresseux l'est à ceux qui l'emploient. La crainte .du Seigneur prolonge les jours, mais les années des impies seront abrégées. L'attente des justes est la joie, et l'espérance des méchants sera anéantie. La voie du Seigneur est la force de l'homme sans détours, elle inspire l'effroi à ceux qui (23) commettent l'iniquité. Le juste ne sera jamais ébranlé, mais les impies ne posséderont pas la terre. La bouche du juste enfantera la sagesse, mais la langue des hommes pervertis périra. Les lèvres du juste se plaisent à redire des choses aimables, la bouche des impies à vomir la méchanceté. »

XI, 1 : « Les balances trompeuses sont une abomination devant Dieu; le poids juste est l'expression de sa volonté. Là où est l'orgueil, là aussi est l'insulte; mais où est l'humilité, la sagesse arrive. La simplicité des justes sera leur guide, et les secrètes fourberies des pervers les conduiront à leur perte. Les richesses seront inutiles au jour des vengeances, la justice seule délivrera de la mort. La justice des coeurs simples aplanira leurs voies, l'impie se perdra dans ses impiétés. La justice des hommes droits sera leur salut; et les méchants seront pris à leurs pièges. Si l'impie meurt, il n'y a plus d'espérance, et l'attente des ambitieux sera anéantie. » Cinq versets plus bas, 12 (1) : « Celui qui méprise son ami est un pauvre de coeur; mais l'homme prudent saura se taire. L'homme trompeur en ses voies révèle les secrets; mais le coeur fidèle garde ceux qui lui sont confiés. Là où il n'y a point de chef, le peuple périra; mais il est sauvé si les conseils abondent. Celui qui répond pour un étranger tombera dans le malheur; ruais celui qui évite les pièges est en sûreté. » Deux versets après, 17 : « L'nomme miséricordieux fait du bien à son âme, mais l'homme cruel repousse même ses proches. » Trois versets plus loin, 20 : « Le coeur dépravé est abominable aux yeux du Seigneur; son bon plaisir est en ceux qui marchent avec simplicité. Le méchant eût-il une main dans l'autre, n'est pas sans péché, ruais la race des justes sera sauvée. » Après deux autres versets, 23 : « Les désirs du juste ne respirent que le bien, la colère est l'attente des impies. Les uns donnent ce qui est à eux, et s'enrichissent ; d'autres ravissent le bien d'autrui, et sont toujours dans la misère. L'âme qui répand pieusement ses bienfaits sera dans la prospérité; celui qui enivre sera enivré lui-même. Celui qui cache le froment sera maudit du peuple; mais la bénédiction descendra sur ceux qui le vendent. Celui-là se lève heureusement dès le matin, qui cherche à faire le bien; mais celui qui est à la poursuite du mal, en sera accablé. Celui qui se confie aux richesses périra, mais les justes fleuriront comme une tige 

 

1 Peut-être faudrait-il lire : huit versets.

 

verdoyante. » Quatre versets plus loin, 31 : « Si l'homme vertueux ici-bas reçoit son châtiment, à combien plus juste titre l'impie et le pécheur ? »

— XII, 1 : «Celui qui aime la correction, aime la vraie science; celui qui hait les réprimandes est un insensé. L'homme de bien puise en Dieu la grâce; celui qui se confie en ses pensées agit avec impiété. L'homme ne se fortifiera pas dans sa méchanceté; mais la race des justes demeurera inébranlable. » Quelques versets plus bas, 12: « Les désirs de l'impie recherchent l'appui des scélérats; mais la race des justes grandira. Par les péchés de ses lèvres, le méchant est près de sa perte: mais le juste sortira de la détresse: L'homme sera comblé de biens par suite des paroles de sa bouche, et il sera rétribué selon les oeuvres de ses mains. La voie de l'insensé parait droite à ses yeux, mais le sage écoute les conseils. » Après quatre autres versets, 18 : « Tel promet, qui est blessé dans sa conscience par un glaive; mais la langue des sages est une source de santé. Les lèvres véridiques sont pour toujours affermies, et le témoin téméraire fait parler nue langue menteuse. La fourberie est dans le coeur de ceux qui préparent le mal; ceux qui méditent des conseils de paix auront à leur suite la joie. Rien de ce qui peut arriver au juste ne lui cause de tristesse ; mais l'impie sera, accablé de maux. Le Seigneur a en abomination les lèvres menteuses; ceux qui agissent sincèrement lui sont agréables. L'homme habile cache sa science; mais le coeur insensé publie sa sottise. » Deux versets plus bas, 25: « La tristesse humilie le coeur de l'homme; mais une bonne parole lui apporte la joie. Celui qui ne craint pas de perdre pour son ami est un homme juste; la voie des méchants les égarera. Le trompeur sera privé de son gain; mais la richesse bien acquise est précieuse comme l'or. Dans les sentiers de la justice est la vie; le chemin oblique conduit à la mort. »

— XIII, 1: « La sagesse du fils vient de l'enseignement du père; mais le railleur n'écoute point quand il est repris. L'homme sera rassasié de biens par suite des paroles de sa bouche; l'âme du prévaricateur se nourrit d'iniquités. Celui qui veille sur sa langue, veille sur son âme; mais celui qui parle sans réfléchir, sentira le mal. Le paresseux veut et ne veut pas; mais l'âme de l'homme actif sera rassasiée. Le juste détestera les paroles trompeuses; l'impie couvre de confusion et en est couvert à son tour. La justice protège la voie de l'innocent, et l'impiété fait (24) trébucher les pécheurs. Tel paraît riche qui ne possède rien; et tel paraît pauvre qui est dans l'abondance. Le riche rachète sa vie par ses richesses; mais le pauvre ne soutient pas les réprimandes. La lumière des justes répand la joie; le flambeau des impies s'éteint bientôt. Parmi les orgueilleux sont des querelles sans fin; et parmi ceux qui règlent tout avec conseil, règne la sagesse. Le bien promptement acquisse dissipera, mais ce que la main ramasse peu à pense multipliera. L'espérance différée jette l'affliction dans l'âme; le désir satisfait est un arbre de vie. Celui qui veut déprécier quelque chose s'engage pour l'avenir; mais celui qui révère le précepte demeurera en paix (1) . La loi est pour le sage une source de vie; elle lui aide à éviter les atteintes de la mort. Les leçons de vertu donneront la grâce, et le chemin des railleurs descend à l'abîme. » Quelques versets plus loin, 24 : « Celui qui ménage la verge, hait son fils; celui qui a pour lui de la tendresse s'applique de bonne heure à le corriger. Le juste mange et rassasie son âme; l'estomac des impies est insatiable. »

Après deux autres versets, XIV, 2 : « Celui qui marche droit et qui craint le Seigneur, est méprisé de celui qui s'avance dans une voie infâme. La langue de l'insensé est une verge pour l'orgueil; les lèvres des sages sont en eux une garde vigilante. » Deux versets plus loin, 5 : « Le témoin fidèle ne ment jamais; le témoin rusé ne profère que le mensonge. Le railleur cherche la sagesse et ne peut la rencontrer, mais le sage trouve facilement à s'instruire. Oppose-toi à l'homme insensé et ne connais jamais les lèvres imprudentes. Bien discerner sa voie est la sagesse de l'homme habile, mais s'égarer est le délire des insensés. L'insensé se joue du péché; l'amour du bien demeure au milieu des ,justes. Chacun connaît les amertumes de son âme, et nul étranger ne se mêlera aux joies de notre cœur. La maison des impies sera détruite ; les tentes des justes fleuriront. Il est une voie qui parait bonne à l'homme, dont l'extrémité conduit à la mort. Le rire sera mêlé de douleur, et les joies finiront par le deuil. » Après trois autres versets, 16: « Le sage craint et se détourne du mal; l'insensé passe outre et a confiance. L'impatience conduit à la sottise, et l'homme dissimulé se rend odieux. » Quatre versets plus

 

1 Nos bibles ajoutent ici ces mots qui ne se trouvent point en d'autres versions: « Les âmes trompeuses se trompent elles-mêmes, dans leurs péchés, mais les justes sont compatissants et font miséricorde. »

 

loin, 21: « Celui qui méprise son prochain commet un péché; mais celui qui a pitié du pauvre sera bienheureux. Ils se trompent, ceux qui font le mat; la miséricorde et la vérité préparent tous les biens. Dans l'activité sera l'abondance, mais avec trop de paroles, il n'y aura souvent que la misère. » Après quatre autres versets. 26 : « La crainte du Seigneur inspire une confiance pleine de force, et ses enfants seront remplis d'espérance. La crainte du Seigneur est une source de vie; elle préserve des atteintes de la mort. » Deux versets plus bas, 29 : « L'homme patient se gouverne avec une prudence consommée; mais l'homme emporté manifeste sa folie. La santé du cœur est la vie du corps; mais l'envie ronge les os. Opprimer le malheureux, c'est outrager son Créateur; mais c'est l'honorer que d'avoir pitié du pauvre. »

Après sept autres versets, XV, 1 : « Une douce réponse apaise la colère ; une parole dure excite l'indignation. La langue des sages orne la science; la bouche des insensés écume de sottise. » Dix-sept versets plus loin, 12 : « L'homme corrompu n'aime pas celui qui le reprend; il ne fréquente pas les sages. » Douze versets plus bas, 16 : « Un peu de bien avec la crainte du Seigneur est préférable à de grands trésors qui ne rassasient point. Quelques fruits et l'affection dans un repas valent mieux que le veau gras et la haine. L'homme irascible excite les querelles, l'homme patient étouffe celles qui commencent. Le sentier des paresseux est comme une haie d'épines; la voie des justes est toujours aplanie. L'enfant sage est la joie de son père; l'homme insensé méprise sa mère. » Après deux autres versets, 22 : « Les bonnes pensées s'évanouissent, là où il n'y a pas de conseil; mais s'il y a plusieurs conseillers, elles s'affermissent. L'homme se plaît dans son sentiment quand il l'a exprimé; mais une parole dite à propos est plus délicieuse encore. L'homme instruit voit devant lui le sentier de la vie, pour éviter l'enfer éternel. » Quatre versets plus bas, 27 : « Il met le trouble dans sa maison, celui qui veut contenter son avarice; celui qui hait les présents aura la vie. » Après deux autres versets, 28: « L'esprit du juste médite l'obéissance; mais la bouche de l'impie est pleine de malice. Le Seigneur est loin des pervers ; il exauce les prières des justes. La lumière des yeux porte la joie dans l'âme; ainsi la bonne renommée nourrit les os. L'oreille attentive aux réprimandes qui donnent la vie, s'arrêtera au (25) milieu des sages; celui qui méprise les leçons de vertu, méprise son âme; mais celui qui est docile aux reproches est le maître de son coeur. La crainte du Seigneur est l'enseignement de la sagesse, et l'humilité précède la gloire.

— XVI, 1 : « C'est à l'homme de mûrir sa pensée, à Dieu de gouverner sa langue. Toutes les voies des hommes sont exposées à leurs yeux ; mais le Seigneur pèse les esprits. Expose tes oeuvres au Seigneur, et tes pensées seront dirigées par lui. Le Seigneur a tout créé pour sa gloire, l'impie même pour le jour mauvais. Le hautain est en abomination devant le Seigneur ; eût-il les mains l'une dans l'autre, il n'est pas sans péché (1). La miséricorde et la vérité rachètent l'iniquité, et la crainte du Seigneur détourne du mal. Quand les voies d'un homme seront agréables au Seigneur, il le mettra en paix , même avec .ses ennemis. Peu avec la justice vaut mieux que de grands biens avec l'iniquité. Le cœur de l'homme prépare ses voies, mais le Seigneur dirige ses pas. Sur les lèvres du roi est ce qu'il a su découvrir, sa bouche n'errera point en ses jugements. Les jugements du Seigneur sont le poids et la balance véritables, et ses oeuvres, les pierres qui servent à peser. Ceux qui agissent injustement sont maudits du roi, car la justice affermit son trône. Les lèvres justes plairont aux rois, ils aimeront (2) celui qui parle selon l'équité. La colère du roi est un avant-courrier de la mort ; l'homme sage saura l'apaiser. La gaîté sur le visage du roi, c'est la vie; sa clémence est la pluie du soir. Possède la sagesse, elle est préférable à l'or; acquiers la prudence, elle est plus précieuse que l'argent. Le sentier des justes s'écarte du mal; celui qui veille sur son âme garde sa voie. L'orgueil précède le brisement du coeur, et avant sa ruine l'esprit s'est trop élevé. Il vaut mieux être humilié avec les hommes doux, que de partager les dépouilles avec les superbes. L'homme instruit par la parole trouvera le bien, et bienheureux celui qui espère dans le Seigneur ! Celui qui a la 'sagesse dans le cœur sera appelé prudent, et la douceur de ses paroles lui attirera de plus grands éloges. » Et après dix sept autres versets, 32 : « L'homme patient vaut mieux que l'homme fort, et celui qui domine son âme, vaut mieux que celui qui prend des villes d'assaut. Les billets du

 

1 Dans la Vulgate se trouve cette :pensée: Le commencement de la bonne voie est d'accomplir la justice : elle est plus agréable à Dieu que l'immolation des hosties. — 2 Dans le texte dirigetur, n'est-ce point une faute pour diligetur qui se trouve dans la Vulgate.

 

sort sont placés dans le  pan de la robe, mais c'est le Seigneur qui en dispose. »

— XVII,1 : « Un peu de pain sec avec la joie vaut mieux qu'une maison remplie de victimes avec des querelles. Le serviteur prudent dominera les fils insensés, et il partagera l'héritage entre les frères. Comme l'argent s'éprouve au feu, et l'or au le creuset, ainsi le Seigneur éprouve nos coeurs. Le méchant obéit à la langue d'iniquité, et le trompeur écoute les lèvres menteuses. Celui qui méprise le pauvre, outrage son Créateur, et celui qui se réjouit de la ruine des autres, ne restera pas impuni. Les enfants des enfants sont la couronne des vieillards, et les pères sont la gloire des enfants. Les paroles graves ne conviennent point à un insensé, ni aux princes les lèvres menteuses. L'espérance est, pour celui qui attend, une perle brillante; de quelque côté qu'il se dirige, il pensera sagement. Celui qui cache les fautes, s'attire l'amitié; celui qui répète d'une autre manière ce qu'il sait, divise les mieux unis. Une bonne réprimande fait plus de biens à un homme prudent que cent coups à un insensé. Toujours le méchant recherche les querelles ; mais le ministre de la vengeance sera envoyé contre lui. Il vaudrait mieux rencontrer une ourse à qui ses petits son enlevés, qu'un insensé plein de confiance en ses sottises. Celui qui rend le mal pour le bien, ne verra pas le malheur s'éloigner de sa maison. Celui qui commence les querelles, est comme celui qui donne une ouverture à l'eau :il cesse d'être juste avant d'avoir reçu aucune injure. Celui qui justifie l'impie et celui qui condamne le juste sont tous deux maudits de Dieu. » Seize versets plus loin, 23: « Le méchant reçoit des présents en secret pour pervertir les sentiers de la justice. Le visage du prudent resplendit de sagesse ; les yeux des insensés errent jusqu'au bout du monde. » Trois versets plus bas, 27 : « Celui qui règle bien ses discours est docte et prudent, l'esprit de l'homme instruit est très-précieux. »

Après deux autres versets, XVIII, 1 : « Celui qui veut rompre avec son ami en cherche les occasions: mais en tout temps il sera sans excuse. » Six versets plus loin, 5 : « Il n'est pas bon d'accueillir l'impie à cause de son rang, pour s'éloigner de la vérité en le jugeant. » Après six autres versets, 6 : « Celui qui travaille avec mollesse et sans énergie est frère de celui qui détruit son ouvrage. Le nom du Seigneur est une tour inébranlable; le juste s'y réfugie et y sera en (26)honneur. » Deux versets plus bas, 12: « Avant d'être brisé, le cœur de l'homme s'est élevé, et avant d'être glorifié, il s'est humilié. » Sept versets plus loin, 17 : « Le juste est à lui-même son premier accusateur, son ami vient ensuite, et sonde le fond de son cœur. Le sort apaise les contestations ; il est aussi l'arbitre des puissants. Le frère qui aide son frère, c'est comme une ville bien fortifiée, et leurs résolutions sont comme les barres de fer aux portes des villes. » Après deux autres versets, 21 : « La mort et la vie sont au pouvoir de la langue ; selon qu'on l'aura aimée, on mangera de ses fruits. Celui qui a trouvé une femme vertueuse a trouvé un grand bien : il puisera ainsi la joie dans le Seigneur. Le pauvre parle d'un ton suppliant et le riche répond avec dureté. L'homme dont la société est agréable sera plus aimé qu'un frère. »

— XIX,1: « Le pauvre qui marche dans sa simplicité vaut mieux que le riche aux lèvres dissimulées, et que l'insensé. Où n'est point la vraie science de l'âme, il n'y a aucun bien; et celui qui précipite ses pas trébuche. La sottise de l'homme le fait tomber dans sa marche, et en son cœur il brûle de colère contre Dieu. Les richesses donnent de nombreux amis : ceux mêmes qu'avait le pauvre se retirent de lui. Le faux témoin ne demeurera pas impuni, et l'artisan de mensonge n'échappera point au châtiment. Beaucoup honorent le visage du puissant, et sont amis de celui qui donne des présents. Les frères du pauvre le haïssent, et ses amis se retirent loin de lui. Celui qui n'aime que les paroles,n'aura rien; mais celui qui est le maître de son cœur aime son âme. » Dix versets plus loin, 15 : « La paresse plonge dans l'assoupissement, et l'âme engourdie souffrira 1afaim. Celui qui garde le commandement garde son âme, mais celui qui néglige sa voie tombera dans la mort. Celui qui a compassion du pauvre, prête à usure au Seigneur, et le Seigneur lui rendra son bienfait. Corrige ton fils sans désespérer. » Six versets plus loin 22 : « L'homme dans le besoin est compatissant, et le pauvre est préférable au menteur. La crainte du Seigneur conduit à la vie, on y sera dans l'abondance sans redouter le malheur. » Après deux autres versets, 25: « Frappe l'homme corrompu, et l'insensé en deviendra plus sage parle seulement au sage, il comprendra ta réprimande. Celui qui afflige son père et met en fuite sa mère, est un infâme, un malheureux. Mon fils, écoute sans cesse ce qui t'est assigné, et n'ignore point les discours de la science. Le témoin inique se rit de la justice, et la bouche des impies dévore l'iniquité. Le jugement. des railleurs est préparé, et des marteaux sont prêts à frapper les corps des insensés. »

— XX, 1: « Le vin est une source d'impureté, et l'ivresse est remplie de désordre : Quiconque y trouve son plaisir ne sera jamais sage. » Après quelques versets, 10 : « Un poids et un poids, une mesure et une autre mesure, voilà deux choses abominables devant Dieu. Par les inclinations d'un enfant on voit si ses œuvres sont pures, si elles sont droites. » Deux versets plus bas, 13 : « N'aime pas le sommeil pour ne pas être accablé par la pauvreté; ouvre les yeux, et sois rassasié de pain. » Dix-sept versets plus loin, 23 : « Un poids et une autre poids, c'est devant Dieu une abomination ; et la balance trompeuse n'est pas bonne à ses yeux. »

Vingt-cinq versets plus loin, XXI,13 : «Celui qui ferme l'oreille aux cris du pauvre, criera un jour et ne sera point exaucé. Le don fait en secret apaise la colère; s'il est glissé dans le sein, il calme la plus forte indignation. Faire le bien est la joie du juste, c'est le désespoir de ceux qui commettent l'iniquité. L'homme qui s'écarte des sentiers de la sagesse sera mis au nombre des géants (maudits de Dieu.)» Après neuf versets, 23 : « Celui qui veille sur ses lèvres et sur sa langue préserve son âme des angoisses. Le superbe, le présomptueux passera pour ignorant, parce que dans la colère il étale son orgueil. Les désirs tuent le paresseux, car ses mains se sont refusées à tout travail. Tout le jour il désire et convoite; mais le juste donne, et ne cesse de donner. Les offrandes des impies sont abominables, parce qu'ils offrent le fruit de leurs iniquités. Le témoin menteur périra, mais l'homme véridique proclamera sa victoire.

Cinq versets plus loin, XXII, 1 : « Un nom honorable vaut mieux que les plus grandes richesses. » Quinze versets plus bas, 9 : « Celui qui s'empresse de faire miséricorde sera béni ; car il a donné de son pain au pauvre. Chasse le railleur, et avec lui s'éloigneront les querelles; et les plaintes et les outrages cesseront. » Après quatre autres versets, 13: « Le paresseux dit: Le lion est dehors, je vais être tué au milieu de la place publique. » Trois versets plus bas, 15 : « Celui qui opprime le pauvre pour accroître ses richesses, sera lui-même dépouillé par un plus riche et tombera dans la misère. » Huit versets plus loin, (27) 22 : « Ne fais point violence au pauvre, parce qu'il est pauvre; n'opprime point l'indigent à la porte de là ville parce  que le Seigneur prendra sa cause en main, et il tourmentera ceux qui auront tourmenté son âme. Né sois point l'ami d'un homme irascible, et ne marche point avec le furieux; de peur que tu n'apprennes à connaître leurs sentiers, et que tu ne scandalises ton âme. Ne sois point avec ceux qui s'engagent en touchant dans la main, et qui se rendent garants de sommes empruntées. »

Un peu plus loin, XXIII, 13 : « N'éloigne pas de l'enfant la correction; car si tu le frappes de la verge il ne mourra point. Tu le frapperas donc de la verge, et tu délivreras son âme de l'enfer. » Huit versets plus bas, 20: « Ne prends jamais part aux festins de ceux qui s'enivrent, ni aux orgies de ceux qui apportent leurs viandes à manger ensemble. » Après vingt autres versets, 31 : « Ne regarde pas le vin quand il pétille, quand sa couleur brille dans la coupe. Il entre agréablement, mais à la fin, il mord comme le serpent, et répand son venin comme le basilic. »

Sept versets plus loin il est écrit, XXIV, 1 : « Ne porte pas envie aux méchants, et ne désire point d'être avec eux, car leur esprit ne rêve que rapines, et leurs lèvres ne répètent que le mensonge. » Au même endroit, seize versets plus bas, 11 : « Délivre ceux que l'on conduit à la mort, et ne cesse d'arracher au danger ceux qu'on entraîne à leur perte. Diras-tu : Les forces me manquent ? Celui qui sonde les coeurs le voit bien, le Sauveur de ton âme ne peut l'ignorer, et il rendra à l'homme selon ses oeuvres. » Après neuf autres versets, 17 : « Quand ton ennemi succombera, ne t'en réjouis point, et que sa ruine ne fasse pas tressaillir de joie ton cœur, de peur que le Seigneur ne te voie, que cela ne lui déplaise, et que sa colère ne se détourne de lui pour tomber sur toi. Ne lutte point avec les scélérats, et ne porte pas envie au méchants. » Deux versets plus bas, 21 : « Mon fils, crains le Seigneur, et le roi; et ne te mêlé pas aux médisants, car soudain viendra sur eux la ruine ; et qui pourra connaître le châtiment de l'un et de l'autre ? Ceci est encore pour les sages : Il n'est pas bon de faire acception des personnes dans les jugements. Celui qui dit à l'impie : Tu es juste, sera maudit du peuple et détesté des tribus. Ceux qui le reprennent seront comblés de louanges, et la bénédiction descendra sur eux, ils recevront le baiser de celui qui répond avec droiture. » Après deux autres versets, 28: « Ne sois pas témoin pour le mensonge contre ton prochain, et que les caresses de tes lèvres ne séduisent personne. Ne dis point: Comme il m'a fait je lui ferai . je rendrai à chacun selon son oeuvre. J'ai traversé le champ du paresseux et la vigne de l'insensé; et tout] était rempli d'orties ; les épines y avaient tout couvert, et la muraille de pierres était tombée. J'ai vu, j'ai gravé dans ma mémoire, et cet exemple m'a appris la sagesse.

Vingt versets plus loin, XXV, 8 : « Ce que tes yeux ont vu, ne t'empresse pas de le divulguer dans tes querelles, de peur qu'ensuite tu ne puisses réparer le déshonneur causé à ton ami. Termine avec ton ami ta querelle, et ne confie pas ton secret à un étranger ; de peur que l'ayant appris il ne t'insulte et ne te couvre de confusion. Les paroles dites à propos sont comme des pommes d'or en des vases d'argent. La réprimande faite au sage, et à l'oreille docile, c'est un anneau d'or et une perle brillante. » Après dix-sept versets, 20: « C'est jeter du vinaigre dans le nitre, que de faire entendre des chants de joie à un cœur mauvais. Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger; s'il a soif, présente-lui de l'eau à boire ; et tu amasseras sur sa tête des  charbons ardents, et le Seigneur t'en récompensera. » Dix versets plus loin, 28 : « C'est une ville ouverte et sans murailles que l'homme qui, ne peut en parlant contenir son esprit.  »

Après deux versets, XXVI, 2 : « Comme l'oiseau s'enfuit d'un lieu à un autre, comme le passereau voltige ça et là, ainsi la malédiction téméraire vient retomber sur celui qui l'a prononcée. Le fouet est pour le cheval, le licou est pour l'âne, et la verge pour le dos de l'insensé. Ne réponds pas au fou selon sa folie, pour ne pas lui devenir semblable; mais réponds au fou selon sa folie pour qu'il ne se croie pas sage. » Dix versets plus loin, 11 : «Comme le chien qui retourne à son vomissement, ainsi est l'insensé qui retombe dans sa folie. Tu as vu l'homme qui se croit sage ; il faut plus espérer de l'insensé que de lui. Le paresseux dit : Le lion est sur la voie, la lionne est dans le chemin. Comme une porte tourne sur ses gonds, ainsi le paresseux dans son lit. Le paresseux cache sa main sous son aisselle, et c'est pour lui une fatigue de la porter à sa bouche. Le paresseux  s'estime plus sage que sept hommes disant des choses sensées. Comme celui qui saisit les oreilles d'un chien, ainsi celui qui en passant ne peut se (28) soutenir et se mêle à une querelle qui n'est pas la sienne. Celui qui lance ses traits et ses flèches est coupable de la mort qu'il a causée; ainsi en est-il de celui qui se cache pour nuire à son ami et qui surpris ose  dire : Je l'ai fait en jouant. Quand le bois manque, le feu s'éteint: et les querelles s'apaisent, quand il n'y a plus de délateur. Ce qu'est le charbon au réchaud allumé, le bois à la flamme; tel est l'homme irascible pour alimenter les querelles. Les paroles du semeur de rapports paraissent simples, mais elles pénètrent jusqu'au fond des entrailles.» Trois versets plus bas, 24: « L'ennemi se fait reconnaître par ses paroles, même lorsqu'il cache ses ruses au fond de son cœur. Quand il adoucirait le ton de sa voix, n'ajoute point foi à ses paroles ; car il y a sept replis d'iniquité dans son cœur. Celui qui cache sa haine sous de fausses apparences verra sa malice confondue dans l'assemblée. Celui qui creuse une fosse s'y précipitera, et celui qui soulève un pierre la voit retomber sur lui. La langue trompeuse n'aime point la vérité et la bouche flatteuse accumule les ruines. »

— XXVII, 1 : « Ne te glorifie pas pour le lendemain ; tu ne sais pas ce que doit amener le jour à venir. Qu'un autre te loue et non ta bouche; que ce soit un étranger et non tes lèvres. » Quatre versets plus loin, 5 : « Une réprimande adressée ouvertement vaut mieux qu'un amour caché. Les blessures de celui qui nous aime, sont préférables aux insidieuses caresses de celui qui nous hait. » Et après trois autres versets, 10 «N'abandonne pas ton ami, ni l'amide ton père. » Après quelques versets, 20 : «L'enfer et l'abîme de la mort ne sont jamais comblés, ainsi les yeux de l'homme sont insatiables. Comme l'argent est éprouvé au creuset, et l'or dans la fournaise, ainsi l'homme l'est-il par les louanges qui lui sont données. Quand tu briserais l'insensé dans un mortier, comme le pilon y broie le grain d'orge, tu ne lui enlèverais pas sa folie. »

Après quelques versets, XXVIII, 3 : « Le pauvre qui opprime le pauvre est comme une pluie violente qui prépare la famine. Ceux qui méprisent la loi comblent l'impie de louanges ; ceux qui l'observent s'irritent contre lui. Les hommes mauvais s'inquiètent peu du jugement ; mais ceux qui recherchent le Seigneur prennent garde à tout. Le pauvre marchant dans sa simplicité vaut mieux que le riche dans ses sentiers tortueux. Deux versets plus bas, 8 : « Celui qui amasse des richesses par l'usure et de gros intérêts, les prépare à un homme généreux envers les pauvres. Si quelqu'un ferme l'oreille pour ne pas entendre la loi, sa prière sera maudite. Celui qui égare les justes dans une mauvaise voie, tombera dans ses pièges et les hommes simples possèderont ses biens. » Après quatre autres versets, 13: « Celui qui cache ses crimes ne pourra prospérer, celui qui les avoue et s'en corrige obtiendra miséricorde. Heureux l'homme toujours dans la crainte, mais celui qui endurcit son âme tombera dans le mal. » Au même endroit, douze versets plus loin, 20 : « L'homme fidèle sera comblé de louanges, celui qui se hâte de s'enrichir ne sera pas sans péché. Il n'est pas bon dans les jugements de faire acception de personne : celui-là pour un morceau de pain trahit la vérité. L'homme qui se hâte de s'enrichir et qui porte envie aux autres, ne sait pas qu'un jour la misère fondra sur lui. Celui qui reprend son semblable trouvera grâce ensuite devant lui, plus facilement que celui qui le trompe par un langage plein de flatteries. Celui qui vole son père et sa mère, et qui dit : Il n'y a point de péché, est le compagnon de l'assassin. Celui qui se vante et s'enfle d'orgueil excite les querelles; mais celui qui espère dans le Seigneur sera guéri de ses maux. Insensé est celui qui se confie en son propre coeur ; mais celui qui s'avance avec

sagesse sera sauvé. Celui qui donne au pauvre ne connaîtra pas le besoin, et celui qui méprise sa prière sera en butte à la misère. »

Dix versets plus loin, XXIX, 5 . « Celui qui parle à son ami un langage flatteur et dissimulé, tend un filet à ses pieds. Après vingt-deux autres versets, 19 : « L'esclave ne peut-être repris par des paroles, il entend ce que tu lui dis, mais il dédaigne d'y répondre. As-tu vu l'homme prompt à parler ? Il faut attendre plutôt de lui des sottises que de l'amendement. » Quatre autres versets plus bas, 23: « L'humiliation poursuit l'orgueilleux mais la gloire environnera le cœur humble. Celui qui s'associe à un voleur est l'ennemi  de son âme. S'il est appelé au serinent, il ne le découvre pas. Celui qui craint les hommes tombera bientôt, mais celui qui espère en Dieu sera élevé en gloire. Beaucoup recherchent la faveur du prince, mais le Seigneur est le juge de tous les hommes. Les justes ont les impies en abomination, et les impies abhorrent ceux qui marchent dans la voie droite.»

Après quatorze versets, XXX, 7 : « Je vous ai demandé deux choses; ne me les refusez pas avant (29) que je meure : Eloignez de moi la vanité et les paroles trompeuses. Ne me donnez ni la misère, ni l'opulence : accordez-moi seulement ce qui est nécessaire à la vie; de peur que rassasié je ne sois tenté de vous renier et de dire : Qui est le Seigneur ? ou que la misère ne me porte à dérober et à parjurer le nom de mon Dieu. N'accuse pas le serviteur devant son maître de peur qu'il te maudisse et que tu ne tombes. »

Un peu plus loin, XXXI, 9 : « Ouvre la bouche, déclare ce qui est juste, et juge le pauvre et l'indigent. » Voilà pour le livre des Proverbes. Examinons un autre livre de Salomon appelé Ecclésiaste, et voyons ce qui peut trouver place ici.

 

 

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CHAPITRE VIII. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'ECCLÉSIASTE.

 

CHAPITRE II, 13 : « Et j'ai vu que la sagesse l'emporte sur la folie autant que la lumière l'emporte sur les ténèbres. Les yeux du sage sont à sa tête pour le conduire; l'insensé marche dans les ténèbres. »

 peu après, IV, 17 : « Veille sur tes pas en entrant dans la maison de Dieu : car l'obéissance est bien préférable aux sacrifices des insensés, qui ne savent pas le mal qu'ils font. »

V, 1 : « Ne parle pas témérairement ; que ton coeur ne précipite pas ta prière devant Dieu; car Dieu est au ciel, et tu es sur la terre. Que tes paroles soient donc peu nombreuses. Les rêves suivent les nombreux soucis, et la folie se rencontre dans les longs discours. Si tu as fait à Dieu un voeu, accomplis-le sans délai; car la pro messe infidèle et téméraire lui déplaît.            Accomplis donc le veau que tu as fait : il vaut beaucoup mieux ne pas s'engager que de ne pas s'acquitter de sa promesse après son vœu. Ne laisse pas ta bouche devenir pour ta chair une occasion de péché, et ne dis pas même devant ton Ange

Il n'y a point de Providence, de peur    qu'irrité contre tes paroles, Dieu ne détruise les oeuvras de tes mains. Où les illusions abondent il y a beaucoup de vanités et de discours inutiles; mais toi, crains le Seigneur. » Six versets plus loin, 9 : « L'argent ne rassasie point l'avare, et celui qui aime les richesses n'en retire aucun profit.» Plus loin, VII, 3 : «Il vaut mieux aller dans une maison de deuil que dans une maison de réjouissances : celle-là avertit de la fin de tous les hommes et celui qui vit pense à ce qui doit lui arriver. L'indignation est meilleure que le rire : car la tristesse du visage rappelle à son devoir celui qui pèche. Le coeur des sages se trouve où est la tristesse; le coeur des insensés, où est la joie. Il vaut mieux être repris du sage que d'être trompé par les flatteries de l'insensé. Le rêve de l'insensé est comme le pétillement des épines, qui brûlent sous la chaudière. » Quatre versets plus bas, 9 : « L'homme patient est préférable au présomptueux. Ne sois pas prompt à t'irriter, car la colère repose dans l'insensé. Ne dis point : D'où vient donc que les temps anciens furent meilleurs que ceux d'aujourd'hui ? Une pareille question est une véritable sottise. » Après trois autres versets, 13 : « La science et la sagesse ont cela de plus, qu'elles donnent la vie à celui qui les possèdent. »

Plus loin, VIII, 2 : « Pour moi, j'observe les ordres du roi, et les commandements de Dieu donnés avec serment. Ne te hâte point de fuir sa présence, et ne persévère pas dans le péché. » Un peu après il est dit, 12: « Et parce que le pécheur commet cent fois le mal et qu'il est supporté avec patience, j'ai reconnu que le bonheur est réservé à ceux qui craignent Dieu et révèrent sa présence. Qu'aucun bien ne soit pour l'impie, qu'il n'ait point de longs jours; mais qu'ils passent comme l'ombre, ceux qui ne craignent pas la présence de Dieu. »

Plus loin, IX, 16 : « Je disais que la sagesse valait mieux que la force. » Et quatre versets plus bas, 18: « La sagesse vaut mieux que les armes; et celui qui péchera en un seul point perdra de grands biens. »

Deux versets plus loin, X, 1 : « La sagesse et la gloire s'éclipsent devant une sottise légère et de quelques instants. » Treize versets plus bas, 8 Celui qui creuse une fosse y tombera, celui qui détruit la haie sera mordu par le serpent, celui qui roule les pierres en sera meurtri, celui qui fend le bois en sera blessé. Si le fer s'émousse, et qu'au lieu de lui rendre son premier tranchant, on l'émousse encore, on aura beaucoup de peine (30) à l'aiguiser : ainsi la sagesse ne s'acquiert que par un long travail. Si le serpent mord sans faire de bruit, il fait moins de mal que celui qui médit en secret. Les paroles du sage sont pleines de grâce, les paroles de l'insensé précipitent sa ruine. »

Plus loin, XI, 9 : « Réjouis-toi donc dans ton adolescence, ô jeune homme ; que ton coeur soit heureux aux jours de ta jeunesse ; marche dans les voies de ton coeur et selon les regards de tes yeux, et souviens-toi que pour toutes ces choses Dieu t'appellera en jugement. Bannis la colère de ton coeur, éloigne de ta chair la corruption; car l'adolescence et la volupté ne sont que vanité. »

XII, 4 : « Souviens-toi de ton Créateur aux jours de ta jeunesse. » Quelques versets plus loin, 43 : « Crains Dieu et observe ses commandements. »

 

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CHAPITRE IX. PRÉCEPTES TIRÉS DU CANTIQUE DES CANTIQUES.

 

Nous avons encore de Salomon un autre livre intitulé : Le Cantique des Cantiques ; mais y a-t-il quelque chose qui puisse convenir à ce recueil, puisque du commencement à la fin il célèbre et prédit, sous le voile de l'allégorie et avec toute la sublimité du langage prophétique, les chastes amours du Christ et de son Eglise ? Toutefois, ce livre, malgré ses obscurités, nous fait facilement comprendre quels désirs cet amour divin et divinement inspiré doit exciter en nous et quel prix nous devons y attacher. Car ce n'est pas une seule fois, mais jusqu'à trois fois et à différentes reprises qu'on y trouve répétées ces paroles :

 

CHAPITRE  II, 7 ; III, 5; VIII, 4 : « Je vous en conjure, ô filles de Jérusalem, par les chèvres et les biches de nos campagnes, n'inquiétez pas et ne troublez point le sommeil de ma bien-aimée, jusqu'à ce qu'elle s'éveille d'elle-même. Je vous conjure par les vertus et les forces de la campagne, d'élever votre amour au degré qu'elle désire. » Or, c'est par ces mots que l'Eglise, au sein de laquelle nous vivons, exhorte ses filles, ou plutôt s'exhorte elle-même, pendant qu'elle est établie dans un grand nombre d'entre elles. Elle est le champ fertile de Dieu, dont les vertus et les forces sont inépuisables, et les martyrs dans leur amour pour le Christ les ont reproduites en eux-mêmes. Car jusqu'où veut-il que s'élève en cette vie l'amour de sa bien-aimée pour lui ? Ne l'a-t-il pas enseigné lui-même et n'y a-t-il pas conduit par son exemple ? Car il a dit : « Nul ne peut avoir une plus grande charité que celui qui donne sa vie pour ses amis (1) ; » et après l'avoir dit, il l'a fait. Et pour qu'on ne croie pas qu'il n'imposait ce sacrifice qu'à lui seul, saint Jean ajoute dans une épître : « De même qu'il donne sa vie pour nous tous, ainsi nous devons donner la nôtre pour nos frères (2). » Voilà jusqu'où il veut que s'élève la charité.

On lit aussi dans le même cantique, II, 4 : « Réglez en moi mon amour. »

Le Christ y dit aussi ces paroles, VI, 3 : « Tu es belle, ô ma bien-aimée, douce et ravissante comme Jérusalem. »

Et ailleurs,  VIII,  6 : « Que tu es belle, ô ma bien-aimée, que tes charmes sont ravissants ! »

Plus loin  VIII,  6, : « Place-moi comme un sceau sur tondeur, comme un sceau sur ton bras; l'amour est fort comme la mort, son zèle est inflexible comme l'enfer. » Un verset plus loin, 7

Les grandes eaux n'ont pu éteindre l'amour, les fleuves ne l'engloutiront pas. Si l'homme vient à donner pour son amour tout ce qu'il possède en sa maison, il croira n'avoir rien donné. »

 

1 Jean, XV, 13. —  2 Jean, III, 16.

 

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CHAPITRE X. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE DE JOB.

 

CHAPITRE XXIV, 1 : « Ceux qui connaissent Dieu ignorent ses jours. Les uns élèvent les bornes des champs, dispersent et ravissent les troupeaux : ils emmènent l'âne de l'orphelin, et saisissent comme gage le boeuf de la veuve. » Cinq versets plus bas, 6 : « Ils moissonnent le champ qui n'est point à eux, ils vendangent la vigne de celui qu'ils ont injustement opprimé. Ils laissent nus ceux qu'ils ont dépouillés de leurs vêtements, et qui n'ont plus rien pour se couvrir contre le froid. » Après deux versets, 9 : « Ils ont par leurs violences ruiné l'orphelin et pillé le pauvre peuple. Ils ont enlevé jusqu'au dernier épi à ceux qui sont nus, qui vont sans vêtements et qui meurent de faim. » Après deux autres versets, 12 : « Ils font gémir les hommes dans les villes ; l'âme des blessés a poussé dès cris de douleur, et Dieu ne les laissera pas sans les venger. Ils ont fermé les yeux à la lumière, ont méconnu les sentiers qu'elle éclaire, et n'ont point voulu y revenir. » Vingt-un versets plus loin, 20: « Qu'il soit détruit comme l'arbre sans fruit ; car il a nourri celle qui était stérile et qui n'enfantait point, et n'a pas secouru la veuve. II a dans sa puissance abattu les plus forts. »

Un peu après, XXIX, 11 : « L'oreille qui m'écoutait me proclamait bienheureux, et l'oeil qui me voyait me rendait témoignage, parce que je vengeais le pauvre éploré et l'orphelin sans défense. L'homme près de périr me comblait de bénédictions, et le coeur de la veuve près de moi était consolé. La justice était mon manteau; et l'équité dans les jugements, mon vêtement et mon diadème. J'ai été l'oeil de l'aveugle, le pied du boiteux. J'étais le père des pauvres, et ,j'examinais avec la plus grande attention, avant de juger une cause que j'ignorais. Je brisais la mâchoire du méchant, et je lui arrachais la proie d'entre les dents, »

Plus loin, XXXI, 5 : « Si j'ai marché dans la vanité, et si mes pieds se sont hâtés pour la fraude, que Dieu me pèse dans sa juste balance, et qu'il reconnaisse la simplicité de mon âme. Si mes pas se sont détournés de ses sentiers, si mon coeur a suivi l'attrait de mes yeux, si quelque souillure s'est attachée à mes mains. » Deux versets plus bas, 9 : « Si les attraits d'une femme ont séduit mon coeur, si j'ai dressé des pièges à la porte de mon ami. » Après deux autres versets, 12 : « Car c'est un crime énorme , et une grande iniquité; c'est un feu dévorant qui consume tout, et extermine jusqu'aux derniers rejetons. Si j'ai refusé d'entrer en jugement avec mon serviteur et ma servante, quand ils se plaignaient de moi. » Quatre versets plus loin, 16 : « Si j'ai refusé aux pauvres ce qu'ils voulaient, si j'ai fait languir les yeux;de la veuve; si j'ai mangé seul mon pain, et que l'orphelin n'ait pu en manger : mais plutôt la compassion a grandi avec moi dès l'enfance; elle est avec moi sortie du sein de ma mère. Si j'ai vu, sans le secourir, l'homme nu mourant de froid, et le pauvre sans vêtements; si ses membres ne m'ont point béni, quand il a été réchauffé par la toison de mes brebis ; si j'ai levé le bras contre l'orphelin, même lorsque je me voyais plus fort que lui aux portes de la ville. » Après cinq autres versets, 24 : « Si j'ai cru que l'or était ma force, et que j'aie dit à l'or le plus pur: Tu es mon espérance; si j'ai placé mon bonheur dans mes richesses, et dans les biens que mes mains ont amassés. » Six versets plus loin, 29 : « Si j'ai triomphé de la ruine de mon ennemi, si j'ai tressailli d'allégresse en voyant fondre sur lui le malheur. » Quatre autres versets plus loin, 32: « L'étranger n'est point resté dehors, et m'a porte à été ouverte au voyageur. Si j'ai par faiblesse humaine, caché mon péché, et renfermé mon iniquité dans mon sein; si j'ai redouté la multitude et que le mépris de mes proches m'ait effrayé; si je n'aie pas plutôt cherché à me taire et que je n'aie point franchi le seuil de ma maison. Qui me donnera quelqu'un pour m'entendre ? afin que le Tout-Puissant écoute mon désir et que celui qui me juge écrive ma sentence; que je la porte sur mon épaule, et que j'en ceigne ma tête comme d'une couronne. A chaque pas que je ferai je la proclamerai et je. la présenterai à chacun comme à un prince. Si la terre crie contre moi et que les sillons gémissent avec elle; si j'ai mangé de ses fruits sans en payer (32) le prix et que j'aie affligé le coeur de ceux qui l'ont cultivée. »

Nous allons maintenant recueillir dans les Prophètes ce qui peut convenir à cet ouvrage. Commençons par ceux d'entre eux que la brièveté de leurs écrits a fait appeler petits Prophètes. Or, voici ce que nous trouvons dans les prophéties d'Osée.

 

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CHAPITRE XI. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE D'OSÉE.

 

CHAPITRE IV, 1 : « Enfants d'Israël, écoutez la parole du Seigneur : Le Seigneur va entrer en jugement avec les habitants de la terre. Il n'y a ni vérité, ni miséricorde, ni science de Dieu sur la terre. Les malédictions, le mensonge, l'homicide, le vol et l'adultère ont fait irruption de tous côtés, et le sang s'est mêlé au sang. » Douze versets plus loin, 6 : « Parce que tu as repoussé la science, je te repousserai, pour que tu n'exerces plus mon sacerdoce. » Après quinze autres versets; 10 : « Parce qu'ils ont abandonné le Seigneur et n'ont plus gardé sa loi; la fornication, le vin et l'ivresse emportent leur coeur. » Dix-sept versets après, 14: « Parce qu'ils vivaient avec des courtisanes, et sacrifiaient avec des efféminés, ce peuple sans intelligence sera flagellé. Si tu te livres à la fornication, ô Israël, que Juda ne m'abandonne point. N'entrez pas à Galgala, ne montez pas à Béthaven, n'y dites point pour faire un serment: le Seigneur est vivant. »

Après quelques versets, V, 4 : « Ils n'auront point la sage pensée de revenir au Seigneur leur Dieu, car l'esprit de fornication est au milieu d'eux, et ils n'ont point connu le Seigneur. » Soixante-un versets plus loin VI, 5 : « Vos jugements brilleront comme la lumière; parce que j'ai voulu la miséricorde, et non le sacrifice, la connaissance de Dieu plutôt que l'holocauste. »

Un peu après, X, 12 : « Semez pour vous dans la justice, et moissonnez dans la miséricorde défrichez vos terres. Il sera temps de rechercher le Seigneur, lorsque celui qui doit vous enseigner la justice sera venu. »

Après soixante. dix-huit versets, XII, 6 : « Tu te convertiras au Seigneur ton Dieu : garde la miséricorde et le jugement et espère toujours au Seigneur ton Dieu.

Après cinquante-un autres versets, XIII, 4 : « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t'ai tiré de la terre d'Egypte. Tu ne connaîtras point d'autre maître que moi : nul autre que moi n'est votre Sauveur.»

Trente-neuf versets plus loin, XIV, 2 : « O Israël, retourne vers le Seigneur ton Dieu car ton iniquité a causé ta ruine. Portez-lui vos prières, et convertissez-vous au Seigneur ; dites-lui : Enlevez toute notre iniquité, agréez tout ce qu'il y a de bien en nous, et nous vous offrirons le sacrifice de nos lèvres. »

 

 

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CHAPITRE XII. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE DE JOEL.

 

CHAPITRE I, 5 : « Hommes enivrés, réveillez-vous, pleurez et poussez des hurlements, vous qui buvez le vin avec délices, car il vous est ôté de la bouche. Une nation forte et innombrable est venue fondre sur ma terre. »

Un peu après, II, 12 : « Et maintenant, dit le Seigneur, convertissez-vous à moi de tout votre coeur, dans les jeûnes, les pleurs et les gémissements; déchirez vos coeurs, et non vos vêtements, et convertissez-vous au Seigneur votre Dieu, car il est bon et miséricordieux.

 

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CHAPITRE XIII. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE D'AMOS.

 

CHAPITRE II, 6 : « Voici ce que dit le Seigneur : Après les crimes de Juda répétés trois et quatre fois, je ne le rappellerai plus à moi, parce qu'ils ont rejeté la loi du Seigneur, et n'ont point gardé ses commandements. Ils ont été séduits par les mêmes idoles, vers lesquelles s'en sont allés leurs pères. » Deux versets plus loin, 6 : « Voici ce que dit le Seigneur : Après les crimes d'Israël, répétés trois ou quatre fois, je ne le rappellerai plus à moi; parce que qu'ils ont livré le juste pour de l'argent, et le pauvre pour une vile chaussure. Ils brisent contre terre la tète du pauvre et détournent l'homme humble de ses voies. Le père et le fils sont allés vers la même femme, et ont ainsi profané mon saint nom. » Au verset suivant il est écrit, 8 : « Ils buvaient dans la maison de Dieu le vin des malheureux qu'ils avaient condamnés. »

Plus loin, V, 4 : « Car le Seigneur dit ceci à la maison d'Israël : Cherchez-moi et vous vivrez. » Trois versets plus bas, 6 : « Cherchez le Seigneur et vivez. » Après huit autres versets 10 : « Ils.ont haï celui qui les reprenait à la porte de la ville, ils ont eu en horreur celui qui parlait selon la justice. Et parce que vous avez dépouillé le pauvre, et lui avez enlevé tout ce qu'il avait de plus précieux. » Trois versets plus loin, 12 : « J'ai connu le nombre de vos iniquités et l'énormité de vos crimes. Ennemis du juste, qui recevez des présents, et opprimez le pauvre dans vos jugements. » Deux autres versets plus loin, 14 : « Cherchez le bien, et non plus le mal, afin que vous viviez, et le Seigneur Dieu des armées sera avec vous, comme vous l'avez publié. Haïssez le mal, aimez le bien et rendez la justice à la porte de la ville; peut-être le Dieu des armées aura-t-il pitié des restes de Joseph. »

Après plusieurs autres versets, VI, 4 : « Vous qui dormez en des lits d'ivoire, et qui vous étendez mollement sur votre couche; qui mangez les agneaux choisis, et les veaux les plus gras du troupeau; qui chantez aux accords de la lyre : ils croient sur leurs instruments reproduire les chants de David ; ils buvaient le vin à pleines coupes, répandant sur eux les parfums les plus exquis, et restaient insensibles aux afflictions de Joseph. »

Plus loin, VIII, 4 : « Ecoutez ceci, vous qui écrasez le pauvre et faites languir le malheureux sur la terre ; qui dites : Quand sera passé le temps de la moisson, afin que nous vendions nos récoltes ? Quand finira le Sabbat, afin que nous puissions ouvrir nos greniers? Alors nous rendrons la mesure plus petite, nous augmenterons le poids du sicle, et nous pèserons dans des balances trompeuses, afin d'acheter le pauvre pour un peu d'argent, l'indigent pour une vile chaussure et de vendre le rebut de nos grains. »

 

 

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CHAPITRE XIV. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE DE MICHÉE.

 

CHAPITRE II, 1 : « Malheur à vous qui formez d'inutiles projets, et qui sur votre couche préparez le mal. Aux premiers rayons du jour ils l'accomplissent, car leurs mains s'élèvent contre Dieu. Ils ont convoité ses champs, les ont injustement ravis, et ont usurpé des maisons. Ils ont opprimé celui-ci pour sa demeure, celui-là pour son héritage. »

Un peu après, III, 9 : « Ecoutez ceci, princes de la maison de Jacob, et vous, juges de la maison d'Israël, qui pervertissez la justice; qui bâtissez Sion avec le sang, et Jérusalem avec l'iniquité. Ses princes, rendaient la justice pour des présents, et ses prêtres enseignaient pour un vil salaire, ses prophètes prédisaient l'avenir pour de l'argent; et tous osaient se reposer sur le Seigneur et dire : Dieu n'est-il pas au milieu de nous? Les maux ne fondront point sur notre tète. »

Plus loin, VI, 8 : « O homme, je t'apprendrai ce qui est bien, et ce que demande de toi le (34) Seigneur : c'est de rendre la justice, d'aimer la miséricorde, et de marcher avec crainte en la présence de ton Dieu. » Trois versets plus bas, 10 : « Les trésors d'iniquité sont un feu dans la maison de l'impie, et la fausse mesure est remplie de la colère divine. Pourrai-je trouver juste la balance impie et les poids trompeurs ? Avec eux les riches se sont gorgés d'iniquité : les habitants de cette ville parlaient le mensonge, et leur bouche cachait une langue frauduleuse. »

Après douze autres versets, VII, 1 : « Malheur à-moi 1 Je suis semblable à celui qui cherche en automne les restes de la vendange. Il n'y a plus une seule grappe. ; et mon âme a vainement désiré quelques figues hâtives. Le saint a disparu, et l'homme droit n'est plus parmi nous. Tous dressent des pièges dans le sang. Le frère guette son frère pour le frapper à mort, et ils appellent bien l'iniquité de leurs mains. Le prince exige, le jute cède lâchement, et le puissant révèle les coupables désirs de son âme. »

 

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CHAPITRE XV. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE D'HABACUC.

 

CHAPITRE I, 3 : « Le jugement est toujours rendu contre moi, c'est la passion qui l'emporte. C'est pourquoi la loi est mise en lambeaux, et le jugement est resté sans foi-ce: parce que l'impie prévaut contre le juste, il n'y a plus que des sentences d'iniquité. »

Un peu après, II, 4 : « Le juste vivra de sa foi. Comme le vin trompe celui qui s'enivre, ainsi sera trompé l'orgueilleux : il sera sans gloire. » Plus loin, 18 : « A quoi sert la statue qu'un sculpteur a taillée, la fausse image qu'il a jetée dans le moule ? Que lui sert-il d'avoir espéré en l'ouvrage de ses mains et de s'être fabriqué des simulacres sans voix? Malheur à celui qui dit au bois : Réveille-toi ; à la pierre muette : Lève-toi ! Est-ce qu'elle pourra l'instruire ?Elle est revêtue d'or et d'argent, mais elle n'a point en elle un souffle de vie. Le Seigneur est dans son saint temple ; que l'univers se taise en sa présence. »

 

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CHAPITRE XVI. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE DE SOPHONIE.

 

CHAPITRE I, 4 : « Je ferai disparaître de ce lieu les restes de Baal, le nom de ses prêtres et des gardiens de son temple ; ceux qui adorent sur les toits la milice du ciel, qui adorent en même temps le Seigneur, qui jurent par lui et jurent aussi par Moloch ; ceux qui se détournent du Seigneur et ne veulent point le suivre, ceux qui ne le cherchent point et ne se mettent jamais en peine de le trouver. Demeurez en silence devant le Seigneur, le jour du Seigneur approche. » Seize versets plus bas, 12 : « En ce temps-là, je scruterai Jérusalem, le flambeau à la main, je visiterai ces hommes enfoncés dans la boue de leurs péchés, et qui disent en leur coeur : Le Seigneur ne nous fera aucun bien, il ne nous fera aucun mal. »

Après quelques autres versets, II, 1 : « Arrivez assemblez-vous, nation indigne de mon amour, avant que je fasse arriver ce jour, comme un tourbillon de poussière, avant que la colère du Seigneur éclate contre vous, et que vienne sur vous le jour de sa fureur. Cherchez le Seigneur, humbles de la terre, vous tous qui observez ses décrets. Cherchez la justice, cherchez la mansuétude, ainsi pourrez-vous être à couvert au jour des vengeances du Seigneur. »

Plus loin, III, 12 : « Je laisserai au milieu de vous un peuple sans richesses et sans force, et les restes d'Israël espéreront au nom du Seigneur. Ils ne commettront plus le péché, ne proféreront plus le mensonge, et on n'entendra plus parmi eux de langues trompeuses. »

 

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CHAPITRE XVII. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE DE ZACHARIE.

 

CHAPITRE V, 3. Au sujet du volume que le prophète vit en esprit : « Et il me dit : C'est la malédiction qui va se répandre sur toute la terre tout voleur sera jugé selon ce qui y est écrit, tout parjure y trouvera pareillement sa condamnation. Je ferai paraître ce livre, dit le Seigneur des armées ; il ira dans la maison du voleur, dans la demeure de celui qui prend mon nom pour témoin,du mensonge. La malédiction s'établira au milieu de cette maison, y consumera tout ; et les bois et les pierres. »

Plus loin, VII, 8 : « Il arriva que le Seigneur parla ainsi à Zacharie : Voici ce que dit le Seigneur des armées : Jugez selon la justice, que chacun de vous soit bon et miséricordieux pour son fière. N'opprimez jamais ni l'orphelin ni la veuve, ni le pauvre ni l'étranger, et que jamais aucun d'entre vous ne médite au fond de son coeur le mal contre son frère. »

Un peu plus loin, VIII, 16 : « Que chacun parle à son frère selon la vérité, et rendez, aux portes de la ville, des jugements équitables et pacifiques. Que nul d'entré vous ne médite au fond de son coeur le mal contre son ami, et n'aimez jamais les faux serments ; car je hais toutes ces choses, dit le Seigneur. »

 

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CHAPITRE XVIII. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE DE MALACHIE.

 

CHAPITRE  I, 6 : « Le fils honore son père, et le serviteur son maître. Si donc je suis votre père, où sont mes honneurs ? Si je suis votre maître, où est la crainte qui m'est due ? dit le Seigneur des armées. »

Un peu après, II, 9 : « Je vous ai rendus vils et méprisables aux yeux de tous les peuples, parce que vous n'avez pas gardé mes voies, et que devant la loi vous avez fait acception des personnes. Est-ce que nous n'avons pas tous le même père ? Le même Dieu ne nous a-t-il pas tous créés ? Pourquoi donc chacun de nous méprise-t-il son frère, en violant l'alliance faite avec nos ancêtres ? Juda a transgressé, l'abomination a été en Israël et au milieu de Jérusalem, parce que Juda a souillé l'alliance sainte que le Seigneur a          aimée, et qu'il s'est choisi la fille d'un Dieu étranger. Le Seigneur perdra tout homme coupable de ce crime; il le repoussera des tabernacles de Jacob, qu'il soit maître ou disciple et quels que soient les dons qu'il offre au Seigneur des armées. Et vous avez commis de nouveau ces crimes. Vous couvriez l'autel du Seigneur de larmes, de cris et de gémissements : c'est pourquoi je ne regarderai plus vos sacrifices, et je ne me laisserai plus apaiser par aucun présent de votre main. Et vous avez dit : Pourquoi donc ? Parce que le Seigneur a été témoin entre toi et la femme de ta jeunesse que tu as depuis méprisée : elle fut ta compagne, et la femme de ton choix. N'est-ce point le même Dieu qui l'a créé e ? le même souffle qui l'anime ? Et que doit rechercher chacun de vous, sinon une race digne de Dieu ? Gardez donc votre esprit, et ne méprise pas la femme de ta jeunesse. Lorsque tu l'auras prise en aversion, répudie-la, dit le Seigneur Dieu d'Israël : mais l'iniquité recouvrira ton vêtement, dit le Seigneur des armées. Gardez votre esprit et ne la méprisez point. Vous avez fatigué le Seigneur par vos discours, et vous dites : En quoi l'avons-nous fatigué ? C'est lorsque vous disiez : Tout homme qui commet le mal est bon en présence du Seigneur: voilà ceux qui lui plaisent : si cela n'est pas, où est donc le jour où il fait justice ? »

Quinze versets plus loin il est écrit, III, 5 : « Je viendrai vers vous pour vous juger, et je serai témoin fidèle contre les magiciens, les adultères et les parjures, contre ceux qui ravissent le salaire de l'ouvrier, qui oppriment la veuve et l'orphelin (36) et persécutent l'étranger, et qui ne m'ont pas craint, dit le Seigneur des armées. Car je suis le Seigneur et je ne change point; c'est pourquoi, enfants de Jacob, vous n'avez pas été anéantis. Dès les jours de vos pères, vous vous êtes écartés de mes ordonnances, vous ne les avez point observées. Revenez à moi, et je reviendrai à vous, dit le Seigneur des armées. » Et après quinze autres versets, 13 : « Vos paroles se sont élevées contre moi, dit le Seigneur, et vous avez répondu : Qu'avons-nous dit? Vous avez dit : Celui qui sert Dieu est un insensé; et quel bien avons-nous recueilli pour avoir observé ses commandements, et marché tristement en présence du Seigneur des années? Maintenant donc nous estimons heureux les superbes; ils se sont élevés en commettant l'iniquité; ils ont tenté Dieu et ont été sauvés. Alors ceux qui craignent Dieu ont parlé autrement chacun à son frère. Le Seigneur a été attentif, et il a écouté; le livre du monument a été écrit en sa présence pour ceux qui le craignent et se souviennent de son nom. Ceux-ci seront à moi, dit le Seigneur des armées, au jour que j'ai fait pour moi, ils seront mon trésor. Je les épargnerai comme un père épargne son fils qui le sert avec amour. Convertissez-vous et vous verrez ce qui distingue le juste de l'impie, le fidèle serviteur de celui qui refuse de servir Dieu. »

— IV, 1 : « Il viendra un jour embrasé comme une fournaise, et tous les orgueilleux, tous les artisans d'iniquité seront comme la paille, et ce jour qui vient les embrasera, dit le Seigneur des armées, il ne laissera d'eux ni racine ni aucune trace. Pour vous, qui craignez mon nom, se lèvera le soleil de justice, portant le salut dans ses ailes : vous sortirez et tressaillerez comme les génisses du troupeau. Vous foulerez les impies, lorsqu'ils seront comme la cendre sous la plante de vos pieds, en ce jour que je prépare, dit le Seigneur des armées. »

 

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CHAPITRE XIX. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE D'ISAIE.

 

CHAPITRE I, 16 : « Lavez-vous, soyez purs, faites disparaître de devant mes yeux la malice de vos pensés. Cessez de commettre l'iniquité, et apprenez à faire le bien : recherchez l'équité, secourez l'opprimé, rendez justice à l'orphelin, et défendez la veuve; puis venez et accusez-moi, dit le Seigneur. » Huit versets plus bas, 22: « Ton argent est devenu une impure scorie, et ton vin est mêlé d'eau. Tes princes sont les complices des brigands. Tous aiment les présents, et recherchent les récompenses; ils ne rendent pas justice à l'orphelin, et la cause de la veuve ne trouve point accès près d'eux. »

Un peu après, II, 5 : « Venez, maison de Jacob, marchons à la lumière du Seigneur. Vous avez rejeté la maison de Jacob, votre peuple; car ils sont encore rassasiés comme autrefois, ils ont eu des augurés comme les Philistins, et se sont attachés aux fils de l'étranger. » Trois versets après, 8 : « La terre est remplie de ses idoles, ils ont adoré l'ouvrage de leurs mains, ce que leurs doigts ont eux-mêmes fabriqués. » Après cinq autres versets, 12 : « Le jour du Seigneur des armées vient sur les hauteurs, sur les superbes et les orgueilleux, et ils seront humiliés. »

Plus loin, III, 12 : « Des exacteurs ont dépouillé mon peuple, et des femmes l'ont gouverné. O mon peuple, ceux qui te proclament bienheureux t'égarent, ils te détournent de la voie où tu dois marcher. » Quelques versets plus loin, 14 : « Vous avez ravagé ma vigne, et la dépouille du pauvre est dans vos demeures. Pourquoi écrasez-vous mon peuple et meurtrissez-vous le visage du pauvre, dit le Seigneur des armées ? Et le Seigneur a dit Parce que les filles de Sion se son élevées, et qu'elles ont marché la tète haute ; elles s'en allaient provoquant du regard, applaudissant aux flatteurs, composant leur démarche et leurs pas cadencés. »

Plus loin, V, 8 : « Malheur à vous qui ajoutez sans cesse à vos maisons une maison nouvelle, à vos anciennes possessions un nouveau champ, jusqu'à atteindre aux dernières limites (1) .

 

1 Le texte latin ajoute ces mots entre parenthèses: Ut auferatis proximo, pour que vous l'enleviez au prochain, ou en l'enlevant au prochain ; tandis que Symmaque et Theodotion, ajoute saint Augustin, ont traduit: donec deficiat, vel non sil locus ; jusqu à ce que le terrain manque, ou qu'il n'y ait plus de terrain.

 

37

 

Voulez-vous donc occuper seuls toute la terre? Mes oreilles ont tout entendu, dit le Seigneur des armées. » Après trois autres versets, 11 : « Malheur à vous qui vous levez pour. vous plonger dès le matin dans la débauche, qui buvez le vin jusqu'au soir et jusqu'à ce que vous soyiez échauffés par les vapeurs de l'ivresse. La harpe, la lyre, les tambours, la flûte et le vin animent vos festins; vous méprisez l'œuvre du Seigneur, et vous ne considérez jamais les ouvrages de ses mains. » Dix-sept versets plus bas, 20: « Malheur à vous qui appelez mal le bien et bien ce qui est mal, qui changez les ténèbres en lumière, et la lumière enténèbres; qui donnez l'amertume pour la douceur et la douceur pour l’amertume. Malheur à vous qui êtes sages à vos propres yeux, et qui vous croyez beaucoup de prudence. Malheur à vous qui êtes puissants à boire le vin, et vaillants à vous enivrer : qui justifiez l'impie pour ses présents, et ravissez à l'innocent la justice. »

Plus loin, X, 1 : « Malheur à ceux qui établissent des lois iniques, et qui ont écrit l'injustice, afin d'opprimer le, pauvre dans les jugements, et d'accabler les derniers de mon peuple; pour faire leur proie de la veuve et dépouiller l'orphelin. »

Un peu plus loin, XI, 2 : « Sur lui reposera l'Esprit du Seigneur, esprit de sagesse et d'intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de science et de piété, et il sera rempli de l'Esprit de la crainte ,du Seigneur. Il ne . jugera point d'après ce que son oeil aura vu, il ne condamnera point d'après ce que son oreille aura entendu; mais il jugera le pauvre selon la justice et il défendra avec équité les humbles de la terre. Il frappera la terre de sa parole comme d'une verge, et le souffle de ses lèvres tuera l'impie. La justice sera sa ceinture, et la bonne foi son baudrier. »

Soixante versets,après, XII, 2 : « Voilà que Dieu s'est fait mon Sauveur; j'agirai avec confiance et je ne craindrai point; parce que le Seigneur Dieu est ma force et ma louange, parce qu'il est devenu mon salut: Vous puiserez avec joie des eaux vives aux fontaines du Sauveur, et vous direz en ce jour: Donnez vos louanges au Seigneur et invoquez son nom, annoncez aux peuples ses merveilles et souvenez-vous qu'il se nomme le Très-Haut. Chantez le Seigneur, parce que ses oeuvres sont magnifiques, publiez-le par toute la terre. O maison de Sion, tressaille de joie et redis ses louanges, parce que le Très-Haut, le saint d'Israël habite au milieu de toi. »

Après quarante autres versets, XIII, 11 : « J'abattrai l'orgueil des infidèles, j'humilierai l'insolence des forts. »

Plus loin, XVII, 6 : « Le Seigneur Dieu d'Israël dit : En ce jour l'homme se prosternera devant son Créateur, et ses regards seront fixés sur le Saint d'Israël. Nul ne s'inclinera devant les autels, que ses mains et ses doigts ont fabriqués. On ne regardera plus ni les bois sacrés ni les temples des idoles. »

Plus loin encore, il est écrit, XXII, 12 : « En ce jour le Seigneur Dieu des armées vous invitera à pleurer et à gémir, à abattre votre chevelure et à vous revêtir de cilice. Mais voilà qu'on se livre à la joie et aux plaisirs, on immole les victimes, on égorge les béliers, partout on prodigue les viandes et le vin. Mangeons et buvons, car demain nous mourrons. Or, a retenti jusqu'à mes oreilles, cette parole du Seigneur des armées: Je jure que vous porterez cette iniquité jusqu'à la mort, dit le Seigneur Dieu des armées. »

Plus loin, XXVI, 2 : « Ouvrez ses portes, qu'elle reçoive dans son sein une nation juste, gardienne fidèle de la vérité. L'antique erreur a disparu, vous nous conserverez la paix; oui, la paix, parce que nous avons espéré en vous. — Vous avez mis pour l'éternité vos espérances dans le Seigneur, le Dieu toujours invincible. » Six versets plus bas, 8 : « Nous vous avons attendu, Seigneur, dans les sentiers de votre justice. Votre nom, votre souvenir est le seul désir de notre âme. Mon âme vous a désiré pendant la nuit, et dès l'aurore mon esprit cherchera en vous ses plus doux attraits. Lorsque vous rendrez vos jugements sur la terre, ses habitants apprendront à connaître la justice. En vain ferons-nous grâce à l'impie, il n'apprendra point à suivre l'équité. Il a commis l'iniquité jusque dans la terre des saints; aussi ne verra-t-il point la gloire de Dieu. »

Plus loin encore, XXXI, 20 : « Celui qui les opprimait est tombé, le railleur est anéanti, et ils ont été retranchés; tous ceux qui veillaient pour le crime, et dont les paroles entraînaient les hommes au péché. »

Dix versets plus bas, XXX, 1 : « Malheur à vous, fils de rébellion, dit le Seigneur, qui osez former vos desseins sans moi, ourdir la trame de vos projets que j e n'ai point inspirés, et qui ajoutez péché sur péché. » Un peu après, 15 : « Voici ce que dit le Seigneur Dieu, le Saint d'Israël : Si vous revenez à moi, et si vous restez en repos, vous serez sauvés. Dans le calme et l'espérance (38) sera votre force, et vous ne l'avez point voulu. » Après vingt versets, 22 : « Vous regarderez comme impurs et profanes, ces lames d'argent de vos images sculptées, et ces manteaux d'or de vos statues; vous les rejetterez comme un linge souillé. »

Plus loin, XXXI, 6 : « Convertissez-vous, ô enfants d'Israël, comme vous vous êtes précipités au fond de l'abîme. En ce jour chacun rejettera ses idoles d'argent, et ses idoles d'or, celles que vos mains avaient faites pour votre perte. »

Plus loin, XXXIII, 6 : « En tes jours règnera la bonne foi; la sagesse et la science seront pour toi des sources de salut, et la crainte du Seigneur en sera le trésor. » Un peu après, 14 : «  Qui de vous pourra habiter dans un feu dévorant? Qui de vous supportera des flammes éternelles? Celui qui marche dans le sentier de la justice, et parle selon la vérité; qui repousse la cupidité et la violence, et rejette de ses mains les présents; celui qui ferme ses oreilles aux paroles sanguinaires et détourne les yeux pour ne point voir le mal, celui-là habitera les hauteurs, il sera élevé comme un rempart sur le roc; le pain lui a été donné, et l'eau ne lui manquera jamais. »

Beaucoup plus loin, XLIV, 21 : « Souviens-toi de ceci, ô Jacob, ainsi que toi, ô Israël: Tu es mon serviteur; c'est moi qui t'ai créé; tu es mon serviteur, ô Israël, ne m'oublie pas. J'ai fait disparaître comme un nuage tes iniquités, tes péchés comme une vapeur. Reviens à moi puisque je t'ai racheté. »

Ailleurs, XLVI, 8 : « Souvenez-vous de ceci, et soyez dans la confusion, rentrez dans votre coeur, violateurs de ma loi. Rappelez-vous les temps anciens; car je suis Dieu, et il n'y en point d'autre, et nul n'est semblable à moi. »

Plus loin, L, 10 : « Qui a marché dans les ténèbres, sans avoir aucune lumière? Qu'il espère au nom du Seigneur, et qu'il s'appuie sur son Dieu. »

Un peu après, LI, 7 : « Ecoutez-moi, ô mon peuple, vous qui connaissez le juste; ma loi est gravée en leur coeur. Ne craignez pas les opprobres des hommes, et ne redoutez aucunement leurs blasphèmes. Les insectes les dévoreront comme un vêtement et les vers les consumeront comme la laine; tandis que mon salut sera. pour l'éternité et que ma justice ira d'âge en âge.

Plus loin, LV, 6 : « Cherchez le Seigneur , tandis que vous pouvez encore le trouver; invoquez-le, pendant qu'il est près de vous. Que l'impie abandonne sa voie, et l'homme injuste ses pensées; qu'ils retournent au Seigneur, il aura pitié d'eux; qu'ils retournent à leur Dieu, il est riche en miséricordes. »

Après vingt versets, LVI, 1 : « Voici ce que dit le Seigneur: Observez mes décrets, et pratiquez la justice, parce que le salut que je dois donner est proche, et que ma justice sera bientôt révélée. Heureux l'homme qui accomplit ces choses, le fils de l'homme qui s'y attache, qui observe le sabbat, sans jamais le profaner, et qui conserve ses mains pures de toute iniquité. »

Un peu plus loin, LVII, 5 : « Vous qui cherchez votre appui près des faux dieux, sous le feuillage des forêts, qui leur immolez des enfants au bord du torrent, sur le sommet des rochers. Les pierres du torrent sont ton espérance; elles sont ton unique partage; tu répands sur elles des libations, tu leur offres des sacrifices. Ne serai-je point irrité de tant de crimes ? »

Plus loin, LVIII, 2 : « Ils me cherchent chaque jour, et veulent connaître mes voies, comme une nation qui accomplirait la justice, et n'aurait pas abandonné les jugements de son Dieu; ils m'interrogent sur les règles de l'équité, et ils veulent s'approcher de Dieu. Nous avons jeûné, disent-ils , pourquoi ne nous avez-vous point regardés? Nous avons humilié nos âmes, pourquoi l'avez-vous ignoré ? Parce qu'au jour de votre jeûne; vous accomplissiez votre propre volonté, et que vous exigiez avec dureté tout ce qui vous était dû. Vous jeûnez, pour soutenir des procès et des querelles, pour frapper impitoyablement vos frères. Jeûnez autrement que vous ne l'avez fait jusqu'à ce jour, afin que le ciel entende vos cris. Le jeûne que j'ai choisi veut-il que l'homme afflige son âme pendant le jour, qu'il tourne sa tête comme un cercle, et couche sur la cendre et le cilice? Appelleras-tu cela un jour de jeûne, un jour agréable au Seigneur? N'y a-t-il pas un autre jeûne de mon choix? Brise les liens de l'impiété, délivre-toi du fardeau qui t'accable, renvoie libres les opprimés, et chasse tout ce qui charge ton âme ; partage ton pain avec celui qui a faim; reçois dans ta maison le pauvre et l'homme sans asile : si tu vois un homme nu, donne-lui des vêtements et ne méprise pas ta chair en lui.» Quatre versets plus loin, 9 : « Si tu détruis l'oppression autour de toi, si tu cesses de menacer du doigt, et de dire ce qui ne peut que blesser; si ton coeur s'attendrit à la vue de celui qui a faim, et que tu soulages l'âme affligée, ta (39) lumière jaillira au sein des ténèbres, et les ténèbres auront pour toi l'éclat du midi. Le Seigneur te donnera un éternel repos. »

Bien plus loin, LXV, 3 : « Ce peuple fait toujours en ma présence ce qui provoque ma colère; ils immolent leurs victimes dans les jardins, et sacrifient sur les toits; ils habitent les sépulcres, et dorment dans le temple des idoles. » Deux versets plus bas, 5: « Ils disent: Retire-toi de moi, ne m'approche point, car tu es impur. Ils seront comme la fumée au jour de ma colère, comme un feu qui brûle tout le jour. Ceci est écrit en ma présence : je ne me tairai plus, je leur rendrai, je verserai en leur sein, j'y verserai ce que méritent vos iniquités et les iniquités de vos pères, dit le Seigneur. Ils ont sacrifié sur les montagnes, et les collines, ils m'ont déshonoré, et je verserai en leur sein la mesure de ces premiers crimes. » Dix versets plus loin il est écrit, 11 : « Pour vous qui avez abandonné le Seigneur, et oublié ma sainte montagne; qui dressez un autel à la Fortune et lui offrez des libations, je vous compterai avec mon glaive, et tous vous périrez dans ce massacre : parce que je vous ai appelés,

et vous n'avez point répondu; j'ai élevé la voix, et vous y êtes restés sourds: vous commettiez le mal sous mes yeux, et vous avez choisi ce que je n'ai point voulu. »

Un peu après, LXVI, 1 : « Voici ce que dit le Seigneur: Le ciel est mon trône, et la terre l'escabeau de mes pieds. Quelle maison pourrez-vous donc me bâtir? Où sera le lieu de mon repos? Tout ce qui existe, ma main l'a créé, et tout a été fait par moi, dit le Seigneur. Sur qui abaisserai-je mes regards, si ce n'est sur le pauvre, sur celui qui a le coeur brisé et qui écoute avec tremblement mes paroles ? » Six versets plus bas, 4 : « Moi aussi je me plairai à les tromper, et je ferai tomber sur eux ce qu'ils redoutaient. Car j'ai appelé, et personne ne m'a répondu; j'ai parlé, et personne n'a prêté l'oreille; ils ont fait le mal sous mes yeux, et ont choisi ce que je n'ai point voulu. Ecoutez la loi du Seigneur, vous qui tremblez à sa voix. Vos frères qui vous haïssent et vous méprisent à cause de mon nom, vos frères ont dit : Que le Seigneur manifeste sa gloire, nous la verrons dans votre joie, mais ils seront confondus. »

 

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CHAPITRE XX. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE DE JÉRÉMIE.

 

CHAPITRE II, 4 : « Entendez la parole du Seigneur, ô maison de Jacob, et vous, familles de la maison d'Israël. Voici ce que dit le Seigneur Quelle injustice vos pères ont-ils trouvée en moi, pour s'éloigner de moi, pour courir après les vanités, et devenir vains eux-mêmes? » Dix versets plus loin, 7 : « Vous avez fait de mon héritage un lieu d'abomination. Les prêtres n'ont point dit: Où est le Seigneur ? Ceux qui avaient la loi en main ne se connaissaient plus; les pasteurs ont violé mes préceptes; les prophètes ont parlé au nom de Baal, et ont suivi les idoles. » Un peu après, 32 : « La jeune fille oubliera-t-elle sa parure, l'épouse, l'écharpe qui orne son sein? Et mon peuple m'a oublié pendant de longs jours. Pourquoi chercher à faire paraître bonnes tes voies, pour reconquérir mon amour, puisque tu as enseigné aux autres le mal que tu as commis, et qu'en tes mains on a vu le sang du pauvre et de l'innocent? Je ne les ai point trouvés enfouis dans la terre, mais dans tous les lieux que je viens de nommer. Et tu as dit : Je suis sans péché, je suis innocente, que votre colère;s'éloigne de moi. Voici que je vais entrer en jugement avec toi, puisque tu as dit: Je n'ai point péché. Que tu es devenue méprisable, en renouvelant tes voies ! Tu seras confondue par l'Egypte, comme tu l'as été par Assur. Tu sortiras de l'Egypte, ayant les mains sur ta tête, car le Seigneur a brisé ce nouvel appui de tes espérances. »

Un peu après, III, 14 : « Convertissez-vous, mes enfants, et revenez à moi, dit le Seigneur, car je suis votre soutien. »

Plus loin, IV, 1 : « Si tu reviens, ô Israël, dit le Seigneur, reviens vers moi, si tu fais disparaître de ma présence la cause de tes chutes, tu seras inébranlable. Tu diras : Vive le Seigneur, avec vérité, équité et justice. Et les nations le béniront, et publieront ses louanges. » Un peu après, 22

Mon peuple, devenu insensé ne m'a point connu; enfants stupides et sans coeur, ils sont habiles pour faire le mal, et ne savent faire aucun bien. »

 

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Trente versets plus loin, V, 1 : « Parcourez les rues de Jérusalem, voyez et considérez ; cherchez, sur les places; si vous ;trouvez un seul homme qui accomplisse la justice, et ;cherche la vérité, je ferai miséricorde à cette ville. S'il en est qui disent: Le Seigneur est vivant, en le disant ils se parjurent. Seigneur, vos yeux regardent la fidélité. Vous les avez frappés, ils n'en ont ressenti aucune douleur; vous les avez brisés, ils n'ont point accepté le châtiment : ils ont rendu leur visage plus insensible que la pierre et n'ont point voulu revenir à vous. Et ,j'ai dit Peut-être sont-ce les pauvres, les insensés, qui ignorent les voies du Seigneur et les jugements de leur Dieu. J'irai donc vers les premiers de la nation, et je leur parlerai, car ils ont appris à connaître les voies du Seigneur, et les jugements de leur Dieu. Et ceux-ci avec plus de violence encore ont secoué le joug, brisé les liens du Seigneur. » Six versets plus bas, 7 : « Tes enfants m'ont abandonné, ils jurent par ceux qui ne sont point dieux : je les ai rassasiés, et ils ont commis l'adultère, ils ont assouvi leurs désirs impurs dans la maison de la courtisane. Ils sont devenus pareils à l'étalon au temps doses amours; chacun d'eux poursuivait en frémissant la femme de son voisin. Ne visiterai-je donc point ces forfaits, dit le Seigneur? Mon bras n'exercera-t-il pas ses vengeances sur cette nation? » Quarante versets plus loin, 22 : « J'ai donné le grain de sable pour limite à la mer, il sera pour elle une barrière à jamais infranchissable, ses flots ;s'agiteront sans le renverser , ils monteront sans pouvoir jamais- le dépasser. Mais ;le coeur de ce peuple est devenu incrédule et rebelle; ils se sont retirés de moi et ont disparu, ils n'ont point dit en leur coeur : Craignons le Seigneur notre Dieu. » Après quelques autres versets, il est écrit, 26: « Il s'est trouvé parmi mon peuple des impies qui tendent leurs pièges comme les oiseleurs, qui disposent leurs rets et leurs filets pour prendre les hommes. Comme le trébuchet est rempli d'oiseaux, ainsi leurs maisons sont remplies de leurs fraudes. Ainsi ont-ils grandi et accru leurs richesses; ils se sont engraissés et appesantis, et ils ont effrontément dédaigné mes discours. Ils n'ont point défendu la cause de l'orphelin, ni rendu justice aux pauvres. Ne visiterai-je point ces forfaits, dit le Seigneur, et mon âme ne se vengera-t-elle pas de cette nation ? La stupeur et l'étonnement sont par toute la terre. Les prophètes prophétisaient le mensonge, les prêtres y applaudissaient, et mon peuple s'y est complu : qu'arrivera-t-il donc à ce dernier Jours (1)? »

Après trente Versets, VI, 10 : « A qui parlerai-je? A qui demanderai-je d'être attentif à mes paroles ? Leurs oreilles sont incirconcises et n'ont pu m'entendre; la parole du Seigneur est devenue pour eux un opprobre, et ils n'ont point voulu la recevoir. »

Plus loin, VII, 2 : « Entendez la parole du Seigneur, habitants de Juda, vous qui entrez par ces portes pour adorer le Seigneur. Voici ce que dit le Seigneur des armées, Dieu d'Israël : Rendez bonnes vos voies, sages vos désirs, et j'habiterai avec vous en ce lieu. Ne vous confiez point en des paroles de mensonge, répétant sans cesse Temple du Seigneur, temple du Seigneur, c'est le temple du Seigneur. Car si vous rendez droits vos sentiers, et sages vos désirs, si vous jugez selon l'équité entre l'homme et son voisin, et que vous n'opprimiez point l'étranger, l'orphelin et la veuve; si vous ne répandez pas en ce lieu le sang innocent et que vous ne suiviez point les dieux étrangers pour votre propre ruine, j'habiterai avec vous en ce lieu, dans cette terre que j'ai donnée à vos pères; j'y habiterai de siècle en siècle. Mais voilà que vous vous confiez en des paroles de mensonge qui ne ne peuvent vous être utiles; vous aimez le vol, le meurtre, l'adultère, le parjure, les libations à Baal, le culte des dieux étrangers que vous ignorez. Et vous êtes venus, vous vous êtes tenus en ma présence dans cette maison où mon nom est invoqué, et vous avez dit : Nous n'avons plus rien à craindre, quoique nous ayons commis ces abominations. Cette maison où mon nom a été invoqué sous vos yeux, est-elle devenue une caverne de voleurs? C'est moi, c'est-moi, et je vous ai vus, dit le Seigneur. Allez à Silo, au lieu qui m'était consacré, où à résidé mon nom dès le commencement, et voyez ce que j'y ai fait à cause de la

 

1 « En certains manuscrits on trouve inséré ici le commentaire suivant de S. Jérôme :  « Il explique ce qu'il a dit plus haut : J'irai vers les premiers de la nation, je leur parlerai, car ils. ont peut-être appris à connaître les voies du Seigneur. Et ceux-ci avec plus de violence ont secoué le joug, ont brisé les liens. Il explique donc ce que sont les premiers de la nation, les prophètes et les prêtres, chargés, les uns d'annoncer l'avenir les autres d'expliquer les préceptes de la loi. Et voilà, dit-il, qu'ils prophétisaient le mensonge, et les prêtres y applaudissaient Et pour montrer que le peuple était coupable de se laisser séduire par de tels hommes, l'Ecriture ajoute: mon peuple s'y est complu. Il fut mon peuple mais depuis qu'il s'y est complu il a cessé de l'être. Que feront-ils lorsque viendra le dernier jour, celui du jugement, on qu'il faudra aller en captivité? La stupeur et l'étonnement seront partout, parce que ni parmi les premiers de la nation, ni parmi le peuple, il ne s'est trouvé personne pour agir sagement. »

 

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malice d'Israël, mon peuple. Et maintenant que vous avez accompli toutes ces oeuvres mauvaises, (lit le Seigneur, et que me levant je vous ai parlé dès le matin, sans que vous entendiez, que je vous ai appelés sans que vous répondiez, je ferai à cette maison où mon nom a été invoqué, et en laquelle vous avez mis votre confiance, je ferai à ce lieu que j'ai donné à vos pères, ce que j'ai fait à Silo. Je vous rejetterai loin de moi, comme j'ai rejeté tous vos frères, la race tout entière d'Ephraïm. Ne prie donc pas pour ce peuple; n'adresse pour eux ni louanges, ni prières, et ne me fais pas violence, parce que je ne t'exaucerai point. Ne vois-tu pas ce qu'ils font dans les villes de Juda, et sur les places publiques de Jérusalem ? Les enfants amassent le bois, les pères y mettent le feu, et les flammes dévorent la graisse des victimes; pour offrir des gâteaux à la reine du ciel, des libations aux dieux étrangers; et pour provoquer ma colère. Mais est-ce moi qu'ils provoquent, dit le Seigneur? et n'ont-ils pas attiré la confusion sur leur visage? »

Un peu après, VIII, 4 : « Celui qui tombe ne se relèvera-t-il pas? Celui qui s'est détourné, ne reviendra-t-il pas? Pourquoi donc ce peuple de Jérusalem s'est-il détourné avec une aversion si opiniâtre? Ils ont embrassé le mensonge, et n'ont point voulu en revenir. Je les ai considérés, je les ai écoutés; personne ne dit ce qui est bien, pas un ne l'ait pénitence de son péché en disant Qu'ai-je fait? » Neuf versets plus loin, 8 : « Comment dites-vous: Nous sommes sages et la loi de Dieu est avec nous ? Assurément le stylet trompeur de vos scribes n'a tracé que le, mensonge. Les sages ont été confondus, épouvantés et enchaînés; car ils ont rejeté la parole de Dieu, et il n'y a plus eu en eux de sagesse. »

Plus loin, IX, 2 : « Qui me donnera dans le désert la cabane du voyageur; et j'abandonne mon peuple, je me retire loin de lui ? Car tous sont adultères, ils ne forment plus que des assemblées de prévaricateurs; ils ont préparé leur langue, comme un arc de mensonge, et non de vérité. Ils se sont fortifiés sur la terre, parce qu'ils sont allés du mal au mal, et ne m'ont point connu, dit le Seigneur. Que chacun se mette en garde contre son prochain, et que personne n'aie confiance en son frère; car tous les frères chercheront à le supplanter, et tous les amis s'aborderont avec la fraude dans le cœur. Le frère tourne en dérision son frère, et nul d'entr'eux ne parle selon la vérité. Ils ont exercé leur langue au mensonge, et se sont appliqués à pratiquer l'injustice. Ta maison est environnée de fraude; avec la fraude, ils ont refusé de me reconnaître, dit le Seigneur. C'est pourquoi le Seigneur des armées dit ceci : Je les embraserai et les éprouverai par le feu. Puis-je autrement traiter la fille de mon peuple? Leur langue est une flèche acérée, ne lançant que la fraude : avec leur ami, ils ont un langage de paix; en secret, ils lui tendent des pièges. Ne visiterai-je point ces crimes, dit le Seigneur? et mon âme ne se vengera-t-elle pas de cette nation ? » Un peu plus loin. 23 : « Voici ce que dit le Seigneur : Que le sage ne se glorifie point de sa sagesse, ni le fort de sa force, ni le riche de ses richesses. Que celui qui veut se glorifier, se glorifie de me connaître et de savoir que je suis le Seigneur, qui fais miséricorde, qui rends,le jugement et exerce la justice sur la terre. C'est là ce qui me plait, dit le Seigneur. »

Après seize versets, X, 2 : « Voici ce que dit le Seigneur : Ne vous instruisez point dans les voies des nations ; et que les signes du ciel ne vous fassent point appréhender ce qu'y redoutent les gentils, car ce sont de vaines observances des peuples. .La hache de l’ouvrier a coupé le bois dans la forêt, sa main habile l'a couvert d'or et d'argent, son marteau l'a affermi avec des clous pour qu'il ne soit pas ébranlé. C'est comme le tronc d'un palmier quine peut dire un seul mot, et si l'on porte ces statues, c'est quelles ne peuvent marcher. Ne les craignez donc pas, car elles ne sauraient vous taire aucun mal ni aucun bien. Nul n'est semblable à vous, Seigneur, car vous êtes grand, et votre nom est grand dans sa puissance. Qui ne ,vous craindra, d roi des nations ? C'est à vous la gloire parmi tous les sages des nations, et dans aucun royaume, nul n'est semblable à vous. Tous seront convaincus d'erreur et de folie, et le bois qu'ils adorent mettra leur vanité au grand jour. On apporte en lingots l'argent de Tharsis et l'or d'Ophaz; on le confie au travail du sculpteur, aux mains du fondeur; on le recouvre d'hyacinthe et de pourpre, et tout cela n'est que l'oeuvre d'un artiste habile. Mais le Seigneur est le Dieu véritable ; il est lui-même le Dieu vivant et le Roi éternel : son indignation fera trembler toute la terre, et les nations ne pourront soutenir ses menaces. Ainsi donc vous leur direz : Que les dieux qui n'ont point créé le ciel (42) et la terre, disparaissent de la terre, qu'on ne les voie plus sous le ciel. »

Plus loin, XVII, 5 : « Voici ce que dit le Seigneur : Maudit l'homme qui se confie en l'homme et s'appuie sur un bras de chair : son cœur s'est éloigné du Seigneur. Il sera comme le tamarin du désert, et ne verra pas venir à lui le bien : il habitera dans une solitude aride, dans une terre imprégnée de sel, et tout-à-fait inhabitable. Heureux l'homme qui se confie au Seigneur : le Seigneur répond à sa confiance. Il sera comme un arbre planté sur le bord d'un fleuve, qui envoie dans l'eau ses racines ; il n'aura pas

à redouter les ardeurs de l'été, et sera  couvert d'un verdoyant feuillage; au temps de la sécheresse il ne languira point, et ne cessera jamais de donner ses fruits. »

Plus loin, XXII, 5 : « Voici ce que dit le Seigneur : Rendez le jugement, exercez la justice délivrez le malheureux opprimé des mains qui l'accablent ; ne contristez ni l'étranger, ni l'orphelin, ni la veuve; ne faites d'injustes violences à personne, et ne répandez jamais en ce lieu le sang innocent. »

Un peu plus loin, XXIII,1 : « Malheur aux pasteurs qui dispersent et déchirent le troupeau de mes pâturages, dit le Seigneur. Or, voici ce que dit le Seigneur Dieu d'Israël, aux pasteurs qui paissent mon peuple : Vous avez dispersé mon troupeau, vous l'avez laissé périr et ne l'avez point visité. Aussi je vais vous demander compte de la malice de vos désirs, dit le Seigneur. » Un peu plus bas, 16 : « Voici ce que dit le Seigneur des armées : N'écoutez point les paroles de ces prophètes qui vous prophétisent et vous trompent. Ils vous redisent les illusions de leur coeur, et non les inspirations du Seigneur. Ils disent à ceux qui me blasphèment: « Le Seigneur a parlé; la paix sera avec vous. Et à ceux qui marchent dans la corruption de leur coeur, ils ont dit : Aucun malheur ne viendra vous affliger. Mais qui a assisté au conseil du Seigneur ?» Après onze versets, 21 : « Je n'envoyais point ces prophètes, et ils couraient ; je ne leur parlais point, et ils prophétisaient; s'ils avaient assisté à mes conseils et qu'ils eussent redit mes paroles à mon peuple, je les aurais retirés de leurs voies perverses, détournés de leurs coupables pensées.». Quatre versets plus bas, 25 : « J'ai entendu ce que disaient les prophètes, il prophétisaient en mon nom le mensonge, et disaient : J'ai eu un songe, j'ai eu un songe. Jusques à quand ces prophètes seront-ils tentés de prédire le mensonge et de prophétiser les coupables séductions de leur coeur ? Par les rêveries insensées que chacun raconte à son voisin, ils veulent faire oublier mon nom à mon peuple, comme déjà leurs pères ont oublié ce nom à cause de Baal. Que le prophète aux songes ne raconte que ses songes ; que celui qui a ma parole publie fidèlement ma parole. Qu'y a-t-il de commun entre la pain le et le froment, dit le Seigneur ? Mes paroles ne sont-elles pas comme un feu, dit le Seigneur, et comme le marteau qui brise la pierre ? C'est pourquoi me voici, dit le Seigneur, près de ces prophètes qui dérobent tous ma parole à leurs frères. Me voici, dit le Seigneur, près de ces prophètes qui expriment leurs pensées, et qui disent : Le Seigneur a parlé. Me voici, dit le Seigneur, près de ces prophètes qui rêvent des mensonges. Ils les ont redits à mon peuple et l'ont séduit par leur imposture et leurs prétendus miracles, tandis que je ne les avais pas envoyés et ne leur avais confié aucune mission.     Aussi ont-ils été inutiles à ce peuple, dit le Seigneur. »

Plus loin, XXV, 4 : « Et le Seigneur vous a envoyé tous ses serviteurs les Prophètes, se levant dès le matin pour les envoyer. Vous ne l'avez pas entendu; vous n'avez pas prêté l'oreille pour l'écouter lorsqu'il vous disait : Que chacun de vous revienne de sa mauvaise voie et de ses pensées criminelles, et vous habiterez dans la terre que le Seigneur vous a donnée, à vous et à vos pères, vous y serez de siècle en siècle. Ne suivez plus les dieux étrangers pour' les servir et les adorer ; ne provoquez plus ma colère par les ouvrages de vos mains, et je cesserai de vous affliger. Mais vous n'avez point voulu en entendre, dit le Seigneur. »

Ailleurs, XLVIII, 10 : « Maudit celui qui accomplit frauduleusement l'œuvre du Seigneur. »

Plus loin, Lament. III, 25 : « Le Seigneur est bon à ceux qui espèrent en lui, à l'âme qui le cherche ; heureux celui qui attend en silence le salut du Seigneur. Il est bon que l'homme porte le joug dès sa jeunesse : il s'assiéra dans la solitude et se taira, parce qu'il a lui-même placé ce joug sur lui. Sa bouche baisera la poussière afin de trouver l'espérance. Il tendra sa joue à celui qui le frappe, et sera rassasié d'opprobres, car le Seigneur ne rejette pas pour toujours. »

 

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CHAPITRE XXI. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE D'ÉZÉCHIEL.

 

CHAPITRE III, 16 : « Les sept jours écoulés, le Seigneur m'adressa la parole et me dit : Fils de l'homme, je t'ai établi sentinelle pour la maison d'Israël : tu entendras la parole de ma bouche, et tu parleras en mon nom. Quand je dis à l'impie : Tu seras puni de mort; si tu ne ne le lui annonces pas, si tu ne lui parles pas pour qu'il se retire de sa voie impie et qu'il vive, l'impie mourra dans son iniquité, mais je te demanderai compte de son sang. Si au contraire tu l'annonces à l'impie et qu'il ne se convertisse pas de son impiété et de ses voies perverses, il mourra dans son iniquité, mais tu auras sauvé ton âme. Si le juste se détourne de la justice pour commettre l'iniquité, je placerai devant lui une pierre d'achoppement, et il périra parce que tu ne l'auras pas averti; il mourra dans son péché et ses actes de justice seront mis en oubli, mais je te demanderai compte de son sang. Si au contraire tu avertis le juste de ne pas pécher et qu'il ne pèche pas, il vivra de la vraie vie, parce que tu l'auras averti, et tu auras toi-même sauvé ton âme. »

Plus loin, IX, 4 : « Le Seigneur lui dit : Passe à travers la ville, au milieu de Jérusalem et imprime un Tau sur le front des hommes qui gémissent et déplorent toutes les abominations commises au milieu d'elle. Et j'entendis qu'il leur disait : Passez à travers la ville et suivez-le; frappez, et que votre oeil n'épargne personne et soit sans pitié ; frappez à mort le vieillard, le jeune homme, la jeune fille, la femme et le jeune enfant. Mais ne faites point mourir ceux au front desquels vous verrez un tau : et commencez votre oeuvre par mon sanctuaire. »

Plus loin, XIII, 22 : « Puisque vous avez, par vos allures mensongères, contristé le coeur du juste que je n'ai point contriste; puisque vous avez fortifié le bras de l'impie pour l'empêcher de quitter sa mauvaise voie et de vivre. »

Un peu après, XVI, 49: « Voici que l'iniquité de Sodome, ta soeur, a été l'orgueil, la gourmandise, l'opulence, l'oisiveté pour elle et pour ses filles. Elles ne tendaient pas la main au pauvre et à l'indigent; elles se sont élevées, et ont commis des abominations en ma présence; aussi je les ai fait disparaître comme tu l'as vu.

Un peu plus loin, XVIII, 5 : « Si un      homme est juste et qu'il agisse selon l'équité et la justice; s'il ne mange point sur les montagnes et ne lève point les yeux vers les idoles de la maison d'Israël ; s'il ne souille pas la femme     de son            prochain et ne s'approche pas de celle qui souffre en son temps; s'il ne contriste point son semblable; s'il rend au débiteur son gage et n'enlève rien par violence; s'il partage son pain avec l'indigent, ses vêtements avec celui qui est nu ; s'il ne prête pas à usure et ne reçoit pas plus qu'il n'a donné; s'il a détourné sa main de l'iniquité, prononce un jugement équitable entre ses frères ; s'il a marché dans mes préceptes et gardé mes jugements pour accomplir la vérité. celui-là est juste, il vivra de la vraie vie, dit le Seigneur Dieu. Mais si cet homme a un fils ravisseur, avide de répandre le sang, qui ait commis un de ces crimes, quand même il ne les commettrait pas tous; qui mange sur les montagnes, souille la femme de son prochain, ou contriste l'indigent et le pauvre ; qui vive de rapines, ne rende pas le gage donné; qui lève les yeux vers les idoles et commette des abominations; qui prête à usure et reçoive un intérêt, vivra-t-il ? Non, il ne vivra point ; puisqu'il a commis ces actions détestables, il faut qu'il meure et son sang retombera sur lui. Mais si cet homme a engendré un fils qui, à la vue de tous les crimes de son père, soit saisi de crainte et ne fasse rien de semblable ; si ce fils n'a pas mangé sur les montagnes, ni levé les yeux vers les idoles de la maison d'Israël ; s'il n'a pas corrompu la femme de son prochain, ni contriste personne ; s'il a rendu au débiteur son gage, et qu'il n'ait rien enlevé par violence; s'il a partagé son pain avec celui qui avait faim, son vêtement avec celui qui était nu; s'il a détourné sa main de toute iniquité envers le pauvre, et qu'il n'ait reçu ni usure ni aucun intérêt ; s'il a accompli mes jugements et marché dans mes préceptes, celui-là ne mourra point dans l'iniquité de son père, mais il vivra de la vraie vie. Quant à son père, qui a opprimé son frère, qui (44) lui a fait violence, et  qui a commis le mal au milieu de son peuple, il est mort dans son impiété. Et vous dites : Pourquoi le fils n'a-t-il pas porté l'iniquité de son père ? C'est parce que le fils a accompli le jugement et la justice : il a gardé tous mes préceptes, et les a pratiqués; et il vivra de la vraie vie. C'est l'âme même qui a péché qui doit mourir. Le fils ne portera pas l'iniquité de son père, ni le père celle de son fils. La justice du juste lui sera imputée, et l'impiété de l'impie sera sur lui. Si l'impie fait pénitence de tous les péchés qu'il a commis, qu'il garde tous mes préceptes, qu'il observe le jugement et pratique la justice, il vivra de la vraie vie et ne mourra pas. J'oublierai toutes les iniquités qu'il a commises, et il vivra de la justice qu'il a pratiquée. Ma volonté cherche-t-elle donc la mort de l'impie, dit le Seigneur, et non qu'il revienne de sa mauvaise voie, et qu'il vive ? Si au           contraire le juste se détourne de la justice, et qu'il commette l'iniquité, et toutes les abominations dont l'impie a l'habitude de se souiller, est-ce qu'il vivra ? Toutes les oeuvres de justice qu'il avait faites, seront oubliées. Il mourra dans la prévarification dont il s'est rendu coupable, et dans les péchés qu'il a commis. Et vous avez dit : La voie du Seigneur ne parait pas juste. Ecoutez donc, ô maison d'Israël : Ma voie n'est-elle point juste, et les vôtres plutôt ne sont-elles pas dépravées? Lorsque le juste se détourne de la justice et qu'il commet l'iniquité, il meurt dans ce qu'il a commis : il meurt dans l'injustice dont il s'est rendu coupable. Et lorsque l'impie se détourne de l'impiété où il a vécu et qu'il garde le jugement et observe la justice, il rend lui-même la vie à            son âme. Il a réfléchi, et il s'est détourné de      toutes les iniquités dont il s'était souillé : il vivra de la vraie vie et ne mourra point. Et les enfants d'Israël disent : La voie du Seigneur n'est point juste. Est-ce que mes voies ne sont point justes, maison d'Israël ? Ne sont-ce pas plutôt les vôtres qui sont dépravées ? C'est pourquoi je jugerai chacun selon ses voies, maison d'Israël, dit le Seigneur Dieu. Convertissez-vous et faites pénitence de toutes vos iniquités, et l'iniquité ne sera plus votre ruine. Rejetez loin de vous toutes les prévarications dont vous vous êtes  rendus coupables; faites-vous un coeur nouveau, et un esprit nouveau, et alors pourquoi devriez-vous mourir, maison d'Israël ? Je ne veux pas la mort de celui qui meurt, dit le Seigneur Dieu. Convertissez-vous et vivez. »

Plus loin, XXII, 6 : « Voilà que les princes d'Israël ont tous levé le bras en toi pour répandre le sang. Ils ont en ton sein outragé leur père et leur mère, opprimé l'étranger au milieu de toi, contristé au milieu de toi l'orphelin et la veuve. Vous avez méprisé mon sanctuaire et profané le jour de mou sabbat. Des calomniateurs étaient en toi, toujours prêts à répandre le sang. Ils ont mangé sur les montagnes, et on commis l’iniquité au milieu de toi. En toi ils ont violé la femme de leur père et n'ont point respecté la femme au temps de son impureté ordinaire. Chacun d'eux a commis le crime avec la femme de son prochain. Le beau-père a         honteusement déshonoré sa bru, le frère a fait violence à sa soeur, à la fille de son père. En tes murs, ils ont accepté des présents pour faire couler le sang innocent ; tuas reçu l'usure et l'intérêt défendu; tu as calomnié tes frères au profit de ton avarice, et tu m'as oublié, dit le Seigneur Dieu. » Un peu plus loin, 23 : « Et le Seigneur me parla encore et me dit : Fils de l'homme, dis à cette ville : Tu es une terre impure, tu n'as point été arrosée par la pluie au jour de la fureur. Les prophètes ont conjuré ensemble au milieu d'elle. Comme le lion rugissant saisit sa proie, ils ont, dans son enceinte, dévoré les âmes, reçu en récompense de grands biens et augmenté le nombre des veuves. Les prêtres ont méprisé ma loi, profané mes autels; ils n'ont point discerné le sacré du profane, ni distingué entre ce qui est impur et ce qui est souillé. » Deux versets plus bas, 27 : « Les princes sont au milieu d'elle, comme des loups qui s'élancent sur leur proie, toujours prêts à répandre le sang, à perdre les âmes, et à poursuivre un gain illicite. Ses prophètes mettaient l'enduit sur la muraille sans l'affermir par aucun mélange ; il avaient des visions insensées et prophétisaient le mensonge, disant : Voici les paroles du Seigneur Dieu, quand Dieu n'avait point parlé. Le peuple de cette terre inventait les calomnies les plus audacieuses, et enlevait tout avec la dernière violence : ils affligeaient l'indigent et le pauvre, et opprimaient l'étranger sans forme de jugement. J'ai cherché un homme parmi eux, qui pût, comme une muraille, s'élever contre     moi pour protéger cette terre, afin de ne pas la détruire et je ne l'ai point trouvé. C'est pourquoi j'ai répandu sur eux mon indignation et je les ai consumés dans le feu de ma colère. J'ai fait retomber sur leur tète la (45) perversité de leur voie, dit le Seigneur Dieu. »

Plus loin, XXXIII, 1 : « Le Seigneur m'adressa la parole, en disant : Fils de l'homme, parle aux enfants de mon peuple, et tu leur diras : Lorsque j'aurai fait venir le glaive sur un pays et que le peuple de cette terre, choisissant un homme des plus obscurs, l'aura établi pour lui servir de sentinelle ; quand cet homme, voyant le glaive s'avancer sur cette terre, sonnera de la trompette pour avertir le peuple ; si celui qui a entendu le son de la trompette n'est point sur ses gardes, et que le glaive arrive et l'emporte, son sang retombera sur sa tête. Il a entendu le son de la trompette, et ne s'est pas mis en  garde, son sang sera sur lui. Mais s'il se garde, il sauvera lui-même sa vie. Quand au contraire la sentinelle a vu le glaive s'avancer, et qu'elle n'a point sonné de la trompette ; si le peuple ne s'est pas gardé, et que le glaive arrive et ôte la vie à l'un d'entr'eux, celui-là a péri dans son iniquité, mais je demanderai compte de son sang à la sentinelle. Et toi, fils de l'homme, je t'ai établi comme une sentinelle pour la maison d'Israël : tu écouteras les paroles de ma bouche et tu les leur rediras en mon nom. Quand je dirai à l'impie: Impie, il faut que tu meures, si tu ne lui parles pas, afin qu'il se retire de sa mauvaise voie, l'impie mourra dans son impiété, mais je te demanderai compte de son sang. Si tu avertis l'impie de se convertir, et qu'il ne se détourne point de sa mauvaise voie, il mourra dans son iniquité, mais toi tu auras sauvé ton âme. Fils de l'homme, dis donc ceci à la maison d'Israël : Voici comment vous avez parlé : Nos iniquités et nos crimes sont contre nous, et nous y languissons tristement, comment donc pourrons-nous vivre ? Dis-leur : Je suis vivant, a dit le Seigneur Dieu, je ne veux point la mort de l'impie, je veux que l'impie se retire de sa mauvaise voie et qu'il vive. Détournez-vous donc de vos voies dépravées, et pourquoi voudriez-vous mourir, maison d'Israël ? Par conséquent, fils de l'homme, va dire aux enfants de mon peuple : La justice du juste ne le délivrera point, en quelque jour qu'il puisse pécher, et l'impiété de l'impie ne le perdra point en quelque jour qu'il revienne de son impiété. Le juste ne pourra vivre de sa justice, quel que soit le jour où il pèche. Quand même j'aurais dit au juste de vivre de la vraie vie, si, plein de confiance en sa justice, il commet l'iniquité, toutes ses oeuvres de justice seront oubliées, et il mourra dans l'iniquité même dont il se sera rendu coupable. Après que j'aurai dit à l'impie: Il faut que tu meures, s'il fait pénitence de son péché, et qu'il observe le jugement et accomplisse la justice ; si cet impie rend le gage confié, et répare ses violences ; s'il marche dans les vrais commandements, et qu'il ne commette plus aucune injustice, il vivra et ne mourra point. De tous les crimes dont il s'était rendu coupable, aucun ne lui sera imputé ; il a agi selon la justice et l'équité, il vivra de la vraie vie. Et les enfants de mon peuple ont dit: La voie du Seigneur n'est pas en équilibre. C'est plutôt leur voie qui est injuste. Car lorsque le juste aura abandonné sa ,justice, et qu'il aura commis des iniquités, il y mourra. Et lorsque l'impie aura quitté son impiété, et qu'il aura accompli la justice et l'équité, il en vivra. Et vous dites encore : La voie du Seigneur n'est point juste. Je jugerai chacun de vous selon ses voies, maison d'Israël. » Quarante neuf versets plus loin, 30 : « Et toi, fils de l'homme, fils de mon peuple, ils parlent de toi le long des, murs, sur le seuil des maisons, ils se disent l'un à lauré, chacun à son voisin : Venez, allons          écouter quel est ce discours qui vient du Seigneur. Et ils viennent à toi, comme un peuple qui s'assemble en foule, ils sont assis devant toi, comme s'ils étaient encore mon peuple ; ils écoutent tes discours, et ne les accomplissent pas. Ils les chantent en leurs cantiques, mais leur coeur se laisse emporter par l'avarice. Tu es pour eux comme un chant mélodieux dont on aime à répéter les suaves accords; ils entendent tes paroles, et ne les accomplissent jamais. Et quand ce qui a été prédit sera arrivé, et le temps approche, alors ils sauront qu'il y a eu un vrai prophète parmi eux. »

— XXXIV, 1 : « Le Seigneur m'adressa la parole, en disant :Fils de l'homme, prophétise sur les pasteurs d'Israël ; prophétise et dis aux pasteurs : Voici ce que dit le Seigneur Dieu : Malheur aux pasteurs d'Israël, qui se paissaient eux-mêmes. Les pasteurs ne paissent-ils pas leurs troupeaux ? Vous vous nourrissiez du lait, vous vous vêtiez de la laine, vous avez tué ce qui était gras et vous ne paissiez pas mon troupeau. Vous n'avez point affermi ce qui chancelas, ni guéri ce qui était malade, ni pansé ce qui était blessé, ni relevé ce qui était tombé, ni cherché ce qui était perdu :mais vous les conduisiez sévèrement et avec dureté. Et mes brebis se sont dispersées, parce qu'elles n'avaient plus de pasteur : elles (46) sont devenues la proie de tous les animaux des champs, et elles ont été dispersées. Mes troupeaux ont erré sur toutes les montagnes et sur toutes les collines élevées : mes troupeaux ont été dispersés sur toute la surface de la terre. Nul n'était à leur recherche, nul, dis-je, ne s'est mis en peine de les rechercher. C'est pourquoi, vous, pasteurs, entendez la parole du Seigneur : Je suis vivant, dit le Seigneur Dieu; parce que mes troupeaux ont été dérobés, que mes brebis sont devenues la proie de tous les animaux de la plaine, et qu'il n'y avait plus de pasteurs, car les pasteurs ne s'occupaient point de mon troupeau, ils se paissaient eux-mêmes, sans paître mes troupeaux, à cause de cela, vous, pasteurs, écoutez la parole du Seigneur : Voici ce que dit le Seigneur Dieu Je viens moi-même à ces pasteurs, je reprendrai de leurs mains mon troupeau, et j'empêcherai qu'ils le paissent, et qu'ils se paissent désormais eux-mêmes. J'arracherai à leur avidité mon troupeau, et il ne sera plus leur nourriture . » Un peu plus loin, 17 : « Mais vous, mon troupeau, voici ce que vous dit le Seigneur Dieu : Je vais juger entre les brebis et les brebis, entre les boucs et les béliers. N'étais-ce point assez pour vous d'être conduits en de gras pâturages? Vous fouliez encore aux pieds ce qui en restait. Et lorsque vous avez bu d'une eau très-pure, vous en avez troublé le reste avec vos pieds ; et mes autres brebis pâturaient ce que vos pieds avaient foulé; elles buvaient Peau que vos pieds avaient troublée. C'est pourquoi voici ce que le Seigneur Dieu leur dit : Je viens juger entre le troupeau maigre, et le gras troupeau : parce que vous heurtiez de vos épaules, et frappiez de vos cornes toutes les brebis infirmes, jusqu'à ce que vous les ayiez chassées du troupeau. »

Beaucoup plus loin, XLV, 9 : « Voici ce que dit le Seigneur Dieu: Que cela vous suffise, princes d'Israël ; cessez les iniquités et les rapines, observez le jugement et pratiquez la justice; séparez vos terres d'avec celles de mon peuple, dit le Seigneur Dieu. Que vos balances soient justes, que l'éphi et le bath aient partout la même contenant. »

Jusqu'alors nos citations ont été tirées des livres que les Juifs regardent comme canoniques, et nous en avons recueilli tout ce qui a paru convenir à notre but. Toutefois nous ne devons pas passer sous silence d'autres livres certainement écrits avant la venue du Sauveur : les Juifs ne les ont point admis, mais l'Église du même Sauveur en a reconnu l'autorité. Parmi ces livres il en est deux que beaucoup ont attribués à Salomon, probablement à cause d'une certaine ressemblance dans la diction et le style ; pour les savants il est indubitable que ces écrits ne sont point de Salomon. Quant au premier, celui de la Sagesse, on ne peut dire quel en est le véritable auteur 1. Pour l'autre, appelé l'Ecclésiastique, il suffit de le lire tout entier pour être convaincu qu'il a été composé par Jésus surnommé Sirach.

Voici donc ce que nous avons cru devoir citer du livre de la Sagesse.

 

1 Saint Augustin enseigne une autre opinion dans son ouvrage de la Doctrine chrétienne, liv. II, ch. 8, n. 13; il attribue le livre de la Sagesse à Jésus Sirach, mais à l'époque où il composa le Speculum, il avait modifié son opinion, comme on peut le voir aux Rétractations, liv. II ch. 4.

 

 

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CHAPITRE XXII. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE DE LA SAGESSE.

 

CHAPITRE I, 1 : « Aimez la justice, vous qui jugez la terre ; ayez pour le Seigneur des sentiments dignes de sa bonté, et cherchez-le dans la simplicité de votre coeur. Car ceux qui ne le tentent point le trouvent, et il apparaît à ceux qui ont confiance en lui. Les pensées criminelles séparent de Dieu, mais une vertu éprouvée corrige les insensés. La sagesse ne pénètre jamais dans une âme malveillante, et n'habite point dans un corps esclave du péché. Car l'Esprit-Saint, le maître de la science, fuit le déguisement ; il s'éloigne des pensées dépourvues d'intelligence, et l'iniquité qui survient dans une âme l'oblige à se retirer. L'esprit de la sagesse est un esprit de douceur, mais il ne préservera pas du châtiment les lèvres de celui qui maudit, parce que Dieu sonde ses reins, pénètre au fond de son coeur et entend ses paroles. L'Esprit du Seigneur remplit tout l'univers, et celui qui contient tout, connaît tout ce qui s'y dit. C'est pourquoi l'homme qui parle un  (47) langage d'iniquité ne peut se cacher, ni échapper au jugement qui doit tout punir. C'est jusque dans ses pensées, que l'impie sera interrogé, et ses discours iront jusqu'au Seigneur, qui les entendra pour le punir. Car son oreille jalouse entend tout, et le plus léger murmure ne peut être ignoré de lui. Gardez-vous donc du murmure, qui ne peut vous être utile, et ne laissez point votre langue médire; car la parole la plus secrète ne restera pas impunie, et la bouche qui ment donne la mort à l'âme. »

Un peu après, III, 9 : « Ceux qui se confient en lui comprendront la, vérité, et fidèles dans leur amour ils lui demeureront attachés inviolablement, car le don et la paix sont à ses élus. Mais les impies seront châtiés selon leurs pensées, car ils ont abandonné la justice et se sont éloignés du Seigneur. Malheur à celui qui abandonne la sagesse et la science. » Six versets plus bas, 13 : « Heureuse la femme stérile qui a conservé sa couche pure et sans tache ; elle aura sa récompense, au jour où seront visitées les âmes. Heureux aussi l'eunuque, dont la main n'a point commis l'iniquité, et dont les pensées coupables ne se sont point élevées contre Dieu. »

Plus loin, VI, 2 : « Ecoutez donc, ô rois, et comprenez ; apprenez la justice, vous qui jugez la terre. Prêtez l'oreille, vous qui maintenez les peuples, et qui aimez de commander à de nombreuses nations. La puissance vous vient du Seigneur ; et la force, du Très-Haut, qui interrogera vos oeuvres et scrutera vos pensées. Vous étiez établis les ministres de sa puissance, et vous n'avez point jugé selon l'équité ; vous n'avez point observé la loi de la justice, ni marché selon la volonté de Dieu. Bientôt il vous apparaîtra formidable; car un jugement très-rigoureux est réservé à ceux qui gouvernent. La miséricorde est pour le petit ; mais les puissants seront puissamment tourmentés, car le Seigneur n'épargnera personne et ne respectera aucune grandeur; c'est lui qui a fait le grand et le petit,         et il a de tous un soin égal. Mais aux plus grands il réserve un plus affreux supplice. C'est donc à vous, ô rois pervers (1), que s'adressent mes discours, afin que vous appreniez la sagesse et que vous ne tombiez pas. Ceux qui auront appris ces vérités sauront répondre. Ayez donc un ardent désir d'entendre mes paroles ; aimez-les et vous aurez la vraie science. La sagesse est brillante et ne se flétrit jamais; elle se laisse facilement apercevoir de ceux qui l'aiment, et trouver par ceux qui la cherchent. Elle prévient ceux qui la désirent, et leur apparaît la première. Celui qui pour elle veillera dès le matin ne sera point fatigué, car il la trouvera assise à sa porte. Penser à elle est une prudence consommée, et celui qui veillera pour elle sera bientôt en sûreté Elle cherche et là ceux qui sont dignes d'elle; elle leur présente sur les chemins un visage riant, et va au-devant d'eux avec les soins les plus prévoyants. Le commencement de la sagesse est le désir de s'instruire, le désir de s'instruire en est l'amour, l'amour est l'observation de ses lois, l'observation de ses lois est la consommation de la sainteté, et c'est la sainteté qui approche l'homme de Dieu. Le désir de la sagesse conduit ainsi au royaume éternel. Si donc vous aimez les sceptres et les trônes, ô rois de mon peuple, aimez la sagesse, afin de régner à jamais. »

Un peu plus loin,  VIII,  7 : « Si quelqu'un aime la justice , ses travaux produiront en lui de grandes vertus. Car la sagesse enseigne la sobriété et la prudence, la justice et la force, plus utiles que toutes choses aux hommes en cette vie. »

Nous avons maintenant à transcrire ce qui nous convient dans le livre de l'Ecclésiastique. Qu'on se rappelle ici ce qui a été dit avant de commencer le livre des Proverbes. Toutefois l'Ecclésiastique fournit à ce travail plus de matière.

 

1 La Vulgate porte seulement reges, rois; les o turannoi  tyranni, que S. Augustin traduit par mali reges, rois pervers.

 

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CHAPITRE XXIII. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE DE L'ECCLÉSIASTIQUE.

 

CHAPITRE I, 17 : « La crainte du Seigneur est la sanctification de la science : cette sanctification garde et justifie le coeur ; elle lui donnera le plaisir et la joie. Celui qui craint le Seigneur sera heureux, et à son dernier jour il sera béni. Craindre Dieu, c'est la plénitude de la sagesse ; cette plénitude rassasie de l'abondance de ses faits. » Deux versets plus bas, 22 : « La crainte de Dieu est le couronnement de la sagesse. » Après quatre autres versets, 25 : « La crainte de Dieu, c'est la racine de la sagesse, et ses rameaux vivront longtemps. La sagesse renferme dans ses trésors l'intelligence et la science de la religion : mais la sagesse est maudite des pécheurs. La crainte de Dieu chasse le péché ; et celui qui ne craint pas ne peut être justifié. La colère qui l'enflamme sans cesse causera sa ruine. Le sage, guidé par la patience, attendra jusqu'au temps marqué, puis la joie lui sera rendue. L'homme de bon sens retiendra ses paroles jusqu'au moment favorable, et les lèvres de la multitude publieront sa prudence. Si tu désires la sagesse, observe la justice, et Dieu te l'accordera. La crainte du Seigneur est la sagesse et la science de la vie : ce qui lui plaît,c'est la foi et la douceur, et il remplira tes trésors. Ne sois point rebelle à la crainte du Seigneur, et ne viens pas à lui avec un cœur double. Ne sois pas hypocrite devant les hommes, et ne scandalise point par tes lèvres. Sois attentif à ce qu'elles disent, pour ne pas tomber ni attirer la confusion sur ton âme ; et pour que Dieu ne découvre pas ce qui est caché en toi, et ne te brise point au milieu de l'assemblée, pour être venu vers le Seigneur avec une intention coupable, le cœur plein de ruses et de tromperies. »

— II, 1: « Mon fils, en t'engageant au service de Dieu, sois ferme dans la crainte et la justice, et prépare ton âme à la tentation: humilie ton cœur et attends avec patience. Prête l'oreille, reçois les paroles de la sagesse, et ne te hâte point au temps de l'obscurité. Souffre patiemment les délais de Dieu, unis-toi à lui et attends, afin que ta vie croisse à la fin. Accepte tout ce qui pourra t'arriver, sois calme dans ta douleur, et au jour de l'humiliation garde la patience..Comme le feu éprouve l'or et l'argent, ainsi les hommes agréés de Dieu passent par le creuset de l'humiliation. Confie-toi en Dieu, et il te délivrera ; aplanis tes voies et espère en lui. Conserve la crainte de son nom et vieillis avec elle. Vous qui craignez le Seigneur, attendez sa miséricorde ; ne vous détournez pas de lui, pour ne point tomber. Vous qui craignez le Seigneur, confiez-vous à lui, et vous ne perdrez point votre récompense. Vous qui craignez le Seigneur, espérez en lui, et sa miséricorde viendra vous combler de joie. Vous qui craignez le Seigneur, aimez-le, et vos coeurs seront inondés de lumière. Considérez, mes enfants, la multitude des hommes, et, sachez-le bien: qui a mis son espérance dans le Seigneur et a été confondu ? Qui a persévéré dans ses commandements et a été délaissé ? Qui l'a invoqué et s'est vu méprisé ? Car Dieu est plein de bonté et de miséricorde, et au jour de l'affliction il pardonnera les péchés à tous ceux qui sauront le chercher dans la vérité. Malheur au cœur double, aux lèvres perverses, aux mains malfaisantes, et au pécheur qui suit deux voies sur la terre! Malheur aux cœurs chancelants qui se détient de Dieu! car il ne les protègera point. Malheur à ceux qui ont perdu la patience, qui ont abandonné la voie droite, et se sont égarés en des sentiers mauvais ! Et que ferez-vous, lorsque le Seigneur commencera à vous examiner? Ceux qui craignent le Seigneur, ne seront point incrédules à sa parole, et ceux qui l'aiment garderont ses voies. Ceux qui craignent le Seigneur s'attacheront à ce qui lui plait; ceux qui l'aiment seront remplis de sa loi. Ceux qui craignent le Seigneur prépareront leurs coeurs, et sanctifieront leurs âmes en sa présence. Ceux qui craignent le Seigneur, observent ses commandements, et ils conserveront la patience jusqu'au jour où il jettera les yeux sur eux; ils diront : Si nous ne faisons pénitence, nous tomberons entre les mains du Seigneur, et non dans celles des hommes. Car sa miséricorde est égale à sa puissance. »

— III, 1 : « Les enfants de la sagesse forment l'assemblée des justes; leur peuple n'est qu'obéissance et amour. Mes enfants bien-aimés, (49) écoutez le jugement de votre père, et agissez ainsi, afin d'être sauvés. » Deux versets plus bas, 4 : « Celui qui aime Dieu l'invoquera pour ses péchés, et il se gardera d'y retomber et après quelques jours sa prière. sera exaucée. Celui qui honore sa mère est comme celui qui thésaurise. Celui qui honore son père aura une plus longue vie. Celui qui obéit à son père sera la consolation de sa mère. Celui qui craint Dieu honore ses parents, et il sert comme ses maîtres ceux qui lui ont donné la vie. Honore ton père dans tes oeuvres, dans tes paroles, et en toute patience, afin que la bénédiction du Seigneur vienne sur toi. » Trois versets plus loin, 12 : « Ne te glorifie point du déshonneur de ton père. » Trois autres versets plus loin, .14 : « Mon fils, soulage ton père dans sa vieillesse, et ne lui donne dans sa vie aucun sujet de tristesse. Et si ton esprit s'est affaibli, excuse-le et ne le méprise pas dans ta force. » Après quatre autres versets, 18: « Combien est méprisable celui qui délaisse son père! de plus il est maudit de Dieu, celui qui aigrit l'esprit de sa mère. Mon fils, accomplis tes oeuvres avec douceur, et tu en recevras de la part des hommes plus d'amour encore que de gloire. Plus tu es grand, plus tu dois en tout t'humilier, .et tu trouveras grâce devant Dieu; car la puissance de Dieu seule est grande, et il n'est honoré que par les humbles. Ne recherche point ce qui est plus élevé que toi, et ne sonde pas ce qui est plus fort que toi, mais repasse sans cesse dans ton esprit ce que Dieu t'a commandé, et ne cherche point à pénétrer beaucoup de ses ouvrages, car il n'est pas nécessaire de voir de tes yeux, ce qui a été caché. » Trois versets plus bas, 26 : « Leur propre opinion en a séduit plusieurs, et l'illusion de leur sens les a retenus dans la vanité. Le cœur insensible sera malheureux au dernier jour, et celui qui aime le péril y périra. Le cœur qui marche en deux voies, ne réussira point, et l'âme corrompue y trouvera la cause de sa ruine. Le coeur mauvais sera en proie à la douleur, et le pécheur ajoutera péché sur péché. » Deux versets plus loin, 31 : « Le cœur du sage paraîtra dans toute sa sagesse, et l'oreille du juste écoutera la sagesse avec ardeur. Le cœur sage et intelligent s'éloignera de tout péché, et il prospérera dans ses oeuvres de justice. L'eau éteint le feu le plus ardent, et l'aumône résiste au péché. Dieu, qui la récompense, a les yeux surelle, il s'en souvient dans la suite; et tu trouveras en elle un appui au jour de ta chute.»

— IV, 1 : « Mon fils, ne prive pas le pauvre de son aumône, et ne détourne point de lui tes regards. Ne méprise pas l'âme de celui qui a faim, et n'aigris point l'indigent dans sa misère. N'attriste pas le cœur du pauvre, et ne diffère pas de donner à celui qui est dans la détresse. Ne rejette point la prière de l'affligé, et ne détourne pas ton visage de l'indigent. Ne détourne pas non plus tes yeux du pauvre, pour ne pas l'irriter, et ne donne pas à ceux qui t'implorent l'occasion de te maudire. Car s'il te maudit dans l'amertume de son âme, son imprécation sera exaucée. Il sera exaucé de celui qui l'a créé. Fais-toi chérir de l'assemblée des pauvres, humilie ton âme devant les anciens, et baisse la tête en présence des grands; Prête sans ennui l'oreille au pauvre, rends-lui ce qui lui vient, et donne-lui avec douceur une réponse favorable. Délivre de la main de l'orgueilleux celui qui souffre ses injures, au lieu d'en avoir de l'amertume dans le coeur. Sois miséricordieux dans tes jugements pour l'orphelin comme un père, et pour sa mère comme un mari. Et tu seras comme le fils obéissant du Très-Haut, et il aura compassion de toi plus qu'une mère.

La sagesse inspire la vie à ses enfants, elle reçoit en son sein ceux qui la recherchent, et marche devant eux dans les sentiers de la justice. Celui qui l'aime, aime la vie, et ceux qui veillent pour elle, éprouveront sa douceur. Ceux qui la posséderont auront la vie en partage, et partout où elle entrera Dieu répandra ses bénédictions. Ceux qui la servent seront fidèles au Dieu saint, et ceux qui l'aiment sont aimés de Dieu. Celui qui l'écoute juge les nations, et celui qui la contemple sera affermi dans sa confiance. S'il croit en elle, il l'aura pour héritage, et ses descendants la posséderont, car la sagesse marche avec lui dans la tentation, et pour l'éprouver elle le choisit d'abord. Elle laissera venir sur lui les craintes, les alarmes, les épreuves, lui fera subir les tribulations qui accompagnent ses enseignements, jusqu'à ce qu'elle l'ait sondé, dans ses pensées, et se soit assurée de son âme. Alors elle l'affermira, et le plaçant sur une route aplanie, elle le remplira de joie. Elle lui découvrira ses secrets, et mettra en lui un trésor de science, d'intelligence et de justice. Mais s'il s'égare, elle l'abandonnera et le livrera aux mains de son ennemi. Mon fils, mets à profit le temps et détourne-toi du mal. Ne crains pas, même au péril de ton âme, de dire la vérité. Car il y a une (50) honte qui produit le péché, et une autre honte qui attire la gloire et la grâce.. Ne fais acception de personne, aux dépens de ton salut, et ne favorise pas le mensonge, au préjudice de ton âme. N'aie point pour ton prochain un faux respect au jour de sa chute, et ne retiens pas ta parole, lorsqu'elle peut être utile à son salut. Ne cache point ta sagesse dans sa beauté. Car la parole fait connaitre la.sagesse et le sens droit. la science et la doctrine se révèlent dans les discours que la vérité inspire, mais la fermeté est dans les oeuvres de justice. Ne contredis la vérité en aucune manière, et rougis du mensonge qui vient de ton ignorance. Ne sois pas honteux d'avouer tes péchés; mais à cause de ces péchés ne te soumets pas à tous les hommes. Ne résiste point en face de l'homme puissant et ne te raidis point contre le cours du fleuve. Combats sans relâche pour la justice, à cause de ton âme, lutte jusqu'à la mort pour défendre la justice; et Dieu pour toi renversera tes ennemis. Ne sois pas précipité dans tes paroles, lâche et négligent;dans tes œuvres. Ne sois pas comme un lion dans ta demeure, terrible d ceux qui t'entourent, impitoyable pour ceux qui te sont soumis. Que ta main ne soit pas ouverte pour recevoir, et fermée pour donner. »

— V, 1 : « Ne t'appuie point sur des richesses injustement acquises, et ne dis point: J'ai ce qu'il faut pour vivre. Car cela te sera inutile au jour des vengeances et de l'obscurcissement. Ne t'abandonne pas aux désirs déréglés de ton cœur et ne dis point: Que. je suis puissant! ni: Qui pourra me demander compte de mes actions ?Car un Dieu vengeur les punira. Ne dis pas : J'ai péché et que m'est-il arrivé de fâcheux? Car le Très-Haut est patient quand il s'agit de punir. Ne sois pas sans crainte sur le pardon des péchés; n'ajoute pas péché sur péché et ne dis point: La miséricorde de Dieu est grande; il aura pitié de la multitude de mes péchés. Sa miséricorde et sa colère s'avancent rapidement, mais il réserve sa colère pour les pécheurs. Ne tarde point de revenir au Seigneur, et ne diffère pas de jour en jour, car sa colère viendra soudain, et au jour de la vengeance il te perdra. Ne te tourmente point pour amasser d'injustes richesses; elles te seront inutiles au ,jour de l'obscurcissement et de la vengeance. Ne tourne pas à tout vent, et ne suis pas toutes les voies, comme le pécheur qui se fait connaitre à la duplicité de sa langue. Sois ferme dans la voie de Dieu, dans la vérité de tes sentiments et dans ta science: qu'une parole de paix et de justice te suive toujours. Ecoute avec un esprit tranquille la parole de Dieu, afin de la comprendre, et de donner avec sagesse une réponse véritable. Si tu as compris, réponds à ton prochain; autrement, mets la main sur ta bouche, pour n'être pas surpris dans une parole peu mesurée qui te couvrirait de confusion. Les discours du sage lui attirent. l'honneur et la gloire, mais la langue de l'imprudent cause sa ruine. Ne mérite pas le nom de délateur pendant ta vie, et que ta langue ne soit pas pour toi un piège et un sujet de confusion. Car la confusion et le remords s'attachent au voleur, une triste renommée poursuit le fourbe, et le délateur recueille la haine, l'inimitié et les outrages. Rends justice aux petits comme aux grands.»

— VI, 1 : « Ne deviens pas l'ennemi de ton prochain, au lieu d'être son ami : car la honte et l'ignominie seront le triste héritage du méchant, du fourbe et de l'envieux. Ne t'élève pas, comme un taureau superbe, dans les pensées de ton âme, de peur que ta force ne se brise dans ta folie. » Sept versets plus loin, 6 : « Vis en paix avec tous les hommes, mais entre mille choisis un conseiller fidèle. Si tu veux avoir un ami, ne l'accepte qu'après l'avoir éprouvé, et ne te confie pas facilement à lui. Tel n'est ami que pour un temps, qui se retire au jour de la tribulation ; il y a un autre ami qui excite les inimitiés; il en est un autre qui découvre la haine, les querelles et les outrages : tel autre enfin n'est qu'un compagnon de table, qui s'en ira au jour de la détresse. Si ton ami est constant, il sera ton égal, et il vivra familièrement au milieu des tiens; s'il s'humilie devant-toi, et qu'il se retire de ta présence, ton amitié pour lui sera fidèle et soutenue par l'union de vos cœurs. Sépare-toi de tes ennemis, et observe tes amis. L'ami fidèle est une protection assurée; celui qui l'a trouvé a trouvé un trésor. Rien n'est comparable à un fidèle ami; ni l'or ni l'argent mis dans la balance ne pourraient égaler l'excellence de sa fidélité. L'ami fidèle est un remède qui donne la vie et l'immortalité, et ceux qui craignent le Seigneur sauront le trouver. Autant l'homme craint Dieu, autant il est heureux dans son amitié, parce que son ami lui sera semblable. Mon fils, dès ta jeunesse aime de t'instruire, et tu conserveras la sagesse jusqu'à tes derniers jours. Comme celui qui laboure et jette la semence, approche-toi d'elle, et attends avec confiance ses (51) excellents fruits. Pour la cultiver tu travailleras sans fatigue, et bientôt tu mangeras ce qu'elle aura produit. Que la sagesse est amère aux hommes ignorants ! L'insensé ne pourra demeurer avec elle. Elle sera pour eux comme ces pierres qui éprouvent la force de l'homme; ils se hâteront de la rejeter. » Deux versets plus loin, 23 : « Mais dans ceux qui la connaissent, elle demeure jusqu'au jour où ils verront Dieu. Ecoute, mon fils, et reçois le conseil de l'intelligence, ne rejette pas mon conseil. Mets tes pieds dans ses entraves, engage ton cou dans ses chaînes. Baisse ton épaule, et porte-la, sans te fatiguer de ses liens. Approche-toi d'elle de tout ton coeur, et conserve ses voies de toutes tes forces. Cherche-la, et elle te sera manifestée; et quand tu l'auras saisie, ne t'en sépare jamais car au dernier jour tu trouveras en elle le repos, et elle se changera pour toi en délices. Ses entraves deviendront pour toi une forte protection, un ferme appui, et ses chaînes un vêtement de gloire. » Quatre versets plus loin, 33 : « Mon fils, si tu m'écoutes attentivement, tu t'instruiras, et si tu appliques ton esprit, tu auras la sagesse. Si tu prêtes une oreille docile, tu recevras l’instruction ; si tu aimes d'écouter, tu seras sage. Parais dans l'assemblée des vieillards prudents, unis-toi de tout coeur à leur sagesse afin que tu puisses entendre ce qu'ils te diront de Dieu, et retenir leurs maximes, dignes de louange. Si ' tu vois un homme sensé, hâte-toi d'aller vers lui; que ton pied foule le seuil de sa maison. Arrête ta pensée sur les préceptes de la loi de Dieu, et médite sans cesse ses commandements; et il te donnera lui-même un coeur nouveau, et tu auras la sagesse, objet de tes vifs désirs. »

— VII, 1 : « Ne fais point le mal, et le mal ne te surprendra pas. Eloigne-toi des méchants, et l'iniquité s'éloignera aussi de toi. Ne sème point les péchés dans les sillons de l'injustice, et tu n'en moissonneras point sept fois autant. Ne demande point aux hommes de les conduire, ni aux rois d'être assis dans les honneurs. Ne te justifie pas devant Dieu, qui connaît le fond de ton coeur, et n'affecte point de paraître sage en présence du roi. Ne cherche pas à devenir juge, à moins que tu n'aies assez de force pour briser l'iniquité ; de peur que tu ne trembles devant les puissants, et que tes complaisances ne te fassent tomber. N'offense pas la multitude d'une cité, et ne marche point contre tout un peuple. Ne mets pas deux noeuds au péché, car un seul ne sera point impuni. Ne sois pas pusillanime en ton âme, et ne néglige ni de prier, ni de faire l'aumône. Ne dis point : Dieu regardera favorablement la multitude ne mes dons,-et lorsque j'offrirai mes présents, le Très-Haut les recevra. Ne ris point de l'homme dans l'amertume de son âme, car il est un Dieu qui humilie et qui élève. Ne travaille point à inventer le mensonge contre ton frère, ne le fais pas non plus contre ton ami. Ne cherche point à toujours mentir, car l'habitude du mensonge est funeste. Ne te répands point en discours devant les vieillards. » Douze versets plus loin, 2, 2 : « Ne lèse ni le serviteur qui travaille fidèlement, ni le mercenaire qui te donne sa vie. Que le serviteur prudent te soit cher comme ton âme : ne le prive point de sa liberté, et ne le laisse pas dans l’indigence. » Après deux autres versets, 25 : « As tu des fils? Instruis-les, avec soin, et accoutume-les au joug dès l’enfance. As-tu des troupeaux? Veille sur eux. As-tu des filles? Conserve la pureté de leur corps, et ne leur montre jamais un visage trop riant. Marie ta fille, tu accompliras une oeuvre importante, et sache la donner à un homme sensé. Si tu as une femme selon ton coeur, ne la quitte point, ne confie pas les secrets de ton âme à celle qui est mauvaise. Honore ton père et n'oublie point les gémissements de ta mère. Souviens-toi que sans eux tu ne serais pas né, et rends-leur tout ce qu'ils ont fait pour toi. Crains Dieu du fond de ton âme, et vénère ses prêtres. Aime de toutes tes forces le Dieu qui t'a créé, et ne délaisse point ses ministres. Honore Dieu de toute ton âme et respecte les prêtres. » Six versets plus bas, 36 : « Tends aussi la main au pauvre, afin de rendre parfaite ta louange. Le don plaît à tous ceux qui vivent; étends tes libéralités jusque sur les morts. Ne néglige point de consoler ceux qui pleurent, et marche avec ceux qui versent des larmes. Ne sois point paresseux à visiter les malades : ainsi tu t'affermiras dans la charité. En toutes tes oeuvres, souviens-toi de ton dernier jour et tu ne pêcheras jamais. »

— VIII, 1 : « Ne plaide point contre l'homme puissant, de peur de tomber entre ses mains. N'entre pas en contestation avec le riche, de peur qu'il ne te suscite des procès; car l'or a perdu beaucoup d'hommes; il va jusqu'au coeur des rois et le fait fléchir. Ne dispute pas avec celui qui parle beaucoup et ne jette point de bois sur son foyer. » Deux versets plus loin, 6 : « Ne méprise pas l'homme qui se détourne du péché, et (52) ne lui fais pas de reproches; souviens-toi que nous avons tous mérité d'être repris. Ne dédaigne pas l'homme dans sa vieillesse, car ceux qui vieillissent ont été comme nous. Ne te réjouis jamais de la mort de ton ennemi; sache que nous mourrons tous et que nul d'entre nous.ne veut être un objet de risée. Ne méprise pas les discours des sages vieillards, mais nourris ton âme de leurs maximes. C'est d'eux que tu apprendras la doctrine et l'intelligence, et à servir les grands sans reproches. N'oublie point les récits des vieillards, car ils les ont reçus de leurs pères. C'est par eux que tu pourras comprendre, et que tu sauras répondre en temps opportun. » Seize versets plus loin, 20 : « Ne prends point conseil des insensés, car ils ne peuvent aimer que ce qui leur plaît. Ne délibère jamais devant un étranger; tu ne sais ce qu'il enfantera un jour. »

Après deux autres versets, IX, 1: « Ne sois point jaloux de la femme qui repose sur ton coeur. » Sept versets plus loin, 5 : « N'arrête point tes désirs sur une jeune fille, de peur que sa beauté ne cause ta ruine. Ne livre d'aucune manière ton âme à des courtisanes, pour ne point te perdre, toi et ton héritage. » Deux versets plus bas, 8 : « Détourne tes yeux d'une femme parée, et ne regarde point curieusement une beauté étrangère. » Douze versets ensuite, 14 : « N'abandonne pas un ancien ami; car le nouveau ne lui sera point semblable. Le nouvel ami est comme le vin nouveau, il vieillira, et alors tu le goûteras avec délices. Ne sois point jaloux de la gloire ou des richesses du pécheur : car tu ne sais pas quelle doit être sa ruine. Ne te laisse pas séduire par l'iniquité des hommes injustes. » Après deux autres versets, 18 : « Tiens-toi bien loin de celui qui a le pouvoir de faire mourir, et tu n'auras pas à craindre la mort. Et si su l'abordes, ne fais aucun mal, de peur qu'il ne t'ôte la vie. » Quatre versets plus loin, 21 : « Prends conseil des sages et des prudents. Que les hommes justes soient tes convives, et que ta gloire repose dans la crainte de Dieu. »

Après cinquante-trois versets, X, 23 : « La race des hommes qui craignent Dieu sera en honneur; mais elle sera déshonorée, la race de ceux qui méprisent ses commandements. Celui qui conduit sagement ses frères est parmi eux en honneur, et ceux qui craignent le Seigneur seront agréables à ses yeux. La gloire des riches et des grands, comme celle des pauvres, c'est la crainte de Dieu. Ne méprise pas l'homme juste dans sa pauvreté, et ne glorifie pas le pécheur dans l'opulence. Les grands, les juges et les puissants sont en honneur, mais nul n'est plus grand que celui qui craint Dieu. Les hommes libres serviront l'esclave sensé; l'homme prudent et bien instruit ne murmurera point de la réprimande. » Cinq versets plus loin, 31 : « Mon fils, conserve ton âme dans la douceur, et honore-la selon ses mérites. »

Après six autres versets, XI, 1 : « La sagesse d'un homme obscur le relèvera et le fera asseoir au milieu des grands. Ne loue point l'homme de sa beauté, et ne le méprise point à son aspect. L'abeille est petite entre tout ce qui vole, néanmoins la première douceur est celle, de son fruit. Ne te glorifie point de tes vêtements, et ne t'élève pas au jour de tes honneurs. » Après six autres versets, 7 : « Ne méprise personne avant de l'avoir interrogé, et quand tu l'auras interrogé reprends-le justement. Avant d'avoir écouté ne réponds pas, et au milieu des vieillards ne cherche point à parler. Ne discute point sur ce qui ne t'inquiète pas, et ne t’assieds point au tribunal des pécheurs. Mon fils, ne t'occupe pas de beaucoup de choses, et si tu es riche, tu ne seras pas facilement exempt de péché ; car si tu poursuis tant de choses, tu n'y atteindras point, et si tu vas au-devant, tu ne pourras t'en débarrasser. » Vingt versets plus loin, 22 : « Ne t'arrête pas aux oeuvres du pécheur, confie-toi en Dieu et demeure à ta place. » Après quelques versets, 10 : « Ne loue aucun homme avant sa mort. » Un verset plus loin, 31 : « N'introduis pas tous les hommes dans ta maison, car les pièges du trompeur sont nombreux. Comme la poitrine des enfants est haletante, comme la perdrix est attirée au trébuchet, et le chevreuil dans les rets, ainsi est le coeur du superbe et de quiconque se plait à regarder la chute de son prochain. Il change le bien en mal pour dresser ses embûches, et il imprime une tache à ce qui est le plus pur. Une seule étincelle augmente le feu, un seul trompeur augmente les meurtres; et le pécheur tend des pièges qui font couler le sang. Garde-toi du pervers; il n'est qu'un artisan de crimes; prends garde qu'il n'attire pour toujours sur toi le mépris. Admets près de toi l'étranger, et il te renversera pendant son sommeil, et il te chassera de ta maison. »

XII, 1 : « Si tu fais le bien, sache à qui tu le fais, et une grâce nouvelle se répandra sur (53) tes bonnes oeuvres. » Fais du bien au juste, et tu en recevras une grande récompense, sinon de lui, certainement de Dieu. Il n'y a point de bonheur pour ceux qui persistent dans le mal, ni pour celui qui ne fait point d'aumônes; parce que le Très-Haut déteste les pécheurs, et qu'il a pitié de ceux qui se repentent. Donne à celui qui est bon, et n'accueille pas le pécheur. Fais du bien aux humbles, et ne donne rien à l'impie. Empêche qu'on lui donne du pain, de peur qu'il ne soit ensuite plus puissant que toi; car tu trouveras deux fois le mal dans le bien que tu lui auras fait, parce que le Très-Haut abhorre les pécheurs et qu'il exerce ses vengeances sur les impies. » Quatre versets plus loin, 10 : « Ne te fie en aucun temps à ton ennemi, sa méchanceté est comme la rouille qui reparaît toujours. S'il s'humilie et marche la tête penchée, sois attentif, et prends garde à lui. Ne l'établis point près de toi, qu'il ne soit jamais assis à ta droite, de peur que se retournant il ne prenne ta place; de peur que s'élançant où tu es il ne cherche à s'asseoir sur ton siège : tu reconnaîtrais, mais trop tard, la vérité de mes paroles, et tu en serais vivement tourmenté. Qui aura pitié de l'enchanteur mordu par le serpent, et de tous ceux qui s'approchent des bêtes féroces? Ainsi en est-il de celui qui s'associe avec l'homme injuste, et qui se trouve enveloppé dans ses péchés. L'injuste demeurera une heure avec toi, et s'il te voit chanceler, il ne te soutiendra pas. Ton ennemi a la douceur sur les lèvres, et dans son coeur il cherche à te faire tomber dans la fosse. Ton ennemi a les larmes aux yeux, mais s'il en trouve l'occasion il pourra s'abreuver assez de ton sang; si les maux viennent sur toi, tu le verras arriver le premier. Ton ennemi versera des larmes et, comme pour te soutenir, il creusera l'abîme sous tes pieds. Il secouera la tête et applaudira des mains ; se répandra en calomnies et changera son visage. »

Après soixante-et-un versets, XIII, 30 : « Les richesses sont bonnes à celui dont la conscience est pure, et la pauvreté est mauvaise au méchant qui murmure. »

Trois versets plus loin, XIV, 1 : « Heureux l'homme qui n'est point tombé en parlant, et qui n'est point aiguillonné des remords du péché. Heureux celui dont l'âme n'est point abattue par la tristesse, ni déchue de son espérance. La richesse est inutile à l'homme cupide et avare, et que fait l'or à l'envieux ? » Après quatorze versets, 11 : « Mon fils, si tu as quelque chose, fais-toi du bien à toi-même, et présente à Dieu des offrandes dignes de lui. Souviens-toi de la mort, qui ne tarde point; de l'arrêt qui t'a été prononcé et qui te condamne au tombeau; c'est l'arrêt de tous, tout le monde doit mourir. Avant ta mort, fais du bien à ton ami, et selon tes moyens, tends la main et donne au pauvre. » Seize versets plus loin, 22 : «Heureux l'homme qui persévère dans la sagesse, et.qui médite la justice; qui a sans cesse présent à la pensée le regard de Dieu tourné vers lui; qui considère -ses voies en son coeur, et qui a l'intelligence de ses secrets. »

Après vingt-cinq autres versets, XV, 7 : « Les insensés ne comprendront point la sagesse, mais les hommes sensés iront au devant d'elle. Les insensés ne la verront pas, car elle est loin de l'orgueil et de la fraude. Les menteurs ne se souviendront point d'elle, mais les hommes sincères seront toujours avec elle, et marcheront heureusement jusqu'à ce qu'ils arrivent en présence de Dieu. La louange est sans beauté dans la bouche du pécheur, car la sagesse vient de Dieu, et la louange est faite pour cette sagesse de Dieu; c'est dans la bouche du fidèle qu'elle abonde et elle lui est inspirée parle souverain Dominateur. Ne dis point : Dieu l'a éloignée de moi; c'est à toi d'éviter ce qui lui déplaît. Ne dis pas non plus C'est lui qui m'a ouvert la voie; car les impies ne lui sont point nécessaires. Dieu abhorre les imprécations de l'erreur; elles sont odieuses à ceux qui le craignent. Dieu, dès le commencement, a créé l'homme, et il l'a laissé dans la main de son propre conseil : il lui a ensuite donné ses commandements et ses préceptes. Si tu veux observer les commandements, et toujours leur garder une inviolable fidélité, ils te garderont toi-même. Il amis devant toi l'eau et le feu; étends la main vers ce que tu voudras. Devant l'homme sont la vie et la mort, le bien et le mal; ce qui lui plaira, lui sera donné. Car la sagesse de Dieu est grande; il est invincible dans sa puissance, et sans cesse il voit tous les hommes. Le regard de Dieu s'abaisse sur ceux qui le craignent, et il connaît toutes les oeuvres de l'homme. Il n'a commandé à personne de faire le mal, ni donné à qui que ce soit le temps de commettre le péché. II ne veut point une multitude d'enfants infidèles et inutiles. »

— XVI, 1 : « Ne te réjouis pas de tes enfants pervers, s'ils se multiplient ; ne mets point en eux ta joie, s'ils n'ont point la crainte de Dieu. Ne te confie pas en leur vie, et ne compte pas sur leurs (54) travaux. Car un seul enfant qui craint Dieu, vaut mieux que mille enfants impies, et il vaut mieux mourir sans postérité que de laisser des fils impies. » Vingt-un versets plus loin, 16 : « Ne dis point : Dieu ne me verra pas, et qui du haut du ciel se souviendra de moi? »

Plus loin, XVII, 17 : « Son alliance n'a pas été détruite par leurs iniquités, et toutes leurs injustices sont en sa présence. L'aumône est pour l'homme comme un sceau devant Dieu, qui conservera comme la prunelle de l'oeil le souvenir de ce bienfait. Ensuite il se lèvera et rendra à chacun selon le mérite de ses oeuvres, il en précipitera quelques-uns au plus profond de la terre. Mais il a ouvert les voies de la justice au repentir, il a affermi ceux qui allaient défaillir, et leur a donné la vérité en partage. Retourne au Seigneur et abandonne tes péchés. Prie en sa présence et diminue les occasions de chute. Reviens au Seigneur, détourné-toi de l'injustice, et déteste ce que Dieu abhorre. » Neuf versets plus bas, 28 : « Combien est grande la miséricorde de Dieu, et sa clémence envers ceux qui reviennent à lui! Car tout ne peut se trouver dans l'homme, et le fils de l'homme n'est pas immortel. »

Après trente versets, XVIII, 14 : « Il a pitié de celui qui reçoit les enseignements de sa miséricorde, et qui s'empresse d'acquiescer à ses jugements. Mon fils, ne mêle pas les reproches au bien que tu fais, et ne joints pas à tes dons des paroles dures et affligeantes. La rosée ne rafraîchit-elle pas la chaleur du jour? Ainsi une parole de douceur vaut mieux que le bienfait. La douceur dans les- paroles ne surpasse t-elle pas le don ? Or ces deux choses sont dans l'homme dont la conscience est pure. L'insensé reprend avec aigreur, et le don de l'homme sans éducation dessèche les yeux. Avant de juger, dispose-toi à être juste, et cherche à t'instruire avant de parler. Avant la maladie, use de remèdes, et examine-toi, avant le jugement; ainsi tu trouveras grâce devant Dieu. Avant la maladie humilie-toi, et au temps de l'infirmité fais voir quelle a été ta conduite. Que rien ne t'empêche de prier toujours, et ne crains pas d'avancer dans la justice jusqu'à ta mort, parce que la récompense de Dieu demeure éternellement. Avant de prier prépare ton, âme, et ne sois pas comme un homme qui tente Dieu. » Six versets plus loin, 27: « L'homme sage sera toujours dans la crainte, et pendant les jours de péché il saura éviter la paresse. » Cinq autres versets plus bas, 30 : « Ne te laisse pas aller à tes désirs coupables, et ne suis point ta propre volonté. Si tu veux contenter ton âme dans ses convoitises, elle te rendra la joie de tes ennemis. Ne te plais point dans les assemblées tumultueuses, ni dans celles où règne la violence. »

Après cinq versets, XIX, 1 : « Et celui qui méprise les petites choses tombera peu-à-peu. Le vin et les femmes égarent même les sages, et confondent les hommes sensés. » Quelques versets plus loin, 4 : « Celui qui croit facilement a le coeur léger, et il en souffrira; et celui qui pèche contre son âme sera déconsidéré. » Après deus versets, 5 : « Celui qui hait les longs discours, éteint le mal. » Après huit autres versets, 10 : « As-tu entendu une parole contre ton prochain? qu'elle meure en toi, et sois assuré qu'elle ne te fera point périr. L'insensé se hâte d'enfanter une parole qu'il a entendue, comme une femme en travail. La parole dans la bouche de l'insensé est comme une flèche qui lui perce la cuisse. Reprends ton ami, de peur qu'il n'ait point compris sa faute, et qu'il ne dise : Je ne l'ai point l'ait; et s'il l'a fait, pour qu'il ne le fasse plus. Reprends ton prochain; il n'a peut-être point dit ce qu'on lui reproche; ou s'il l'a dit, qu'il ne le dise plus. Avertis ton ami, car il y a souvent de faux bruits, et ne t'en- rapporte pas à toute parole. Tel pèche par la langue, qui ne pèche point en son coeur: quel est celui qui ne pèche point par la langue ? Reprends ton ami avant de le menacer, et donne place à la crainte du Très-Haut, car la crainte de Dieu est toute la sagesse, et avec la sagesse on craint Dieu. » Cinq versets plus bas, 21 : « Un homme qui possède la crainte de Dieu, quoiqu'il ait peu de sagesse et manque de sens, vaut mieux que l'homme qui est rempli d'intelligence et qui transgresse la Loi du Très-Haut. »

Seize versets plus loin, XX, 1 : « Combien ne vaut-il pas mieux reprendre un homme que de s'irriter! » Après quelques autres versets, 8 Et celui qui s'arroge un pouvoir injuste, sera haï de tous. » Après huit versets, 13 : « Le sage se fait aimer dans ses paroles. » Seize versets plus loin, 20 : « La chute d'une langue trompeuse, est celle d'un homme qui tombe sur le pavé; ainsi la ruine des méchants arrivera soudain. L'homme désagréable ne cessera d'être la fable et le jouet des hommes formés à la vertu. Une parole sage sera mal reçue de la bouche de l'insensé; et il ne saura pas la dire en son temps. » Deux versets plus loin, 24: « Tel perd son âme, (55) par honte, il la perdra pour un ami imprudent; il se perdra pour avoir fait acception de personnes. Tel autre promet par honte à son ami, il le rend gratuitement son ennemi. Le mensonge est dans l'homme un véritable opprobre; ce vice sera toujours dans la bouche des hommes déréglés. Le voleur est moins coupable que l'homme qui ment toujours; mais tous deux auront la ruine en partage. La vie des hommes menteurs est sans gloire, et le déshonneur les accompagne sans cesse. Le sage se l'ait connaître par ses discours. » Quatre versets plus bas, 31: « Les dons et les présents aveuglent les Juges; c'est comme un mors dans la bouche qui les empêche de prononcer leurs arrêts. Si la sagesse est cachée, et le trésor invisible, de quelle utilité sont-ils l'un et l'autre? L'homme qui cache sa folie vaut encore mieux que celui qui cache sa sagesse. »

— XXI, 1 : « Mon fils, tu as péché? ne pèche plus désormais; mais prie pour tes fautes pas sées, afin qu'elles te soient remises. Fuis le péché comme on fuit à l'aspect du serpent, car si tu t'en approches, il te saisira. Ses dents sont les dents du lion, elles tuent les âmes des hommes ; toute iniquité est comme un glaive à deux tranchants, et ses blessures sont incurables. » Quatre versets plus loin, 11 : « Celui qui hait la réprimande, suit les traces des pécheurs, :et celui qui craint Dieu, reviendra à lui du fond de son cœur. » Cinq versets plus loin, 11 : « Le sentier des pécheurs est partout bien pavé, mais il aboutit pour eux à l'enfer, aux ténèbres, aux supplices. Celui qui garde la justice saura en pénétrer l'esprit. La perfection de la crainte de Dieu est la sagesse et le sens. » Après quelques versets, 18: « Que l'homme habile entende une parole sage, il la louera, et se l'appliquera : le voluptueux l'entendra, ruais elle lui déplaira, et il la rejettera loin derrière lui. La conversation de l'insensé est comme un fardeau dans le voyage ; mais la grâce repose sur les lèvres du sage. On recherche dans les assemblées les discours de l'homme prudent, et ses paroles seront méditées au fond du coeur. » Deux versets plus loin, 22 : «L'enseignement est pour l'insensé comme des fers aux pieds, il est comme des chaînes à sa main droite. L'insensé quand il rit, élève la voix, mais l'homme sage sourit à peine. L'enseignement est pour le sage un ornement d'or, et comme un bracelet à son bras. » Huit versets plus bas, 29 : « Le cœur des insensés est dans leur bouche, et la bouche des sages est dans leur coeur. Lorsque l'impie maudit le démon, cet impie maudit son âme. Le délateur souillera son âme, et il sera haï de tous, et celui qui demeure avec lui sera détesté: l'homme discret et sensé sera en honneur. »

— XXII, 1 : « On jette au paresseux des pierres couvertes de boue, et tous parleront de lui avec mépris. » Après quatre versets, 4 : « La fille prudente sera un précieux héritage pour son mari ; mais celle qui fait rougir est le déshonneur de son père. La femme hardie couvre de confusion son père et son mari ; elle ne le cèdera point aux impies, et elle sera méprisée des uns et des autres. Un discours à contre-temps est comme un chant dans le deuil : le châtiment et l'instruction sont dans tous les temps la vraie sagesse. Celui qui enseigne un insensé est comme celui qui veut réunir les. débris d'un vase. Celui qui parle pendant qu'on ne l'écoute point ressemble à celui qui réveille un homme d'un profond sommeil. Il parle à un endormi, celui qui s'entretient avec un insensé ; à la fin il dira : Quel est celui-ci ? Pleure sur un mort, parce qu'il a perdu la lumière : pleure aussi sur un insensé, parce qu'il' a perdu le sens. Ne pleure pas beaucoup sur un mort, parce qu'il est en repos; mais la vie criminelle du méchant est pire que la mort de l'insensé. On pleure un mort pendant sept jours, mais il faut pleurer sur les impies et les insensés pendant toute leur vie. » Vingt-un versets plus loin, 25 : « Celui qui jette une pierre contre les oiseaux, les met en fuite ; ainsi celui qui outrage son ami, détruit l'amitié. Quand même tu aurais levé l'épée contre ton ami, ne désespère point, il peut encore revenir. Si tu as dit à ton ami une parole de tristesse ne crains pas; tu peux encore te réconcilier: mais ne va pas jusqu'aux injures, aux reproches, à l'insolence; ne révèle point ses secrets et ne lui porte point de coups perfides, c'est tout cela qui met en fuite un ami. » Après dix versets, 33 : « Qui donnera une garde à ma bouche, qui mettra un sceau inviolable sur mes lèvres, afin que par elles je ne tombe, point, et que ma langue ne cause pas ma ruine ? »

— XXIII, 1 : « Seigneur, ô mon Père et le maître de ma vie, ne m'abandonnez pas, et ne me laissez point périr par là. Qui viendra corriger les pensées de mon esprit, et apprendre à mon cœur l'enseignement de la sagesse ? Qu'on n'épargne point l'ignorance qui se révèle dans mes paroles, et que mes péchés ne soient point (56) découverts, de peur que mes erreurs ne s'accroissent, que mes péchés ne se multiplient, que les offenses ne s'augmentent et que je ne tombe devant ceux qui me baissent pour faire triompher de joie mon ennemi ? Seigneur, ô mon Père, et le maître de ma vie, ne m'abandonnez pas à leur volonté mauvaise. Ne me donnez pas un regard altier, éloignez de moi tout désir coupable. Préservez-moi de l'intempérance, que la passion impure ne s'empare point de mon coeur, et ne me livrez pas à une âme sans honte et sans retenue. Mes enfants, écoutez la doctrine de ma bouche; et celui qui la gardera ne trouvera point sa perte dans les paroles sorties de ses lèvres, ni sa ruine dans des actions criminelles. Le pécheur se fera prendre par sa vanité, l'orgueilleux et le médisant se perdront eux-mêmes. Que ta bouche ne s'accoutume point à jurer, car par là les chutes sont fréquentes. Que le nom de ton Dieu ne soit pas habituellement dans ta bouche, et ne mêle pas à tes paroles le nom des Saints; tu ne serais pas exempt de péché. De même qu'un esclave souvent mis à la torture ne cesse d'en porter les marques ; ainsi tout homme qui emploie ces noms et jure sans cesse par eux ne sera point exempt de péché. L'homme qui jure souvent sera rempli d'iniquités et la plaie ne sortira pas de sa maison. S'il n'accomplit point son serment, il sera chargé de ce péché; mais s'il y manque par mépris, il pèche doublement. S'il a juré en vain, il ne sera point justifié et sa maison sera remplie du châtiment qu'il aura mérité. » Après quatre versets, 17 : « Que ta bouche ne s'habitue point à un langage indiscret ; un tel langage est un langage de péché. Souviens-toi de ton père et de ta mère lorsque tu prends place au milieu des grands, de peur que Dieu ne t'oublie en leur présence, tel qu'aveuglé par ta familiarité avec eux, tu ne tombes dans l'infamie, souhaitant de n'être pas né, et maudissant le jour de ta naissance. L'homme habitué aux paroles injurieuses ne se corrigera en aucun jour de sa vie. Deux sortes de péchés se commettent souvent, et un troisième attire la haine et la perdition. L'âme qui s'embrase comme un feu ardent ne s'éteindra pas qu'elle n'ait dévoré quelque chose, et l'homme corrompu dans sa chair ne s'arrête point qu'il n'ait allumé le feu. » Deux versets plus bas, 25 : « Un homme abandonne sa couche, en méprisant son âme et en disant : Qui me voit ? les ténèbres m'environnent et les murailles me cachent : personne ne me voit : qui craindrais-je ? Le . Très-Haut ne se souviendra pas de mes péchés. Mais cet homme ne comprend pas que lui-même est aveugle, et qu'en craignant ainsi les hommes et en ne redoutant que leurs regards, il bannit de son coeur la crainte de Dieu. Cet homme ne comprend pas non plus que les yeux du Seigneur, plus lumineux que le soleil, découvrent toutes les voies des mortels, et les profondeurs de l'abîme, voient le fond des coeurs et les replis les plus cachés. »

Plus loin, XXV, 5 : « Ce que tu n'as point recueilli dans ta jeunesse, comment le trouveras-tu dans ta vieillesse ? Que le jugement convient bien aux cheveux blancs, et le sage conseil aux anciens! Que la sagesse est belle dans ceux qui ont vieilli, l'intelligence et le conseil dans ceux qui sont élevés en gloire! Une grande expérience est la couronne des vieillards, et la crainte de Dieu est leur gloire. » Dix versets plus loin, 14 : « La crainte de Dieu s'élève au-dessus de tout. Heureux celui qui a reçu le don de la crainte de Dieu: à qui comparerons-nous celui qui le possède ? » Après vingt versets, 28 : « Ne            considère point la beauté d'une femme, et ne la convoite pas pour sa beauté. »

Trente-trois versets plus loin, XXVI, 11 : « La femme qui s'enivre est un grand sujet de colère ; sa honte et son ignominie   ne seront pas cachées. L'impudicité d'une femme se reconnaîtra à la hardiesse de son regard, à l'immodestie de sa paupière. Pour lajeune fille qui ne détourne point sa vue, il faut redoubler de vigilance, de peur qu'elle ne se livre à la première occasion. Défie-toi de son regard immodeste et ne soispoint surpris si elle te délaisse. » Après quatre versets, 16 : « Les charmes d'une femme vertueuse réjouiront son mari, et sa bonne conduite répandra la vigueur jusque dans ses membres. Une femme sensée et amie du silence est un don de Dieu, et rien ne peut égaler cette âme bien formée. La femme sainte et pudique a un grâce qui surpasse toute grâce, et tous les trésors ne peuvent être le prix d'une âme chaste. » Douze versets plus loin, 27 : « Celui qui passe de la justice au péché est réservé  par Dieu au tranchant du glaive. »

Quatre versets plus bas, XXVII, 1 : « Celui qui cherche à s'enrichir détourne les yeux. » Après trois versets, 3 : « Le péché sera anéanti. Si tu n'est pas fortement attaché à la crainte de Dieu, bientôt ta maison sera renversée. Quand on a agité (57) le crible, il ne reste que la poussière; ainsi dans l'agitation de ses pensées, il ne reste à l'homme que son inquiétude. La fournaise éprouvé les vases du potier, et la tribulation les hommes justes. Comme le soin qu'on prend d'un arbre se montre à ses fruits, ainsi la parole découvre les pensées du coeur de l'homme. Ne loue aucun homme avant qu'il ait parlé ; c'est à leurs discours qu'on éprouve les hommes. Si tu pratiques la justice, tu la posséderas, et tu en seras couvert comme d'un vêtement de gloire : tu habiteras avec elle, elle te protégera à jamais, et en elle tu trouverai un appui au jour des manifestations. Les oiseaux s'approchent de ceux qui leur ressemblent, et la vérité retourne à ceux qui en font les oeuvres. Le lion veille toujours sur sa proie, et le péché sur ceux qui commettent l'iniquité. L'homme saint reste, dans la sagesse, immuable comme le soleil ; mais l'insensé est changeant comme la lune. Au milieu des insensés, réserve tes paroles pour un- autre temps, et sois toujours avec les hommes réfléchis. La conversation des pécheurs est odieuse, et leur rire est provoqué par la joie de leurs péchés. Un discours rempli de jurements fera dresser les cheveux sur la tête, et ces insolences épouvantent les oreilles. L'effusion du sang suit les querelles des orgueilleux, et leurs paroles de malédictions sont pénibles à entendre. Celui qui trahit les secrets d'un ami perd la confiance et ne trouvera point d'ami selon son coeur. Aime ton prochain, et sois-lui fidèlement uni. Si tu publies ses secrets, ne cherche plus à le revoir. Celui qui perd l'amitié de son prochain est comme celui qui tuerait son ami. Comme celui qui laisse un oiseau s'échapper de sa main, ainsi tu as laisse s'éloigner ton prochain, et tu ne l'atteindras plus. Ne le suis pas, car il est déjà loin : il a fui comme un chevreuil échappé du filet ; son âme a été blessée, et tu né pourras fermer sa plaie. Après des injures, l'amitié peut encore renaître ; mais dévoiler les secrets d'un ami, c'est pousser au désespoir une âme malheureuse. Celui dont le regard est flatteur prépare en secret l'iniquité, et personne ne pourra le repousser. En ta présence, il adoucira le ton de sa voix, il admirera tes discours ; mais à la fin il changera de langage, et dans tes paroles il cherchera une cause de ruine. J'ai détesté beaucoup de choses, mais je ne hais rien tant que cet homme, et le Seigneur n'aura pour lui que haine. n Deux versets après, 29 : « Celui qui creuse une fosse, y tombera ; celui qui place une pierre devant son prochain, s'y heurtera ; et celui qui tend un piège à un autre, y périra. Le conseil pervers retombera sur celui qui l'a donné, et il ne saura d'où ce malheur lui arrive. Les insultes et les outrages des superbes et la vengeance fondront sur lui comme le lion sur sa proie. Ils périront dans le piège, ceux qui se réjouissent de la chute du juste.

Trois versets plus bas, XXVIII, 1 : « Celui qui veut se venger, rencontrera la vengeance du Seigneur, et le Seigneur tiendra en réserve ses péchés. Pardonne à ton prochain le mal qu'il a pu te faire, et quand tu prieras, tes péchés te seront remis. L'homme garde sa colère contre l'homme, et il ose demander à Dieu sa guérison ! Il est sans miséricorde pour un homme son semblable, et il prie pour ses propres péchés ! Lui qui n'est que chair, il garde sa colère, et il implore la miséricorde de Dieu ! Qui priera pour ses péchés ? Souviens-toi de tes derniers instants et cesse de haïr ; car la corruption et la mort menacent ceux qui violent les commandements. Souviens-toi de la crainte de Dieu, et ne sois plus irrité contre ton prochain. Souviens-toi de l'alliance du Très-Haut, et ne considère plus l'égarement de ton frère. Evite les procès, et tu diminueras les péchés ; car l'homme irascible enflamme les débats ; le pécheur met le trouble parmi les amis et excite les inimitiés parmi ceux qui sont en paix. n Quatre versets plus loin, 13 : « Une discussion trop vive allume le feu, une querelle trop animée fait couler le sang, et la langue du témoin donne la mort. Si tu souffles sur l'étincelle, le feu s'allumera ; si tu craches dessus, elle s'éteindra, et c'est la bouche qui fait l'un et l'autre. Le semeur de rapports, l'homme à deux langues sera maudit; car il a jeté le trouble parmi ceux qui vivaient en paix. La langue d'un tiers a été le tourment de beaucoup d'hommes : elle les a dispersés de peuple en peuple. Elle a détruit des villes fortifiées et opulentes, et renversé les maisons des grands. Elle a abattu la force des peuples, et affaibli les nations les plus vaillantes. La langue d'un tiers a fait bannir les femmes fortes et les a privées du fruit de leurs travaux. Celui qui l'écoute n'aura plus la paix ; il n'aura pas un ami sur qui il puisse se reposer. » Quelques versets plus loin, 29 : « Fais une balance pour tes paroles, et un frein solide pour ta bouche ; prends garde de commettre quelque faute par ta langue, de peur que tu ne tombes en (58) présence de tes ennemis qui te guettent, et que ta chute ne soit incurable et mortelle. »

— XXIX, 1 : « Celui qui exerce la miséricorde prête à intérêt à son prochain, et celui qui a la main ouverte pour donner, garde les commandements. Prête à ton prochain au temps de sa détresse ; et rends-lui aussi au jour fixé ce que tu lui dois. Tiens à ta parole, et agis fidèlement avec lui : en tout temps tu trouveras le nécessaire. Plusieurs ont cru avoir trouvé ce qu'on leur avait prêté, et ils ont affligé ceux qui les avaient secourus. » Treize versets plus loin. »

Cependant sois plein de patience envers le malheureux et ne lui fais pas attendre ton aumône; assiste le pauvre, à cause du commandement, et à cause de son dénuement ne le laisse pas sans secours. Sacrifie ton argent pour ton frère ou pour ton ami, et ne le cache pas sous une pierre pour ta ruine. Place ton trésor dans les préceptes du Très-Haut, et il te sera plus utile que l'or. Renferme l'aumône dans le sein du pauvre, et elle te préservera de tout malheur. Elle combattra pour toi contre ton ennemi, mieux que le bouclier et la lance d'un vaillant soldat. L'homme de bien engage sa parole pour son prochain, et celui qui a perdu toute honte l'abandonne. N'oublie pas le bienfait de celui qui a répondu pour toi ; car il a pour toi exposé sa vie. Le pécheur et l'imper fuient celui qui a répondu pour eux. Le pécheur s'empare du bien de sa caution, et son coeur ingrat abandonne son libérateur. Un homme s'engage pour son prochain, et celui-ci, perdant toute honte, l'abandonne. Un engagement coupable en a perdu plusieurs qui prospéraient et les a agités comme les flots de la mer. Il a fait errer ça et là des hommes puissants, et ils ont été jetés chez des nations étrangères. Le pécheur qui viole les commandements tombera en des engagements coupables. » Après un verset, 25 : « Aide, selon tes forces, ton prochain à se relever, et prends-garde de tomber toi-même. »

Seize versets plus loin, XXX, 1 : « Celui qui aime son fils, le châtie souvent, afin que plustard il fasse sa joie. Celui qui instruit son fils, sera loué à cause de lui. » Après dix versets, 8 : « Un cheval indompté devient intraitable, et l'enfant abandonné à ses désirs devient insolent. Flatte ton fils, et il te remplira d'effroi ; joue avec lui, et il te causera de l'affliction. Ne ris pas avec lui, de peur que tu n'aies à gémir, et qu'un jour tes dents ne s'entrechoquent. Ne lui accorde aucune autorité pendant sa jeunesse, et ne néglige pas d'observer ses pensées. Courbe-lui la tète, tandis qu'il est jeune; frappe-le de verges, tandis qu'il est enfant, de peur qu'il ne s'endurcisse, qu'il ne refuse de t'obéir et qu'il ne soit le chagrin de ton âme. Instruis ton fils, travaille à le former, de peur que sa vie honteuse ne te couvre de confusion. Un pauvre plein de santé et de force vaut mieux qu'un riche languissant et énervé par ie vice. La santé de l'âme se puise dans la sainteté de la justice : elle vaut mieux que tout l'or et l'argent, et un corps vigoureux est préférable à d'immenses revenus. Il n'est point de richesses plus grandes que la santé du corps; il n'est point de plaisir au-dessus de la joie du cœur. Mieux vaut la mort qu'une vie pleine d'amertume ; le repos éternel qu'une langueur sans fin. Des trésors cachés dans une bouche fermée, sont comme un festin préparé à l'entrée d'un tombeau. » Cinq versets plus loin, 22 : « N'abandonne point ton âme` à la tristesse, et ne t'afflige point toi-même dans tes pensées. La joie du cœur, est la vie de l'homme, et un trésor inépuisable de sainteté ; l'allégresse de l'homme est une longue vie. Aie pitié de ton âme, en te rendant agréable à Dieu, et sache te contenir. Rassemble les forces de ton cœur dans la sainteté de Dieu, et bannis loin de toi la tristesse. La tristesse en a tué plusieurs, et elle n'est utile à rien. L'envie et la colère abrègent les jours ; et l'inquiétude amène la vieillesse avant le temps. »

Dix versets plus bas, XXXI, 5 : « Celui qui aime l'or ne sera point justifié, et celui qui poursuit la corruption en sera rassasié. L'or en a fait tomber plusieurs, et son brillant éclat a été leur ruine. L'or amène la chute de ceux qui lui sacrifient malheur à ceux qui sont à sa poursuite ! il fera périr tous les insensés. Heureux le riche qui a été trouvé sans tache, qui n'a point couru après l'or, et qui n'a point mis son espérance dans l'argent et les trésors. Quel est-il ? et nous le louerons. Il a fait des merveilles pendant sa vie. Qui a été éprouvé par l'or et s'est trouvé parfait ? La gloire de celui-là sera éternelle. Il a pu violer la loi et ne l'a point violée ; il a pu faire le mal et ne l'a point fait. C'est pourquoi ses biens ont été affermis dans le Seigneur, et toute l'assemblée des saints redira ses aumônes. » Quelques versets plus loin, 19 : « Use comme un homme tempérant de ce qui est servi devant toi, de peur qu'en mangeant avec avidité tu ne te rendes odieux. Cesse le premier pour te montrer sage, (59) ne dépasse point de sages limites, pour ne commettre aucune faute, et si tu es assis avec beaucoup de personnes, n'étends pas la main le premier, ne demande pas le premier à boire. Qu'il faut peu de vin à un homme sensé ! » Après quelques versets, 30 : « N'excite point à boire ceux qui aiment le vin, car le vin en a fait périr un grand nombre. »

Après vingt-six versets, XXXII, 4 : « Prends la parole, toi qui es le plus âgé; il convient que tu adresses les premiers mots à celui qui aime la science : mais ne trouble pas l'harmonie du festin. Quand tu n'es pas écouté, né prodigue pas tes paroles, et ne t'élève pas à contre-temps dans ta sagesse. » Cinq versets après, 10 : « Jeune homme, dis à peine, dans ta propre cause, ce qui est nécessaire. Si tu as été interrogé deux fois, réponds ce qu'il faut en peu de mots. Sois pour beaucoup de choses comme si tu les ignorais, écoute en silence et interroge quelquefois. Au milieu des grands ne t'empresse pas de parler, et où il y a des vieillards sois sobre dans tes discours. Avant que la grêle tombe l'éclair a brillé; ainsi la grâce précède la modestie, et cette retenue est pour toi un ornement précieux. Retourne le premier dans 'ta maison; cherche là à te distraire, et à te réjouir. Repasse toutes tes pensées, sans péché et sans orgueil : et en tout bénis le Seigneur qui t'a créé et a répandu autour de toi l'abondance de ses biens. Celui qui craint le Seigneur recevra sa doctrine, et ceux qui veillent pour.le servir trouveront sa bénédiction. Celui qui cherche la loi en sera rempli, et celui qui agit avec perfidie y trouvera sa ruine. Ceux qui craignent le Seigneur trouveront un jugement juste, et leur justice brillera comme un flambeau. L'homme pécheur évitera la réprimande, et il trouvera des explications de la loi selon ses désirs. L'homme de conseil ne perdra point l'occasion de s'éclairer. » Quatre versets plus loin, 24 : « Mon fils, n'agis jamais sans prendre conseil, et après ton action tu n'auras aucun regret. » Quelques versets ensuite, 28 : « Celui qui croit en Dieu est attentif à ses commandements, et celui qui met en lui sa confiance n'en souffrira point. »

XXXIII, 1 : « Aucun malheur n'arrivera à celui qui craint le Seigneur, mais dans la tentation Dieu le conservera et le délivrera de tout mal. Le sage ne hait ni les commandements, ni la justice, et il ne sera pas brisé comme un vaisseau dans la tempête. L'homme sensé se confie à la loi de Dieu, et la loi lui demeure fidèle. Celui qui doit répondre à des questions prépare son discours. »

Plus loin, XXXIV, 1 : « L'espérance vaine et le mensonge sont pour l'homme insensé, et les imprudents bâtissent sur des songes. Comme celui qui étend la main vers l'ombre et ne saisit que le vent, ainsi est l'homme occupé de visions mensongères. Les illusions des songes, que sont-elles? C'est comme l'image d'un homme, qui se reproduit devant lui. Qui sera purifié par l'impur? et quelle vérité pourra dire un menteur? Les divinations de l'erreur, les augures mensongers et les songes des méchants, ne sont que vanité. Comme la femme près d'enfanter, ton coeur est en proie à mille caprices : à moins que le Très-Haut ne répande ces visions en ton âme, n'y livre point ton coeur. Les songes ont égaré un grand nombre, gui sont tombés pour avoir mis en eux leurs espérances. La véritable parole aura son accomplissement infaillible, et la sagesse excitera l'admiration dans la bouche du sage. » Cinq versets plus loin, 12 : « J'ai vu beaucoup de choses dans mes entretiens avec les hommes; ils m'ont fait connaitre des coutumes bien différentes. Souvent je m'y suis vu en danger de périr, et Dieu m'a délivré par sa grâce. Dieu protège toujours l'âme de ceux qui le craignent, et son regard les comblera de bénédictions. Leur espérance est en celui, qui doit les sauver, et les yeux de Dieu se reposent sur ceux qui l'aiment. Celui qui craint le Seigneur n'aura pas à trembler, n'aura rien à redouter; parce que Dieu même est son espérance. Heureuse est l'âme de celui qui craint le Seigneur. Sur qui a-t-il les yeux? et quelle est sa force? Les yeux du Seigneur se reposent sur ceux qui le craignent; il est l'appui de leur puissance, le soutien de leur force, leur abri contre la chaleur et leur ombre contre l'ardeur du jour. Il prévient leur chute, les secourt quand ils tombent, élève leur âme, éclaire leurs yeux et leur donne la santé, la vie et la bénédiction. L'offrande est souillée quand elle vient de richesses iniques, et ces sacrifices dérisoires des hommes injustes ne sont point agréables à Dieu. Le Seigneur n'est qu'à ceux qui l'attendent en paix dans la voie de la justice. Le Très-Haut n'agrée point les dons des pervers, il ne regarde pas les oblations des méchants, et la multitude de leurs sacrifices n'apaisera point sa colère contre leurs péchés. Celui qui offre un sacrifice avec le bien (60) du pauvre, est semblable à celui qui immole le fils en présence de son père. Le pain est la vie du pauvre et de l'indigent : celui qui le leur enlève est un homme de sang. Celui qui arrache à un autre le pain de ses sueurs, est semblable à celui qui tue son prochain. Celui qui répand le sang et celui qui ôte à l'ouvrier son salaire, sont frères. L'un bâtit, l'autre détruit : que leur en revient-il, sinon de la peine ? L'un prie, l'autre maudit; de qui Dieu exaucera-t-il la voix? Si quelqu'un s'est purifié après avoir touché un mort et qu'il le touche de nouveau, à quoi lui sert de s'être purifié? A l'homme qui jeûne après avoir péché, et qui pèche de nouveau, que revient-il aussi de s'être humilié? et qui exaucera sa prière? »

— XXXV, 1    : « Celui qui observe la loi multiplie sa prière. C'est un sacrifice salutaire que d'être attentif aux commandements et de s'éloigner de toute iniquité. Se retirer de toute injustice, c'est un sacrifice de propitiation pour ses injustices passées, c'est une prière qui obtient le pardon des péchés. » Quelques versets plus loin, 6 : « Ne parais pas les mains vides devant Dieu; car toutes ces choses se font pour obéir aux commandements du Seigneur. L'oblation du juste engraisse l'autel; elle est d'une agréable odeur en présence du Très-Haut. Le sacrifice du juste plaît au Seigneur, et le Seigneur n'en perdra pas le souvenir. Rends gloire à Dieu de bon coeur, et ne retranche rien des prémices de tes travaux. Présente tes dons avec un visage rayonnant de bonheur, et que la joie de ton âme sanctifie ton offrande. Donne au Très-Haut selon ce qu'il t'a donné, et rends-lui de bon cœur à proportion de ce que tes mains ont recueilli ; car le Seigneur sait récompenser, et il te rendra sept fois ce que tu lui auras donné. N'offre point à Dieu de dons souillés, parce qu'il ne les recevra jamais. Ne mets point ta confiance . en un sacrifice d'iniquité, parce que le Seigneur est juge, et la gloire d'aucun homme n'est rien devant lui. Le Seigneur ne fera pas acception de personnes contre le pauvre: il exaucera la prière de celui souffre l'injustice. Il ne méprisera pas la prière de l'orphelin, ni celle de la veuve qui répand ses gémissements devant lui. Les larmes n'arrosent-elles pas son visage, et de son visage ne crient-elles pas contre ce qui est tombé sur elle ? » Quatre versets plus loin, 21 : « La prière d'un homme qui s'humilie percera les nues. » Plus loin, XXXVII,15 : « Sois assidu près de l'homme saint, quand tu auras reconnu qu'il craint véritablement Dieu, et que son âme est selon ton âme. » Après cinq versets, 19 : « Et en toutes tes choses, prie le Très-Haut, pour qu'il dirige ces sentiers dans la vérité. » Après trente-un versets, 30 : « Mon fils, éprouve ton âme pendant ta vie; et si quelque chose peut lui être funeste, ne le lui accorde jamais; car tout n'est point utile à tous, et tous ne mettent point leurs complaisances aux mêmes objets. Ne sois point avide dans un festin, et ne te jette pas sur toutes les viandes. »

Quatre versets plus bas, XXXVIII, 1 : « Honore le médecin, parce qu'il t'est nécessaire, et parce que c'est le Très-Haut qui l'a créé. Car toute médecine vient de Dieu, et elle recevra du roi des présents. La science du médecin l'élèvera en gloire, et il sera loué parmi les grands. Le Très-Haut a produit de la terre tout ce qui guérit, et l'homme prudent ne rejettera point son secours. Un peu de bois n'a-t-il pas adouci l'amertume de l'eau? Dieu a fait connaître aux hommes sa vertu, et a donné cette science à l’homme, afin d'être honoré dans ses merveilles par là aussi il apaise leurs douleurs. » Quatre versets plus loin, 9 : « Mon fils, ne te désespère pas dans ton infirmité; prie le Seigneur, et il te guérira. Détourne-toi du péché, dirige sagement tes mains, et purifie ton cœur de toute iniquité. » Après un autre verset, 11 : « Que ton offrande soit parfaite; ensuite consulte le médecin; car c'est Dieu qui l'a créé : qu'il ne s'éloigne point de toi; ses soins te sont nécessaires. Et puisque le temps est venu où tu dois être entre leurs mains, eux-mêmes prieront le Seigneur de les diriger, à cause de leur bonne conduite, pour obtenir de te soulager et de te guérir. » Un autre verset après, 16 : « Mon fils, verse des larmes sur un mort, et pleure comme celui qui a éprouvé un grand malheur ensevelis son corps selon l'usage, et ne néglige pas sa sépulture. Pour éviter de fâcheux discours porte le deuil durant un jour dans l'amertume de ton âme, mais ne sois pas inconsolable dans ta tristesse. Fais les funérailles un jour, ou deux, selon le mérite de la personne, pour éviter la médisance. Car la tristesse du cœur fait courber la tête. » Un verset plus loin, 21 : « Ne livre pas ton cœur à la tristesse. » Neuf autres versets plus loin, 25 : « Le docteur de la loi deviendra sage au temps de son repos, et celui qui s'agite peu acquerra la sagesse. »

 

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Plus loin, XXXIX, 17 : « Qu'une voix me dise Ecoutez-moi, fruits divins des eaux, portez des fruits comme les roses plantées aux bords d'un ruisseau. Répandez comme le Liban l'odeur de vos parfums. Etalez vos fleurs comme celles du lis, exhalez une douce odeur, et parez-vous de vos rameaux; chantez des cantiques et bénissez le Seigneur dans ses oeuvres. Relevez son nom parla magnificence de vos éloges; louez-le par les paroles de vos lèvres, par le chant de vos cantiques, et le son de vos harpes; et vous direz en publiant ses louanges : Les ouvrages du Seigneur sont tous souverainement bons. A sa parole l'eau s'est arrêtée, et comme amoncelée; et au son de sa voix s'est formé le réservoir des eaux. Car à son commandement tout s'apaise, et le salut qu'il apporte ne s'affaiblit jamais. Les oeuvres de.tous les hommes sont devant lui, et rien de peut se dérober à son regard. Il étend sa vue d'un siècle à l'autre, et rien n'est merveilleux devant ses yeux. On ne doit point dire : Qu'est-ce que ceci? Qu'est-ce que cela? Car tout se découvrira en son temps. »

Plus loin, XL, 17 : « La grâce est comme un jardin de bénédictions, et la miséricorde durera éternellement. » Douze versets plus loin, 24 : « Les frères sont un appui au temps de la tribulation, mais la miséricorde saura encore mieux nous délivrer. »

Un peu plus loin, XLI, 27 : « Si la sagesse  est cachée, et le trésor invisible, de quelle utilité sont-ils l'un et l'autre ? L'homme qui cache sa folie vaut encore mieux que celui qui cache sa sagesse. »

Plus loin encore XLIII, 33 : « Vous qui bénissez le Seigneur, exaltez-le autant que vous pourrez, car il est plus grand que toutes le louanges. En exaltant ses grandeurs, soyez-vous même remplis de vertu. »

Après un très-long passage, LI, 31 : « Approchez-vous de moi, vous qui n'êtes pas instruits, et rassemblez-vous dans la demeure où s'enseigne la sagesse. Pourquoi tardez-vous encore ? et qu'opposez-vous à mes paroles ? Vos âmes sont pressées par la soif. J'ai ouvert la bouche et j'ai dit : Achetez sans argent la sagesse ; soumettez votre tête à son joug, et votre âme recevra ses leçons ; car il est bien facile de la trouver. Voyez de vos yeux que j'ai travaillé peu de temps, et que j'ai trouvé un grand repos. Recevez la sagesse comme un bien plus précieux que l'argent, et avec elle vous posséderez beaucoup d'or. Que votre âme se réjouisse de sa miséricorde, et vous ne serez point confondus en publiant ses louanges. Accomplissez votre oeuvre avant que le temps se passe, et vous  recevrez votre récompense lorsque le temps sera venu. » Voici maintenant ce que nous avons cru devoir extraire du livre de Tobie.

 

 

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CHAPITRE XXIV. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE DE TOBIE.

 

CHAPITRE IV, 3 : « Honore ta mère tous les jours de sa vie, car tu dois te souvenir à quels grands et nombreux dangers elle fut exposée à cause de toi, en te portant dans son sein. » Deux versets plus loin, 6 . « Aie Dieu présent à la pensée tous les jours de ta vie : garde-toi de consentir jamais au péché et de transgresser les préceptes de ton Dieu. Fais l'aumône de ton bien; ne détourne ton visage d'aucun pauvre, et par là il arrivera que le Seigneur ne détournera pas non plus de toi son visage. Sois charitable autant que tu le pourras. Si tu as        beaucoup, donne abondamment; si tu as peu, aie soin de donner ce peu de bon coeur. Car tu amasseras un grand trésor pour le jour de la nécessité.

L'aumône délivre de tout péché et de la mort, et elle ne laisse point l'âme aller dans les ténèbres. L'aumône sera devant Dieu, pour tous ceux qui l'auront faite, une source inépuisable de confiance. Veille sur toi, ô mon fils, te gardant de toute impureté, et ne connais jamais d'autre femme que la tienne ; fuis ce péché. Ne laisse jamais l'orgueil dominer dans tes paroles ; c'est lui qui a été le commencement de toute perdition. Toutes les fois qu'un homme aura travaillé pour toi, donne-lui aussitôt son salaire, et que le salaire de l'ouvrier ne demeure jamais chez toi. Ce que tu serais fâché qu'on te fit à toi-même, prends garde de ne jamais le faire à un autre. Mange ton pain avec les pauvres et avec (62) ceux qui ont faim, et couvre de tes vêtements ceux qui sont nus. » Deux versets plus loin, 19 : « Prends toujours conseil d'un homme sage. En tout temps bénis le Seigneur, demande-lui de diriger tes voies, et que tes conseils ne s'appuient que sur lui. » Après sept autres versets, 23: « Ne crains pas, ô mon fils : nous menons une vie pauvre, mais nous aurons de grandes richesses, si nous craignons Dieu, si nous nous écartons de tout péché et que nous fassions le bien. »

Vers la fin du livre, XII, 6 : « Alors Raphaël leur dit en secret : Bénissez le Dieu dit ciel, et publiez ses louanges devant tous les hommes, parce qu'il vous a fait miséricorde. Car il est bon de cacher les secrets du roi, mais il est honorable de révéler et de publier les oeuvres de Dieu. La prière est bonne avec le jeûne, et il vaut mieux faire l'aumône que d'entasser l'or dans ses trésors. L'aumône délivre de la mort, elle purifie des péchés, et fait trouver la vie éternelle. Ceux qui pèchent et qui commettent l'iniquité sont les ennemis de leur âme. »

Plus loin, XIV, 10: « Mes enfants, écoutez donc votre père. Servez le Seigneur dans la vérité et cherchez à faire ce qui lui plaît : recommandez à vos enfants d'accomplir des oeuvres de justice et de faire l'aumône; qu'ils se souviennent de Dieu, qu'ils le bénissent en tout temps, de toutes leurs forces et dans la sincérité de leur âme. »

Nous n'avons pas emprunté à tous les livres Canoniques de l'ancien Testament ce qui convient à ce recueil. Ceux-mêmes où nous avons puisé ne pouvaient être cités tout entiers; nous en avons seulement extrait. les passages qui tracent avec le plus de simplicité les règles des bonnes mœurs, soit qu'ils recommandent les actions vertueuses, soit qu'ils flétrissent les vices contraires.

Passons maintenant aux écrits des Evangélistes et des Apôtres. En tète du nouveau Testament figurent les quatre Evangiles si répandus et si renommés partout. Cherchons d'abord dans celui de saint Matthieu tout ce qui peut convenir au but que nous nous sommes proposé en commençant ce travail.

 

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CHAPITRE XXV. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU.

 

CHAPITRE V, 1 : «Le Seigneur, voyant la foule, monta sur la montagne; et, lorsqu'il se fut assis, ses disciples s'approchèrent de lui, et ouvrant la bouche, il les instruisait, disant : Bienheureux les pauvres d'esprit, parce que le royaume des cieux est à eux. Bienheureux ceux qui sont doux, parce qu'ils possèderont la terre. Bienheureux ceux qui pleurent, parce qu'ils seront consolés. Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, parce qu'ils seront rassasiés. Bienheureux les miséricordieux, parce qu'ils obtiendront eux-mêmes miséricorde. Bienheureux ceux qui ont le cœur pur, parce qu'ils verront Dieu. Bienheureux les pacifiques, parce qu'ils seront appelés enfants de Dieu. Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice, parce qu'à eux appartient le royaume des cieux. Vous êtes heureux lorsque les hommes vous maudissent et vous persécutent, et disent faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. Réjouissez-vous et tressaillez de joie, parce que votre récompense est grande dans les cieux : et c'est ainsi qu'ils ont persécuté les prophètes qui ont été avant vous. Vous êtes le sel de la terre ; que si le sel perd sa vertu, avec quoi le salera-t-on ? Il n'est plus bon qu'à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la lumière du monde. Une ville ne peut être cachée, quand elle est située sur une montagne; et on n'allume point une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur un chandelier, afin qu'elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Ainsi donc que votre lumière luise devant les hommes, de façon qu'ils voient vos bonnes oeuvres et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes: je ne suis pas venu les abolir, mais les accomplir. En vérité je vous le dis, jusqu'à ce que le ciel et la terre passent, un seul iota, ou un seul point de la Loi ne passera pas que tout ne soit accompli. Celui donc qui violera l'un de ces moindres commandements, et enseignera ainsi aux hommes, sera appelé très-petit dans le royaume des cieux : mais (63) celui qui fera et enseignera, celui-là. Sera appelé grand dans le royaume des cieux. Car je vous le dis, si votre justice n'est plus abondante que celle des Scribes et des Pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux.

«Vous avez entendu qu'il a été dit aux anciens Tu ne tueras point, car celui qui tuera sera soumis au jugement. Mais moi je vous disque quiconque se met en colère contre son frère sera soumis au jugement ; et celui qui dira à son frère Raca, sera soumis au conseil; mais celui qui lui dira : Fou, sera soumis à la géhenne du feu. Si donc tu présentes ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse-là ton offrande devant l’autel, et va d'abord te réconcilier avec ton frère, et alors revenant tu présenteras ton offrande. Accorde-toi au plus tôt avec ton adversaire pendant que tu chemines avec lui, de peur que ton adversaire ne te livre au juge, et que le juge ne te livre au ministre, et que tu ne sois jeté en prison. En vérité, je te le dis, tu ne sortiras point de là que tu n'aies payé jusqu'au dernier quart d'un as. Vous avez entendu qu'il a été dit aux anciens Tu ne commettras point d'adultère. Mais moi je vous dis que quiconque aura regardé une femme pour la convoiter, a déjà commis l'adultère dans son coeur. Que si ton oeil droit te scandalise, arrache-le et le jette loin de toi ; car il vaut mieux pour toi qu'un de tes membres périsse, que si tout ton corps était jeté dans l'enfer. Et si ta main droite te scandalise, coupe-la et la jette loin de toi, car il vaut mieux pour toi qu'un de tes membres périsse, que si tout ton corps était jeté en enfer. Il a été dit aussi: Quiconque renvoie sa femme, qu'il lui donne un acte de répudiation. Mais moi je vous dis que quiconque renvoie sa femme hors le cas d'adultère, la rend adultère, et quiconque épouse une femme renvoyée commet un adultère. Vous avez encore entendu qu'il a été dit aux anciens : Tu ne te parjureras point, mais tu tiendras au Seigneur tes serments. Et moi je vous dis de ne jurer en aucune façon ; ni par le ciel, parce que c'est le trône de Dieu ; ni par la terre,    parce que c'est l'escabeau de ses pieds; ni par Jérusalem, parce que c'est la ville du grand roi : ne jure pas non plus par ta tête, parce que tu ne peux rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir. Que votre langage sait : Oui, oui ; non, non ; car ce qui est de plus, vient du mal. Vous avez entendu qu'il a été dit : oeil pour oeil, et dent pour dent. Or, moi je vous dis de ne pas résister aux mauvais traitements ; mais si quelqu'un te frappe sur la joue droite, présente-lui encore l'autre ; et à celui qui veut t'appeler en justice pour t'enlever ta tunique, abandonne encore ton manteau. Et quiconque te contraindra de faire avec lui- mille pas, fais en deux autres mille. Donne à qui te demande, et ne le détourne point de celui qui veut t'emprunter. Vous avez entendu qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi je vous dis : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent et priez pour ceux qui vous persécutent et vous calomnient, afin que vous soyez les enfants de votre Père qui est dans les cieux, qui fait lever son soleil sur les bons et sur les méchants, et pleuvoir sur les justes et les injustes. Car si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains ne font-ils pas ainsi? Et si vous saluez vos frères seulement, que faites-vous de surcroît? Les païens ne le font-ils pas aussi? Soyez donc parfaits, vous, comme votre Père céleste est parfait. »

— VI, 1 : « Gardez-vous de faire votre justice devant les hommes, pour être vus d'eux, autrement vous n'aurez point de récompense de votre Père qui est dans iès cieux. Lors donc que tu fais l'aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d'être honoré des hommes. En vérité, je vous le dis, ils ont reçu leur récompense. Pour toi, quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta droite, afin que ton aumône soit dans le secret, et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. Et lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues, et au coin des grandes rues, afin d'être vus des hommes. En vérité je vous le dis, ils ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, et la porte fermée, prie ton Père en secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. Or en priant ne parlez pas beaucoup, comme les païens ; ils s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne leur ressemblez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. Voici donc comment vous prierez : Notre Père, qui êtes aux cieux ; que votre nom soit sanctifié ; que votre règne arrive ; que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel ; donnez-nous aujourd'hui le pain nécessaire à notre subsistance ; et remettez-nous nos dettes, comme (64) nous remettons nous-mêmes à ceux qui nous doivent; et ne nous induisez pas en tentation, mais délivrez-nous du mal. Car si vous remettez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous remettra aussi à vous vos péchés. Mais si vous ne les remettez point aux hommes, votre Père céleste ne vous remettra pas non plus vos péchés. Lorsque vous jeûnez, ne vous montrez pas tristes comme les hypocrites ; car ils exténuent leur visage, pour que. leurs jeûnes paraissent devant les hommes. En vérité je vous dis qu'ils out reçu leur récompense. Pour toi, quand tu jeûnes, parfume ta tête, et lave ton visage, afin que tu n'apparaisses pas aux hommes jeûnant, mais à ton Père qui est présent à ce qui est secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.

Ne vous amassez point de trésors sur la terre, où la rouille et les vers rongent, et où rouillent et dérobent les voleurs. Mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où ni la rouille ni les voleurs ne rongent, et où les voleurs ne fouillent point et ne dérobent point. Où est en effet ton trésor, là est aussi ton coeur. La lampe de ton corps est ton oeil. Si ton oeil est pur, tout ton corps sera lumineux ; mais si ton oeil est souillé, tout ton corps sera ténébreux. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, les ténèbres elles-mêmes que seront-elles ? Nul ne peut servir deux maîtres ;car ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'argent. C'est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez point pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous vous vêtirez. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement? Regardez les oiseaux du ciel ; ils ne sèment, ni ne moissonnent point dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit ; n'êtes-vous pas beaucoup plus qu'eux ? Qui de vous, en s'inquiétant ainsi, peut ajouter à sa taille une seule coudée ? Et quant au vêtement, pourquoi vous inquiétez-vous ? Voyez les lis des champs, comme ils croissent ; ils ne travaillent, ni ne filent. Or, je vous dis que Salomon même dans toute sa gloire n'a jamais été vêtu comme l'un d'eux. Que si Dieu vêtit ainsi l'herbe des champs, qui est aujourd'hui et qui demain est jetée dans le four, combien plus vous, hommes de peu de foi ? Ne vous inquiétez donc pas, disant : Que mangerons-nous? ou que boirons-nous ? ou de quoi nous vêtirons-nous ? Car ce sont toutes ces choses que les païens recherchent ; mais votre Père sait que vous en avez besoin. Cherchez donc premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par surcroît. Ainsi, ne soyez point inquiets pour le lendemain. Le jour de demain, en effet, sera inquiet pour lui-même. A chaque jour suffit son mal. »

— VII, 4 : « Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés ; car vous serez jugés d'après le jugement que vous aurez porté d'autrui ; et selon la mesure avec laquelle vous aurez mesuré, il vous sera fait mesure. Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'oeil de ton frère, et ne vois-tu point la poutre qui est dans ton oeil ? Ou comment dis-tu à ton frère : Laisse-moi ôter la paille de ton oeil, tandis qu'il y aune poutre dans le tien ? Hypocrite, ôte d'abord la poutre de ton oeil, et alors tu songeras à ôter la paille de l'oeil de ton frère. Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu'ils ne les foulent aux pieds, et que se retournant ils ne vous déchirent. Demandez et il vous sera donné ; cherchez 'et vous trouverez; frappez et il vous sera ouvert. Car quiconque demande reçoit, et qui cherche trouve, et on ouvre à celui qui frappe. Quel est l'homme parmi vous qui présente une pierre à son fils, s'il lui demande du pain ? Ou si c'est un poisson qu'il lui demande, lui présentera-t-il un serpent ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants ; combien plus votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ? Ainsi tout ce que vous voulez que les hommes vous fassent, faites-le leur aussi, car c'est la Loi et les Prophètes. Entrez par la porte étroite, parce que large est la porte, et spacieuse la voie qui conduit à la perdition ; et nombreux sont ceux qui entrent par elle. Combien est étroite la porte, et resserrée la voie qui conduit à la vie ; et qu'il en est peu qui la trouvent ! Gardez-vous des faux prophètes qui viennent à vous sous des vêtements de brebis, tandis qu'au-dedans ce sont des loups ravissants. Vous les connaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des ronces? Ainsi tout arbre bon produit de bons fruits, mais tout arbre mauvais produit de mauvais fruits. Un arbre bon n e peut produire de mauvais fruits, ni un arbre mauvais produire de fruits bons. Tout arbre qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu. Vous les connaîtrez donc à leurs fruits.

 

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Ce ne sont pas tous ceux qui me disent Seigneur, Seigneur, qui entreront dans le royaume des cieux; mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux; celui-là entrera au royaume des cieux. Beaucoup me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en votre nom que nous avons prophétisé ? en votre nom que nous avons chassé des démons ? et en votre nom que nous avons fait beaucoup de miracles? Et alors je leur dirai hautement : de ne vous ai jamais connus; retirez-vous de moi, vous qui opérez l'iniquité. Quiconque entend donc ces paroles que je dis, et les accomplit, sera comparé à un homme sage qui a bâti sa maison sur la pierre : et la       pluie est descendue,     et les fleuves se. sont débordés, et les vents ont soufflé et sont venus fondre sur cette maison, et elle n'a pas été renversée, par ce qu'elle était fondée sur la pierre. Mais quiconque entend ces paroles que je dis et ne les accomplit point, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa  maison sur le sable : et la pluie  est descendue, et les fleuves se sont débordés, et les vents ont soufflé et sont venus fondre sur cette maison ; elle s'est écroulée et sa ruine a été grande. »

Plus loin, X, 8 : « C'est gratuitement que vous avez reçu, donnez aussi gratuitement. Ne possédez ni or, ni argent, ni aucune monnaie dans vos ceintures ; ni sac pour la route, ni deux tuniques, ni chaussure, ni bâton ; car l'ouvrier mérite sa nourriture. En quelque ville ou village que vous entriez, demandez qui est digne de vous y recevoir, et demeurez chez lui jusqu'à votre départ. Or, en entrant dans la maison, saluez-la, disant : Paix à cette maison. Et si cette maison en est vraiment digne, votre paix viendra sur elle; et si elle n'en est plus digne, votre paix vous reviendra. Lorsque quelqu'un ne vous recevra point et n'écoutera point vos paroles, sortez de la maison ou de la ville, en secouant la poussière de vos pieds. En vérité je vous le dis, il y aura moins à souffrir pour Sodome et pour Gomorrhe, au jour du jugement, que pour cette ville. Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme des serpents,. et simples comme des colombes. Mais gardez-vous des hommes. Car ils vous feront comparaître dans leurs assemblées, et vous flagelleront dans leurs synagogues, et vous serez conduits à cause de moi devant les gouverneurs et les rois, en témoignage pour eux et pour les nations. Lors donc qu'on vous livrera, ne pensez ni comment, ni ce que vous devrez dire : en effet ce que vous devrez dire vous sera donné à l'heure même. Car ce n'est pas vous qui parlerez, mais l'Esprit de votre Père qui parle en vous. Or le frère livrera son frère à la mort, et le père son fils ; les enfants s'élèveront contre leurs parents et les feront mourir. Et vous serez en haine à tous à cause de mon nom. Mais celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé. Lors donc qu'on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. En vérité je vous le dis, vous n'aurez pas achevé de parcourir toutes les villes d'Israël, jusqu'à ce que vienne le Fils de l'homme. Le disciple n'est point au-dessus du maître, ni l'esclave au-dessus de son Seigneur. Il suffit au disciple qu'il soit comme son maître, et à l'esclave, comme son Seigneur. S'ils ont appelé Béelzébud le père de famille, combien plus ceux de sa maison ? Ne les craignez donc point ; car il n'y a rien de           caché qui ne doive être révélé, et rien de secret qui ne doive être su. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le dans la lumière, et ce qui vous est dit à l'oreille, prêchez-le sur les toits. Ne craignez point ceux qui tuent le corps, et ne peuvent tuer l'âme ; mais craignez plutôt celui qui peut précipiter le corps et l'âme dans la géhenne. Deux passereaux ne se vendent-ils pas un as ? Cependant pas un d'eux ne peut tomber sur la terre, sans votre Père. Les cheveux mêmes de votre tête sont comptés. Ainsi ne craignez point, vous valez plus qu'un grand nombre de passereaux.

Quiconque me confessera donc devant les hommes, moi aussi je le confesserai devant mon Père qui est dans les cieux. Mais celui qui m'aura renié devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux. Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Car je suis venu séparer l'homme de son père, la fille de sa mère, et la belle-fille de sa belle-mère : ainsi les ennemis de l'homme seront les gens de sa propre maison. Celui qui aime son père et sa mère plus que moi, n'est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi, n'est pas digne de moi. Et celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n'est point digne de moi. Celui qui garde son âme, la perdra, et qui aura perdu son âme pour moi la retrouvera. Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui vous reçoit, reçoit celui qui m'a envoyé. Celui qui reçoit un prophète, en (66) qualité de prophète, recevra la récompense d'un prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste, recevra la récompense d'un juste. Et quiconque aura donné à l'un de ces petits seulement un verre d'eau froide à boire, parce qu'il est un de mes disciples,: en vérité je vous le dis il ne perdra pas sa récompense. »

Plus loin, XI, 16 ; « Mais à qui comparerai-je cette génération.? Elle est semblable à des enfants assis dans la place, qui crient à leurs compagnons, et disent: Nous avons chaulé pour vous, et vous n'avez point dansé ; nous nous sommes lamentés, et vous n'avez poussé ni plainte, ni gémissements., Jean en effet est venu, ne mangeant, ni ne buvant, et ils disent : Il est démoniaque. Le Fils de l'homme est venu mangeant et buvant, et ils disent : Voilà un homme de bonne chère, et adonné au,vin, ami des publicains et des pécheurs. Mais la sagesse a été justifiée par ses enfants. » Un peu plus loin, 20 : « Venez à moi, vous tous qui prenez de la peine, et qui êtes chargés, et je vous soulagerai: Prenez mon joug, et apprenez de moi que je suis doux et humble de coeur, et,vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux et mon fardeau léger. »

Un peu après, XII, 7 : « Et si vous compreniez ce que signifie : Je veux la miséricorde et non le sacrifice, vous n'auriez jamais condamné des innocents. » Et un peu plus loin, 30 : « Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et qui ne rassemble pas avec moi, disperse. — C'est pourquoi je vous dis : Tout péché et tout blasphème sera remis aux hommes; mais le blasphème contre l'Esprit ne sera point remis ; et quiconque aura parlé contre l'Esprit-Saint, il ne lui sera remis, ni en ce siècle, ni dans le siècle à venir. Ou estimez l'arbre bon et le fruit lion, ou estimez l'arbre mauvais et le fruit mauvais ; car c'est par le fruit que l'on connaît l'arbre. Race de vipères, comment pouvez-vous dire de bonnes choses, puisque vous êtes mauvais ? C'est en effet de l'abondance du coeur que la bouche parle. L'homme bon tire de bonnes choses du bon trésor de son coeur, et l'homme mauvais tire du mauvais trésor de mauvaises choses. Or, je vous dis que toute parole oiseuse que les hommes auront dite, ils en rendront compte au jour du jugement ; car c'est par tes paroles que tu seras justifié, et par tes paroles que tu seras condamné. »

Plus loin, XV, 10 : « Ecoutez et comprenez : Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme ; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui souille l'homme. » Un peu après, 15 : « Prenant alors la parole, Pierre lui dit : Expliquez-nous cette parabole. Mais Jésus répondit Et vous aussi, êtes-vous encore sans intelligence? Ne comprenez-vous point que tout ce qui entre dans la bouche va au ventre, et est rejeté en un lieu secret ? Mais ce qui sort de la bouche vient du coeur, et voilà ce qui souille l'homme. Car du coeur viennent les mauvaises pensées, les homicides, les adultères, les fornications, les vols, les faux témoignages, les blasphèmes. C'est là ce qui souille l'homme ; mais manger sans avoir lavé ses mains ne souille point l'homme. »

Plus loin, XVI, 24 : « Alors Jésus dit à ses disciples : Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il porte sa croix et me suive. Car qui voudra sauver son âme, la perdra, mais qui perdra son âme à cause de moi, la trouvera. Et que sert à l'homme de gagner le monde entier, s'il perd son âme ? Ou que donnera l'homme en échange de son âme ? Car le Fils de l'homme viendra dans la gloire de son Père avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon ses oeuvres. »

Plus loin encore, XVIII, 3 : « En vérité, je vous le dis, si vous ne vous convertissez, et ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux. Ainsi quiconque se fait petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des cieux. Et celui qui reçoit en mon nom un petit enfant semblable, me reçoit. Mais celui qui scandalise un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui que l'on suspendit une meule de moulin à son coi, et qu'on le précipitât au fond de la mer. Malheur au monde à cause des scandales! Car il est nécessaire qu'il y ait des scandales; cependant malheur à l'homme par qui le scandale arrive! Si donc ta main ou ton pied te scandalise, coupe-le, et le jette loin de toi: il vaut mieux pour toi entrer dans la vie, privé d'une main ou d'un pied, que d'être jeté, ayant deux mains et deux pieds, dans le feu éternel. Et si ton oeil te scandalise, arrache-le et le jette loin de toi : il vaut mieux pour toi entrer dans la vie avec un seul oeil, que d'être jeté, ayant deux yeux, dans la géhenne du feu. Prenez garde de mépriser un de ces petits, parce que je vous le dis, leurs anges voient sans cesse dans le ciel la face de mon Père qui est dans les cieux, car le Fils de l'homme est venu sauver ce qui avait péri. »

 

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Un peu plus bas, 15 : « Si ton frère a péché contre toi, va et reprends-le entre toi et lui seul; s'il t'écoute, tu auras gagné ton frère, s'il ne t'écoute point, prends encore avec toi une ou deux personnes, afin que sur la parole de deux ou trois témoins tout soit avéré. Que s'il ne les écoute point, dis-le à l'Eglise; et s'il n'écoute point l'Eglise, qu'il te soit comme un païen et un publicain. En vérité je vous le dis, tout ce qui vous lierez sur la terre, sera lié aussi dans le ciel : et tout ce que vous délierez sur la terre, sera délié aussi dans le ciel. Je vous dis encore que si deux d'entrevous s'accordent sur la terre, quelque chose qu'ils demandent, il le leur sera fait par mon Père qui est dans les cieux. Car là où deux ou trois sont réunis eu mon nom, je suis au milieu d'eux. Alors Pierre s'approchant, lui dit : Seigneur, combien de fois, si mon frère pèche contre moi, lui pardonnerai-je? est-ce jusqu'à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à septante , sept fois. C'est pourquoi le royaume des cieux est comparé à un homme-roi qui voulut compter avec ses serviteurs. Or, lorsqu'il eut commencé à compter, on lui en présenta un qui lui devait dix mille talents. Et comme il n'avait pas de quoi les rendre, son maître ordonna qu'on le vendit, lui, sa femme et ses fils et tout ce qu'il avait, et qu'on payât. Mais se jetant à ses pieds, le serviteur le priait, disant : Ayez patience pour moi, et je vous rendrai tout. Alors le maître de ce serviteur ayant pitié de lui, le renvoya et lui remit sa dette. Mais ce serviteur étant sorti, rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers; et l'ayant saisi il l'étouffait, disant Rends-moi ce que tu me dois. Et se jetant à ses pieds, son compagnon le priait, disant : Aie patience pour moi et je te rendrai tout. Mais lui ne voulut pas, et il s'en alla, et le fit mettre en prison, jusqu'à ce qu'il payât sa dette. Voyant ce qui se passait, les autres serviteurs furent grandement contristés; ils vinrent et racontèrent à leur maître tout ce qui s'était fait. Alors son maître l'appela et lui dit : Méchant serviteur, je t'ai remis toute ta dette parce que tu m'as prié ; ne fallait-il donc pas que toi tu eusses pitié de ton compagnon comme j'ai eu moi-même pitié de toi? Et son maître irrité .le livra aux bourreaux, jusqu'à ce qu'il payât toute sa dette. C'est ainsi que vous traitera aussi mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne à son frère du fond de son coeur. »

Un peu après, XIX, 3 : « Et les Pharisiens s'approchèrent de lui pour le tenter, disant : Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme pour quelque cause que ce soit? Jésus répondant leur dit : N'avez-vous pas lu que celui qui les créa au commencement les fit mâle et femelle, et qu'il dit : A cause de cela l'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme, et ils seront deux dans une seule chair? Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Ce que Dieu a donc uni, que l'homme ne le sépare point. Ils lui demandèrent : Pourquoi donc Moïse a-t-il commandé de lui donner un acte de répudiation et de la renvoyer? Il leur répondit : C'est à cause de la dureté de vos coeurs que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes, mais au commencement il n'en fut pas ainsi. Ainsi je vous dis que quiconque renvoie sa femme, si -ce n'est pour cause d'adultère, et en épouse une autre, commet un adultère; et celui qui épouse une femme renvoyée se rend adultère. Ses disciples lui dirent : Si telle est la condition de l'homme à l'égard de sa femme, il n'est pas bon de se marier. Jésus leur dit : Tous ne comprennent pas cette parole,mais ceux à qui il a été donné. Car il y a des eunuques qui sont nés tels dès le sein de leur mère; il y en a que les hommes ont fait eunuques, et il y en a qui se sont rendus eux-mêmes eunuques, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne.

« Alors on lui présenta de petits enfant pour qu'il leur imposât les mains et priât. Or, les disciples les repoussaient.Mais Jésus leur dit: Laissez ces petits enfants et ne les empêchez point de venir à moi, car à de tels appartient le royaume des cieux. Et lorsqu'il leur eut imposé les mains, il partit de là. Et voilà que quelqu'un s'approchant lui dit : Bon maître, que ferai-je de bon pour avoir la vie éternelle? Jésus lui répondit Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon ? Dieu seul est bon. Mais si tu veux entrer dans la vie, garde les commandements. Lesquels? demanda-t-il. Jésus répondit : Tu ne commettras point d'adultère; Tu ne déroberas point; Tu ne rendras point de faux témoignage; Honore ton père et mère, et aime ton prochain comme toi-même. Le jeune homme reprit : J'ai observé tout cela : que me manque-t-il encore? Jésus lui dit : Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu as, et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel ; viens ensuite et suis-moi. (68) Lorsque le jeune homme eut entendu cette parole, il s'en alla triste, car il avait de grands biens. Alors Jésus dit à ses disciples : En vérité, je vous déclare qu'un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux. Et je vous le dis encore : Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille, qu'à un riche d'entrer dans le royaume des cieux. Or, ces choses entendues, les disciples s'étonnaient grandement et disaient : Qui donc pourra être sauvé? Mais Jésus les regardant, leur dit : Aux hommes cela est impossible, mais tout est possible à Dieu. Alors reprenant, Pierre lui dit : Et nous, voici que nous avons tout quitté pour vous suivre qu'y aura-t-il donc pour nous? Jésus leur dit En vérité, je vous déclare que vous qui m'avez suivi, lorsqu'à la régénération le Fils de l'homme sera assis sur le trône de sa gloire, vous aussi vous serez assis sur douze trônes, jugeant les douze tribus d'Israël. Et quiconque aura quitté ou maison; ou frère, ou sueur, ou père, ou mère, ou femme, ou fils, ou terres, à cause de mon nom, recevra le centuple et aura pour héritage la vie éternelle. Mais beaucoup de premiers seront les derniers, et beaucoup de derniers, les premiers. »

Plus loin, encore XX, 28 : « Comme le Fils de l'homme n'est point venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie pour la rédemption d'un grand nombre.

Plus loin, XXII, 21 : « Rendez donc à César ce qui est, à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ailleurs, 37 : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit. C'est là le premier et le plus grand des commandements. Le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. A ces deux commandements se rattachent la Loi et les Prophètes. »

Un peu après, XXIII, 1 : « Alors Jésus parla au peuple et à ses disciples disant : C'est sur la chaire de Moïse que sont assis les Scribes et les Pharisiens. Ainsi, tout ce qu'ils vous disent, observez-le, et faites-le; mais n'agissez pas selon leurs œuvres, car ils disent, et ne font pas. Ils attachent des fardeaux pesants et qu'on ne peut porter; et ils les mettent sur les épaules des hommes : mais ils ne veulent pas même les remuer du doigt. Ils font toutes leurs œuvres pour être vus des hommes; car ils portent de très-larges phylactères, et des franges fort longues. Ils aiment les premières places dans les festins, les premiers sièges dans les synagogues, les salutations dans les places publiques, et à être appelés maîtres par les hommes. Pour vous, ne veuillez pas être appelés maîtres; car un seul est votre maître, et vous êtes tous frères. Et n'appelez sur terre personne votre père, car un seul est votre Père, lequel est dans les cieux. Qu'on ne vous appelle point non plus maîtres, parce qu'un seul est votre maître, le Christ. Celui qui est le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Car quiconque s'exaltera sera humilié, et quiconque s'humiliera sera exalté. »

Un peu après, 23 : « Malheur à vous, Scribes et Pharisiens hypocrites, qui payez la dîme de la menthe, et de l'aneth, et du cumin, et qui négligez les choses les plus graves de la Loi, la justice, la miséricorde et la foi. Il fallait faire ceci, et ne pas omettre cela. Guides aveugles, qui employez un filtre pour le moucheron, et qui avalez le chameau. Malheur à vous, Scribes et Pharisiens hypocrites, parce que vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, tandis qu'au-dedans ils sont pleins de rapines et de souillures. Pharisien aveugle, nettoie d'abord le dedans de la coupe et du plat afin que le dehors soit net aussi. Malheur à vous, Scribes et Pharisiens hypocrites, parce que . vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui au-dehors paraissent beaux aux hommes, mais au-dedans sont pleins d'ossements de morts, et de toute sorte de pourriture. Ainsi vous aussi, au-dehors, vous paraissez justes aux, hommes; mais au-dedans vous êtes pleins d'hypocrisie et d'iniquité. Malheur à vous, Scribes et Pharisiens hypocrites, qui bâtissez les tombeaux des prophètes, qui ornez les monuments des justes; et qui dites : Si nous avions été du temps de nos pères, nous n'aurions pas été complices avec eux du sang des Prophètes. Ainsi vous êtes à vous-mêmes un témoignage que vous êtes les fils de ceux qui ont tué les prophètes. Comblez donc aussi la mesure de vos pères. Serpents, race de vipères, comment fuirez-vous le jugement de la géhenne? C'est pourquoi voici que moi-même je vous envoie des prophètes, des sages et des docteurs; vous tuerez et crucifierez les uns, et vous en flagellerez d'autres dans vos synagogues, et vous les poursuivrez de ville en ville ; afin que retombe sur vous tout le sang innocent qui a été versé sur la terre, depuis le sang du juste Abel jusqu'au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez tué entre le temple et l'autel. En vérité (69) je vous le dis, tout ceci viendra sur cette génération. »

Plus loin, XXIV, 12 : « Et parce que l'iniquité aura abondé, la charité d'un grand nombre se refroidira. Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé. » Plus loin, 44 : « Tenez-vous prêts, car vous ignorez l'heure à laquelle le Fils de l'homme doit venir. Qui, pensez-vous, est le serviteur fidèle et prudent que son maître a établi sur tous ses serviteurs pour leur distribuer dans le temps leur nourriture ? Heureux ce serviteur que son maître, lorsqu'il viendra, trouvera agissant ainsi. En vérité je vous dis qu'il l'établira sur tous ses biens. Mais si ce mauvais serviteur dit en son coeur : Mon maître tarde à venir; et qu'il se mette à battre tous ses compagnons , à manger et à boire avec des ivrognes; le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s'y attendra pas, et à l'heure qu'il ignore. Et il le séparera, et il lui donnera aussi sa part avec les hypocrites : là sera le pleur et le grincement de dents. »

Un peu après, XXV, 13 : « Veillez donc parce que vous ne savez ni le jour, ni l'heure. » Et un peu plus loin, 31 : « Or, quand le Fils de l'homme viendra dans sa majesté, et tous les anges avec lui, il s'assiéra sur le trône de sa majesté, et toutes les nations seront rassemblées devant lui, et il les séparera les uns d'avec les autres, comme le pasteur sépare les brebis d'avec les boucs; et il placera les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, bénis de mon Père; possédez le royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde : car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais sans asile, et vous m'avez recueilli ; j'étais nu et vous m'avez revêtu; malade et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus à moi. Alors les justes lui répondront : Seigneur, quand est-ce que nous vous avons vu ayant faim, et que nous vous avons rassasié, ayant soif, et que nous vous avons donné à boire ? Quand est-ce que nous vous avons vu sans asile et que nous vous avons recueilli, ou nu, et que nous vous avons vêtu? Ou quand est-ce que nous vous avons vu soit malade soit en prison, et que nous sommes venus à vous? Et le roi répondra : En vérité je vous le dis Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits d'entre mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. Alors il dira aussi à ceux qui seront à sa gauche : Retirez-vous de moi, maudits, allez au feu éternel qui a été préparé au diable et à ses anges. Car j'ai eu faim, et vous ne m'avez point donné à -manger; j'ai eu soif, et vous ne m'avez point donné à boire; j'étais sans asile, et vous ne m'avez point recueilli ; j'étais nu, et vous ne m'avez point vêtu, malade et en prison, et vous ne m'avez point visité. Alors eux aussi répondront, disant: Seigneur, quand est-ce que nous vous avons vu ayant faim, ou soif, ou sans asile, ou nu, ou malade, oir en prison, et que nous ne vous avons pas assisté ? Alors il leur répondra, : En vérité je vous le dis, chaque fois que vous ne l'avez point fait à l'un de ces petits, à moi non plus vous ne l'avez point fait. »

Plus loin, XXVI, 41 : « Veillez et priez afin que vous n'entriez point en tentation. »

 

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CHAPITRE XXVI. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'ÉVANGILE SELON SAINT MARC.

 

CHAPITRE VII, 14 : « Et appelant de nouveau le peuple, il leur disait : Écoutez-moi tous, et comprenez. Il n'est rien au-dehors de l'homme, qui entrant en lui puisse le souiller : mais ce qui sort de l'homme, c'est là ce qui souille l'homme. Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende. Etant entrés dans une maison, après avoir quitté le peuple, les disciples l'interrogeaient sur cette parabole; et il leur dit: Ainsi vous aussi, vous êtes sans intelligence? Ne comprenez-vous point que toute chose du dehors entrant dans l'homme ne peut lui communiquer sa souillure, parée que cela n'entre. point dans te coeur, mais va au ventre, et est jeté dans le lieu secret qui purifie tous les aliments? Mais, disait-il , ce qui sort de l'homme, c'est là ce qui communique sa souillure à l'homme. Car c'est du dedans, du coeur des hommes, que sortent les mauvaises pensées; les adultères, les fornications, les homicides, les larcins, l'avarice, les (70) méchancetés, la fraude, les impudicités, l'oeil mauvais, le blasphème, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises viennent du dedans et se communiquent à l'homme. »

En un autre endroit, VIII, 34 : « Et appelant le peuple avec ses disciples, il leur dit : Si quelqu'un veut me suivre, qu'il renonce à lui-même, qu'il porte sa croix et qu'il me suive. Car qui voudra sauver son âme, la perdra; et qui perdra son âme à cause de moi et de l'Evangile, la sauvera. Et que servira à l'homme de gagner le monde entier, s'il perd son âme? Ou que donnera l'homme en échange de son âme ? Car celui qui aura rougi de moi et de mes paroles, au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l'homme aussi lui fera honte lorsqu'il viendra dans la gloire de son Père avec ses Anges.

Ailleurs, IX, 35 : « Puis prenant un enfant, il le mit au milieu d'eux, et après l'avoir embrassé il leur dit : Quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit; et quiconque me reçoit, reçoit non pas moi, mais Celui qui m'a envoyé. » Un peu plus bas, 40 : « Car quiconque vous donnera un verre d'eau en mon nom, parce que vous êtes au Christ, en vérité je vous le dis, il ne perdra pas sa récompense. Mais quiconque scandalisera un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait m 'eux pour lui que l'on mit autour de son cou une meule de moulin, et qu'on le jetât dans la mer. » Un peu après, 49 : « Ayez du sel en vous,; et conservez la paix entre vous. »

Presqu'immédiatement après, X, 2: «Et les Pharisiens s'approchant, lui demandèrent s'il est permis à un homme de renvoyer sa femme : c'était pour le tenter. Mais Jésus répondant leur dit : Que vous a ordonné Moïse ? Ils répliquèrent Moïse a permis d'écrire un acte de répudiation, et de la renvoyer. Jésus           leur répondant, dit : C'est à cause de ta dureté de votre coeur qu'il vous a écrit ce précepte ; mais au commencement de la création, Dieu fit un homme et une femme. C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils seront deux dans une seule chair. Ainsi ils ne seront plus deux, mais une seule chair. Ce que Dieu donc a uni, que l'homme ne le sépare point. Dans la maison, ses disciples l'interrogèrent encore sur le même sujet, et il leur dit Quiconque renvoie sa femme et en épouse une autre, commet un adultère à l'égard de celle-là ; et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle se rend adultère. » Quatre versets plus bas, 14 : « Laissez ces petits enfants venir à moi et ne les empêchez point, car à de tels est le royaume de Dieu. En vérité je vous le dis Quiconque n'aura point reçu le royaume de Dieu comme un petit enfant, n'y entrera point. Et les embrassant, et imposant la main sur eux, il les bénissait. Comme il se mettait en chemin, quelqu'un accourant et fléchissant le ge nou, lui demanda : Bon maître, que ferai-je pour avoir la vie éternelle ? Jésus lui répondit Pourquoi m'appelles-tu bon ? Nul n'est bon que Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne tue point, Ne dérobe point, Ne rends point de faux témoignage, Ne fais point de fraude , Honore ton père et ta mère. Mais le jeune homme reprenant la parole, lui dit : Maître, j'ai observé tous ces préceptes dès ma jeunesse. Jésus, rayant regardé, l'aima et lui dit: Une seule chose te manque; va, vends tout ce que tuas, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel, puis viens et suis-moi. Mais affligé de cette parole il s'en alla triste, car il avait de grands biens. Alors Jésus regardant autour de ni, dit à ses disciples : Qu'il est difficile à ceux qui ont des richesses d'entrer dans le royaume de Dieu. Or, ses disciples étaient tous étonnés de ce discours; mais Jésus prenant de nouveau la parole, leur dit : Mes enfants bien-aimés, qu'il est difficile à ceux qui se confient dans les richesses d'entrer dans le royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille, qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu. Et ils demeuraient encore plus étonnés, se disant l'un à l'autre : Et qui peut donc être sauvé ? Mais Jésus les regardant, dit : Aux hommes cela est impossible, mais non pas à Dieu ; car tout est possible à Dieu. Alors Pierre se mit à lui dire : Voici que nous avons, nous,     tout quitté pour vous suivre. Jésus répondant, dit : «  En vérité, je vous le dis, nul n'aura quitté maison, ou frères, ou sueurs, ou père, ou mère, ou fils, ou terres, à cause de moi et à cause de l’Evangile, qui ne reçoive maintenant, en ce temps même, cent fois autant de maisons, de frères, de soeurs, de mères, de fils, de terres, avec des persécutions, et dans le siècle à venir la vie éternelle. Mais beaucoup de premiers seront les derniers et beaucoup de derniers seront les premiers. » Plus loin, 42 : « Vous savez que ceux qui passent pour régner sur les nations les (72) dominent, et que leurs princes ont puissance sur elles. Il n'en est pas ainsi parmi vous, mais quiconque voudra devenir le plus grand sera votre serviteur; et quiconque voudra être le premier parmi vous sera le serviteur de tous. Car le Fils de l'homme même n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie pour la rédemption d'un grand nombre. »

Plus loin, XI, 22 : « Et Jésus répondant, leur dit : Ayez foi en Dieu. En vérité je vous déclare que quiconque dira à cette montagne : Lève-toi, et jette-toi dans la mer, et n'hésitera pas dans son cœur, mais croira que tout ce qu il aura dit doit se faire, il lui sera réellement lait. C'est pourquoi je vous le dis : Tout ce que vous demanderez dans la prière, croyez que vous l'obtiendrez et cela vous arrivera. Et quand vous serez pour prier, pardonnez si vous avez quelque chose contre quelqu'un, afin que votre Père, qui est dans les cieux, vous pardonne aussi vos péchés. Car si vous ne pardonnez point vous-mêmes, votre Père qui est dans les cieux ne vous pardonnera pas non plus vos péchés. »

Un peu après, XII, 17 : « Alors reprenant, Jésus leur dit :Rendez donc à César, ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ailleurs, 28 Alors s'approcha un des Scribes qui avait entendu les autres l'interroger, et voyant qu'il leur avait si bien répondu, il lui demanda quel était le premier de tous les commandements.. Jésus lui répondit : Le premier de tous les commandements est: Ecoute, Israël,     le Seigneur ton Dieu est le seul Dieu; tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voilà le premier commandement. Le second est semblable à celui-là : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Aucun autre commandement n'est plus grand que ceux-là. Et le Scribe lui dit : Fort bien, maître, vous avez dit en toute vérité qu'il n'y a qu'un seul Dieu, et il n'y en a point d'autres que lui : qu'on doit l'aimer de tout son coeur, de toute son intelligence, de toute son âme et de toute, sa force, et qu'aimer le prochain comme soi-même est plus que tous les holocaustes et tous les sacrifices. Jésus voyant- qu'il avait sagement répondu, lui dit Tu n'es pas loin du royaume de Dieu. Et personne n'osait plus l’interroger.» Un peu plus loin, 38 : « Gardez-vous des Scribes qui se plaisent à se promener avec de longues robes, et à être salués dans les places publiques, et à s'asseoir sur les premiers sièges dans, les synagogues, et qui veulent les premières places dans les festins, qui dévorent les maisons des veuves sous le prétexte de longues prières : ces hommes-là subissent un jugement plus sévère. Après cela étant assis- vis-à-vis du tronc, Jésus regardait de quelle manière le peuple y jetait de l'argent; or, nombre de riches y en jetait beaucoup. Et une pauvre veuve étant venue, y mit deux petites pièces valant le quart d'un as. Appelant alors ses disciples, il leur dit : En vérité je vous le dis, cette pauvre veuve a déposé plus que tous ceux qui ont mis dans le tronc; car tous ont mis de ce qu'ils avaient de superflu,      mais celle-ci a mis de son indigence, même tout ce qu'elle        avait, tout son vivre. »

Plus loin, XIII, 11 : « Lors donc qu'on vous conduira pour vous livrer, né pensez point d'avance à ce que vous direz, mais ce qui vous sera inspiré à l'heure même, dites-le; car ce n'est pas vous qui parlez; mais l'Esprit-Saint. » Un peu après, 13 : « Et vous serez en haine à tous à cause de mon nom. Mais celui qui restera ferme jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé. » Et ailleurs, 33 : « Tenez-vous sur vos gardes, veillez et priez, puisque vous ne savez quand le temps viendra. Comme un homme qui, partant pour un voyage, et laissant sa maison, donne pouvoir à ses serviteurs, à chacun suivant sa fonction, et commande au portier. de veiller. Veillez donc, car vous ignorez quand viendra le maître de la maison, le soir, ou au milieu de la nuit, ou au chant du coq, ou le matin, de peur que venant subitement il ne vous trouve endormis. Et ce que je vous dis, je le dis à tous : Veillez.»

 

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CHAPITRE XXVII. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'ÉVANGILE SELON SAINT LUC.

 

CHAPITRE II, 14 : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terreaux hommes de bonne volonté. »

Plus loin, III, 10 : « Et la foule l'interrogeait, disant . Que ferons-nous donc? Et répondant, il leur disait : Que celui qui a deux tuniques en donne une à celui qui n'en a point, et que celui qui a de quoi manger fasse de même. Des publicains vinrent aussi pour être baptisés, et lui demandèrent Maître, que ferons-nous ? Et il leur répondit N'exigez rien de plus que ce qui vous a été prescrit. Et des soldats l'interrogeaient disant : Et nous que ferons-nous ? Et il leur dit : N'usez de violence, ni de fraude envers personne, et contentez-vous de votre paie.»

Plus loin, encore VI, 20 : « Bienheureux les pauvres, parce que le royaume de Dieu est à vous. Bienheureux vous qui maintenant avez faim, parce que vous serez rassasiés. Bienheureux vous qui pleurez maintenant, parce que vous rirez: Vous serez heureux, lorsque les hommes vous haïront, vous éloigneront, vous injurieront, et rejetteront votre nom comme mauvais, à cause du Fils de l'homme. Réjouissez-vous en ce ,jour-là, et tressaillez d'allégresse, parce que votre récompense est grande dans le ciel ; car c'est ainsi que leurs pères faisaient aux Prophètes. Cependant malheur à vous, riches, parce que vous avez votre consolation. Malheur à vous qui êtes rassasiés, parce que vous aurez faim. Malheur à vous qui riez maintenant, parce que vous gémirez et vous pleurerez. Malheur, quand tous les hommes vous loueront : car c'est ainsi que leurs pères faisaient aux faux prophètes. Mais je vous dis, à vous qui écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous, haïssent. Bénissez ceux qui vous maudissent, et priez pour ceux qui vous calomnient. A quiconque te frappe sur une joue, présente encore l'autre. Et a celui qui prend ton manteau, laisse aussi prendre ta tunique. Donne à quiconque te demande, et ne redemande point ton bien à celui qui te le ravit. Comme vous voulez que les hommes vous fassent, faites-leur pareillement. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel est votre mérite ? puisque les pécheurs aiment aussi ceux qui les ai

ment.    Et si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quel est votre mérite ? puisque les pécheurs même le font. Et si vous prêtez à ceux de qui vous, espérez recevoir, quel remerciement méritez-vous ? car les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs pour en recevoir un pareil avantage. Mais vous, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez, sans. en rien espérer, et votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut ; car il est bon, même pour les ingrats et pour les méchants. Soyez donc miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez point, et vous ne serez point jugés ; ne condamnez point, et vous ne serez pas condamnés ; remettez et il vous sera remis. Donnez et il vous sera donné. On versera dans votre sein une bonne mesure, pressée, bien remuée et débordante. Car on usera pour vous de la même mesure, dont vous aurez usé pour les autres. » Ib. 39 : « Il leur faisait aussi cette comparaison : Un aveugle peut-il conduire un aveugle? Ne tomberont-ils pas tous deux dans une fosse ? Le disciple n'est point au-dessus du maître . mais tout disciple sera parfait, s'il est comme son maître. Pourquoi vois-tu la paille dans l'oeil de ton frère, et n'aperçois-tu point la poutre qui est dans ton oeil ? Ou, comment peux-tu dire à ton frère : Mon frère, laisse-moi ôter la paille de ton oeil, ne voyant pas toi-même la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement -la poutre de ton oeil, et alors tu verras pour ôter la paille de 1'oeil de ton frère. Un arbre n'est pas bon, s'il produit de mauvais fruits, et un arbre n'est pas mauvais, s'il produit de bons fruits. Car chaque arbre se connaît par son fruit. On ne cueille point de figues sur des épines, et on ne vendange point du raisin sur des ronces. L'homme bon tire le bien du trésor de son coeur, et l'homme mauvais tire le mal du mauvais trésor. Car la bouche parle de l'abondance du coeur. Mais pourquoi m'appelez-vous, Seigneur, Seigneur, et ne faites-vous point ce que je dis ? Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique ; je vous montrerai à quoi il est semblable. Il est semblable à un homme qui, bâtissant une maison, a creusé très-avant, et en a posé le fondement sur (73) la pierre : l'inondation survenant, le fleuve s'est brisé contre cette maison, et n'a pu l'ébranler, parce qu'elle était fondée sur la pierre. Mais celui qui écoute et ne pratique, point est semblable à un homme qui a bâti sa maison sur la terre, sans fondement : le fleuve s'est brisé contre elle, et elle s'est écroulée aussitôt ; et la ruine de cette maison a été grande. »

Plus loin, VII, 31 : « A qui comparerai-je les hommes de cette génération, ? et à qui sont-ils semblables ? Ils sont semblables à des enfants assis dans la place, se parlant l'un à l'autre, et disant : Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez point dansé ; nous avons entonné des chants lugubres, et vous n'avez point pleuré. Car Jean-Baptiste est venu, ne mangeant point de pain, et ne buvant point de vin, et vous dites : Il a un démon en lui. Le Fils de l'homme est venu, mangeant et buvant, et vous dites : C'est un homme de bonne chère, et qui aime le vin, ami des publicains et des pécheurs. Mais la sagesse a été justifiée par tous ses enfants. »

Et un peu après,  VIII,  11 : « Or voici le sens de la parabole : La semence est la parole de Dieu. Ce qui tombe le long du chemin, sont ceux qui écoutent, le diable vient ensuite, et enlève la parole de leur coeur, de peur que, croyant, ils ne soient sauvés. Ce qui tombe sur la pierre, ce sont ceux qui, ayant écouté la parole, la reçoivent avec joie ; mais ceux-ci n'ont point de racines ; ils croient pour un temps, et au temps de la tentation ils se retirent. Ce qui tombe parmi les épines, ce sont ceux qui écoutent la parole, mais en allant, ils sont étouffés par les sollicitudes, les richesses et les voluptés de la vie, et ils ne portent point de fruits. Quant à ce qui tombe dans la bonne terre, ce soit ceux qui,, écoutant la parole, la conservent dans un coeur bon et excellent, et portent du fruit par la patience. Personne, allumant une lampe, ne la couvre d'un vase, ou ne la met sous un lit ; mais il la pose sur un chandelier, afin que ceux qui entrent voient la lumière. Car il n'y a rien de caché qui ne soit découvert, et rien de secret qui ne soit connu et ne vienne au grand ,jour. Voyez donc comment vous écoutez. Car il sera donné à celui qui a ; et quiconque n'a rien, même ce qu'il croit avoir lui sera ôté. »

Plus loin, IX, 1 : « Ayant appelé les douze Apôtres, il leur donna vertu et puissance sur tous les démons, et le pouvoir de guérir les maladies. C'est ainsi qu'il les envoya prêcher le royaume de Dieu et rendre la santé aux malades. Et il leur dit : Ne portez rien en route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent, et n'ayez point deux tuniques. En quelque maison que vous entriez, demeurez-y et n'en sortez point. Quant à ceux, quels qu'ils soient, qui ne vous recevront point, secouez, en sortant de leur ville, la poussière même de vos pieds, en témoignage pour eux. » Un peu après, 23 : « Il disait encore à tous : Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, et porte sa croix chaque jour, et me suive. Car celui qui voudra sauver son âme, la perdra, et qui perdra son âme à cause de moi, la sauvera. Et que sert à l'homme de gagner le monde entier, à son détriment, et en se perdant lui-même ? Car qui aura rougi de moi et de rues paroles, le Fils de l'homme rougira de lui, lorsqu'il viendra dans sa majesté, dans celle du Père et des saints Anges. » Ailleurs, 46 : « Or, une pensée leur vint à l'esprit, lequel d'entr'eux était le plus grand ? Mais Jésus voyant les pensées de leur coeur, prit un enfant, le plaça près de lui, et leur dit : Quiconque reçoit cet enfant en mon nom, me reçoit, et quiconque me reçoit, reçoit Celui qui m'a envoyé. Car celui qui est le plus petit entre vous tous, celui-là est le plus grand. » Plus loin, 59 : « Mais il dit à un autre : Suis-moi. Celui-ci répondit: Seigneur, permettez-moi d'aller d'abord, et d'ensevelir mon père. Et Jésus lui dit : Laisse les morts ensevelir leurs morts ; pour toi, va, et annonce le royaume de Dieu Et un autre dit : Je vous suivrai, Seigneur ; mais permettez-moi d'abord de dire adieu à tous ceux qui sont dans ma maison. Jésus lui répondit Quiconque, ayant mis la main à la charrue, regarde en arrière, n'est pas propre au royaume de Dieu. »

Un peu après, X, 3 : « Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Ne portez ni bourse, ni sac, ni chaussure, et ne saluez personne dans le chemin. En quelque maison que vous entriez, dites d'abord : Paix à cette maison. Et s'il s'y trouve un fils de la paix, votre paix reposera sur lui; sinon, elle vous reviendra. Demeurez dans la même maison, mangeant et buvant de ce qui sera chez eux, car l'ouvrier mérite son salaire. Ne passez point de maison en maison. Et en quelque ville que vous entriez et où vous serez reçus, mangez ce qui vous sera présenté; guérissez les malades qui s'y trouveront, et dites-leur : Le royaume de Dieu est proche de vous. Mais en quelque ville que vous (74) soyez entrés, s'ils ne vous reçoivent point, sortez dans ses places, et dites : Nous secouons contre vous la poussière même de votre ville, qui s'est attachée à nos pieds; cependant sachez que le royaume de Dieu est proche. Je vous le dis Pour Sodome, en ce jour-là, il y aura plus de rémission que pour cette ville-là. » Un peu plus loin, 20 : « Cependant ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis, mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux. » Un peu après, 35 : « Et voilà qu'un docteur de la Loi, se levant pour le tenter, dit : Maître, que ferai-je pour posséder la vie éternelle? Jésus lui dit : Qu'y a-t-il d'écrit dans la Loi? Qu'y lis-tu ? Celui-ci répondant dit : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, de toutes tes forces et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. » Un peu plus loin, 36 : « Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui tomba entre les mains des voleurs? Et il répondit : Celui qui a été compatissant pour lui. Et Jésus dit : Va et fais de même. » Quelques lignes plus bas, 41 : « Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu te troubles de beaucoup de choses. Or une seule chose est nécessaire: Marie a choisi la meilleure part, qui ne lui sera point ôtée.

Un peu après il est dit, XI, 2 : « Quand vous priez, dites : Père, que votre nom soit sanctifié; que votre règne arrive; donnez-nous aujourd'hui le pain quotidien; et remettez-nous nos péchés, puisque nous remettons nous-mêmes à tous ceux qui nous doivent; et ne nous - induisez point en tentation. Et il leur dit encore :'Qui de vous a un ami, qui aille le trouver pendant la nuit, et lui dise : Mon ami, prête-moi trois pains, parce qu'un de mes amis est arrivé chez moi de voyage, et que je n'ai rien à lui offrir? Et si celui-là, répondant de dedans sa maison, disait : Ne m'importune point; ma porte est déjà fermée, et mes enfants sont au lit avec moi; je ne puis me lever et t'en donner. Si cependant l'autre continue de frapper; je vous le dis, quand celui-ci ne se lèverait point pour lui en donner, parce qu'il est son ami, cependant à cause de son importunité, il se lèvera et lui en donnera autant qu'il en a besoin. Et moi, je vous dis aussi : Demandez et il vous sera donné; cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, et qui cherche trouve, et l'on ouvrira à celui qui frappe. Si quelqu'un d'entre vous demande un pain à son père, lui donnera-t-il une pierre? ou bien un poisson? lui donnera-t-il, au lieu du poison, un serpent? Ou s'il lui demande un ouf, lui présentera-t-il un scorpion? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner à vos 'enfants des choses bonnes; à combien plus forte raison votre Père céleste donnera-t-il un esprit bon à ceux qui le lui demanderont. » Un peu plus loin, 27 : « Or il arriva que comme il disait ces choses, une femme, élevant la voix du milieu de la foule, lui dit : Heureux le sein qui vous à porté, et les mamelles que vous avez sucées! Mais Jésus dit : Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent. » Et un peu après, 47 : « Pendant qu'il parlait, un Pharisien le pria de dîner chez lui. Etant donc entré, il se mit à table. Or le Pharisien, pensant en lui-même, commença à demander pourquoi il ne s'était point lavé avant le repas. Et le Seigneur lui dit : Vous autres Pharisiens, vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat; mais ce qui est au dedans de vous est plein de rapine et d'iniquité. Insensés ! celui qui a fait le dehors n'at-il pas fait aussi le dedans? Toutefois faites l'aumône de ce que vous avez, et tout sera pur pour vous. Mais malheur à vous, Pharisiens, parce que vous payez la dime de la menthe, de la rue, et de toutes les herbes, et que vous négligez la justice et l'amour de Dieu! Il fallait faire ces choses, et ne pas omettre les autres. Malheur à vous, Pharisiens, parce que vous aimez les premiers sièges dans les synagogues, et les salutations dans les places publiques! Malheur à vous, parce que vous êtes comme les sépulcres qui ne paraissent point et, sur lesquels on marche sans le savoir. Alors un des docteurs de la Loi prenant la parole, lui dit : Maître, en disant cela vous nous faites injure, à nous aussi. Mais Jésus dit : Et à vous aussi,       docteurs de la Loi, malheur! parce que vous imposez aux hommes des charges qu'ils ne peuvent porter, et que vous-mêmes ne touchez pas les fardeaux du bout du doigt.

Ailleurs, XII, 1 : « Gardez-vous du levain des Pharisiens, qui est l'hypocrisie. » Un peu plus bas, 4 : « Or je vous dis à vous, qui êtes mes amis : Ne craignez point ceux qui tuent le corps, et après cela ne peuvent plus rien faire. Mais je vous montrerai qui vous devez craindre : craignez Celui qui après avoir ôté la vie, a le pouvoir d'envoyer dans la géhenne : oui, je vous le dis (75)  craignez celui-là. Cinq passereaux ne se vendent-ils pas deux as? et cependant pas un d'eux n'est en oubli devant Dieu. Les cheveux mêmes de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc point, vous valez plus que beaucoup de passereaux. Or, je vous le dis : Quiconque m'aura confessé devant les hommes, le fils de l'homme aussi le confessera devant les anges de Dieu. Mais celui qui m'aura renié devant les hommes, sera renié devant les Anges de Dieu. Quiconque parle contre le Fils de l'homme, il lui sera remis; mais pour celui qui aura blasphémé contre le Saint Esprit, il ne lui sera pas, remis. Lorsqu'on vous conduira dans les Synagogues, devant les magistrats et les puissances, ne vous inquiétez point de quelle manière, ou de ce que vous répondrez, ou bien de ce que vous direz, car l'Esprit-Saint vous enseignera à l'heure même ce qu'il vous faudra dire.

«Alors quelqu'un de la foule lui dit : Maître, dites à mon frère de partager avec moi notre héritage. Mais Jésus lui répondit : Homme, qui m'a établi juge sur vous, ou pour faire vos partages? Puis il leur dit : Voyez, et gardez-vous de toute avarice; car dans l'abondance même la vie de chacun ne dépend point de ce qu'il possède. Il leur dit ensuite cette parabole : Il y avait un homme riche dont le champ rapportait. beaucoup de fruit. Or, il pensait en lui-même, disant : Que ferai-je; car je n'ai point ou serrer mes fruits? Et il dit : Voici ce que je ferai : je détruirai mes greniers, et j'en ferai de plus grands, et j'y rassemblerai toutes mes provisions et tous mes biens. Et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années; repose-toi, mange, bois, fais grande chère. Mais Dieu lui dit : Insensé, cette nuit même on te redemandera ton âme, et ce que tuas amassé, à qui sera-t-il? Ainsi est celui qui thésaurise pour lui, et qui n'est point riche devant Dieu. Et il dit à ses disciples : C'est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez point pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement. Considérez les corbeaux; ils ne sèment, ni ne moissonnent; ils n'ont ni cellier ni grenier, et Dieu les nourrit. Combien ne valez-vous pas plus qu'eux? Qui de vous, en s'inquiétant ainsi, peut ajouter à sa taille une seule coudée? Si donc vous ne pouvez même pas les moindres . choses, pourquoi vous inquiéter des autres? Considérez les lis, comme ils croissent : ils ne travaillent ni ne filent.; et cependant, je vous le dis, Salomon lui-même dans toute sa gloire n'était pas vêtu comme l'un deux. Or, si l'herbe qui est aujourd'hui dans les champs, et qui demain sera jetée au four, Dieu la revêt ainsi, combien plus le fera-t-il pour vous, hommes de peu de, foi? Ne demandez donc point ce que vous aurez à manger ou à boire, et ne vous élevez pas si haut. Car ce sont ces choses que les nations du monde recherchent; mais votre Père sait que vous en avez besoin. Ainsi cherchez le royaume de Dieu, et toutes ces choses vous seront données par surcroît. Ne craignez point, petit troupeau, par ce qu'il a plu à votre Père de vous donner son royaume. Vendez ce que vous avez et donnez l'aumône. Faites-vous des bourses que le temps n'use point, un trésor quine vous fasse pas défaut dans les cieux, où le voleur n'approche point, et où les vers ne rongent point. Car où est votre trésor, là sera aussi votre coeur. » Un peu après, 40 : « Et vous aussi, tenez-vous prêts; parce qu'à l'heure que vous ne pensez pas, le Fils de l'homme viendra. Or Pierre lui dit : Seigneur, est-ce pour nous que vous dites cette parabole, ou pour tout le monde? Et le Seigneur dit : Qui, pensez-vous, est le dispensateur fidèle et prudent que le maître a établi sur tous ses serviteurs, pour leur distribuer dans le temps leur mesure de froment? Heureux ce serviteur que le maître, lorsqu'il viendra, trouvera agissant ainsi. Je vous dis en vérité, qu'il l'établira sur tous les biens qu'il possède. Que si ce serviteur dit en son coeur : Mon maître tardeà venir; et qu'il commence à battre les serviteurs et les servantes, à manger,     à boire et à s'enivrer; le maître de ce servi leur viendra le jour où il de s'y attendra pas, et à l'heure qu'il ne sait pas, et il le divisera, et il lui donnera ainsi sa part avec les infidèles. Mais ce serviteur qui a connu la volonté de son maître, et ne s'est pas ténu prêt, et de cette manière n'a pas agi selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups. Celui qui ne l'a point connue, et qui a fait des choses dignes de châtiment, recevra peu de coups. Car à celui à qui on a donné beaucoup, on demandera beaucoup, et de celui à qui on a confié beaucoup, on exigera davantage. » Puis un peu plus bas,      56 : « Hypocrites, vous savez juger d'après l'aspect du ciel et de la terre, mais ce temps-ci, comment. ne le reconnaissez-vous point ? Comment ne (76) discernez-vous pas vous-mêmes ce qui est juste ? » Plus loin, XIII, 24 : « Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne le pourront pas. »

Ailleurs, XIV, 7 : « Il dit aussi cette parabole aux conviés, en voyant comment ils choisissaient les premières places à table: Lorsque tu seras invité à des noces, ne te mets pas à la première place, de peur que quelqu'un plus considéré que toi n'ait été invité aussi, et que celui qui t'a invité, toi et lui, ne te dise: Donne cette place à celui-ci; et qu'alors tu n'ailles avec confusion occuper la dernière place. Mais lorsque tu seras invité, va te mettre à la dernière place, afin que, que quand viendra celui qui t'a convié, il te dise Mon ami, monte plus haut. Alors ce sera une gloire pour toi devant ceux qui seront à table avec toi. Car quiconque s'exalte sera humilié, et quiconque s'humilie sera exalté. Il  disait aussi à celui qui l'avait invité : Lorsque tu donnes à dîner ou à souper, n'appelle ni tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni tes voisins riches, de peur qu'ils ne t'invitent à leur tour, et qu'ils ne te rendent ce qu'ils ont reçu de toi. Mais quand lu fais un festin, appelles-y des pauvres, des estropiés, des boiteux et des aveugles. Et tu seras heureux de ce qu'ils n'ont rien à te rendre, car cela te sera rendu à la récompense des justes. » Un peu après, 26 : « Si quelqu'un vient à moi, et ne hait point son père et sa mère, sa femme et ses fils, ses frères et ses sueurs, et même sa propre âme, il ne peut être mon disciple. Et quine porte point sa croix et ne me suit point, ne peut être mon disciple. Car qui d'entre vous, voulant bâtir une tour, ne s'assied pas auparavant, pour calculer les dépenses qui lui sont nécessaires, et s'il a de quoi l'achever? De peur qu'après avoir posé les fondements, et n'avoir pu l'achever, ceux qui le verront ne se mettent à se moquer de lui, disant : Cet homme a commencé à bâtir, et il n'a pu achever. Ou quel est le roi qui, devant faire la guerre à un autre roi, ne s'assied pas auparavant, et ne songe pas en lui-même, s'il peut avec dix mille hommes aller à la rencontre de celui qui vient contre lui avec vingt mille ? Autrement, tandis que celui-ci est encore loin, envoyant une ambassade,;il lui fait des propositions de paix. Ainsi donc quiconque d'entre vous ne renonce point à tout ce qu'il possède, ne peut être mon disciple. »

Plus loin, XVI, 9 : « Et moi je vous dis : Faites-vous des amis avec les richesses injustes, afin que lorsque vous viendrez à manquer ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels. Celui qui est fidèle dans les moindres choses, est fidèle aussi dans les grandes, et celui qui est injuste dans les petites choses, est injuste aussi dans les grandes. Si donc vous n'avez pas été fidèles dans les richesses injustes, qui vous donnera ce qui eut à vous ? Nul serviteur ne peut servir deux maîtres; car ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre; vous ne pouvez servir Dieu et l'argent. Or les Pharisiens, qui étaient avares, écoutaient toutes ces choses et se moquaient de lui. Et il leur dit: C'est vous qui vous justifiez devant les hommes, mais Dieu connaît vos coeurs ; car ce qui est grand aux yeux des hommes, est en abomination devant Dieu. » Après quelques versets, 18 : « Quiconque renvoie sa femme et en épouse une autre commet un adultère. »

Un peu après, XVII, 1 : « Il est impossible qu'il n'arrive des scandales, mais malheur à celui par qui ils arrivent! Il vaudrait mieux pour lui qu'on mit autour de son cou une meule de moulin, et qu'on le jetât dans la mer, que de scandaliser un de ces petits. Prenez garde à vous : Si ton frère a péché contre toi, reprends-le; et s'il se repent, pardonne-lui. Et s'il a péché sept fois dans le jour contre toi et que sept lois dans le jour il revienne à toi, disant : Je me repens, pardonne-lui. »

Et ailleurs, XVIII, 9 : « Il dit encore cette parabole pour quelques-uns qui se confiaient en eux-mêmes, comme étant justes, et méprisaient les autres : Deux hommes montèrent au temple pour prier; un Pharisien et un Publicain. Le Pharisien se tenant en avant priait ainsi en lui-même: O Dieu, je vous rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont voleurs, injustes, adultères; ni même comme ce Publicain; je jeûne deux fois la semaine; je paie la dîme de tout ce que je possède. Et le Publicain se tenant éloigné, n'osait pas même lever les yeux; mais il frappait sa poitrine, disant : O Dieu, ayez pitié de moi qui suis un pécheur. Je vous le dis, celui-ci s'en retourna justifié dans sa maison, et non pas l'autre. Car quiconque s'exalte sera humilié, et quiconque s'humilie sera exalté. On lui portait aussi de petits enfants, pour qu'il les touchât. Ce que les disciples voyant, il les rebutaient. Mais Jésus les appelant, dit : Laissez les enfants venir à moi, et ne les empêchez point. Car à de tels est le (77) royaume de Dieu. En vérité je vous le dis : Quiconque ne recevra point comme un enfant le royaume de Dieu, n'y entrera point. Un des principaux l'interrogea, disant : Bon maître, que ferai-je pour posséder la vie éternelle ? Jésus lui dit: Pourquoi m'apelles-tu bon ? Nul n'est bon que Dieu seul. Connais-tu les commandements? Tu ne tueras point : Tu ne commettras point d'adultère: Tu ne déroberas point: Tu ne porteras point de faux témoignage: Honore ton père et ta mère. Il répondit: J'ai observé tout cela depuis ma jeunesse. Ce qu'entendant, Jésus lui (lit : Une chose encore te manque : vends tout ce que tu as et donne-le au pauvre, et tu auras un trésor dans le ciel; viens alors et suis-moi. Mais lui, ayant entendu ces paroles, fut contristé parce qu'il était fort riche. Or Jésus le voyant devenir triste, dit Que ceux qui ont des richesses entreront difficilement dans le royaume de Dieu! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille, qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu. Ceux qui l'écoutaient demandèrent : Et qui peut donc être sauvé ? Il leur répondit : Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. Alors Pierre dit : Et nous, voici que nous avons tout quitté pour vous suivre. Jésus leur répliqua : En vérité, je vous le dis, il n'est personne qui ait quitté, ou maison, ou parents, ou frères, ou femme, ou enfants, à cause du royaume de Dieu; qui ne reçoive beaucoup plus en ce temps même, et dans le siècle à venir la vie éternelle.

Ailleurs, XIX, 8 : « Mais se tenant devant le Seigneur, Zachée lui dit : Seigneur, voici que je donne la moitié de mes biens aux pauvres, et si j'ai fait tort à quelqu'un, je lui rends le quadruple. Jésus lui dit: Aujourd'hui cette maison a reçu le salut, parce que celui-ci aussi est enfant d'Abraham. Car le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »

Plus loin, XX, 25 : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » En un autre endroit, 45 : « Comme tout le peuple l'écoutait, il dit à ses disciples : Gardez-vous des Scribes qui se plaisent à se promener avec de longues robes, aiment les salutations dans les places publiques, les premiers sièges dans les synagogues, et les premières places dans les festins; qui dévorent les maisons des veuves sous prétexte de longues prières. Ceux-ci subiront une condamnation plus rigoureuse. »

— XXI, 1 : « Or Jésus regardant, vit des riches qui mettaient leur aumône dans le tronc. Il vit aussi une pauvre veuve mettant deux petites pièces de monnaie; et il dit : En vérité, je vous le dis, cette pauvre veuve amis plus que les autres car tous ceux-là ont mis, pour offrandes à Dieu, de leur superflu, mais elle, elle a mis de son indigence même, tout le vivre qu'elle avait. » Ailleurs, 14 : « Mettez donc bien dans vos coeurs de ne point préméditer, comment vous répondrez, car je vous donnerai moi-même une bouche et une sagesse, à laquelle tous vos adversaires ne pourront résister, ni rien opposer. Vous serez livrés par vos pères et vos mères, par vos frères, vos parents et vos amis, et ils en mettront à mort d'entre vous; et vous serez en haine à tous à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne périra. C'est par votre patience que vous posséderez vos âmes. » Un peu plus loin, 34: « Faites donc attention à vous, de peur que vos coeurs ne s'appesantissent dans la crapule; l'ivresse, et les soins de cette vie, et que ce jour` ne vienne soudainement sur_ vous. Car comme un filet il enveloppera tous ceux qui habitent sur la face de la terre. Veillez donc et priez, afin que vous soyez trouvés dignes d'éviter toutes ces choses qui doivent arriver, et de paraître avec confiance devant le Fils de l'homme. »

Plus loin, XXII, 24 : « Il s'éleva parmi eux une contestation, lequel d'entr'eux devait être estimé le plus grand. Mais il leur dit : Les rois des nations les dominent, et ceux qui ont puissance sur elles sont appelés bienfaiteurs. Pour vous, ne faites pas ainsi; mais que celui qui est le plus grand parmi vous soit comme le plus jeune, et celui qui a la préséance, comme celui qui sert. Car lequel est le plus grand, celui qui est à table, ou celui qui sert? N'est-ce pas celui qui est à table ? Or, moi je suis au milieu de vous comme celui qui sert. » Et en un autre endroit, 46 : « Priez, de peur que vous n'entriez en tentation. »

 

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CHAPITRE XXVIII. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'ÉVANGILE SELON SAINT JEAN.

 

CHAPITRE V, 44 : « Comment pouvez-vous croire, vous qui recevez la gloire l'un de l'autre, et ne recherchez point la gloire qui vient de Dieu seul? »

Plus loin, VIII, 11 . « Et Jésus lui dit : Ni moi je ne te condamnerai pas : Va, et ne pèche plus. » Un peu après, 31 : « Pour vous, si vous demeurez dans ma parole, vous serez vraiment mes disciples, et vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres. » Un peu plus bas, 34: « En vérité, je vous le dis, quiconque commet le péché est esclave du péché. » Ailleurs, 51 : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu'un. garde ma parole, il ne verra jamais la mort. »

Plus loin, XII, 25 : « Celui qui aime son âme la perdra, et celui qui hait son âme en ce monde la conserve pour la vie éternelle. Si quelqu'un me sert, qu'il me suive, et où je suis, là sera aussi mon serviteur.. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera. » Ailleurs, 45 : « Car ils aimèrent la gloire des hommes plus que la gloire de Dieu. »

Ailleurs, XIII, 13 : « Vous m'appelez vous-mêmes Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi votre Maître et votre Seigneur, vous devez, vous aussi, vous laver les pieds les uns aux autres. Car je vous ai donné l'exemple, afin que comme je vous ai fait, vous fassiez ainsi vous-même. » Un peu plus bas, 34 : « Je vous donne un commandement nouveau ; c'est que vous vous aimiez les uns les autres ; mais quo vous vous aimiez les uns les autres comme je, vous ai aimés. C'est en cela que tous reconnaîtrons que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres. »

Plus loin, XIV, 15 : « Si vous m'aimez, gardez mes commandements. » Un peu plus bas, 21: « Celui qui a mes commandements et les garde, c'est celui-là qui m'aime. Or celui qui m'aime sera aimé de mon Père, et moi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui. » Trois versets plus bas, 23 : « Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure en lui. Celui qui ne m'aime point, ne garde point mes paroles.» Plus loin, XV, 4 : « Demeurez en moi, et moi en vous. Comme le sarment ne peut porter de fruit par lui-même, s'il ne demeure uni à la vigne ; ainsi ni vous non plus, si vous ne demeurez en moi. Moi, je suis la vigne, vous les sarments ; celui qui demeure en moi, et moi en lui, portera beaucoup de fruits, parce que sans moi vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il sera jeté dehors comme le sarment ; il sèchera et on le ramassera, et on le jettera au feu et il brûlera. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous de manderez tout ce que vous voudrez, et il vous sera fait. C'est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruits, et que vous deveniez rues disciples. Comme mon l'ère m'a aimé, moi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi-même j'ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète. Voici mon commandement, c'est que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés. Personne n'a un plus grand amour que celui qui donne sa vie pour ses amis. » Et un peu après, 17 : « Ce que je vous commande, c'est que vous vous aimiez les uns les autres. »

Tels sont les passages des Evangiles que j'ai cru devoir insérer dans ce recueil. On a pu remarquer que les trois Evangélistes, saint Matthieu, saint Marc et saint Luc nous ont tracé un plus grand nombre de règles de vie : c'est qu'ils ont surtout mis en relief la vie active. Saint Jean s'est attaché davantage à la vie contemplative ; aussi son Evangile, supérieur aux autres par l'élévation des idées, nous offre beaucoup moins de préceptes moraux.

Nous passons au livre intitulé les Actes des Apôtres et nos citations y seront en très-petit nombre. C'est en effet l'histoire de l'établissement de notre foi, où l'auteur s'est attaché à rapporter les faits plutôt que les préceptes.

 

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CHAPITRE XXIX. PRÉCEPTES TIRÉS DES ACTES DES APOTRES.

 

CHAPITRE XV, 19. Saint Jacques dans son discours dit ceci : « C'est pourquoi, moi je juge qu'on ne doit pas inquiéter ceux d'entre les Gentils qui se convertissent à Dieu, mais leur écrire qu'ils s'abstiennent des souillures des idoles, de la fornication, des animaux étouffés et du sang. » Un peu après, 28 : « Il a semblé bon à l'Esprit-Saint et à nous de ne vous imposer aucun autre fardeau que ces choses-ci, qui sont nécessaires ; savoir, que vous vous absteniez de ce qui a été sacrifié aux idoles, du sang, des animaux étouffés et de la fornication : en vous en abstenant, vous agirez bien. Adieu. »

Bien plus loin l'Apôtre saint Paul, parlant aux chefs de l'Église qu'il avait rassemblés, leur, dit, XX, 28: « Veillez sur vous et sur tout le troupeau sur lequel Dieu vous a établis évêques pour gouverner l'Église, qu'il a acquise par son sang. » Plus loin il leur dit encore, 33 : « Je n'ai convoité ni l'or, ni l'argent, ni le vêtement de personne, comme vous le savez, parce qu'à l'égard des choses dont moi et ceux qui sont avec moi avions besoin, ces mains y ont pourvu. Je vous ai montré en tout que c'est en travaillant ainsi qu'il faut soutenir les faibles, et se souvenir de la parole du Seigneur Jésus ; car c'est lui-même qui a dit: Il est plus heureux de donner que de recevoir. »

Ailleurs, lorsque saint Jacques et ceux qui étaient avec lui parlaient à l'Apôtre saint Paul ils lui dirent, XXI, 20 : « Tu vois, mon frère, combien de milliers de Juifs ont cru ; cependant tous sont zélés pour la Loi. Or ils ont ouï dire de toi que tu enseignes aux Juifs qui sont parmi les Gentils d'abandonner Moïse, disant qu'ils ne doivent pas circoncire leurs fils, ni marcher selon les coutumes. Que faire donc ? Certainement la multitude devra s'assembler ; car ils apprendront que tu es arrivé. Fais donc ce que nous te disons. Nous avons ici quatre hommes qui sont liés par un voeu ; prends-les avec toi, purifie-toi avec eux, et paie pour eux, afin qu'ils se rasent la tête, et tous sauront que ce qu'ils ont entendu dire de toi est faux ; mais que toi aussi, tu marches observant la Loi. Quant à ceux d'entre les Gentils, qui ont cru, nous avons écrit qu'ils devaient s'abstenir de tout ce qui a été immolé aux idoles, dû sang, des animaux étouffés et de la fornication. »

Voilà, croyons-nous, assez de préceptes moraux tirés des Actes des Apôtres. Nous y voyons que, des obligations de la Loi ancienne touchant la mortification des sens, les Apôtres n'ont voulu imposer aux Gentils convertis à la foi que ces trois points : l'abstinence des viandes immolées aux idoles, du sang et de la fornication. Ce qui a fait croire à quelques-uns -qu'il n'y a que trois péchés qui soient mortels : l'idolâtrie, l'homicide et la fornication, entendant aussi, par ce dernier mot, l'adultère et tout acte charnel commis avec une autre qu'avec sa femme; comme si, outre ces trois péchés, il n'y avait plus d'autre faute mortelle, pour exclure du royaume de Dieu, comme s'il y avait erreur ou inutilité dans ces paroles : «Ni les voleurs, ni les avares, ni les ivrognes, ni les médisants, ni les rapaces, ne possèderont le royaume de Dieu (1). » Mais n'entrons point dans cette discussion, afin d'arriver aux Epîtres des Apôtres, et d'examiner ce qui peut convenir à cet ouvrage.

 

1 I Cor. VI,10.

 

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CHAPITRE XXX. PRÉCEPTES TIRÉS DE L’ÉPÎTRE AUX ROMAINS.

 

CHAPITRE I, 16: « Je ne rougis point de l'Évangile ; parce qu'il est la vertu de Dieu pour sauver tout croyant, le Juif d'abord et puis le Gentil. La justice de Dieu, en effet, y est révélée par la foi et pour la foi, ainsi qu'il est écrit : Le juste vit de la foi ; puisqu'on y découvre la colère de Dieu éclatant du ciel contre toute l'impiété et l'injustice de ces hommes qui retiennent la vérité dans l'injustice ; car ce qui est connu de Dieu est manifeste en eux, Dieu le leur a manifesté. En effet ses perfections invisibles rendues compréhensibles depuis la création du monde par les choses qui ont été faites, sont devenues visibles aussi bien que sa puissance éternelle et sa divinité ; de sorte qu'ils sont inexcusables ; parce qu'ayant connu Dieu, ils ne l'ont point glorifié comme Dieu, ou ne lui ont pas rendu grâces ; mais ils se sont perdus dans leurs pensées, et leur coeur insensé a été obscurci. Ainsi en disant qu'ils étaient sages, ils sont devenus insensés ; ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible contre une image représentant un homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes et des reptiles. Aussi Dieu les 'a livrés aux désirs de leurs coeurs, à l'impureté; en sorte qu'ils ont déshonoré leur propre corps en eux-mêmes; eux qui ont transformé la vérité de Dieu en mensonge, adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni dans tous les siècles. Amen. C'est pourquoi Dieu les a livrés à des passions d'ignominie. Car leurs femmes ont changé l'usage naturel, en l'usage contre nature. Et pareillement les hommes, ayant abandonné l'usage naturel de la femme, ont brûlé de désirs l'un pour l'autre, l'homme commettant l'infamie avec l'homme, et recevant ainsi en eux-mêmes la récompense qui était due à leurs égarements. Et comme ils n'ont pas montré qu'ils avaient la connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à un sens réprouvé, de sorte qu'ils ont fait des choses qui ne conviennent pas ; remplis de toute iniquité, de malice, de fornication, d'avarice, de méchanceté ; pleins d'envie, de meurtre, de l'esprit de contention, de fraude, de malignité; délateurs, détracteurs, haïs de Dieu, violents, orgueilleux, arrogants, inventeurs de toutes sortes de mal, désobéissants à leurs parents, insensés, dissolus, sans affection, sans fidélité, sans miséricorde ; qui, ayant connu la justice de Dieu, n'ont pas compris que ceux qui font ces choses sont dignes de mort; et non-seulement ceux qui les font, mais quiconque aussi approuve ceux qui les font. »

— II, 1 : « C'est pourquoi, ô homme qui que tu sois, tu es inexcusable de juger. Car en jugeant autrui tu te condamnes toi-même, puisque tu fais ce que tu condamnes. Nous savons en effet que Dieu juge selon la vérité ceux qui font ces choses. Penses-tu donc, ô homme qui juges ceux qui font ces choses et qui les fais toi-même, que tu échapperas au jugement de Dieu ? Est-ce que tu méprises les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longaminité ? Ignores-tu que la bonté de Dieu t'invite à la pénitence ? Cependant, par ta dureté et ton coeur impénitent, tu t'amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu, qui rendra à chacun selon ses oeuvres ; à ceux qui, par la persévérance dans les bonnes œuvres, cherchent la gloire, l'honneur et   l'immortalité : la vie éternelle; mais à ceux qui ont l'esprit de contention, quine se rendent pas à la vérité, et. qui acquiescent à l'iniquité, ce sera la colère et l'indignation. Tribulation et angoisse à l'âme de tout homme qui fait le mal, du Juif d'abord et puis du Gentil. Mais gloire, honneur et paix à quiconque fait le bien, au Juif d'abord, et ensuite au Gentil. » Un peu plus         loin, 13 : « Car ce ne sont pas ceux qui écoutent la Loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont les observateurs de la Loi qui sont justes. » Quelques lignés plus loin, 21 : « Toi donc qui instruis les autres, tu ne t'instruis pas toi-même; toi qui prêches de ne point dérober, tu dérobes; toi qui dis qu'il ne faut pas être adultère, tu es adultère ; toi qui as en horreur les idoles, tu commets le sacrilège; toi qui te glorifies dans la Loi, tu déshonores Dieu par la violation de la Loi. Car, à cause de vous le nom de Dieu est blasphémé parmi les Nations, ainsi qu'il est écrit. »

Plus loin, V, 1 : « Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par Jésus-Christ Notre-Seigneur, par qui aussi nous avons accès (81) par la foi à cette grâce en laquelle nous  sommes établis, et nous nous glorifions dans l'espérance de la gloire des enfants de Dieu. Mais outre cela, nous nous glorifions encore dans les tribulations, sachant que la tribulation produit la patience ; la patience, l'épreuve, et l'épreuve l'espérance : or l'espérance ne confond point, parce que la charité de Dieu est répandue en nos coeurs par l'Esprit-Saint qui nous a été donné. »

Ailleurs, VI, 12 : « Que le péché donc ne règne point dans votre corps mortel, pour ne plus obéir à ses convoitises. Et n'abandonnez point vos membres au péché, comme des instruments d'iniquité ; mais offrez-vous à Dieu, comme devenus vivants, de morts que vous étiez, et vos membres à Dieu, comme des instruments de justice. » Un peu plus bas, 19 : « Je parle humainement, à cause de la faiblesse de votre chair. Comme donc vous avez fait servir vos membres à l'impureté, et à l'iniquité pour l'iniquité, ainsi maintenant faites servir vos membres à la justice, pour votre sanctification. »

En un autre endroit, VIII, 12 : « Ainsi, mes frères, nous ne sommes point redevables à la chair pour vivre selon la chair. Car si c'est selon la chair que vous vivez, vous mourrez ; mais si par l'Esprit vous mortifiez les oeuvres de la chair, vous vivrez ; attendu que tous ceux qui sont con duits par l'Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. » Quelques lignes plus bas, 17: «    Nous sommes aussi héritiers de Jésus-Christ, pourvu cependant que nous souffrions avec lui, afin d'être glorifiés avec lui. » Un peu plus loin, 25 : « Si nous espérons ce que nous ne voyons pas encore, nous l'attendons parla patience. » Quelques versets plus bas, 28 : « Nous savons que tout coopère au bien pour ceux qui aiment Dieu. Un peu après, 35 : « Qui donc nous séparera de l'amour du Christ ? Est-ce l'angoisse ? est-ce la persécution? est-ce la faim ?est-ce la nudité ? est-ce le péril ? est-ce le glaive ? Selon qu'il est écrit: A cause de vous nous sommes mis à mort tout le jour, on nous regarde comme des brebis conduites à la boucherie. Mais en tout cela nous triomphons par Celui qui nous a aimés. Car je suis certain que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les principautés, ni les choses présentes, ni les choses  futures, ni la violence, ni ce qu'il y a de plus élevé, ni ce qu'il y a de plus profond, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu, qui  est en Jésus-Christ Notre-Seigneur. »

Et ailleurs, X, 10 : « Car on croit de coeur pour la justice, et on confesse de bouche pour le salut. En effet l'Ecriture dit : Quiconque croit en lui ne sera point confondu ; attendu qu'il n'y a point de distinction de Juif et de Gentil, parce que c'est le même Seigneur de tous, riche pour tous ceux qui l'invoquent; car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.»

Et en un autre endroit, XI, 20 : « Pour toi, demeure ferme par la foi : ne cherche pas à t'élever, mais crains. Car si Dieu n'a pas épargné les rameaux naturels, il pourra bien ne pas t'épargner toi-même. Vois donc la bonté et la sévérité de Dieu : sa sévérité envers ceux qui sont tombés, et sa bonté envers toi, si toutefois tu demeures ferme dans cette bonté. »

Plus loin, XII, 1 : « Je vous conjure donc, mes frères, par la miséricorde de Dieu d'offrir vos corps en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu, pour que votre culte soit raisonnable. Et ne vous conformez point à ce siècle, mais   réformez-vous par le renouvellement de votre esprit, afin que vous reconnaissiez combien la volonté de Dieu est bonne, agréable et parfaite. Car je dis, en vertu de la grâce qui m'a été donnée, à tous ceux qui sont parmi vous, de ne pas ;être sages plus qu'il ne faut, mais de l'êtré avec modération, et selon la mesure de la foi que  Dieu a départie à chacun. Car comme dans un seul corps, nous avons beaucoup de membres, et que tous les membres n'ont point la même fonction : ainsi, quoique beaucoup, nous sommes un seul corps en Jésus Christ étant tous en particulier les membres les uns des autres. C'est pourquoi, comme nous avons des dons différents selon la grâce qui nous a été donnée; que celui qui a reçu le don de prophétie, en use selon l'analogie de la foi; que celui qui est appelé au ministère, s'y applique ; que celui qui a reçu le don d'enseigner, enseigne; que celui qui a le don d'exhorter, exhorte; que celui qui fait l'aumône, la tasse avec simplicité; que celui qui préside, soit attentif; que celui qui exerce les oeuvres de miséricorde, les exerce avec joie, avec une charité sans déguisement, ayant le mal en horreur, vous attachant au bien, vous aimant mutuellement d'un amour fraternel, vous honorant les uns les autres avec prévenance; empressés au devoir, fervents d'esprit, servant le Seigneur, vous réjouissant par l'espérance, patients dans la tribulation, persévérants dans la prière; dans les besoins des saints, partageant avec eux, (82) aimant à donner l'hospitalité. Bénissez ceux qui vous persécutent ; bénissez, et ne maudissez point. Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent, pleurez avec ceux qui pleurent; vous unissant tous dans les mêmes sentiments ; n'aspirant point à ce qui est élevé, mais vous inclinant vers ce qu'il y a de plus humble. Ne soyez point sages à vos propres yeux ; ne rendant à personne le mal pour le mal; ayant soin de faire le bien, non-seulement devant Dieu, mais devant tous les hommes. S'il se peut, et autant qu'il est en vous, ayant la paix avec tous les hommes. Ne vous défendez point vous-mêmes, mes bien-aimés, mais laissez passer la colère, car il est écrit : A moi il appartient de me venger ; c'est moi qui ferai la rétribution, dit le Seigneur. Au contraire si ton ennemi a faim, donne-lui à manger; s'il a soif, donne-lui à boire : car en faisant cela, tu amasseras des charbons de feu sur sa tète. Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais triomphe du mal par le bien. »

— XIII, 1 : « Que toute âme soit soumise aux puissances supérieures, car il n'y a point de puissance qui ne vienne de Dieu, et celles qui sont, ont été établies de Dieu. C'est pourquoi celle qui résiste à la puissance résiste à l'ordre de Dieu; or ceux qui résistent attirent sur eux-mêmes la condamnation. Car les princes ne sont pas à craindre pour les oeuvres bonnes,            mais pour les mauvaises. Veux-tu donc ne pas craindre la puissance? fais le bien, et elle te louera : car elle est le ministre de Dieu pour le bien. Que si tu fais le mal, crains; car ce n'est pas sans motif qu'elle porte le glaive, puisqu'elle est le ministre de Dieu dans sa colère contre celui qui fait le mal. Il est donc nécessaire de vous y soumettre, non-seulement par crainte de la colère, mais encore par conscience. C'est aussi pour cela que vous payez le tribut. Car les princes sont les ministres de Dieu, le servant en cela même. Rendez donc à tous ce qui leur est dû, à qui le tribut, le tribut; à qui l'impôt, l'impôt; à qui la crainte, la crainte; à qui l'honneur, l'honneur. Ne devez rien à personne, sinon de vous aimer mutuellement; car qui aime le prochain a accompli la Loi. En effet: Tu ne commettras point d'adultère, Tu ne tueras point, Tu ne déroberas point, Tu ne porteras point de faux témoignage, Tu ne convoiteras point ; et s'il est quelqu'autre commandement, tout se résume dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. L'amour du prochain n'opère pas le mal.

L'amour est donc la plénitude de la Loi. De plus, nous savons, par le temps, qu'il est déjà l'heure de sortir de notre sommeil ;-car notre salut est maintenant plus près que lorsque nous avons embrassé la foi. La nuit est déjà fort avancée, et le jour approche. Rejetons donc les œuvres des ténèbres, et revêtons-nous des armes de la lumière; comme durant le jour marchons honnêtement non dans les excès de table et les ivrogneries, non dans les dissolutions et les impudicités, non dans l'esprit de contention et d'en vie ; mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ et ne cherchez pas à contenter la chair dans ses convoitises. »

— XIV, 1 : « Accueillez celui qui est faible dans la foi, sans disputer sur les opinions. Car l'un croit qu'il peut manger de tout, et l'antre, qui est faible dans la foi, ne mange que des légumes. Que celui qui mange ne méprise pas celui qui ne mange point , et que celui qui ne mange point ne condamne pas celui qui mange; car Dieu l'a accueilli. Qui es-tu, toi qui juges le serviteur d'autrui ? C'est pour son maître qu'il demeure ferme, ou qu'il tombe; mais il demeurera ferme, parce que Dieu est puissant pour l'affermir. L'un fait différence entre un jour et un autre; un autre les juge tous pareils ; que chacun abonde en son sens. Celui qui distingue les jours, les distingue en vue du Seigneur. Celui qui mange, mange en vue du Seigneur, car il rend grâces à Dieu. Et celui quine mange point, c'est en vue du Seigneur qu'il ne mange point, et il rend grâces à Dieu ; car aucun de nous ne vit pour soi, et nul ne meurt pour soi. Mais, soit que nous vivions, nous vivons pour le Seigneur; soit que nous mourions, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur. Car c'est pour cela que le Christ est mort, et qu'il est ressuscité, afin de dominer et sur les morts et sur les vivants. Toi donc, pourquoi juges-tu ton frère ? ou pourquoi méprises-tu ton frère ? Car nous paraîtrons tous devant le tribunal de Dieu. Il est écrit, en effet : Je vis, moi, dit le Seigneur; tout genou fléchira devant moi, et toute langue confessera Dieu. Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour soi. Ne nous jugeons donc plus les uns les autres; mais songez plutôt à ne pas mettre devant votre frère une pierre d'achoppement ou de scandale. Je sais, et j'ai cette foi dans le Seigneur Jésus, que rien n'est impur de soi-même, et qu'une chose n'est impure que pour celui qui (83) l'estime impure. Mais si, à cause de ce que tu manges, ton frère est contristé, dès lors tu ne marches pas selon la charité. Ne perds pas, à cause de ce que tu manges, celui pour qui le Christ est mort. Qu'on ne blasphème donc point le bien dont nous jouissons. Car le royaume de Dieu n'est ni le manger ni le boire, mais il est justice, paix et joie dans l'Esprit-Saint. Or, celui qui en ces choses sert ainsi le Christ, plait à Dieu et est approuvé des hommes. C'est pourquoi recherchons ce qui tient à. la paix, et observons à l'égard les uns des autres ce qui contribue à l'édification. Ne va pas, pour le manger, détruire l'œuvre de Dieu. A la vérité, tout est pur, mais c'est mal à l'homme de manger avec scandale. Il est bon de ne point manger de chair, de ne point boire de vin, et de ne rien faire de ce qui choque, scandalise ou affaiblit ton frère. As-tu la foi ? aie-la en toi-même devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même en ce qu'il approuve. Mais celui qui fait une distinction et qui mange, est condamné, par ce qu'il n'est pas de bonne foi. Or, tout ce qui ne se fait pas de bonne foi est péché. »

— XV, 1 : « Nous devons donc, nous qui sommes plus forts, supporter les faiblesses des infirmes et ne pas nous complaire en nous-mêmes. Que chacun de nous ait de la complaisance pour son prochain en ce qui est bien pour l'édification. Car le Christ ne s'est point complu en lui-même, mais, comme il est écrit : Les outrages de ceux qui vous outrageaient sont tombés sur moi. Car tout ce qui est écrit, a été écrit pour notre instruction, afin que par la patience et la consolation des Ecritures nous ayons l'espérance. Que le Dieu de patience et de consolation vous donne donc d'être unis de sentiment les uns aux autres selon Jésus-Christ, afin que d'un même coeur et d'une même bouche vous rendiez gloire à Dieu et au Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ. C'est pourquoi soutenez-vous les uns les autres, comme le Christ vous a soutenus pour la gloire de Dieu. » Et plus loin, 26 : « La Macédoine et l'Achaïe ont trouvé bon de faire quelques collectes en faveur des pauvres, des saints qui sont à Jérusalem. Or il leur a plu ainsi, parce qu'ils leur sont redevables. Car si les Gentils sont entrés en partage de leurs biens spirituels, ils doivent aussi leur faire part de leurs biens temporels. » Après quelques versets, 30 : « Je vous conjure donc, mes frères, par Notre-Seigneur Jésus-Christ et parla charité du Saint-Esprit, de m'aider par les prières que vous ferez à Dieu pour moi. »

Un peu plus loin, XVI, 17: « Mais je vous prie, mes frères, d'observer ceux qui sèment des dissensions et des scandales contre la doctrine que vous avez apprise, et détournez-vous d'eux. Car de tels hommes ne servent point le Christ Notre-Seigneur, mais leur ventre; et par de douces paroles et des flatteries, ils séduisent les âmes simples. Je me réjouis donc pour vous; mais je désire que vous soyez sages dans le bien et simples dans le mal. »

 

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CHAPITRE XXXI. PRÉCEPTES TIRÉS DE LA PREMIÉRE ÉPITRE AUX CORINTHIENS.

 

CHAPITRE I, 10: « Je vous conjure donc, mes frères parle nom  de Notre-Seigneur Jésus-Christ, de n'avoir tous qu'un même langage et de ne pas souffrir de schismes parmi vous; mais d'être tous affermis dans le même esprit et dans les mêmes sentiments. Car j’ai été averti, mes frères, par ceux de la maison de Chloé, qu'il y a des contestations parmi vous. Or je parle ainsi, parce que chacun de; vous dit : Moi, je suis à Paul, et moi à Apollon, et moi à Céphas, et moi au Christ. Le Christ est-il divisé? Est-ce, Paul qui a été crucifié pour vous?ou est-ce au nom de Panique vous avez été baptisés?» Un peu plus bas, 30: « Et c'est par lui que vous êtes en Jésus-Christ,que Dieu a fait notre sagesse, notre justice, notre sanctification et notre rédemption; afin, comme il est écrit, que celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur. »

Ailleurs, III, 3 : « Puisqu'il y a parmi vous de la jalousie et un esprit de contention, n'êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l'homme? En effet, puisque l'un dit: Moi je suis à Paul, et un autre: moi à Apollon; n'êtes-vous pas des hommes ? » Et un peu après, 16 : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? Si donc quelqu'un profane le temple de Dieu, Dieu le perdra. Car le temple de D'eu est saint, et vous êtes ce temple. Que personne ne s'abuse : Si (84) quelqu'un d'entre vous paraît sage selon ce siècle, qu'il devienne insensé pour être sage; attendu que la sagesse de ce siècle est folie devant Dieu.

Après quelques versets, IV, 5 : « C'est pourquoi ne jugez pas avant le temps, jusqu'à ce que vienne le Seigneur, qui éclairera ce qui est caché dans les ténèbres, et manifestera les pensées secrètes des coeurs ; et alors chacun recevra de Dieu sa louange. Au reste, mes frères, j'ai personnifié ces choses en moi et en Apollon à cause de vous, afin que vous appreniez par notre exemple, à ne pas, contrairement à ce que. je vous ai écrit, vous enfler d'orgueil l'un contre Vautre pour autrui. Car qui te discerne ? ou qu'as-tu que tu n'aies reçu ? Que si tu l'as reçu, pourquoi feu glorifies-tu, comme si tu ne l'avais pas reçu ? » Un peu après, 11: « Jusqu'à cette heure nous souffrons et la faim et la soif; nous sommes nus, déchirés à coups de poing, et nous n'avons pas de demeure stable. Nous nous fatiguons, travaillant de nos mains ; on nous maudit, et nous bénissons; on nous persécute, et nous le supportons; on nous blasphème, et nous prions; nous sommes devenus jusqu'à présent comme les ordures du monde,et les balayures rejetées de tous. Ce n'est point pour vous donner de la confusion que j'écris ceci, mais je vous avertis comme mes fils très-chers.

Un peu plus loin, V, 1 : « Il n'est bruit que d'une fornication commise parmi vous, d'une fornication telle qu'il n'en existe pas chez les Gentils mêmes; jusque là que quelqu'un a la femme de son père. Et vous êtes gonflés d'orgueil ! et vous n'êtes pas plutôt dans les pleurs pour faire ôter du milieu de vous celui qui a commis cette action. Pour moi, absent de corps, il est vrai, mais présent d'esprit, j'ai déjà jugé, comme si j'étais présent, que celui qui a commis un tel attentat, vous et mon esprit étant réunis au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ, soit par la puissance du Seigneur Jésus livré à Satan pour la mort de sa chair, afin que son esprit soit sauvé au jour de Notre-Seigneur Jésus-Christ. C'est bien à tort que vous vous glorifiez. Ne savez vous pas qu'un peu de levain corrompt toute la pâte ? Purifiez-vous donc du vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, comme vous êtes des azymes. Car notre Agneau pascal, le Christ, a été immolé. C'est pourquoi mangeons la Pâque, non avec un vieux levain, ni avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec des azymes de sincérité et de vérité. Je vous ai écrit dans la lettre : N'ayez point de commerce avec des fornicateurs; ce qui ne s'entend pas des fornicateurs de ce monde, non plus que des avares, des rapaces, des idolâtres : autrement vous devriez sortir de ce monde. Mais je vous ai écrit de ne point avoir de commerce avec celui qui portant le nom de frère, est fornicateur, ou avare, ou idolâtre, ou médisant, ou ivrogne, ou rapace, et même de ne pas manger avec un tel homme. En effet, m'appartient-il de juger ceux qui sont dehors ? Et ceux qui sont dedans, n'est-ce pas vous qui les jugez ? Car ceux qui sont dehors, Dieu les jugera avec les méchants d'au milieu de vous. »

— VI, 1 : « Quelqu'un de vous, ayant avec un autre un différend, ose l'appeler en jugement devant les infidèles, et non devant les saints ! Ne savez-vous pas que les saints jugeront ce monde? Or, si le monde doit être jugé par vous, êtes-vous indignes de juger les moindres choses? Ne savez-vous pas que nous jugerons les Anges? Combien plus les choses du siècle? Si donc vous avez des différends touchant les choses du siècle, établissez pour les ,juger, ceux qui tiennent le dernier rang dans l'Eglise. Je le dis pour votre honte : N'y a-t-il donc parmi vous aucun sage qui puisse être jugé entre ses frères? Mais un frère plaide contre son frère, et cela devant les infidèles ? C'est déjà certainement pour vous une faute que vous ayez des procès entre vous. Pourquoi ne supportez-vous pas plutôt la fraude ? Mais vous-mêmes vous lésez, vous fraudez, et cela à l'égard de vos frères. Ne savez-vous pas que les injustes ne posséderont pas le royaume de Dieu? Ne vous abusez point: ni les fornicateurs, ni les idolâtres, ni les voleurs, ni les.adultères, ni les efféminés, ni les abominables, ni les voleurs, ni les avares, ni les ivrognes, ni les médisants, ni les rapaces ne posséderont le royaume de Dieu. » Un peu après, 15 : « Ne savez-vous pas que vos corps sont les membres du Christ? Enlevant donc les membres du Christ, en ferai-je des membres de prostituée ? A Dieu ne plaise ! Ne savez-vous pas que celui qui s'unit à une prostituée devient un même corps avec elle ? Car, est-il dit, il seront deux en une seule chair. Mais celui qui s'unit au Seigneur est un seul esprit avec lui. Fuyez la fornication. Tout péché, quel qu'il soit, que fait l'homme est hors de son corps; mais celui qui commet la fornication pèche contre son propre corps. Ne savez-vous pas que vos membres sont le temple de l'Esprit-Saint, qui (85) est en vous, que vous avez reçu de Dieu et qu'ainsi vous n'êtes plus à vous-mêmes? Car vous avez été achetés à haut prix. Glorifiez et portez Dieu dans votre corps. »

— VII, 1 : « Quant aux choses dont vous m'avez écrit, il est avantageux à l'homme de ne toucher aucune femme. Mais à cause de la fornication, que chaque homme ait sa femme, et chaque femme son mari. Que le mari rende à la femme ce qu'il lui doit, et pareillement la femme à son mari. La femme n'a point puissance sur son corps, c'est le mari. De même le mari n'a point puissance sur son corps, c'est la femme. Ne vous refusez point l'un à l'autre ce devoir, si ce n'est de concert, pour un temps, afin de vaquer à la prière; et revenez ensuite comme vous étiez : de peur que Satan ne vous tente par votre incontinence. Or, je dis ceci par condescendance, et non par commandement. Car je voudrais que tous les hommes fussent comme moi; mais chacun reçoit de Dieu son don particulier, l'un d'une manière, 'l'autre de l'autre. Mais je dis à ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves qu'il leur est avantageux de rester ainsi comme moi-même. S'ils ne peuvent se contenir, qu'ils se marient, car il vaut mieux se marier que de brûler. Pour ceux qui sont mariés, ce n'est pas moi, mais le Seigneur qui commande que la femme ne se sépare point de son mari. Si elle en est séparée, qu'elle demeure sans se marier, ou qu'elle se réconcilie avec son mari. Que le mari de même ne quitte point sa femme. Mais aux autres je dis, moi, et non le Seigneur : Si l'un de nos frères a une femme  infidèle, et quelle consente à.demeurer avec lui, qu'il ne se sépare point d'elle. Et si une femme a un mari infidèle et qu'il consente à demeurer avec elle, quelle ne se sépare point de son mari. Car le mari infidèle est sanctifié par la femme fidèle, et le femme infidèle est sanctifiée par le mari fidèle; autrement vos enfants seraient impurs, tandis que maintenant ils sont saints. Que si l'infidèle se sépare, qu'il se sépare, car notre frère ou notre soeur n'est plus asservie en ce cas; mais Dieu nous a appelés à la paix. Eh ! que sais-tu, femme, si tu sauveras ton mari ? ou que sais-tu, homme, si tu sauveras ta femme? Seulement que chacun marche selon ce que le Seigneur lui a départi, et comme Dieu l'a appelé; et c'est ce que j'enseigne dans toutes les Eglises. Un circoncis a-t-il été appelé? Qu'il ne se donne point pour incirconcis. Est-ce un incirconcis qui a été appelé? Qu'il ne, se fasse point circoncire. La circoncision n'est rien, et l'incirconcision n'est rien; mais l'observation des commandements de Dieu est tout. Que chacun persévère dans la vocation où il était quand il a été appelé. As-tu été appelé étant esclave ? ne t'en inquiète pas; et même si tu peux devenir libre, profites en plutôt. Car celui qui a été appelé au Seigneur, lorsqu'il était esclave, devient affranchi du Seigneur; de même celui qui a été appelé étant libre, devient esclave du Christ. Vous avez été achetés chèrement ; ne vous faites point esclaves des hommes. Que chaque frère persévère devant Dieu dans l'état où il était, lorsqu'il a été appelé.

Quant aux vierges, je n'ai pas reçu de commandement du Seigneur, mais; je donnerai un conseil, comme ayant obtenu de,la miséricorde du Seigneur d'être fidèle. J'estime donc à cause de la nécessité pressante, qu'il est avantageux à l'homme d'être ainsi. Es-tu lié à une femme? ne cherche pas à te délier. N'as-tu point de femme ? n'en cherche point. Cependant, si tu prends;une femme, tu ne pèches pas; et si une vierge se marie, elle ne pèche pas. Toutefois ces personnes auront les tribulations de la chair. Pour moi, je vous pardonne. Voici donc, mes frères, ce que je vous dis : Le temps est court, il faut que ceux-mêmes qui ont des femmes soient comme n'en ayant pas, et ceux qui pleurent comme ne pleurant pas, ceux qui se réjouissent comme ne se réjouissant pas, et ceux qui usent de ce monde, comme s'ils n'en usaient pas; car elle passe vite, la figure de ce monde. Je voudrais que vous fussiez exempts de soucis. Celui qui est sans femme met sa sollicitude dans les choses du Seigneur, comment il plaira au Seigneur. Au contraire celui qui est avec une femme met sa sollicitude dans les choses du monde, comment il plaira à sa femme, et il se trouve ainsi partagé. De même la femme non-mariée et la vierge pensent aux choses qui sont du Seigneur, afin d'être saintes de corps et d'esprit; mais celle qui est mariée pense aux choses du monde; comment elle plaira à son mari. Or, je vous parle ainsi pour votre avantage, non pour vous tendre un piège, mais parce que c'est une chose bienséante, et qui vous donnera un moyen de prier le Seigneur sans empêchement. Si quelqu'un donc pense que ce lui soit un déshonneur que sa fille déjà plus qu'adulte reste vierge, et qu'il doit la marier qu'il fasse ce qu'il voudra, il ne pêchera point (86)

si elle se marie. Mais celui qui, sans nécessité, et étant pleinement maître de sa volonté, juge en son coeur de conserver sa fille vierge, fait bien. Ainsi celui qui marie sa fille vierge, fait bien et celui qui ne la marie pas, l'ait mieux. La femme est liée à la loi aussi longtemps que vit son mari; que si son mari s'endort, elle est affranchie; qu'elle se marie à qui elle voudra, mais seulement selon le Seigneur. Cependant elle sera plus heureuse si, selon mon conseil, elle demeure comme elle est : or je pense que j'ai, moi aussi, l'Esprit du Seigneur. »

— VIII, 1 : Quant à ce qu'on offre en sacrifice aux idoles, nous savons que nous avons tous une science suffisante. La science enfle, mais la charité édifie. Si quelqu'un se persuade savoir quelque chose, il ne sait pas encore comment il doit savoir. Mais si quelqu'un aime Dieu,celui-là est connu de lui. A l'égard des viandes immolées aux idoles, nous savons qu'une idole n'est rien dans le monde. » Un peu plus loin, 7 : « Mais cette science n'est pas en tous. Car même jusqu'à cette heure, quelques-uns, dans la persuasion de la réalité de l'idole, mangent des viandes comme ayant été offertes à l'idole ainsi leur conscience qui est faible s'en trouve souillée. Ce ne sont point les aliments qui nous recommandent devant Dieu; car si nous ne mangeons pas, nous n'aurons rien de moins; et si nous mangeons, rien de plus. Mais prenez garde que cette liberté que vous avez ne soit aux faibles une occasion de chute ; car si quelqu'un voit celui qui a la science assis à table dans un temple d'idoles, sa conscience, qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées ? Ainsi par ta science périra ton frère encore faible, pour qui.le Christ est mort. Or, péchant de la sorte contre vos frères, et blessant leur conscience faible, vous péchez contre le Christ. C'est pourquoi, si ce que je mange scandalise mon frère, je ne mangerai jamais de chair, afin de ne pas scandaliser mon frère. »

Un peu après, IX, 3 : « N'avons-nous pas le pouvoir de manger et de boire? N'avons-nous pas le pouvoir de mener partout avec nous une femme de nos soeurs, de même que les autres Apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas? Ou moi seul et Barnabé n'avons-nous pas le pouvoir de le faire? Qui jamais fait la guerre à ses frais? Qui plante une vigne et ne mange pas de son fruit? Qui paît un troupeau et ne mange point du lait du troupeau? N'est-ce que selon l'homme que je dis ces choses? La Loi même ne les dit-elle pas? Car il est écrit dans la Loi de Moïse : Tu ne lieras pas la bouche au boeuf qui foule les grains. Est-ce que Dieu a souci des boeufs? N'est-ce pas plutôt pour nous qu'il dit cela? Car c'est pour nous qu'il a été écrit : Que celui qui laboure doit labourer dans l'espérance de recueillir, et celui qui bat le grain dans l'espérance d'y avoir part. Si nous avons semé en vous des Liens spirituels, est-ce une grande chose que nous moissonnions de vos biens temporels? Si d'autres usent de ce pouvoir à votre égard, pourquoi pas plutôt nous-mêmes? Cependant nous n'avons pas usé de ce pouvoir; au contraire nous souffrons tout pour ne pas mettre obstacle à l'Évangile . du Christ. Ne savez-vous pas que les ministres du temple mangent de ce qui est offert dans le temple, et que ceux qui servent à l'autel ont part à l'autel? Ainsi le Seigneur lui-même a prescrit à ceux qui annoncent l'Évangile de vivre de l'Évangile. Pour moi, je n'ai usé d'aucun de ces droits. Je n'écris donc pas ceci pour qu'on en use ainsi envers moi, car j'aimerais mieux mourir que de laisser quelqu'un m'enlever cette gloire. Car si j'évangélise, la gloire n'en est pas à moi; ce m'est une nécessité, et malheur à moi, si je n'évangélise! Si je le fais de bon coeur, j'en. aurai la récompense; mais si je ne le fais qu'à regret, je dispense seulement ce qui m'a été confié. Quelle est donc ma récompense? C'est que, prêchant l'Evangile, je prêche gratuitement cet Evangile du Christ, pour ne pas abuser de mon pouvoir dans l'Évangile: Aussi lorsque j'étais libre à l'égard de tous, je me suis fait l'esclave de tous, pour en gagner un plus grand nombre. Je me suis fait comme Juif avec les Juifs pour gagner les Juifs; avec ceux qui sont sous la Loi, comme si j'eusse été sous la Loi, quoique je ne fusse plus assujetti à la Loi, mais soumis à la grâce, pour gagner ceux qui étaient sous la Loi; avec ceux qui étaient sans loi, comme si j'eusse été sans loi, quoique je ne fusse pas sans la Loi de Dieu, mais que je fusse sous la Loi du Christ, afin de gagner ceux qui étaient sans loi. Je me suis rendu faible avec les faibles, pour gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, pour les gagner tous. Ainsi je fais toutes choses pour l'Evangile, afin d'y avoir part. Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans la lice courent tous, mais qu'un seul remporte le prix? Courez donc de telle sorte que vous le remportiez. Tous ceux qui combattent (87) dans l'arène s'abstiennent de toutes choses : eux pour recevoir une couronne corruptible; nous, une incorruptible. Pour moi je cours aussi, mais non comme au hasard; je combats, mais non comme frappant l'air; mais je châtie mon corps et le réduis en servitude, de peur qu'après avoir prêché aux autres, je ne sois moi-même réprouvé. »

— X, 1 : « Car je ne veux pas que vous ignoriez, mes frères, que nos pères ont tous été sous la nuée. » Après quelques versets, 5 : « Cependant la plupart d'entre eux ne furent pas agréables à Dieu; car ils succombèrent dans le désert. Or toutes ces choses ont été des figures de ce qui nous regarde, afin que nous ne convoitions pas les choses mauvaises, comme eux les convoitèrent, et que vous ne deveniez point idolâtres, comme quelques-uns d'eux, selon qu'il est écrit : Le peuple s'est assis pour manger et pourboire, et s'est levé pour se divertir. Ne commettons pas la fornication, comme quelques-uns d'entr'eux la commirent, et il en tomba vingt-trois mille en un seul jour. Ne tentons point le Christ, comme quelques-uns d'entr'eux le tentèrent, et ils périrent par les serpents. Et ne murmurez point, comme quelques-uns d'eux murmurèrent, et ils périrent par l'exterminateur.,Or toutes ces choses leur arrivaient en figure, et elles ont été écrites pour nous être un avertissement, à nous pour qui est venue (afin des temps. Que celui donc qui se croit ferme prenne garde de tomber. Qu'il ne vous survienne que des tentations qui tiennent à l'humanité. Or Dieu est fidèle, et il ne souffrira pas que vous soyez tentés par dessus vos forces; mais il vous fera tirer profit de la tentation même, afin que vous puissiez persévérer. C'est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez le culte des idoles. » Un peu plus loin, 20 : « Mais ce qu'immolent les gentils, ils l'immolent aux démons, et non à Dieu. Or je désire que vous n'ayez aucune société avec les démons vous ne pouvez boire le calice du Seigneur et le calice des démons. Vous ne pouvez avoir part à la table du Seigneur et à la table des démons. Voulons-nous provoquer le Seigneur? Sommes-nous plus forts que lui? Tout m'est permis, mais tout ne m'est pas avantageux. Tout m'est permis, mais tout n'édifie pas. Que personne ne cherche son propre avantage, mais celui des autres. Mangez tout ce qui se vend à la boucherie, ne faisant aucune question par conscience. » Un peu plus bas, 28 : « Mais si quelqu'un dit : Ceci a été immolé aux idoles, n'en mangez point, à cause de ce

lui qui vous a avertis, et par conscience. Or je dis la conscience, non la tienne, mais celle d'autrui. Car, pourquoi ma liberté serait-elle condamnée par la. conscience d'un autre? Si je mange avec actions de grâces, pourquoi me laisserai je maudire pour une chose dont je rends grâces? Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, ou que vous fassiez quelqu'autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. Ne soyez une occasion de scandale ni pour les Juifs, ni pour les Gentils, ni pour l'Eglise de Dieu; comme moi-même je complais à tous en toutes- choses, ne cherchant pas ce qui m'est avantageux, mais ce qui l'est au grand nombre, afin qu'ils soient sauvés. »

— XI, 1 : « Soyez mes imitateurs, comme moi je le suis du Christ. » Quelques lignes plus bas, 4 : « Tout homme qui prie ou prophétise la tête couverte déshonore sa tête, et toute femme qui prie ou prophétise la tète découverte déshonore sa tête. » Un peu plus loin, 17 : « Voici ce que je vous fais observer maintenant sans l'approuver, c'est que vos assemblées se font, non point à votre avantage, mais à votre préjudice. Premièrement j'entends dire que, quand vous vous assemblez dans l’Eglise, il y a des scissions parmi vous, et je le crois en partie. Car il faut qu'il y ait même. des hérésies, afin qu'on découvre ceux d'entre vous qui sont éprouvés. Lors donc que vous vous réunissez, ce n'est plus manger la cène du Seigneur. Car chacun anticipe le temps de prendre son repas. Et ainsi l'un souffre de la faim et l'autre regorge. N'avez-vous pas des maisons pour y manger et boire? ou méprisez-vous l’Eglise de Dieu, et voulez-vous faire honte à ceux qui n'ont rien? Que vous dirai-je? Vous en louerai-je?: non, je ne vous en loue point. » Après quelques autres versets, 21 : « C'est pourquoi quiconque mangera le pain et boira le calice du Seigneur indignement, sera coupable du corps et du sang du Seigneur. Que l'homme s'éprouve donc lui-même, et qu'il mange ainsi de ce pain et boive de ce calice. Car quiconque en mange et en boit indignement, mange et boit son jugement, ne discernant point le corps du Seigneur. Car c'est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoup d'infirmes et de languissants, et que beaucoup s'endorment. Que si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions certainement pas jugés. Et lorsque nous sommes jugés, c'est par le Seigneur que nous sommes repris, afin que nous ne soyons pas condamnés avec ce monde. C'est pourquoi, mes frères, quand (88) vous vous assemblez pour manger, attendez-vous les uns les autres. Si quelqu'un a faim, qu'il mange dans sa maison, afin que vous ne vous assembliez pas, pour votre condamnation. Quant aux autres choses, lorsque je serai venu, je les réglerai.»

Ailleurs, XII, 24 : « Dieu a réglé le corps de manière à accorder plus d'honneur à la partie qui n'en avait pas eu elle-même; afin qu'il n'y ait point de sciss;on dans le corps, ruais que tous les membres aient les mêmes soins les uns pour les autres. Aussi, dès qu'un membre souffre, tous les autres souffrent avec lui; ou si un membre est glorifié, tous les autres se réjouissent avec lui. Or vous êtes le corps du Christ, et les membres d'un membre. Ainsi Dieu a établi, dans l'Église, premièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite des miracles, puis la grâce de guérir, le don de gouverner, celui d'assister les malades, les langues diverses, et l'interprétation des discours. Tous sont-ils apôtres? tous sont-ils prophètes? tous sont-ils docteurs? tous opèrent-ils des miracles? tous ont-ils la grâce de guérir? tous parlent-ils diverses langues? tous interprètent-ils? Aspirez aux dons meilleurs; et je vais vous montrer une voie plus excellente encore. »

— XIII, 1 : « Quand je parlerais les     langues des hommes et des Anges, si je n'ai pas la charité, je suis comme un airain sonnant ou une cymbale retentissante. Et quand j'aurais le don de prophétie, que je connaîtrais tous les mystères et toute la science; quand j'aurais toute la foi, au point de transporter des montagnes, si je n'ai point la charité, je ne suis rien. Et quand je distribuerais tout mon bien pour la nourriture des pauvres, et que je livrerais mon corps pour être brûlé, si je n'ai point la charité, cela ne me sert de rien. La charité est patiente, elle est douce; la charité n'est point envieuse: elle n'agit pas insolemment, elle ne s'enfle point; elle n'est point ambitieuse, ne cherche point son propre intérêt; elle ne s'irrite point, elle ne pense pas le mal; elle ne se réjouit point de l'iniquité, mais elle met sa joie dans la vérité; elle souffre tout, elle croit tout, elle endure tout. La charité ne finira jamais. » Après quelques versets, 13 : « Maintenant demeurent la foi, l'espérance la charité, toutes les trois; mais la plus grande de toutes est la charité. »

— XIV, 1 : Recherchez avec ardeur la charité. » Plus loin, 12 : « Ainsi vous-mêmes, puisque vous désirez si ardemment les dons spirituels, faites que pour l'édification de l'Église vous en abondiez. » Plus loin encore, 20 : « Mes frères, ne devenez pas enfants par l'intelligence, mais soyez petits enfants pour la malice, et hommes faits pour l'intelligence. » Ailleurs, 26 : « Que faut-il donc, mes frères ? Quand vous vous assemblez, l'un a-t-il le chant, un autre l'enseignement, un autre la révélation, un autre les langues, un autre l'interprétation ? Que tout se fasse pour l'édification. » Quelques versets plus bas, 34 : « Que les femmes se taisent dans l'Église, car il ne leur est pas permis de parler ; mais elles doivent être soumises, comme la Loi elle-même ledit. Si elles veulent s'instruire de quelque chose, !qu'elles interrogent leurs maris dans leur maison. Car il est honteux à une femme de parler dans l'Église. Est-ce de vous qu'est sortie la parole de Dieu ? est-ce à vous seuls qu'elle est parvenue ? »

Un peu plus loin, XV,33 : « Ne vous laissez point séduire, les mauvais entretiens corrompent les bonnes mœurs. Justes, veillez, et ne péchez point. Car quelques-uns sont dans l’ignorance de Dieu; je vous le dis pour votre honte. » Un peu après, 58 : « C'est pourquoi, mes frères bien-aimés, soyez fermes et inébranlables, vous appliquant toujours de plus en plus à l'œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n'est pas vain dans le Seigneur. »

— XVI, 1 : « Quant aux aumônes que l'on recueille;pour les saints, faites, vous aussi, comme je l'ai réglé pour les Eglises de Galatie. Qu'au premier jour de la semaine chacun de vous mette à part chez lui, et   serre ce qui lui plaira afin que ce ne soit pas quand je viendrai que les collectes se fassent. Lorsque je serai présent, j'enverrai ceux quq vous aurez désignés par vos lettres, porter vos charités à Jérusalem. Que si la chose mérite que j'y aille moi-même, ils viendront avec moi. Or je viendrai vers vous, lorsque j'aurai traversé la Macédoine, car je passerai parla Macédoine. Peut-être m'arrêterai-je chez vous,. et y passerai-je même l'hiver, afin que vous me conduisiez partout où j'irai, car ce n'est pas seulement en passant que je veux vous voir cette fois; j'espère demeurer quelque temps avec vous, si le Seigneur le permet. Je demeurerai à Ephèse jusqu'à la Pentecôte ; car il y aune grande porte qui m'est visiblement ouverte, et un grand nombre d'adversaires. Si Timothée va chez vous, veillez à ce qu'il y soit sans crainte. » Un peu après, 13 : « Veillez, demeurez fermes dans la foi, agissez courageusement, et fortifiez-vous. Que toutes vos oeuvres se fassent en esprit de charité.»

 

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CHAPITRE XXXII. PRÉCEPTES TIRÉS DE LA SECONDE ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS.

 

CHAPITRE I, 12 : « Car notre gloire, la voici : Le témoignage de notre conscience, c'est de nous être conduits dans ce monde avec la simplicité et la sincérité de Dieu, et non point selon la sagesse de la chair, mais avec la grâce de Dieu.

Un peu plus loin, 11, 5 : « Que si l'un de vous m'a contristé, il ne m'a contristé qu'en partie, pour ne pas vous charger tous. Quant à celui qui s'est mis dans ce cas, il suffit de cette correction faite par un grand nombre ; de sorte que vous devez, au contraire, user avec lui d'indulgence et le consoler, de peur qu'il ne soit accablé par une trop grande tristesse, se trouvant dans une pareille situation. C'est pourquoi je vous conjure de redoubler de charité envers lui. C'est pourquoi aussi je vous écris, afin de connaître à l'épreuve si vous êtes obéissants en toutes choses. Ce que vous lui avez pardonné, je le lui ai pardonné aussi. Car si j'ai moi-même usé d'indulgence, j'en ai usé à cause de vous, dans ta personne du Christ ; afin que nous ne soyons point circonvenus par Satan ; car nous n'ignorons pas ses desseins. »

Ailleurs, IV, 1 : « C'est pourquoi, chargé de ce ministère, en vertu de la miséricorde que nous avons obtenue, nous ne perdons pas courage ; mais nous repoussons de nous les passions honteuses qui se cachent, ne marchant point dans l'artifice, et n'altérant point la parole de Dieu, mais nous recommandant par la manifestation de la vérité, à toute conscience d'homme devant Dieu. » Quelques versets plus loin, 5 : « Car nous ne nous prêchons pas nous-mêmes, mais Jésus-Christ Notre-Seigneur ; quant à nous, nous nous déclarons vos serviteurs par Jésus. » Plus loin, 7 : « Mais nous avons ce trésor en des vases d'argile, afin que la grandeur appartienne à la vertu de Dieu, et ne vienne pas de nous. En toutes choses nous souffrons la tribulation, mais nous ne sommes pas accablés ; nous nous trouvons dans des difficultés extrêmes, mais nous n'y succombons pas : nous souffrons la persécution, mais nous ne sommes pas délaissés ; nous sommes abattus, mais nous ne périssons pas ; portant partout et toujours dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus se manifeste aussi dans notre corps. Car nous qui vivons, nous sommes à toute heure livrés à la mort pour l'amour de Jésus, afin que la vie de Jésus se manifeste aussi dans notre chair mortelle. Ainsi la .mort opère en nous, et la vie en vous. Mais ayant le même esprit de foi, comme il est écrit : J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé ; nous tous    aussi nous croyons, et c'est pourquoi nous parlons. » Après six versets, 16 : « C'est pourquoi nous ne perdons point courage, mais bien qu'en nous l'homme extérieur se détruise, cependant l'homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car les tribulations si courtes et si légères de la vie présente produisent en nous le poids éternel d'une sublime et incomparable gloire; parce que nous ne considérons point les choses qui ne se voient point. Car les choses qui se voient sont passagères, mais celles qui ne se voient point sont éternelles. »

Plus loin, VI, 1 : « Or, comme coopérateurs, nous vous exhortons à ne pas recevoir en vain la grâce de Dieu. Car il est dit : En un temps favorable je t'ai exaucé ; et en un jour de salut je t'ai secouru. Voici maintenant un temps favorable, voici maintenant un jour de salut. Ne donnant à personne aucun scandale, afin que notre ministère ne soit point décrié ; montrons-nous, au contraire, en toutes choses, comme des ministres de Dieu, par une grande patience dans les tribulations, dans les nécessités, dans les angoisses, sous les coups, dans les prisons, dans les séditions, dans les travaux, dans les veilles, dans les jeûnes : par la pureté, par la science. par la longanimité, par la mansuétude, par l'Esprit-Saint, par une charité sincère, par la parole de vérité, par la force de Dieu, par les armes de la justice, à droite et à gauche ; dans la gloire et l'ignominie, dans la mauvaise et bonne réputation ; comme séducteurs et cependant sincères ; comme inconnus et toutefois très-connus; comme mourants, et voici que nous vivons ; comme châtiés, mais non mis à mort ; comme tristes, mais toujours dans la joie ; comme pauvres, mais enrichissant beaucoup d'autres ; comme n'ayant rien et possédant tout. » Quelques versets plus loin, 13 : « Dilatez-vous aussi. Ne traînez point le même joug que les infidèles. Car (90) quoi de commun entre la justice et l'iniquité ? ou quelle alliance entre la lumière et les ténèbres ?, quel accord entre le Christ et Bélial ? et quel commerce entre le fidèle et l'infidèle ? quel rapport entre le temple de Dieu et les idoles ? Car vous êtes le temple du Dieu vivant, comme Dieu le dit: J'habiterai en eux, et je marcherai parmi eux, et je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. C'est pourquoi sortez d'au;-milieu d'eux, et séparez-vous, dit le Seigneur, et ne touchez pas à ce qui est impur ; et je vous recevrai, et je serai votre père, et vous serez mes fils et mes filles, dit le Seigneur tout-puissant. »

— VII, 1 : « Ayant donc ces promesses, purifions-nous, mes bien-aimés, de toute souillure de la chair et de l'esprit, et achevons notre sanctification dans la crainte de Dieu. » Un peu après, 8 : « Car si je vous ai contristés par ma lettre, je ne m'en repens point ; et si je m'en suis repenti en voyant que cette lettre vous avait, bien que pour peu de temps, causé de la tristesse, maintenant je me réjouis, non de ce que vous avez été contristés, mais de ce que vous avez été contristés de manière à faire pénitence. Car vous avez été contristés selon Dieu, de sorte que vous n'avez reçu de nous aucun dommage. Car la tristesse qui est selon Dieu produit pour le salut une pénitence stable; mais la tristesse du siècle produit la mort. Voyez, en effet, combien cette tristesse selon Dieu que vous avez ressentie a produit en vous de vigilance. »

Quelques versets plus loin, VIII, 1 : « Nous vous faisons connaître, mes frères, la grâce de Dieu qui a été accordée aux Eglises de Macédoine c'est que dans les épreuves nombreuses de la tribulation, ils en ont une joie abondante, et que leur pauvreté extrême a répandu avec abondance les richesses de leur charité sincère. Car je leur rends ce témoignage qu'ils ont donné de leur propre mouvement autant qu'ils pouvaient, nous conjurant avec beaucoup d'instances d'accepter leurs aumônes, et leur part à la dispensation qui se fait pour les saints; et surpassant notre espérance, ils se sont donnés eux-mêmes, premièrement a Dieu, ensuite à nous par la volonté de Dieu; en sorte que nous avons prié Tite, que, selon qu'il a commencé, il achève parmi vous cette bonne oeuvre. Mais, comme vous abondez en toutes choses, en foi, en paroles, en science, en toute sollicitude et de plus en affection pour nous; !abondez aussi en cette sorte de grâce. Ce que je ne dis pas comme faisant un commandement, mais pour que, voyant l'empressement des autres, vous fassiez preuve de la sincérité de votre charité. Car vous connaissez la bonté de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui s'est fait pauvre pour vous, bien qu'il fût riche, afin de vous enrichir par sa pauvreté C'est donc un conseil que je vous donne ici, parce que cela vous est d'autant plus utile, que non-seulement vous avez commencé à faire cette charité, mais que vous en avez conçu le dessein dès l'année précédente. Maintenant donc achevez votre oeuvre, afin que comme votre coeur a été si prompt à la vouloir, il le soit aussi à l'accomplir d'après ce que vous possédez. Car lorsque la volonté est prompte, elle est agréée, selon ce que chacun possède, non selon ce qu'il ne possède pas. Ainsi, qu'il n'y ait pas pour les autres soulagement, et pour vous surcharge, mais égalité. Que pour le moment présent votre abondance supplée à leur indigence, de sorte qu'il y ait égalité, comme il est écrit : Celui qui recueillit beaucoup n'eut pas plus, et celui qui recueillit peu n'eut pas moins. Grâces à Dieu, qui a mis la même sollicitude pour vous dans le.coeur de Tite ! Car non-seulement il a reçu ma prière, mais comme il était fort empressé, il est parti de son propre mouvement pour aller vers vous. Nous avons aussi envoyé avec lui un de nos frères, dont on fait l'éloge, à cause de l'Evangile, dans toutes les Eglise, est qui de plus a été désigné par les Eglises, comme compagnon de notre voyage pour cette aumône, dont nous sommes les dispensateurs, pour la gloire de Dieu et pour seconder notre bonne volonté; évitant ainsi que personne ne nous blâme au sujet de cette grande abondance des dons que nous dispensons. Car nous tâchons de faire le bien, non-seulement devant Dieu, mais encore devant les hommes. »

Quelques versets plus loin, IX, 1 : « Quant à la dispensation qui se prépare pour les saints, il serait superflu de vous en écrire. Car je connais votre bon vouloir, pour lequel je me glorifie de vous près des Macédoniens, parce que l'Achaïe s'est préparée dès l'année passée, et que votre zèle a provoqué celui du plus grand nombre. Aussi ai-je envoyé nos frères, afin que ce ne soit pas en vain que je me suis glorifié de vous sur ce point, et que, comme je l'ai dit, vous soyez tout prêts; de peur que si les Macédoniens, qui viennent avec moi, ne vous trouvaient pas prêts, nous n'ayons, pour ne pas dire vous, à rougir à ce sujet même. J'ai donc jugé nécessaire de (91) prier nos frères de me prévenir près de vous, et de faire que l'aumône promise soit préparée, mais préparée comme une aumône, et non comme un don arraché à l'avarice. Or je vous le dis : Qui sème peu, moissonnera peu, et qui sème dans les bénédictions, moissonnera aussi dans les bénédictions. Que chacun donne comme il l'a résolu en son coeur, non avec tristesse ou par nécessité; car Dieu aime celui qui donne avec joie. Et Dieu est puissant pour faire abonder toute grâce en vous; afin qu'en toutes choses, ayant toujours tout ce qui vous suffit, vous abondiez en toutes sortes de bonnes oeuvres, comme il est écrit : Il a répandu, il a donné aux pauvres; sa justice demeure pour l'éternité. Celui donc qui donne la semence au semeur, lui donne aussi le pain pour manger, et il multipliera votre semence, et donnera l'accroissement aux fruits de votre justice, afin que, riches en toutes choses, vous abondiez en toute générosité, laquelle opère par nous des actions de grâces à Dieu. Car la dispensation de cette collecte, non-seulement supplée à ce qui manque aux saints, mais produit avec abondance un grand nombre d'actions de grâces envers le Seigneur. Car ayant la preuve de votre charité par cette dispensation même, ils glorifient Dieu de votre obéissance, que vous confessez, et de votre sincère générosité à faire part de vos biens, et à eux et à tous les autres; ils prient pour vous et vous désirent, à cause de l'éminente grâce de Dieu en vous. Je rends grâces à Dieu de son ineffable don. »

Ailleurs, X, 17 : « Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur; car ce n'est pas celui qui se recommande lui-même qui est approuvé, mais celui que Dieu recommande.

Un peu plus loin, XI, 23 : « Ils sont ministres du Christ? et moi aussi; je parle bien peu en sage; je le suis plus qu'eux, ayant enduré plus de travaux, plus de prisons, une infinité de coups, et ayant été fréquemment exposé à divers genres de mort. Cinq fois j'ai reçu des Juifs quarante coups de fouet, moins un; j'ai été trois fois déchiré de verges; j'ai été lapidé une fois; trois fois j'ai fait naufrage j'ai été un jour et une nuit au fond de la mer; et souvent dans les voyages, dans des périls sur les fleuves, périls de voleurs, périls du côté de ceux de ma race, périls du côté des Gentils, périls dans les villes, périls dans les déserts, périls sur mer, périls parmi de faux frères; dans le travail et les soucis, dans les veilles nombreuses, dans la faim et la soif, dans des jeûnes fréquents, dans le froid et la nudité, et outre ces choses, qui sont du dehors, tout ce qui m'assaillit chaque jour, la sollicitude de toutes les Eglises. Qui est faible sans que je sois faible? Qui est scandalisé sans que je brûle ? S'il faut se glorifier, c'est de ce qui regarde ma faiblesse, que je me glorifierai. »

Un peu après, XII, 9 : « C'est donc bien volontiers que je me glorifierai dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi. C'est pourquoi je me complais dans mes faiblesses, dans les outrages, dans les nécessités, dans les persécutions et dans des angoisses sans fin pour le Christ ; puisque, quand je suis faible, c'est alors que je suis sort. » Quelques versets plus loin, 14 : « Voici qu'une troisième fois je suis prêt à venir vers vous, et je ne vous serai pas à charge, car je ne cherche point ce qui est à vous, ruais vous; puisque les enfants ne doivent pas thésauriser pour les pères, mais les pères pour les enfants. Pour moi je sacrifierai tout volontiers, et je me sacrifierai encore moi-même pour vos âmes, quoique, tout en vous aimant plus, je sois moins-aimé. » Après plusieurs autres versets, 20 : « Car je crains qu'à mon arrivée, je ne vous trouve pastels que je voudrais et que vous ne tue trouviez pas non plus tel que vous voudriez; qu'il n'y ait parmi vous des contestations, des jalousies, des animosités, des dissensions, des médisances, des délations, de l'orgueil, des troubles; que venant de nouveau, Dieu ne m'humilie parmi vous, et que je n'aie à pleurer beaucoup de ceux qui, ayant déjà péché, n'ont point fait pénitence des impuretés et des impudicités qu'ils ont commises. »

Ailleurs, XIII, 7 : « Prions Dieu que vous ne fassiez rien de mal, non pas pour que nous paraissions nous-mêmes approuvés, mais que vous fassiez, vous, ce qui est juste. » Six versets plus loin, 11 : « Du reste, mes frères, réjouissez-vous, soyez parfaits, exhortez-vous les uns les autres, n'ayez qu'un sentiment, conservez la paix, et le Dieu d'amour et de paix sera avec vous. »

 

 

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CHAPITRE XXXIII. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'ÉPÎTRE AUX GALATES.

 

CHAPITRE I, 10 : « Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais point serviteur du Christ. »

Plus loin, V, 6 : « Car dans Jésus Christ ni la circoncision ni l'incirconcision ne servent de rien, mais la foi qui agit par la charité. » Ailleurs, 13 : « Pour vous, mes frères, vous avez été appelés à la liberté; seulement ne faites pas de cette liberté une occasion pour la chair, mais soyez par la charité de l'esprit, les serviteurs les uns des autres. Car toute la loi est renfermée dans une seule parole Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Que si vous vous mordez et dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne vous consumiez les uns les autres. Or je dis : Marchez selon l'esprit et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair. Car la chair convoite contre l'esprit et l'esprit contre la chair. En effet ils sont opposés l'un à l'autre, de sorte que vous ne faites pas tout ce que vous voulez. Que si vous êtes conduits par l'Esprit, vous n'êtes pas sous la Loi. Or on connaît aisément les œu.vres de la chair, qui sont, la fornication, l'impureté, la luxure, le culte des idoles, les empoisonnements, les inimitiés, les contestations, les jalousies, les colères, les rixes, les dissensions, les sectes, les envies, les homicides, les ivrogneries, les débauches de table, et autres choses semblables. Je vous le dis comme je l'ai déjà dit : Ceux qui font de telles choses ne posséderont point le royaume de Dieu. Au contraire les fruits de l'Esprit sont la charité, la joie, la paix, la patience, la longanimité, la bonté, la douceur, la foi, la modestie, la continence. Contre de pareilles choses, il n'y a point de toi. Or ceux qui sont au Christ ont crucifié leur chair avec ses vices et ses convoitises. Si nous vivons par l'Esprit marchons aussi selon l'Esprit. Ne devenons pas avides d'une vaine gloire, nous provoquant les uns les autres, envieux les uns des autres.

— VI, 1 : « Mes Frères, si un homme est tombé par surprise dans quelque faute, vous qui êtes spirituels, instruisez-le en esprit de douceur, regardant à toi-même, de peur que toi aussi tu ne sois tenté. Portez les, fardeaux les uns des autres, et c'est ainsi que vous accomplirez la Loi du Christ. Car si quelqu'un s'estime être quelque chose, comme il n'est rien il s'abuse lui-même. Or, que chacun éprouve ses propres œuvres, et alors il trouvera sa gloire en lui-même et non dans un autre. Car chacun portera son fardeau. Que celui que l'on catéchise selon la parole, communique tous ses biens à celui qui le catéchise. Ne vous y trompez pas ; on ne se rit point de Dieu. Car ce que l'homme aura semé, il le recueillera. Ainsi celui qui sème dans sa chair recueillera de la chair la corruption ; et celui qui sème dans l'Esprit recueillera de l'Es prit la vie éternelle. Or ne nous lassons point, en faisant le bien, car en ne nous lassant pas, nous recueillerons la moisson en son temps. C'est pourquoi, tandis que nous avons le temps, faisons du bien à tous, et principalement à ceux qui sont de la famille de la foi.. »

 

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CHAPITRE XXXIV. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'ÉPITRE AUX ÉPHESIENS.

 

CHAPITRE IV: « Je vous conjure donc, moi chargé de liens pour le Seigneur, de marcher d'une manière digne de la vocation à laquelle vous avez- été appelés, avec toute humilité et toute mansuétude, avec toute patience, vous supportant mutuellement en charité ; appliqués à conserver l'unité de l'Esprit par le lien de la paix. »

Ailleurs, 17 : « Je vous dis donc, et je vous conjure par le Seigneur, de ne plus marcher comme les Gentils, qui marchent dans la vanité de leurs pensées ; qui ont l'intelligence obscurcie de ténèbres, entièrement éloignés de la vie de Dieu, par l'ignorance qui est en eux, à cause de l'aveuglement de leurs coeurs ; qui, (93) ayant perdu tout, espoir, se sont livrés à l'impudicité, à toutes sortes de dissolution, à l'avarice. Pour vous, ce n'est pas ainsi que vous avez appris à connaître le Christ, si cependant vous l'avez écouté, et si vous avez appris de lui, selon la vérité de sa doctrine. Dépouillez, par rapport à votre première vie, le vieil homme qui se corrompt par les désirs de l'erreur. Renouvelez-vous dans l'esprit de votre âme ; et revêtez-vous de l'homme nouveau, qui a été créé selon Dieu dans la justice et la sainteté de la vérité. C'est pourquoi quittant le mensonge, que chacun dise la vérité avec son prochain, parce que nous sommes membres les uns des autres. Irritez-vous, et ne péchez point. Que le soleil ne se couche point sur votre colère. Ne donnez point de place au diable. Que celui qui dérobait ne dérobe plus, mais plutôt qu'il s'applique, en travaillant de ses mains, à ce qui est bon, pour avoir de quoi donner à qui souffre du besoin. Qu'aucun discours mauvais ne sorte de votre bouche ; que s'il en sort quelqu'un, qu'il soit bon pour édifier au temps opportun, et donner la grâce à ceux qui l'écoutent. Et ne contristez point l'Esprit-Saint de Diea, dont vous avez reçu le sceau au jour de la rédemption. Que toute amertume, toute colère, tout emportement, toute clameur et toute diffamation soit bannie de vous avec toute malice. Mais soyez bons les uns envers les autres, miséricordieux, vous pardonnant mutuellement, comme Dieu lui-même vous a pardonné en Jésus-Christ. »

— V, 1 : « Soyez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés, et marchez dans l’amour, comme le Christ nous a aimés et s'est livré lui-même pour nous en oblation à Dieu et en hostie de suave odeur. Que la fornication et toute impureté ou l'avarice ne soit pas même nominée parmi vous, comme il convient à des saints; point de turpitudes, de folles paroles, de bouffonneries, ce qui ne convient point; mais plutôt des actions de grâces. Car sachez comprendre qu'aucun fornicateur, aucun impudique, aucun avare (ce qui est une idolâtrie,) n'a d'héritage dans le royaume du Christ et de Dieu. Que personne ne vous séduise par de vains discours, car c'est pour ces choses que vient la colère de Dieu sur les fils de défiance. N'ayez donc point de commerce avec eux. Car autrefois vous étiez ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de la lumière. Or le fruit de lumière consiste en toute bonté, justice et vérité, examinant ce qui est agréable à Dieu. Ne vous associez point aux oeuvres infructueuses des ténèbres ; mais plutôt réprouvez-les. Car ce qu'ils font en secret est honteux même à dire. Or tout ce qui est répréhensible se découvre par la lumière ; car tout ce qui se découvre est lumière. C'est pourquoi il est écrit : Lève-toi, toi qui dors ; lève-toi d'entre les morts, et le Chris: t'illuminera. Ayez donc soin, mes frères, de marcher avec circonspection, non comme des insensés, mais comme des hommes sages, rachetant le temps, parce que les jours sont mauvais. Ne soyez donc pas imprudents, mais comprenez quelle est la volonté de Dieu ; et ne vous enivrez pas de vin, car il renferme la luxure ; mais soyez remplis de l'Esprit-Saint, vous entretenant entre vous de psaumes, d'hymnes et de cantiques spirituels, chantant et psalmodiant du fond de vos coeurs, à la gloire du Seigneur; rendant grâces toujours et pour toutes choses, au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ, à Dieu et au Père, soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ.

Que les femmes soient soumises à leurs maris, comme au Seigneur; parce que l'homme est le chef de la femme, comme le Christ- est le Chef de l'Eglise ; il est aussi le Sauveur de son corps. Comme donc l'Eglise est soumise au Christ, ainsi le soient en toutes choses les femmes à leurs maris. Maris, aimez vos femmes, comme le Christ a aimé l'Eglise, et s'est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier, la purifiant par le baptême d'eau et par la parole, pour la faire paraître devant lui une Église glorieuse, n'ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais pour qu'elle soit sainte et immaculée. Ainsi les maris doivent aimer leurs femmes, comme leur propre corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même. Car jamais personne n'a haï sa chair, mais il la nourrit et la soigne, comme le Christ l'Eglise ; parce que nous sommes les membres de son corps, formés de sa chair et de ses os. A cause de cela l'homme laissera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils seront deux dans une seule chair. Ce sacrement est grand, je dis dans le Christ et dans l'Eglise. Que chacun de vous donc aime sa femme, comme lui-même ; mais que la femme craigne son mari. »

— VI, 1 : « Enfants, obéissez à vos parents, dans le Seigneur ; car cela est juste. Honore ton père et ta mère, c'est le premier commandement fait avec promesse, afin que bien t'arrive (94) et que tu vives longtemps sur la terre. Et vous, pères, ne provoquez point vos enfants à la colère mais élevez-les dans la discipline et la correction du Seigneur. Serviteurs, obéissez à vos maîtres selon la chair, avec crainte et tremblement, dans la simplicité de votre coeur, comme au Christ même ; les servant, non à l'oeil, comme pour plaire aux hommes, mais comme des serviteurs du Christ, accomplissant de cœur la volonté de Dieu, faisant votre service de bon gré, comme pour le Seigneur et non pour les hommes, sachant que chacun recevra du Seigneur la récompense de tout le bien qu'il aura fait, qu'il soit esclave ou liure. Et vous, maîtres, faites de même envers eux, leur épargnant les menaces, sachant que le même, Seigneur, le leur et le votre, est dans le ciel, et qu'il n'y a pas chez lui acception des personnes.

« Du reste, mes frères, fortifiez-vous dans le Seigneur, et dans la puissance de sa vertu. Revêtez-vous de l'armure de Dieu, afin de pouvoir tenir contre les embûches du diable ; parce que nous n'avons point à lutter contre la chair et le sang, mais contre les princes et les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits de malice répandus dans l'air. C'est pourquoi prenez l'armure de Dieu, afin que vous puissiez résister au jour mauvais, et demeurer parfaits en toutes choses. Soyez donc fermes, ceignant vos reins de la vérité, et revêtant la cuirasse de la justice, et chaussant vos pieds pour vous préparer à l'Evangile de la paix; prenant surtout le bouclier de la toi, avec lequel vous puissiez éteindre tous les traits enflammés du malin. Prenez aussi le casque du salut, et le glaive de l'esprit, qui est la parole de Dieu, priant en esprit en tout temps, par toutes sortes de prières et de supplications, et dans le même esprit veillant en toute instance et supplication pour tous les saints, et pour moi, afin que lorsque j'ouvrirai la bouche, des paroles me soient données pour annoncer avec assurance le mystère de l'Évangile, dont j'exerce la légation dans les chaînes, et qu'ainsi j'ose en parler comme je dois. »

 

 

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CHAPITRE XXXV. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'EPÎTRE AUX PHILIPPIENS.

 

CHAPITRE 1, 20 : « Je ne serai confondu en rien, mais parlant avec toute liberté, le Christ, maintenant comme toujours, sera glorifié en mon corps, soit par ma vie, soit par ma mort. Car, pour moi, vivre c'est le Christ et mourir un gain. Que si je vis dans la chair, j'ai le fruit de mon travail : et ainsi je ne sais que choisir. Car je me sens pressé des deux côtés, désirant d'être dissous et d'être avec Jésus-Christ, chose bien meilleure pour moi; et de demeurer dans la chair, chose nécessaire pour vous. » Six versets plus loin, 27: « Seulement vivez d'une manière digne de l'Évangile, afin que, soit que j e vienne et vous voie, soit que je sois absent j'entende dire que vous demeurez animés d'un même esprit, travaillant de concert pour la foi de l'Évangile, et sans que vous soyez effrayés en rien par nos adversaires, ce qui est une cause de perdition pour eux et de salut pour vous; or cela vient de Dieu, puisqu'il vous a donné touchant le Christ, non-seulement de croire en lui, mais aussi de souffrir pour lui, soutenant le même combat que vous avez vu en moi, et que maintenant vous entendez de moi. »

— II, 4 : « Si donc il est quelques consolations dans le Christ, quelque douceur dans la charité, quelque communion d'esprit ; s'il est des entrailles de bonté et de commisération, comblez ma joie, étant dans les mêmes sentiments, ayant la même charité, la même âme, la même pensée. Rien par esprit de contention. ni par vaine gloire, mais par humilité, croyant les autres au-dessus de soi ; chacun ayant égard, non à ses propres intérêts, mais à ceux d'autrui. Ayez en vous les sentiments qu'avait en lui Jésus-Christ, qui, étant dans la forme de Dieu, n'a pas cru que ce fût une usurpation de se faire égal à Dieu ; mais il s'est anéanti lui-même, prenant la forme d'esclave, ayant été fait semblable aux hommes, et reconnu pour homme par les dehors. Il s'est humilié lui-même, s'étant fait obéissant jusqu'à la mort, et à la mort de la croix : c'est pourquoi Dieu l'a exalté, et lui a donné un nom, qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans (95) le ciel, sur la terre et dans les enfers, et que toute langue confesse que te Seigneur Jésus-Christ est dans la gloire de Dieu le Père. Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez été toujours obéissants, non-seulement en ma présence, mais bien plus en mon absence, comme en ce moment, opérez votre salut avec crainte et tremblement ; car c'est Dieu qui opère en vous et le vouloir et le faire, selon sa bonne volonté. Faites tout sans murmure et sans hésitation, afin que vous soyez sans reproche et sincères, comme des enfants de Dieu sans répréhension au milieu d'une nation dépravée et perverse, parmi laquelle vous brillez comme des astres dans le monde. Gardant la parole de vie pour la gloire qui est à moi au jour du Christ, parce que ce n'est pas en vain que j'ai couru, ni en vain que j'ai travaillé. Et si je suis immolé pour le sacrifice et l'oblation de votre foi, je m'en réjouis et m'en félicite avec vous tous ; mais vous-mêmes, réjouissez-vous-en, et vous en félicitez avec moi.

« J'espère dans le Seigneur Jésus vous envoyer bientôt Timothée, afin que moi aussi je sois consolé, ce qui vous regarde m'étant connu. Car je n'ai personne qui me soit aussi intimement uni et qui s'inquiète autant de vous par une affection sincère. En effet, tous cherchent leurs intérêts et non ceux de Jésus-Christ. Or, jugez-le par l'épreuve qui en a été faite, puisque comme un fils aide son père il m'a aidé dans la prédication de l'Evangile. J'ai donc dessein de vous l'envoyer dès que j'aurai pourvu à ce qui me regarde. Et j'ai cette confiance dans le Seigneur que moi-même je viendrai bientôt vers vous. Cependant j'ai jugé nécessaire de vous envoyer Epaphrodite, mon frère, compagnon de mes travaux et de mes combats, votre apôtre et mon aide dans mes nécessités; parce qu'il désirait vous voir tous, et qu'il était affligé que vous l'aviez su malade. Car il a été malade jusqu'à la mort, mais Dieu a eu pitié de lui, et non-seulement de lui, mais de moi aussi, afin que je n'eusse point tristesse sur tristesse. Je vous l'ai donc envoyé en grande hâte, pour que le revoyant, vous vous réjouissiez, et que je ne sois plus moi-même dans l'affliction. C'est pourquoi recevez-le en toute joie dans le Seigneur, et heureux ceux qui sont tels, car c'est à cause de l'oeuvre du Christ, qu'il a été tout près de la mort, livrant son âme pour accomplir envers moi le service que vous ne me pouviez rendre vous-mêmes. »

Plus loin, III, 13 : « Non, mes frères, je ne pense pas l'avoir atteint. Mais seulement oubliant ce qui est en. arrière, et m'avançant vers ce qui est devant, je tends au terme, au prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. Ainsi tant que nous sommes parfaits, ayons ce sentiment, et si vous en avez quelqu'autre, Dieu vous éclairera sur celui-là aussi. Cependant par rapport à ce que nous connaissons, ayons les mêmes sentiments, et persévérons dans la même règle. Mes frères, soyez mes imitateurs et observez ceux qui marchent selon le modèle que vous avez en nous. Car il y en a beaucoup dont je vous ai souvent parlé, et je vous en parle encore avec larmes, qui marchent en ennemis de la croix du Christ, dont la fin sera la perdition, dont le Dieu est le ventre, qui mettent leur gloire dans leur ignominie, et qui n'ont de goût que pour les choses de la terre. Pour nous, notre conversation est dans les cieux. n

Après treize versets, IV, 4 : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur; je le dis encore, réjouissez-vous. Que voire modestie soit connue de tous les hommes; car le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien, mais que dans toutes vos prières et dans toutes vos supplications, ce soit avec des actions de grâce que vos demandes soient présentées à Dieu. Et que la paix de Dieu qui dépasse toute pensée garde vos coeurs et vos esprits en Jésus-Christ. Enfin, mes frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est pur, tout ce qui est juste, tout ce qui est saint, tout ce qui est aimable, toute bonne réputation, tout ce qui est vertueux, tout ce qui est humble soit l'objet de vos pensées. Ce que vous avez appris, et reçu et entendu de moi, et vu en moi, pratiquez-le et le Dieu de paix sera avec vous.

« Au reste je me suis grandement réjoui dans le Seigneur de ce que vos sentiments pour moi ont enfin refleuri : vous les aviez toujours, mais vous étiez occupés. Ce n'est pas à cause du besoin que j'en ai, que je parle ainsi, car j'ai appris à être satisfait de l'état où je me trouve. Je sais être humilié, et je sais vivre dans l'abondance : je me suis habitué partout et en tout à être rassasié et à avoir faim, à être dans l'abondance et l'indigence. Je puis tout en celui qui me fortifie. Cependant vous avez bien fait en prenant part à mes tribulations. Or, vous savez aussi, vous, Philippiens, qu'au commencement de ma prédication de l'Evangile, quand je partis de la Macédoine, aucune Eglise ne ma fait part de ses (96) biens à titre de compensation, si ce n'est vous seuls. Car vous m'avez envoyé une fois, et même deux, à Thessalonique ce qui m'était nécessaire. Non que je recherche vos dons, mais je désire le fruit qui abondera par rapport à vous. Car j'ai tout, et j'abonde. Je suis comblé, ayant reçu par Epaphrodite ce que vous avez envoyé, oblation de suave odeur, hostie acceptée, agréable à Dieu. »

 

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CHAPITRE XXXVI. PRÉCEPTES TIRÉS DE LA PREMIÈRE ÉPÎTRE AUX THESSALONICIENS.

 

CHAPITRE I, 1: « Vous savez vous-mêmes, mes frères, que notre entrée parmi vous n'a pas été vaine; puisque d'abord, ayant beaucoup souffert, comme vous le savez, et subi des outrages dans Philippes nous avons eu en notre Dieu la confiance de vous annoncer l'Evangile de Dieu avec beaucoup de sollicitude. En effet, notre prédication à été exempte d'erreur, d'impureté et de fraude; mais comme nous avons été trouvés dignes par Dieu que l'Evangile nous fût confié, ainsi nous parlons, non pour plaire aux hommes, mais à Dieu qui sonde nos cœurs. Car jamais nous n'avons usé de paroles de flatterie, comme vous le savez; ni de prétextes d'avarice Dieu en est témoin; ni recherché la gloire, soit auprès de vous, soit auprès des autres. Nous pouvions être à votre charge, comme apôtre du Christ; mais nous nous sommes faits petits parmi vous, comme une nourrice qui soigne ses enfants. Ainsi, dans notre affection pour vous, nous aspirions à vous donner non-seulement l'Evangile de Dieu, mais nos âmes mêmes parce que vous nous êtes devenus très-chers. Car vous vous souvenez, mes frères, de notre peine et de notre fatigue, puisque c'est en travaillant nuit et jour, pour n'être à charge à aucun de vous, que nous avons prêché l'Evangile de Dieu. Vous êtes témoins, vous et Dieu, combien a été sainte, juste et sans reproche, notre conduite envers vous, qui avez embrassé la foi : ainsi que vous le savez, traitant chacun de vous, comme un père ses enfants, vous exhortant, vous consolant, nous vous avons conjurés de marcher d'une manière digne du Dieu qui vous a appelés à son royaume et à sa gloire. C'est pourquoi, nous aussi, nous rendons grâces à Dieu sans cesse, de ce qu'ayant reçu la parole Dieu que vous avez ouïe de nous, vous l'avez reçue, non comme la parole des hommes, mais ainsi qu'elle l'est véritablement, comme la parole de Dieu qui opère en vous qui avez embrassé la foi. Car, mes frères, vous êtes de

venus les imitateurs des Eglises de Dieu qui sont en Judée, unies à Jésus-Christ; puisque vous avez souffert de ceux de votre nation ce qui elles ont souffert elles-mêmes des Juifs. »

Et ailleurs, IV, 1 : « Au reste, mes frères, nous vous supplions et nous vous conjurons dans le Seigneur Jésus, que, puisque vous avez appris de nous comment il faut que vous marchiez pour plaire à Dieu, vous marchiez en effet de telle sorte que vous avanciez de plus en plus; attendu que vous savez quels préceptes nous vous avons donné de la part du Seigneur Jésus; car la volonté de Dieu c'est votre sanctification, c'est que vous vous absteniez de la fornication; que chacun de vous sache posséder son corps saintement et honnêtement, et non dans la passion de la convoitise, comme les gentils eux-mêmes qui ignorent Dieu; et que personne n'opprime et ne trompe en cela son frère parce que le Seigneur est le vengeur de toutes ces choses, comme nous l'avons déjà dit et attesté, car Dieu ne nous a point appelés à l'impureté, mais à la sanctification. Ainsi celui qui méprise ces préceptes, méprise non pas un homme, mais Dieu qui vous adonné même son Saint-Esprit. Quant à la charité fraternelle, nous n'avons pas besoin de vous en écrire, puisque vous-mêmes avez appris de Dieu à vous aimer les uns les autres. Et c'est aussi ce que vous faites à l'égard de tous vos frères dans toute la Macédoine. Mais, mes frères, nous vous exhortons à le faire de plus en plus, et à vous appliquer à vivre en repos, à vous occuper de ce qui vous est propre, à travailler de vos mains, comme nous vous l'avons recommandé; enfin à vous conduire honnêtement envers ceux qui sont dehors, et à ne rien désirer de personne. Nous ne voulons pas que vous soyez dans l'ignorance touchant ceux qui dorment, afin que vous ne vous attristiez pas, comme font les autres qui n'ont point d'espérance. »

 

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Quelques versets plus loin, V, 6 : « Ne dormons donc point comme tous les autres, mais veillons et soyons sobres, car ceux qui dorment, dorment de nuit, et ceux qui s'enivrent, s'enivrent de nuit. Mais nous qui sommes du jour, soyons sobres, revêtant la cuirasse de la foi, et de la charité, et pour casque l'espérance du salut. En effet Dieu ne nous a point réservés pour la colère, mais pour acquérir le salut par Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui est mort pour nous, afin que, soit que nous veillions, soit que nous dormions, nous vivions avec lui. C'est pourquoi consolez-vous mutuellement, et édifiez-vous les uns les autres, comme vous faites. Mais nous vous recommandons, mes frères, de considérer ceux qui travaillent parmi vous, qui vous sont préposés dans le Seigneur et vous instruisent, et d'avoir pour eux une charité plus abondante à cause de leur oeuvre; conservez la paix avec eux. Nous vous en prions aussi, mes frères, reprenez les turbulents, consolez les pusillanimes, soutenez les faibles, soyez patients envers tous. Prenez garde que quelqu'un ne rende à,un autre le mal pour le mal; mais cherchez toujours le bien les uns des autres, et celui de tous. Soyez toujours dans la joie ; priez sans cesse. Rendez grâces en toutes choses, car c'est la velouté de Dieu en Jésus-Christ, par rapport à vous tous. N'éteignez point l'Esprit. Ne méprisez pas les prophéties. Eprouvez tout, retenez ce qui est bon. Abstenez-vous de toute apparence de mal. »

 

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CHAPITRE XXXVI. PRÉCEPTES TIRÉS DE LA DEUXIÈME ÉPÎTRE AUX THESSALONICIENS.

 

CHAPITRE I, 3 : « Nous devons, mes frères, rendre sans cesse à Dieu pour voles de dignes actions de grâces, de ce que votre foi augmente de plus en plus et que la charité de chacun de vous devient abondante pour tous les autres; de sorte que nous-mêmes nous nous glorifions aussi en vous dans les églises de Dieu, à cause de votre foi, et de toutes les persécutions et des tribulations que vous supportez, en exemple du juste jugement de Dieu, pour que vous soyez trouvés dignes du royaume de Dieu, pour lequel aussi vous souffrez. Car il est juste devant Dieu qu'il rende l'affliction à ceux qui vous affligent, et à vous qui êtes affligés, le repos avec nous, lorsque du ciel se révèlera le Seigneur Jésus avec les anges de sa puissance, et que, dans une flamme de feu, il se vengera de ceux qui ne connaissent point Dieu, et qui n'obéissent point à l'Evangile de Notre-Seigneur Jésus-Christ; lesquels subiront les peines- éternelles de-la perdition, à la vue de la face du Seigneur et de la gloire de sa puissance, lorsqu'il viendra pour être glorifié dans ses saints et admiré dans tous ceux qui auront cru; puisque vous avez cru à notre témoignage touchant ce jour. C'est pourquoi nous demandons sans cesse pour vous que notre Dieu vous rende dignes de sa vocation, et qu'il accomplisse tous les desseins de sa bonté, et l'œuvre de la foi par sa puissance; afin que le nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ soit glorifié en vous, et vous en lui par la grâce de notre Dieu et de Notre-Seigneur Jésus-Christ. »

Ailleurs, III, 6 : « Nous vous ordonnons, mes frères, au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ, de vous séparer de tous 'nos frères qui se conduisent d'une manière déréglée, et non selon la tradition qu'ils ont reçue de nous. Car vous savez vous-mêmes comment on doit nous imiter, puisque nous n'avons pas été fâcheux parmi vous, et que nous n'avons mangé gratuitement le pain de personne, mais que nous avons travaillé jour et nuit avec peine et fatigue, pour n'être à charge à aucun de vous. Ce n'est pas que nous n'en eussions le pouvoir, mais c'était pour vous donner en nous un modèle à imiter Aussi, lorsque nous étions parmi vous, nous vous avons déclaré ceci : Si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange point. Nous avons appris, en effet, que quelques-uns parmi vous s'en vont jetant le trouble sous leurs pas, ne faisant rien, mais suivant leur curiosité. Or, nous ordonnons à de telles personnes, et nous les conjurons en Notre-Seigneur Jésus-Christ, de manger leur pain en travaillant paisiblement. Pour vous, mes frères, ne vous lassez pas de faire du bien. Que si quelqu'un n'obéit pas à ce que nous ordonnons par cette lettre, notez-le, et n'ayez point de commerce avec lui, afin qu'il en ait de la confusion. Cependant ne le regardez pas comme un ennemi, mais reprenez-le comme un frère. »

 

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CHAPITRE XXXVII. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'ÉPÎTRE AUX COLOSSIENS.

 

CHAPITRE III, 1 : « Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses d'en haut, où le Christ est à la droite de Dieu, goûtez les choses d'en haut, et non les choses de la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu. Quand le Christ, qui est votre vie, apparaîtra, alors vous aussi vous apparaîtrez avec lui dans la gloire. Faites donc mourir vos membres qui sont sur la terre : la fornication, l'impureté, la luxure, les mauvais désirs et l'avarice, qui est une idolâtrie, choses pour lesquelles la colère de Dieu vient sur les fils de l'incrédulité, et dans lesquelles vous aussi vous avez marché autrefois, lorsque vous viviez parmi eux. Mais maintenant éloignez de vous aussi toutes ces choses : la colère, l'indignation, la malice, la diffamation, et ne faites sortir de votre bouche aucun discours honteux. Ne mentez point les uns aux autres, dépouillez le vieil homme avec ses œuvres et revêtez le nouveau qui se renouvelle à la connaissance de Dieu, selon l'image de celui qui l'a créé; renouvellement où il n'y a ni Gentil, ni Juif, ni circoncision, ni incirconcision, ni Barbare, ni Scythe, ni esclave, ni libre, mais où le Christ est tout en tous. Revêtez-vous donc, comme élus de Dieu, saints et bien-aimés, d'entrailles de miséricorde, de bonté, d'humilité, de modestie; de patience; vous supportant mutuellement, vous pardonnant les torts que l'un pourrait avoir envers l'autre; comme le Seigneur vous a pardonné, vous aussi faites de même. Mais au-dessus de tout cela ayez la charité qui est le lien de la perfection, et qu'en vos cœurs triomphe la paix du Christ, à laquelle vous avez même été appelés en un seul corps, et soyez reconnaissants. Que la parole du Christ habite en vous avec plénitude, en toute sagesse, vous instruisant et vous exhortant les uns les autres par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, chantant, en action de grâces, du fond de vos cœurs à la louange de Dieu. Quoi que vous fassiez en paroles, ou en oeuvres, faites tout au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ, rendant grâces par lui à Dieu et au Père.

Femmes, soyez soumises à vos maris, comme il convient dans le Seigneur. Maris, aimez vos femmes, et ne soyez point amers avec elles. Enfants, obéissez en tout à vos parents, car cela. plaît au Seigneur. Pères, n'irritez point vos enfants, de peur qu'ils ne deviennent pusillanimes. Serviteurs, obéissez en tout à vos maîtres, selon la chair, ne servant point à l'oeil, comme pour plaire aux hommes, mais avec simplicité de cœur, en craignant le Seigneur. Tout ce que vous faites, faites-le de bon coeur, comme pour le Seigneur, et non pour les hommes, sachant que vous recevrez du Seigneur l'héritage pour récompense; c'est le Seigneur Jésus-Christ que vous devez servir. Car celui qui fait une injustice, recevra selon ce qu'il a fait injustement, et il n'y a point d'acception de personnes devant Dieu.

— IV, 1 : « Maîtres, rendez à vos serviteurs ce qui est juste et équitable, sachant que vous aussi vous avez un maître dans le ciel. Persévérez dans la prière, et veillez-y en actions de grâces; priant aussi en même temps pour nous, afin que bien ouvre une voie à notre parole, pour publier le mystère du Christ, pour lequel aussi je suis dans les liens, et que je le manifeste, comme il convient que j'en parle. Conduisez-vous avec sagesse envers ceux qui sont dehors en rachetant le temps. Que vos paroles soient toujours gracieuses, assaisonnées de sagesse; en sorte que vous sachiez comment il faut que vous répondiez à chacun. »

 

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CHAPITRE XXXVIII. PRÉCEPTES TIRÉS DE LA PREMIÈRE ÉPÎTRE A TIMOTHÉE.

 

CHAPITRE I,  5 : La fin des préceptes est la charité qui vient d'un coeur pur, d'une bonne conscience, et d'une foi non feinte. Quelques-uns s'en étant détournés, se sont égarés en de vains discours, voulant être docteurs de la Loi, et ne comprenant ni ce qu'ils disent, ni ce qu'ils affirment. Or, nous savons que la loi est bonne, si on en use légitimement, reconnaissant que la loi n'est pas établie pour le juste, mais pour les injustes, les insoumis, les impies, les pécheurs, les scélérats,les profanes, les meurtriers de leur père, et les meurtriers de leur mère, les homicides, les fornicateurs, les abominables, les voleurs d'hommes, les menteurs, les parjures, et pour toute autre chose opposée à la saine doctrine qui est selon l'Evangile de la gloire du Dieu bienheureux, lequel m'a été confié. »

Un peu plus loin, II, 1 : « Je demande donc comme une grâce, qu'on fasse des supplications des prières, des demandes, des actions de grâces pour tous les hommes, pour les. rois et tous ceux qui sont en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et chasteté. » Un peu plus bas, 8 : « Je veux donc que les hommes prient en tout lieu, élevant des mains pures, sans colère et sans contention. Pareillement que les femmes, en vêtements décents, se parent avec pudeur et modestie, et non avec des cheveux frisés, ou de l'or, ou des pierreries, ou des habits somptueux, mais comme il convient à des femmes qui font profession de piété par de bonnes oeuvres. Que la femme écoute en silence et dans une entière soumission. Je ne permets point à la femme d'enseigner, ni de dominer sur l'homme, mais qu'elle garde le silence. »

Quelques versets plus loin, III 2 : « L'Evêque doit donc être irréprochable, n'avoir épousé qu'une seule féminine, être sobre, prudent, grave, chaste, hospitalier, capable d'enseigner, non porté à boire et à frapper, mais modéré, ennemi des contestations, désintéressé, mais surtout gouvernant bien sa maison, tenant ses enfants soumis en toute chasteté; car si quelqu'un ne sait pas bien gouverner sa maison, comment gouvernera-t-il l'Eglise de Dieu ? Qu'il ne soit pas néophyte, de peur qu'enflé d'orgueil, il ne tombe dans la condamnation du diable. Il faut aussi qu'il ait un bon témoignage de ceux qui sont dehors, afin qu'il ne tombe pas dans l'opprobre et dans les filets du diable. Que les diacres, de même, soient pudiques, qu'ils; n'aient pas deux langues, qu'ils ne soient pas adonnés au vin, qu'ils ne courent pas après un gain sordide; qu'ils conservent le mystère de la foi dans une conscience pure. Et qu'eux aussi soient d'abord éprouvés; et qu'ensuite ils exercent le ministère,: s'ils sont sans reproche. Que pareillement ,les femmes soient pudiques, non médisantes, mais sobres, fidèles en toutes choses. Que les diacres n'aient épousé qu'une seule femme; qu'ils nouvernen1 bien leurs enfants et leurs propres maisons. Car ceux qui auront bien rempli leur ministère acquerront un rang honorable et une grande confiance dans la foi qui est en Jésus-Christ. »

Douze versets plus loin, IV, l : « Or l'Esprit dit manifestement que dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, s'attachant à des esprits d'erreur, et à des doctrines de, démons, parlant le mensonge avec hypocrisie, et ayant la conscience cautérisée; défendant le mariage, et ordonnant de s'abstenir des aliments que Dieu a créés pour être reçus avec actions de grâces par les fidèles, et par ceux qui ont connu la vérité. Car toute créature de Dieu est bonne, et on ne doit rien rejeter de ce qui se prend avec actions de grâces, parce qu'il est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière. Enseignant ces choses à nos frères, tu seras un bon ministre de Jésus-Christ, nourri des paroles de la foi et de la bonne doctrine que tu as reçue. Mais les contes insensés des vieilles femmes, rejette-les, et exerce-toi à la piété. Car les exercices corporels servent peu, mais la piété est utile à tout, ayant les promesses de la vie présente, et de celle à venir. C'est une vérité certaine et digne d'être entièrement reçue. Car, si nous prenons tant de peines, si nous sommes maudits, c'est que nous espérons dans le Dieu vivant, qui est le Sauveur de tous les hommes, et principalement les fidèles. Commande et annonce ces choses. Que personne ne méprise ta jeunesse; mais sois l'exemple des fidèles, dans les discours, dans la (100) manière d'agir, dans la charité, dans la foi, dans la chasteté. Jusqu'à ce que je vienne, applique-toi à la lecture, à l'exhortation, à l'enseignement. Ne néglige pas la grâce qui est en toi, qui t'a été donnée en vertu d'une prophétie, avec l'imposition des mains des prêtres. Médite ces choses, sois-y tout entier, afin que ton avancement soit connu de tous. Veille sur toi et sur la doctrine, veilles-y sans relâche. Car agissant ainsi, tu te sauveras toi-même, et ceux qui t'écoutent. »

— V, 1 : « Ne  reprends point durement les vieillards, mais avertis-les comme tes pères; les jeunes hommes comme tes frères, les femmes âgées comme tes mères, les jeunes comme tes soeurs en toute chasteté. Honore les veuves qui sont vraiment veuves. Si quelque veuve a des fils ou des petits-fils, qu'ils apprennent avant toute chose à gouverner leur maison, et à rendre à leurs parents ce qu'ils ont reçu d'eux, car cela est agréable à Dieu. Que celle qui est vraiment veuve et délaissée espère en Dieu, et persiste jour et nuit dans les supplications et les prières. Car celle qui vit dans les délices est morte toute vivante. Et ordonne-leur cela, afin qu'elles soient irréprochables. Si quelqu'un n'a pas soin des siens, et surtout de ceux de sa maison, il a renié la foi, et il est pire qu'un infidèle. Que la veuve que l'on choisira n'ait pas moins de soixante ans; qu'elle n'ait eu qu'un mari; qu'on puisse rendre témoignage de ses bonnes oeuvres : si elle a élevé ses enfants, si elle a exercé l'hospitalité, si elle a lavé les pieds des saints, si elle a secouru les affligés, si elle s'est appliquée à toutes sortes de bonnes oeuvres. Mais écarté les jeunes veuves; car après s'être abandonnées à la mollesse, dans le service du Christ, elles veulent se marier, s'attirant ainsi la condamnation, puisqu'elles ont violé leur première foi. Et de plus, oisives, elles s'habituent à courir les maisons, et elles sont non-seulement oisives, mais causeuses, parlant -de ce qu'il ne faut pas. Je veux donc que les jeunes se marient, qu'elles aient des enfants, qu'elles soient mères de famille, qu'elles ne donnent à notre adversaire aucune occasion de blâme. Déjà en effet, quelques-unes sont retournées à Satan. Si quelque fidèle a des veuves, qu'il les assiste et que l'Eglise n'en soit pas chargée, afin qu'elle puisse suffire à celles qui sont vraiment veuves.

« Que les prêtres qui gouvernent bien soient regardés comme dignes d'un double honneur, surtout ceux qui s'appliquent à la parole et à l'enseignement. Car l'Ecriture dit: Tu ne  mettras point de frein à la bouche du boeuf qui foule le grain; et : L'ouvrier est digne de son salaire. Ne reçois pas d'accusation contre un prêtre, si ce n'est devant deux ou trois témoins. Reprends ceux qui pêchent, devant tout le monde; afin que les autres en conçoivent de la crainte. Je te conjure, devant Dieu et Jésus-Christ, et les Anges élus, d'observer ces choses sans préjugé, ne faisant rien en inclinant d'un autre côté. N'impose légèrement les mains à personne, et ne participe en rien aux péchés des autres. Sois toujours chaste toi-même. Ne continue pas à ne boire que de l'eau; mais use d'un peu de vin, à cause de ton estomac et de tes fréquentes infirmités. Les péchés de quelques hommes sont manifestés, et les devancent au jugement; mais ceux de certains autres les suivent. Et pareillement les oeuvres bonnes sont manifestées, et celles qui ne le sont pas ne peuvent rester cachées. »

— VI,1 : « Que tous les serviteurs qui sont sous le joug estiment leurs maîtres dignes de tout honneur, afin que le nom du Seigneur et la doctrine ne soient pas blasphémés. Que ceux qui ont des maîtres fidèles ne les méprisent point, parce qu'ils sont leurs frères ; mais plutôt qu'ils les servent, parce qu'ils sont fidèles et chéris, participant du même bienfait : enseigne ces choses, et exhortes-y. Si quelqu'un enseigne autrement, et n'acquiesce point aux saines paroles de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et à la doctrine qui est selon la piété, c'est un orgueilleux qui ne sait tien mais qui languit sur des questions et des disputes de mots, d'où naissent les jalousies, les contestations, les diffamations, les mauvais soupçons, les querelles d'hommes corrompus d'esprit, et qui sont privés de la vérité, estimant que la piété est un moyen de gain. C'est en effet un grand moyen de gain que la piété avec ce qui suffit. Car nous n'avons rien apporté en ce monde, et nul doute que nous ne pouvons rien emporter. Ayant donc la nourriture et le vêtement, contentons-nous en ; parce que ceux qui veulent devenir riches tombent, dans la tentation, et dans les filets du diable et dans beaucoup de désirs inutiles et nuisibles, qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition : car la racine de tous les maux est la, cupidité ; aussi quelques-uns, y ayant cédé, ont dévié de la foi et se sont engagés dans beaucoup de chagrins.

« Pour toi, ô homme de Dieu, fuis ces choses, et recherche la justice, la piété, la foi, la charité, (101) la patience, la douceur. Combats le bon combat de la foi, remporte la vie éternelle à laquelle tu as été appelé, ayant si glorieusement confessé la foi devant un grand nombre de, témoins. Je t’ordonne devant Dieu, qui vivifie toutes choses, et devant Jésus-Christ, qui a rendu sous Ponce-Pilate témoignage à sa divine prédication, de garder ces préceptes, ente conservant sans tache, irréprochable, jusqu'à l'avènement de Notre-Seigneur Jésus-Christ. » Quelques versets plus bas 17 : « Ordonne aux riches de ce siècle de ne point avoir les pensées de l'orgueil, de ne point se confier en des richesses incertaines, mais en Dieu, qui nous donne abondamment toutes choses pour en jouir ; de faire le bien, de devenir riches en bonnes œuvres, de donner de bon coeur, de partager, de se faire un trésor qui soit un bon fondement pour l'avenir, afin d'acquérir la véritable vie. O Timothée, conserve le dépôt, évitant les nouveautés profanes de paroles, et les oppositions de la science faussement nommée, dont quelques-uns faisant profession sont déchus de la foi. Que la grâce soit avec toi. Amen. »

 

 

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CHAPITRE XXXIX. PRÉCEPTES TIRÉS DE LA DEUXIÈME ÉPITRE A TIMOTHÉE.

 

CHAPITRE I, 7 : « Car Dieu ne nous a pas donné un esprit de crainte, mais de force, d'amour et de modération. Ne rougis donc point du témoignage de Notre-Seigneur, ni de ma captivité, mais prends part aux travaux de l'Evangile, selon la puissance de Dieu. » Après quelques versets, 13 : « Prends pour modèle les saines paroles que tu as entendues de moi dans la toi et l'amour qui est en Jésus-Christ. Conserve le précieux dépôt par l'Esprit-Saint qui habite en nous. »

Plus loin, II, 1 : « Toi donc, ô mon fils, fortifie-toi dans la grâce qui est en Jésus-Christ; et ce que tu as entendu de moi devant un grand nombre de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient eux-mêmes capables d'en instruire les autres. Travaille comme un bon soldat de Jésus-Christ. Quiconque est enrôlé au service de Dieu, ne s'embarrasse point dans les affaires du siècle, afin de satisfaire Celui à qu'il s'est donné. Et celui qui combat dans l’arène n'est point couronné, s'il n'a légitimement combattu. Le laboureur, qui travaille, doit avoir la première part des fruits. Comprends bien ce que je dis ; car le Seigneur te donnera l'intelligence en toutes choses. Souviens-toi que le Seigneur Jésus-Christ, de la race de David, est ressuscité d'entre les morts, selon mon Evangile, pour lequel je souffre ,jusqu'aux chaînes, comme un malfaiteur ; mais la parole de Dieu n'est pas enchaînée. C'est pourquoi je supporte tout pour les élus, afin qu'eux-mêmes acquièrent le salut qui est en Jésus-Christ avec la gloire céleste. Voici une vérité certaine. Si nous mourons avec lui, nous vivrons avec lui; si nous souffrons, nous régnerons avec lui; si nous le renions, lui aussi nous reniera; si nous ne croyons pas, lui restera fidèle ; il ne peut se nier lui-même. Donne ces avertissements, prenant le Seigneur à témoin. Evite les disputes de paroles ; car cela ne sert qu'à pervertir ceux qui écoutent. Prends soin de te montrer à Dieu digne de son approbation, ouvrier qui n'a point à rougir, dispensant avec droiture la. parole de la vérité. Evite les entretiens profanes et vains, car ils profiteront beaucoup à l'impiété; et leur discours gagne comme la gangrène. »

Six versets plus bas, 19: « Le Seigneur connaît ceux qui sont à lui, et qu'ils s'éloignent de l'iniquité, tous ceux qui invoquent le nom du Seigneur. Au reste, dans une grande maison, il n'y a pas seulement des vases d'or et d'argent, mais il y en a aussi de bois et d'argile ; à la vérité les uns sont des vases d'honneur, mais les autres des vases d'ignominie. Si quelqu'un donc se tient pur de ces choses, il sera un vase d'honneur sanctifié et utile au Seigneur, préparé pour toutes les bonnes oeuvres Fuis les désirs de jeune homme, et recherche la justice, la.foi, la charité et la paix avec ceux qui invoquent le Seigneur d'un coeur pur. Quant aux questions imprudentes, et qui n'apprennent rien, évite-les, sachant qu'elles engendrent des querelles. Il ne faut pas qu'un serviteur de Dieu dispute, mais qu'il soit doux envers tous, capable d'enseigner, patient, reprenant modestement ceux qui résistent, dans l'espérance que Dieu leur donnera un jour l'esprit de pénitence, pour qu'ils connaissent la (102) vérité, et qu'ils se dégagent des filets du diable qui les tient captifs sous sa volonté. »

— III, 1 : « Or, sache qu'à la fin des jours viendront des temps périlleux : il y aura des hommes s'aimant eux-mêmes avides, arrogants, orgueilleux, blasphémateurs, n'obéissant pas à leurs parents, ingrats,-couverts de crimes, sans affection, implacables, calomniateurs, dissolus, durs, sans bonté, traîtres, insolents, enflés d'orgueil, aimant les voluptés plus que Dieu, ayant toutefois une apparence de piété, mais en repoussant la réalité. Evite encore ceux-là. Car il y en a parmi eux, qui pénètrent dans les maisons et traînent captives de jeunes femmes chargées de péchés, et mues par toutes sortes de désirs, lesquelles apprennent toujours et né parviennent jamais à la connaissance de la vérité. » Huit versets plus loin, 10 : « Pour toi tu as compris ma doctrine, ma manière de vivre, mon but, ma foi, ma longanimité, ma charité, ma patience, mes persécutions, mes souffrances, comme celles que j'ai éprouvées à Antioche, à Icone et à Lystre ; quelles persécutions j'ai subies, mais le Seigneur m'a délivré de toutes. Ainsi tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ souffriront persécution. Mais les hommes méchants et séducteurs s'enfonceront toujours plus dans le mal, s'égarant et égarant les autres. Pour toi, demeure ferme dans ce que tu as appris, et ce qui t'a été confié, sachant de qui tu l'as appris ; car dès l'enfance tu as connu les saintes lettres, qui peuvent t'instruire pour le salut, par la foi qui est en Jésus-Christ. Toute Ecriture divinement inspirée est utile pour enseigner, pour reprendre, pour corriger, pour former à la justice, afin que l'homme de Dieu soit parfait et préparé à toute bonne oeuvre. »

— IV, 1 : « Je  t'en conjure donc, devant Dieu et devant Jésus-Christ qui doit juger les vivants et tes morts, par son avènement et par son règne, annonce la parole, insiste à temps, à contretemps, reprends, supplie, menace en toute patience et doctrine. Car viendra un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine, mais selon leurs désirs, ils amasseront des maîtres autour d'eux, éprouvant une vive démangeaison aux oreilles, et détournant l'ouïe de la vérité, ils se tourneront vers les fables. Mais toi, veille, et ne te refuse à aucun travail, fais l'œuvre d'un évangéliste, remplis ton ministère. Pour moi, je suis près d'être immolé, et le temps de ma dissolution approche. J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé ma course, j'ai gardé la foi : reste la couronne de justice qui m'est réservée, que le Seigneur, juste juge, me rendra en ce jour, et non-seulement à moi, mais encore à ceux qui aiment son avènement. »

 

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CHAPITRE XL. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'ÉPÎTRE A TITE.

 

CHAPITRE I, 5 : « Si je t'ai laissé en Crète, c'est pour que tu établisses les choses qui manquent, et que tu constitues des prêtres dans chaque ville, ainsi que je l'ai prescrit.. Si donc quelqu'un est sans reproche, n'ayant qu'une seule femme, et si ses enfants sont fidèles, non accusés de débauché ou indisciplinés, choisis-le. Car l'évêque doit être irréprochable, comme dispensateur de Dieu ; nullement altier, ni colère, ni porté à boire et à frapper, ni avide d'un gain honteux, mais hospitalier , bon , sobre, juste , saint, continent; fortement attaché aux vérités de la foi, qui sont conformes à la doctrine, afin de pouvoir exhorter selon la saine doctrine, et ceux qui la contredisent. » Quelques versets plus loin, 13 : « C'est pourquoi reprends-les durement, afin qu'ils se conservent purs dans la foi, sans s'arrêter à des fables ,judaïques et à des ordonnances d'hommes qui se.. détournent de la vérité. Tout est pur pour ceux qui sont purs ; mais pour les impurs et infidèles, rien n'est pur : leur esprit et leur conscience sont souillés. Ils confessent qu'ils connaissent Dieu, et ils le nient par leur œuvres, étant abominables, incrédules et incapables de toute bonne œuvre. »

— II, 1 : « Pour toi, enseigne ce qui est conforme à la saine doctrine : aux vieillards d'être sobres, pudiques, prudents, purs dans la foi, la charité, la patience; et de même aux femmes âgées, d'avoir un maintien qui respire la sainteté, de n'être ni médisantes, ni adonnées au vin ; de (103) bien instruire, d'enseigner la sagesse aux jeunes filles, d'aimer leurs maris, de chérir leurs enfants, d'être prudentes et chastes, appliquées au soin de leur maison, bonnes, soumises à leurs maris, afin que la parole de Dieu ne soit point blasphémée. Exhorte également les jeunes hommes à être tempérants. Montre-toi toi-même, en toutes choses, un modèle de bonnes œuvres, dans la doctrine, dans l'intégrité, dans la gravité. Que ta parole soit saine, irrépréhensible, afin que notre adversaire rougisse, n'ayant. aucun mal à dire de nous. Exhorte les serviteurs à être soumis à leurs maîtres, à leur complaire en tout, à ne les point contredire ; à ne rien dérober, mais à montrer en tout une fidélité, parfaite, afin qu'en toutes choses ils fassent honneur à la doctrine de Dieu notre Sauveur. Car la grâce du Dieu Sauveur est apparue à tous les hommes, nous enseignant à renoncer à l'impiété et aux désirs du siècle, et à vivre sobrement, justement et pieusement dans ce monde, attendant la bienheureuse espérance et l'avènement de la gloire du grand pieu, et de notre Sauveur Jésus-Christ, qui s'est lui-même livré pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple pur, agréable et zélé pour les bonnes oeuvres. Dis ces choses, exhorte et reprends avec une pleine autorité. Que personne ne te méprise. »

— III, 4 : « Avertis-les d'être soumis aux princes et aux puissances, d'obéir au commandement, d'être prêts à toute bonne œuvre, de ne diffamer personne, de fuir les contestations, d'être modérés, et de montrer la plus grande douceur envers tout les hommes. » Après quelques versets, 8 : « C'est une vérité certaine, et je veux que tu assures formellement ces choses, afin que ceux qui croient en Dieu aient soin de se mettre à la tète des bonnes oeuvres. Voilà ce qui est bon et,utile aux hommes. Quant aux questions imprudentes, ;aux généalogies, aux contentions, aux disputes sur la loi, évite-les, car elles sont inutiles et vaines. Evite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition, sachant qu'un tel homme est perverti, et qu'il pèche, puisqu'il est condamné par son propre jugement. »

 

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CHAPITRE XLI. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'ÉPÌTRE A PHILÉMON.

 

CHAPITRE 7 : « J'ai ressenti une grande joie et une grande consolation de ta charité, ô mon frère, parce que- les coeurs des saints ont été soulagés par toi. » Un peu après, 13: « J'avais eu dessein de le retenir auprès de moi, afin qu'il m'assistât en ta place dans les liens de l'Evangile. Mais je n'ai voulu rien faire sans ton avis, afin que ta bonne oeuvre ne fût pas comme forcée, mais volontaire. »

 

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CHAPITRE XLII. PRÉCEPTES TIRÉS DE L’ÉPÎTRE AUX HÉBREUX.

 

CHAPITRE III, 12 : « Prenez donc garde, mes frères, qu'il ne se trouve dans aucun de vous un coeur mauvais d'incrédulité, qui vous éloigne du Dieu vivant; mais exhortez-vous chaque jour les uns les autres, pendant ce qui est appelé aujourd'hui, de peur que quelqu'un de vous ne s'endurcisse par la séduction du péché; car nous avons été faits participants du Christ, si cependant nous conservons inviolablement jusqu'à la fin ce commencement de son être, tant qu'on dit : Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs, comme en cette irritation-là. »

Quelques versets plus loin, IV, 1 : « Craignons donc que, négligeant la promesse d'entrer dans son repos, quelqu'un de vous ne s'en trouve exclu. Car elle vous a été annoncée comme à eux. Mais la parole qu'ils entendirent ne leur servit »

 

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point, n'étant pas jointe à la foi en ce    qu'ils avaient entendu. » Ailleurs, 14 : « Ayant donc un grand pontife qui a pénétré au plus haut des cieux, Jésus, fils de Dieu, retenons fermement ce que nous confessons. » Après trois versets, 16 . « Allons donc avec confiance au trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce dans un secours opportun. »

Un peu plus loin, VI, 10 : « Car Dieu n'est pas injuste pour oublier vos œuvres et la charité que vous avez montrée en son nom, par l'assistance que vous avez donnée et que vous donnez encore aux saints. Mais nous souhaitons que chacun de vous montre la même sollicitude jusqu'à la titi, pour que votre espérance soit complète, de sorte que vous ne soyez point indolents mais les imitateurs de ceux qui, par la foi et la patience, hériteront des promesses. » Sept versets plus bas, 16 : « En effet les hommes jurent par celui qui est plus grand qu'eux ; et la fin de toutes leurs contestations a pour confirmation le serment. »

Plus loin, X, 23 : « Conservons inébranlable la confession de notre espérance, car il est fidèle Celui qui a promis, et considérons-nous les uns les autres pour nous exciter à la charité et aux bonnes oeuvres, n'abandonnant point nos assemblées, comme quelques-uns en ont pris la coutume, mais nous consolant d'autant plus que vous voyez que le jour approche. Car si nous péchons volontairement, après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne nous reste plus d'hostie pour expier nos péchés, mais l'attente terrible d'un jugement et l'ardeur d'un feu qui doit dévorer les ennemis. Celui qui viole la Loi de Moïse, meurt sans aucune miséricorde, sur la déposition de deux ou trois témoins :   combien donc pensez-vous que mérite de plus affreux supplices celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, tenu pour profane le sang de l'alliance par lequel il a été sanctifié, et fait outrage à l'Esprit de la grâce ? Car nous savons qui a dit : « A moi la vengeance, et c'est moi qui rendrai ce qui est dit ; et encore : Le Seigneur jugera son peuple. Il est terrible de tomber entre les mains du Dieu vivant. Or souvenez-vous des anciens jours, où après avoir été éclairés, vous avez soutenu le grand combat des souffrances ; d'une part, donnés en spectacle d'opprobres et de tribulations, et de l'autre, devenus les compagnons de ceux qui ont été ainsi traités. Car vous avez compati à ceux qui étaient dans les liens, et vous avez supporté avec joie l'enlèvement de vos biens, sachant que vous avez des richesses meilleures et plus durables. Ne perdez donc pas votre confiance , laquelle a une grande récompense; car la patience vous est nécessaire, afin que, faisant la volonté de Dieu, vous obteniez l'effet de la promesse. Encore un peu de temps, et Celui qui doit venir viendra et il ne tardera point. Or le juste qui m'appartient vit de la foi ; que s'il se retire, il ne plaira plus à mon âme. »

Plus loin, XII, 1 : « Etant donc environnés d'une si grande nuée de témoins, déchargeons-nous de tout poids et du péché qui nous enveloppe, et courons par la patience au combat qui nous est proposé, contemplant l'auteur et le consommateur de la foi, Jésus, qui, dans la vue . de la joie qui lui était proposée, a souffert la croix, méprisant la honte, et qui est maintenant assis à la droite du trône de Dieu. Pensez donc à Celui qui a supporté une telle  contradiction de la part des pécheurs soulevés contre lui, afin que vous ne vous lassiez point et que vous ne soyez point défaillants en vos âmes. Car vous n'avez point encore résisté jusqu'au sana en combattant contre le péché ; et vous avez oublié la consolation qui vous parle comme à des fils, disant : Mon fils, ne méprise point le châtiment du Seigneur, et lorsqu'il te reprend, ne te laisse pas abattre. Car le Seigneur châtie celui qu'il aime, et il frappe de verges tout fils qu'il reçoit. Ne vous découragez pas dans le châtiment. Dieu vous traite comme ses fils, car quel est le fils que ne corrige pas son père ? Que si vous êtes hors du châtiment auquel tous ont été soumis, vous êtes donc des enfants illégitimes et non des fils. De plus nous avons reçu la correction des pères de notre chair, et nous les révérions; ne nous soumettrons-nous pas beaucoup plus au Père des esprits, afin que   nous vivions ? Car, quant à eux, c'était dans l'espace de peu de jours et selon leur volonté qu'ils nous corrigeaient; mais celui-ci, c'est en vue de ce qui est utile, pour que nous recevions sa sanctification. Tout châtiment paraît être dans le présent un sujet de tristesse et non de joie; mais il produit pour ceux qu'il a exercés un fruit de justice plein de paix. C'est pourquoi relevez vos mains languissantes et vos genoux défaillants; et faites des voies droites pour vos pieds, afin que le boiteux ne s'égare point, mais plutôt qu'il se . redresse. Recherchez la paix avec tous, et la sainteté, sans laquelle nul ne verra. Dieu ; veillant à ce que (105) personne ne manque à la grâce de Dieu, à ce qu'aucune racine amère, poussant en haut ses rejetons, ne nuise à la semence et ne souille l'âme d'un grand nombre, et à ce qu'il n'y ait point de fornicateur ou de profane, comme Esaü, qui, pour un seul mets, vendit son droit d'aînesse. »

Ailleurs, XIII, 1 : « Que la charité fraternelle demeure en vous; et ne négligez pas l'hospitalité, car c'est par elle que quelques-uns se sont rendus agréables, en donnant l'hospitalité à des anges. Souvenez-vous de ceux qui sont dans les liens, comme si vous y étiez avec eux, et des affligés, comme demeurant vous-mêmes dans un corps. Que le mariage soit honoré en toutes choses, et le lit nuptial sans souillure ; car Dieu jugera les fornicateurs et les adultères. Que votre vie soit sans avarice, vous contentant de ce que vous avez; car lui-même a dit : Je ne t'abandonnerai, ni ne te délaisserai. Ainsi, disons avec confiance: Le Seigneur est mon aide, je ne craindrai point ce que l'homme peut me faire. Souvenez-vous de vos préposés, qui vous ont prêché la parole de Dieu, et considérant la fin de leur vie, imitez leur foi. Jésus-Christ était hier, il est aujourd'hui, et il sera le même dans tous les siècles. Ne vous laissez point emporter à des doctrines diverses et étrangères. Car il est bon d'affermir le coeur par la grâce, et non par des distinctions de viande, lesquelles n'ont point servi à ceux qui s'y conformaient. Nous avons un autel dont n'ont pas le droit de manger ceux qui servent dans le tabernacle. Car les corps des animaux dont le sang est porté par le pontife dans le sanctuaire sont brûlés hors du camp: C'est pourquoi Jésus lui même, pour sanctifier le peuple par son sana, a souffert hors de la porte. Allons donc à lui hors du camp, portant son opprobre; car nous n'avons point ici de cité permanente, mais nous cherchons la cité future. Par lui donc, offrons à Dieu nue hostie de louange, c'est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom. N'oubliez point non plus la charité et la communication de vos biens, car c'est par de telles hosties qu'on se concilie Dieu. Obéissez à vos préposés, et soyez leur soumis, car ils veillent comme devant rendre compte de vos âmes ; afin qu'ils le fassent avec joie, et non en gémissant ; cela ne vous serait pas avantageux. Priez pour nous, car nous croyons avoir une bonne conscience, voulant en toutes choses nous bien conduire.

 

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CHAPITRE XLIII. PRÉCEPTES TIRÉS DE LA PREMIÈRE ÉPÎTRE DE SAINT PIERRE.

 

CHAPITRE I, 6 : « Il faut maintenant que, pour peu de jours, vous soyez contristés par diverses tentations, afin que l'épreuve de votre foi soit beaucoup plus précieuse que l'or, qu'on éprouve par le feu. ». En un autre endroit, 13 : « C'est pourquoi, ayant ceint les reins de votre âme, et étant sobres, espérez entièrement en cette grâce qui vous est offerte dans la révélation de Jésus-Christ, comme des enfants!d'obéissance, ne vous conformant pas aux anciens désirs de votre ignorance. Mais, comme celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite ; car il est écrit : Soyez saints, parce que moi je suis saint. Et puisque vous invoquez comme Père celui qui, sans acception de personne, juge selon les oeuvres de chacun, vivez dans la crainte, durant le temps de votre pèlerinage. » Quelques versets plus bas, 22 : « Rendez vos âmes chastes par l'obéissance de la charité, par une dilection fraternelle ; portez la plus grande attention à vous aimer les uns les autres, d'un coeur simple, étant nés de nouveau. »

Après un petit nombre de versets, II, 1 : « Ainsi vous dépouillant de toute malice et de toute fraude, des dissimulations, des envies et des médisances, comme des enfants qui viennent de naître, désirez ardemment un lait spirituel et pur. » Un peu plus bas, 11 : « Mes bien-aimés, je vous conjure de vous abstenir, comme étrangers et voyageurs, des désirs charnels qui combattent contre l'âme ; ayez une bonne conduite parmi les gentils, afin qu'au lieu de vous calomnier comme des malfaiteurs, vous considérant par vos bonnes oeuvres, ils glorifient Dieu au jour de sa visite. Soyez donc soumis à toute puissance humaine à cause de Dieu, soit au roi, comme étant au-dessus des autres, soit aux gouverneurs, comme envoyés par lui pour la punition de ceux qui font mal, et la louange des bons. Parce que telle est la volonté de Dieu que, pratiquant le (106) bien, vous fassiez taire l'ignorance des hommes insensés, étant libres, non pour faire de votre liberté un voile à votre malice, mais comme des serviteurs de Dieu. Rendez honneur à tous, aimez la fraternité, craignez Dieu ; honorez le roi. Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non-seulement à ceux qui sont bons et modérés, mais même à ceux qui sont fâcheux ; car c'est un mérite, si, en vue de Dieu, quelqu'un supporte des peines, souffrant injustement. En effet quelle gloire y a-t-il, si c'est pour vos fautes que vous supportez les souffrances ? Mais si, faisant le bien, vous souffrez patiemment, c'est un mérite devant Dieu. Car c'est à quoi vous avez été appelés, parce que le Christ même a souffert pour nous,    vous laissant un exemple; afin que vous suiviez ses traces. Lui qui n'a pas commis de péché, en la bouche de qui n'a pas été trouvée la tromperie ; lui qui, étant maudit, ne maudissait point, qui maltraité ne menaçait point, mais se livrait à celui qui le jugeait injustement ; lui qui a porté nos péchés dans son propre corps sur le bois, afin que morts au péché nous vivions à la justice ; c'est par ses plaies que vous avez été guéris. Car vous étiez comme des brebis égarées, mais vous êtes retournés maintenant au pasteur et à l'Evêque de vos âmes. »

— III, 1: « Pareillement, que les femmes soient soumises à leurs maris ; afin que, si quelques-uns ne croient pas à la parole, ils soient gagnés sans la parole, par la conduite de leurs femmes, en considérant votre conduite chaste, jointe à une crainte respectueuse. Qu'elles n'aient pas au dehors une chevelure habilement arrangée, ou des ornements d'or, ou de riches vêtements pour parure ; mais au dedans l'homme caché dans l'incorruptibilité de l'esprit calme et modeste, qui est d'un grand prix aux yeux de Dieu. Car c'est ainsi qu'autrefois les saintes femmes espérant en Dieu, se paraient, étant soumise: à leurs maris telle était Sara, qui obéissait à Abraham, l'appelant son Seigneur, et dont vous êtes les filles, en faisant le bien et ne craignant aucun trouble. Vous aussi, maris, vivez sagement avec vos femmes, les honorant comme un vase plus faible, et comme cohéritières de la grâce de vie ; afin que vos prières n'aient point d'empêchement. Enfin soyez tous unis d'un même coeur, compatissants, vous aimant en frères, miséricordieux, modestes, humbles ; ne rendant point mal pour mal, ni malédiction pour malédiction ; mais au contraire, bénissant, parce que c'est à cela que vous avez été appelés, afin de posséder la bénédiction en héritage. Que celui donc qui veut aimer la vie, et voir des jours bons, défende sa langue du mal, et que ses lèvres ne profèrent point les paroles de tromperie ; qu'il se détourne du mal, et fasse le bien : qu'il cherche la paix et la poursuive ; parce que les yeux du Seigneur sont sur les justes, et ses oreilles à leurs prières ; mais la face du Seigneur est sur ceux qui font le mal. Et qui est-ce qui vous nuira, si vous avez le zèle du bien ? Et si même vous souffrez pour la justice, vous serez bienheureux. N'ayez donc aucune crainte d'eux, et ne vous en troublez point. Mais glorifiez dans vos coeurs la sainteté du Seigneur Jésus-Christ, toujours prêts à satisfaire quiconque vous demandera la raison de l'espérance qui est en vous : toutefois avec modestie et respect, conservant une bonne conscience, afin qu'ils soient confondus pour le mal qu'ils disent de vous, ceux qui calomnient votre bonne conduite dans le Christ. Car il vaut mieux souffrir, si Dieu le veut ainsi, en faisant le bien, qu'en faisant le mal. »

Quelques versets plus loin, IV, 1 : « Le Christ ayant donc souffert pour nous en sa chair, armez-vous aussi de la même pensée; car celui qui a souffert en sa chair cesse de pécher, en sorte que ce n'est plus selon les convoitises des hommes, mais selon la volonté de Dieu qu'il vit durant ce qui lui reste de temps dans la chair. Car c'est assez de temps consacré à satisfaire la volonté des gentils, pour ceux qui ont vécu dans les impudicités, les convoitises, la crapule, les excès du manger et du boire, l'intempérance et le culte sacrilège des idoles. » Après quelques versets, 7 : « Soyez donc prudents et.veillez dans la prière; mais avant tout ayez -les uns pour les autres une charité constante, car la charité couvre la multitude des péchés. Exercez l'hospitalité entre vous sans murmure; chacun de vous mettant au service les uns des autres la grâce qu'il a reçue, comme de bons dispensateurs de la grâce multiforme de Dieu. Si quelqu'un parle, que ce soit comme des paroles de Dieu; si quelqu'un exerce un ministère, qu'il le fasse comme par la vertu que Dieu donne, afin qu'en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus-Christ, à qui est la gloire et l'empire dans les siècles des siècles. Mes frères, ne soyez point surpris, à cause du feu ardent qui sert à vous éprouver; ne vous effrayez point, comme si quelque chose d'extraordinaire vous arrivait; mais participant ainsi aux souffrances du Christ, (107) réjouissez-vous, afin qu'à la révélation de sa gloire, vous vous réjouissiez aussi, transportés d'allégresse. Si on vous outrage pour le nom du Christ, vous serez bienheureux, parce que l'honneur, la gloire, la vertu de Dieu et son Esprit reposent sur vous. Mais qu'aucun de vous ne souffre comme homicide, ou voleur, ou médisant, ni comme avide du bien d'autrui. Et si c'est comme chrétien, qu'il ne rougisse point, mais qu'il glorifie Dieu en ce monde. Car voici le temps où doit commencer le jugement sur la maison de Dieu. Or, s'il commence par nous, quelle sera la fin de ceux qui ne croient pas à l'Evangile de Dieu ? Et si le juste est à peine sauvé, où se présenteront le pécheur et l'impie ?, Ainsi, que ceux-là même qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent au Créateur fidèle leurs âmes avec leurs bonnes oeuvres. »

— V, 1 : « Je conjure donc les prêtres qui sont parmi vous, prêtre comme eux, et témoin des souffrances du Christ, moi qui suis participant à la gloire qui doit être révélée un jour, paissez le troupeau de Dieu, qui vous est confié, veillant sur lui, non par nécessité, mais spontanément selon Dieu ; non point en vue d'un gain honteux, mais de plein gré, et non comme dominant sur l'héritage du Seigneur, mais vous faisant de coeur le modèle du troupeau. Et lorsque paraîtra le prince des pasteurs, vous obtiendrez la couronne de gloire qui ne se flétrit jamais. Vous aussi, jeunes gens, soyez soumis aux prêtres. Inspirez-vous tous l'humilité les uns aux autres, parce que Dieu résiste aux superbes, et qu'il donne sa grâce aux humbles. Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, pour qu'il vous exalte au temps de sa visite, rejetant en lui toute votre sollicitude parce qu'il a lui-même soin de vous. Soyez sobres, et veillez, car votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rode autour de vous cherchant quelqu'un qu'il puisse dévorer résistez-lui, forts dans la foi, sachant que la même affliction est commune à vos frères qui sont dans le monde. Mais le Dieu de toute grâce, qui nous a appelés par Jésus-Christ à son éternelle gloire, après que vous aurez souffert un peu de temps, vous perfectionnera lui-même, vous fortifiera, et vous affermira. A lui la gloire et l'empire dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il. »

 

 

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CHAPITRE XLIV. PRÉCEPTES TIRÉS DE LA DEUXIÈME ÉPÎTRE DE SAINT PIERRE.

 

CHAPITRE I, 4 : « Par qui il a accompli les grandes et précieuses promesses, afin que par elles nous devins soins participants de la nature divine, en fuyant la corruption de la concupiscence qui est dans le monde. Apportez aussi tous vos soins pour joindre à votre foi la vertu; à la vertu, la science ; à la science, la tempérance ; à la tempérance, la patience ; à la patience, la piété ; à la piété, l'amour de vos frères ; à l'amour de vos frères, la charité. Car, puisque ces choses sont en vous, et y dominent, elles feront que vous ne serez pas dépourvus et sans fruit dans la connaissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Mais celui en qui elles né se trouvent pas, est aveugle et marche à tâtons, oubliant qu'il a été purifié de ses anciens péchés. C'est pourquoi, mes frères, appliquez-vous davantage à rendre certaines par vos bonnes oeuvres votre vocation et votre élection, car agissant ainsi vous ne pécherez jamais. »

Un peu plus loin, II, 1 : « Comme il y aura également parmi vous des maîtres menteurs qui introduiront des sectes de perdition et renieront le Dieu qui nous a rachetés, attirant sur eux une prompte perdition. Et beaucoup suivront leurs désordres, et par eux la voie de la vérité sera blasphémée ; et dans leur avarice ils trafiqueront de vous au moyen de paroles artificieuses. Leur jugement déjà ancien n'est pas interrompu, ni leur perte endormie. » Et ailleurs, 9 : « Le Seigneur sait délivrer les justes de la tentation, et réserver les méchants au jour du jugement pour être tourmentés. Et surtout ceux qui suivent la chair dans sa convoitise d'impureté, qui méprisent les puissances, sont audacieux, épris d'eux-mêmes, et ne craignent point d'introduire des sectes en blasphémant. Tandis que les anges, quoiqu'ils soient supérieurs en force et en puissance, ne portent point les uns contre les autres des jugements de malédiction. Mais ceux-ci, comme des animaux sans raison, destinés naturellement à devenir une proie et à périr, (108) blasphémant ce qu'ils ne connaissent pas, périront dans leur corruption, recevant ainsi le salaire de l'iniquité, regardant comme jouissance les plaisirs d'un jour ; souillures et saletés regorgeant de délices, dissolus dans leurs festins avec vous; ayant les yeux pleins d'adultère, et d'un péché qui ne cesse jamais, attirant les âmes inconstantes, ayant le cœur exercé à l'avarice; fils de malédiction ;ils se sont égarés en laissant la voie droite. » Quelques versets plus bas, 18 : « Parlant le langage orgueilleux de la vanité, ils attirent par les désirs d'une chair luxurieuse ceux qui peu de temps auparavant se sont retirés des hommes vivant dans l'erreur, ils leur promettent la liberté, quoiqu'ils soient eux-mêmes esclaves de la corruption ; car on est esclave de celui par qui on a été vaincu. Si donc, après avoir cherché un refuge contre les souillures du monde, dans la connaissance de Notre-Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, et s'y être engagés de nouveau, ils sont vaincus, leur dernier, état devient pire que le premier. Il eût mieux valu pour eux ne pas connaitre la voie de la justice, que de l'avoir connue, et de revenir ensuite en arrière, s'éloignant du commandement qui leur avait été donné. Car il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai : Le chien est retourné à son vomissement ; et le pourceau lavé s'est vautré de nouveau dans la boue. »

Plus loin, III, 14l : « Puis donc que toutes ces choses doivent être clé truites, quels ne devez-vous pas être en sainteté de conduite et en piété, attendant et hâtant l'arrivée du jour du Seigneur?»

Plus bas, 14 : « Mes bien-aimés, attendant ces choses, mettez tous vos soins à ce qu'il vous trouve en paix, purs et sans aucune tache, et croyez que la longanimité de Notre-Seigneur est un moyen de salut. » Ailleurs, 11 : « Vous donc, mes frères, qui en êtes instruits d'avance, prenez garde à vous, de peur qu'entraînés par l'erreur des insensés, vous ne perdiez de votre propre fermeté. Croissez au contraire dans la grâce et dans la connaissance de Notre-Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. A lui la gloire et maintenant et jusqu'au jour de l'éternité. Ainsi soit-il. »

 

 

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CHAPITRE XLV. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'ÉPÎTRE DE SAINT JACQUES.

 

CHAPITRE I, 2 : « Considérez comme sujet d'une joie complète, mes frères, lorsque vous tombez en diverses tentations, sachant que l'épreuve de votre foi produit la, patience; or la patience rend les oeuvres parfaites, de manière que vous soyez parfaits, accomplis et ne manquant de rien. Que celui à qui manque la sagesse, la demande à Dieu, qui donne à tous en abondance et no reproche rien, et elle lui sera donnée. Mais qu'il demande avec foi et sans aucun doute, car celui qui doute est semblable au flot de la mer, qui est agité et poussé ça et là par le vent. Que cet homme donc ne s'imagine pas recevoir quelque chose du Seigneur. L'homme à l'esprit double est inconstant dans toutes ses voies. Que celui de rlos frères qui est dans l'abaissement se réjouisse de son élévation, et le riche de son abaissement, parce qu'il passera, comme la fleur de l'herbe. Car le soleil s'est levé avec ses ardeurs, et il a desséché l'herbe, et sa fleur est tombée, et le charme de sa beauté s'est évanoui : ainsi le riche lui aussi se flétrira dans ses voies. Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. » Un peu après, 16 : « Ne vous y trompez donc pas, mes frères bien-aimés: toute grâce excellente et tout don parfait vient d'en-haut, et descend du Père des lumières. » Quelques versets plus bas, 19 : « Vous le savez, mes frères bien-aimés : ainsi, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, et lent à la colère; car la colère de l'homme n'opère point la justice de Dieu. G'est pourquoi rejetant toute impureté et tout excès de malice, recevez avec docilité la parole entée en vous, qui peut sauver . vos âmes. Mais pratiquez cette parole, et ne l'écoutez pas seulement, vous trompant vous-mêmes. Car si quelqu'un écoute la parole et ne la pratique pas, celui-là sera comparé à un homme qui regarde dans un miroir le visage qu'il a reçu en naissant. Il s'est regardé et s'en est allé, et aussitôt il a oublié comment il était. Mais celui qui examine à fond la loi de la parfaite (109) liberté et qui s'y attache, n'écoulant pas pour oublier, mais pour agir, celui-là sera bienheureux dans ses actions. Si quelqu'un croit être religieux, et ne met pas un frein à sa langue, mais séduit son propre cœur, sa religion est vaine. La religion pure et sans tache devant Dieu le Père est celle-ci . Visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et se conserver sans être souillé par ce siècle. »

— II , 1 : Mes -frères, ne joignez pas l'acception des personnes à la foi que vous avez en Notre-Seigneur Jésus-Christ, le Seigneur de la gloire. » Quelques versets plus loin, 5: « Ecoutez, mes frères bien-aimés, Dieu n'a-t-il pas choisi les pauvres en ce monde, pour être riches dans là foi, et héritiers du royaume que Dieu a promis à ceux qui l'aiment? Mais vous avez, vous, déshonoré le pauvre. Ne sont-ce pas les riches qui vous oppriment parleur puissance et eux-mêmes qui vous traînent devant les tribunaux? Ne sont-ce pas eux qui blasphèment le saint nom qui a été invoqué sur vous? Si cependant vous accomplissez la loi royale selon les Ecritures : Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien. Mais si vous faites acception des personnes, vous commettez un péché, et vous êtes condamnés par la loi comme transgresseurs. » Après quelques versets, 13 : « Car le jugement est sans miséricorde pour celui qui n'a pas fait miséricorde; mais la miséricorde s'élève au-dessus du jugement. »

Plus loin, III, 1 : « Ne vous faites point maîtres en grand nombre, mes frères, sachant que vous vous chargez d'un jugement plus sévère. Car nous faisons tous beaucoup de fautes. Si quelqu'un ne pèche point en parole, c'est un homme parfait, et il peut conduire même tout son corps avec le frein. » Ailleurs, 8 : « Mais la langue, nul homme ne peut la dompter : c'est un mal inquiet; elle est pleine d'un venin mortel. Par elle nous bénissons Dieu le Père, et par elle nous, . maudissons les hommes qui ont été faits à l'image de Dieu. De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas, mes frères, qu'il en soit ainsi. » Après quelques versets, 13 : « Qui parmi vous est sage et instruit ? Que par une bonne conduite il montre ses rouvres dans une sagesse pleine de douceur. Que si vous avez       un zèle amer, et si des différends existent dans vos cœurs, ne vous glorifiez point, et ne soyez pas menteurs contre la vérité. Ce n'est point là la sagesse qui vient d'en haut, mais une sagesse terrestre, animale et diabolique. Car où est l'envie et l'esprit de contention, là est l'inconstance et toute oeuvre perverse. Mais la sagesse d'en-haut est premièrement chaste, ensuite pacifique, modeste, facile à persuader, cédant au bien, pleine de miséricorde et de bons fruits, jugeant sans dissimulation. Or le fruit de la justice .se sème dans la paix par ceux qui cultivent la paix.»

 — IV, 1: « D'ou viennent les guerres et les procès entre vous? N'est-ce pas de vos convoitises qui combattent dans vos membres ? » Après quelques versets, 3 : « Vous demandez, et vous ne recevez point, parce que vous demandez mal, pour satisfaire vos convoitises. Adultères, ne savez-vous point que l'amitié de ce monde est ennemie de Dieu? Quiconque veut être ami de ce monde se fait donc l'ennemi de Dieu. » Un peu plus loin, 6 : « C'est pourquoi elle dit : Dieu résiste aux superbes, mais il donne la grâce aux humbles. Soyez donc soumis à Dieu; résistez au diable, et il s'enfuira de vous. Approchez de Dieu et il s'approchera de vous. Purifiez vos mains, pécheurs, et purifiez vos cœurs, vous, doubles d'es; prit; sentez votre misère, et gémissez et pleurez , que votre rire se change en deuil et votre joie en tristesse. Humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous exaltera. Mes frères, ne parlez pas les uns contre les autres. » Quelques versets plus bas, 13 : « Il n'y a qu'un législateur et qu'un juge qui peut perdre et sauver. Mais qui es-tu, toi qui juges le prochain ?Voyez maintenant, vous qui dites : Aujourd'hui ou demain nous irons en cette ville; nous y demeurerons un an, nous trafiquerons, et nous gagnerons beaucoup, vous qui ne savez pas même ce qui sera demain. Car qu'est-ce que votre vie? C'est une vapeur qui parait pour un peu de temps, et qui ensuite sera dissipée. Au lieu de dire : Si le Seigneur le veut, et : Si nous vivons, nous ferons ceci ou cela; au contraire, vous vous complaisez dans vos vaines présomptions. Toute complaisance semblable est mauvaise. Celui donc qui sait le bien à faire, et qui ne le fait pas, est coupable de péché. »

— V, 1 : « Et maintenant, riches, pleurez, en poussant des hurlements, à cause des misères qui vous surviendront. Vos richesses sont loin été bées en pourriture, et vos vêtements ont été mangés par les vers. Votre or et votre argent se sont rouillés, et leur rouille rendra témoignage contre vous, et dévorera vos chairs comme un feu. Vous vous êtes amassé des trésors de colère (110) pour les derniers jours. Voilà que le salaire des ouvriers qui ont moissonné vos champs et dont vous les avez frustrés, élève la voix, et leur clameur a pénétré jusqu'aux oreilles du Dieu Sabaoth. Vous avez vécu sur la terre dans les délices et nourri vos coeurs dans les voluptés. Vous avez conduit au jour de l'immolation et fait mourir le juste, et il ne vous a point résisté. Soyez donc patients, mes frères, jusqu'à l'avènement du Seigneur. » Plus loin, 8 : « Soyez donc patients, vous aussi, et affermissez vos coeurs, car l'avènement du Seigneur est proche. Ne vous plaignez point les uns des autres, mes frères, afin que vous ne soyez pas jugés. » Ailleurs, 12 : « Mais avant tout, mes frères, ne jurez ni par le ciel, ni par la terre, et ne faites aucun autre serment que ce soit. Que tout discours soit : Oui,

oui; non, non, afin que vous ne tombiez point sous le jugement. Quelqu'un de vous est-il triste? qu'il prie. Est-il content? qu'il chante des cantiques. Quelqu'un de vous est-il malade? qu'il appelle les prêtres de l'Église, et qu'ils prient pour lui, l'oignant d'huile au nom du Seigneur; et la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le soulagera, et s'il a des péchés, ils lui seront remis Confessez donc vos péchés l'un a l'autre, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez sauvés: car la prière assidue du juste peut beaucoup. » Après quelques versets, 19 : « Mes frères, si quelqu'un de vous s'égare de la vérité, et qu'un autre l'y ramène, il doit savoir que celui qui ramènera un pécheur de l'égarement de sa voie, sauvera son âme de la mort et couvrira une multitude de péchés. »

 

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CHAPITRE XLVI. PRÉCEPTES TIRÉS DE LA PREMIERE ÉPÎTRE DE SAINT JEAN.

 

CHAPITRE I, 6 : « Si nous disons que nous sommes en société avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons et nous ne suivons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme lui-même est dans la lumière, nous sommes ensemble dans la même société, et le sang de Jésus-Christ son Fils nous purifie de tout péché. Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous trompons nous-mêmes, et la vérité n'est pas en nous. Si nous disons que nous n'avons point péché, nous le faisons menteur, et sa parole n'est point en nous. »

— II, 1 : « Mes petits enfants, je vous écris ceci pour que vous ne péchiez point. Cependant si quelqu'un pèche, nous avons pour avocat auprès du Père, Jésus-Christ, le Juste. Et il est lui-même propitiation pour nos péchés; non-seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. Or, ce qui nous assure que nous le connaissons, c'est si- nous gardons ses commandements. Celui qui dit le connaître, et quine garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n'est pas en lui. Mais celui qui garde sa parole, a vraiment en lui l'amour parfait de Dieu; et c'est par là que nous connaissons que nous sommes en lui, si nous demeurons avec lui. Celui qui dit qu'il demeure en lui, doit marcher lui-même comme il a marché. » Quelques versets plus bas, 9 : « Celui qui dit être dans la lumière, et qui hait son frère, est encore dans les ténèbres. Celui qui aime son frère demeure dans la lumière et le scandale n'est point en lui. Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres, marche dans les ténèbres, et ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux. » Plus loin, 15: « N'aimez pas le monde, ni ce qui est dans le mondé; parce que tout ce qui est dans le mondé est convoitise de la chair, convoitise des yeux, orgueil de la vie; or, cela ne vient pas du Père, mais du monde. Or, le monde passe et sa concupiscence aussi mais celui qui fait la volonté de Dieu, demeure éternellement. » Et ailleurs, 21 : « Aucun mensonge ne vient de la vérité. »

Un peu plus loin, III, 2 : « Mes bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, mais on ne voit pas encore ce que nous serons. Nous savons que lorsqu'il apparaîtra, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est. Et quiconque a cette espérance en lui, se sanctifie, comme lui-même est saint. Quiconque commet le péché, commet l'iniquité, car le péché est l'iniquité. Et vous savez qu'il est apparu pour ôter les péchés, et il n'y a pas de péché en lui. Quiconque demeure en lui ne pèche donc point, et quiconque pèche ne l'a point vu, et ne l'a point (111) connu. Mes petits enfants, que personne ne vous séduise. Qui pratique la justice est juste comme lui-même. est juste. Celui qui commet le péché est du diable, parce que, le diable pèche dès le commencement. Si le Fils de Dieu est apparu, c'est pour détruire les oeuvres du diable. Quiconque est né de' Dieu, ne commet point le péché, parce que la semence divine demeure en lui, et il ne peut pécher, parce qu'il est né de Dieu. C'est à cela qu'on connaît les enfants de Dieu et,les enfants du diable. Quiconque n'est pas juste n'est pas de Dieu, non plus que celui qui n'aime pas son frère. Car ce qui vous a été annoncé, et ce que vous avez entendu dès le commencement, c'est que vous vous aimiez les uns les autres. » Quelques versets plus bas, 13 : « Ne vous étonnez point, mes frères , si le monde vous hait; nous savons que nous avons passé de la mort à la vie, parce que nous aimons nos frères. Celui qui n'aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est homicide. Or, vous savez qu'aucun homicide n'a la vie éternelle demeurant en lui. Nous avons connu la charité de Dieu, en ce qu'il a donné sa vie pour nous; ainsi nous devons donner notre vie pour nos frères. Si celui qui a les biens du monde voit son frère dans le besoin, et lui ferme ses entrailles, comment l'amour de Dieu demeurerait-il en lui? Mes petits enfants, n'aimons point de paroles, ni de langue, mais en oeuvres et en vérité. C'est par là que nous sommes de la vérité, et c'est devant Dieu que nous en persuaderons nos coeurs : que si notre coeur nous condamne, Dieu est plus grand que nota e cœur et connaît toutes choses. Mes bien-aimés, si notre coeur ne nous condamne point, nous avons confiance en Dieu; et tout ce que nous demanderons, nous le recevrons de lui, parce que nous gardons ses commandements, et que ce qui lui est agréable, nous le faisons. Or voici son commandement: c'est que nous croyions au nom de son Fils Jésus-Christ, et que nous nous aimions les uns les autres, comme il en a donné le commandement. Et celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui, et nous savons qu'il demeure en nous par l'Esprit qu'il nous a donné. »

— IV, 4 : « Mes bien-aimés, ne croyez pas à tout esprit, mais éprouvez les esprits, s'ils sont de Dieu, parce que beaucoup de faux prophètes se sont élevés dans le monde. Voici 'en quoi se connaît l'Esprit de Dieu : Tout esprit qui confesse que Jésus-Christ est venu dans la chair, est de Dieu; et tout esprit qui détruit Jésus, n'est point de Dieu, et celui-là est l'Antéchrist, dont . vous avez ouï dire qu'il vient ; or il est déjà dans le monde. Vous, vous êtes de Dieu, mes petits enfants, et vous l'avez vaincu, parce que celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde. Eux sont du monde, c'est pourquoi ils parlent du monde, et le monde les écoute. Nous, nous sommes de Dieu. Qui connaît Dieu nous écoute ; qui n'est pas de Dieu ne nous écoute point ; et c'est à cela que nous connaissons l'esprit de vérité et l'esprit .d'erreur. Mes biens-aimés, aimons-nous les uns les autres, parce que la charité est de Dieu. Ainsi quiconque aime, est né de Dieu et connaît Dieu. Qui n'aime point, ne connaît pas Dieu, parce que Dieu est charité. » Un peu après, II : « Mes biens aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous devons nous aussi nous aimer las uns les autres. Personne n'a jamais vu Dieu. Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et sa charité en nous est parfaite. » — Un peu plus bas, l5 : « Quiconque confesse que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. Quant à nous, nous avons connu la charité que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est charité ; et celui qui demeure dans la charité, demeure en Dieu, et Dieu en lui. Or la charité de Dieu n'est parfaite en nous, de manière que nous ayons confiance au jour du jugement, qu'autant que nous sommes en ce monde tels qu'il est. Car il n'y a point de crainte dans la charité ; mais la charité parfaite chasse la crainte, parce que la crainte est accompagnée de peine ; ainsi celui qui craint n'est point parfait dans la charité. Nous donc, aimons Dieu, parce qu'il nous a aimés le premier. Si quelqu'un dit :J'aime Dieu, et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur. Car celui qui n'aime point son frère qu'il voit, comment peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas? De plus nous avons ce commandement de Dieu : Que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.

— V, 4 : « Quiconque croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu. Et quiconque aime celui qui a engendré, aime aussi celui qui est né de lui. Nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu, lorsque nous aimons Dieu, et que nous gardons ses commandements. Car l'amour de Dieu, c'est que nous gardions ses commandements : et ses commandements ne sont pas pénibles ; parce que tous ceux qui sont (112)  nés de Dieu triomphent du monde. » Un peu plus loin, 14 : « Et nous avons cette confiance en lui, que, quelque chose que nous demandions selon sa volonté, il nous écoute, et nous savons qu'il nous écoute. » Trois versets plus bas, 16 : « Si quelqu'un sait que son frère a commis un péché qui ne va pas à la mort, qu'il prie, et par lui la vie sera accordée à celui dont le péché ne va pas à la mort. Il y a un péché qui va à la mort; ce n'est pas pour celui-là que je vous disque quelqu'un prie. Toute iniquité est péché, et il y a un péché qui ne . va pas à la mort. Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche point, mais la génération divine le conserve, et le malin ne le touche pas. » Ailleurs 21 : « Mes petits enfants, gardez-vous des idoles. »

 

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CHAPITRE XLVII. PRÉCEPTES TIRÉS DE LA DEUXIÉME ÉPÎTRE DE SAINT JEAN.

 

— I, 5 : « Je ne vous écris point un commandement nouveau, mais celui que nous avons reçu dès le commencement, que nous nous aimions les uns les autres. Or la charité, c'est de marcher selon les commandements de Dieu, et c'est là le commandement que vous avez reçu pas le commencement, afin que vous y marchiez. » Quelques versets plus bas, 6 : « Quiconque se  retire, et ne demeure point dans la doctrine du Christ, ne possède point Dieu; quiconque demeure dans sa doctrine, celui-là possède le Père et le Fils. Si quelqu'un vient à vous, et n'apporte point cette doctrine, ne le recevez point dans votre maison, et ne lui dites pas même : Salut ; car celui qui dit salut communique à ses oeuvres mauvaises. »

 

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CHAPITRE XLVIII. PRÉCEPTES TIRÉS DE LA TROISIÉME ÉPÎTRE DE SAINT JEAN.

 

— I, 5 : « Mon bien-aimé, tu agis fidèlement dans tout ce que tu fais pour nos frères, et particulièrement pour les étrangers, qui ont rendu témoignage à ta charité en présence de l'Eglise ; tu agiras très-bien, si tu les conduis d'une manière digne de Dieu. Car c'est pour son nom qu'ils sont partis, n'ayant rien reçu des gentils.

Nous donc nous devons accueillir ces sortes de personnes, afin de coopérer à l'avancement de la vérité.» Un peu plus bas 11 « Mon bien-aimé, n'imite point le mal, mais le bien. Celui qui fait le bien est de Dieu, celui qui fait le mal n'a pas vu Dieu.»

 

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CHAPITRE XLIX. PRÉCEPTES TIRÉS DE L'ÉPÎTRE DE SAINT JUDE.

 

— I, 4: « Car il s'est introduit parmi vous quelques hommes impies qui depuis longtemps ont été prédestinés à ce jugement, changeant la grâce de notre Dieu en luxure, reniant notre seul maître et Seigneur, Jésus-Christ. » Un peu après, 12 : « Ils font le déshonneur de leurs festins se gorgeant sans retenue, se paissant eux-mêmes. » Ailleurs, 16 : « Ce sont des murmurateurs, se plaignant sans cesse, marchant selon leurs désirs ; leur bouche profère des blasphèmes et ils admirent les personnes en vue d'un profit. Mais vous, mes bien-aimés, souvenez-vous (113) des paroles qui ont été dites déjà par les Apôtres de Notre-Seigneur Jésus-Christ, lequels. vous annonçaient qu'à la fin des temps viendront des imposteurs, marchant selon leurs désirs dans l'impiété. Ce sont des gens qui se séparent eux-mêmes, hommes de vie animale, n'ayant pas l'Esprit. Mais vous, mes bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très-sainte foi, priant dans l'Esprit-Saint, conservez-vous dans l'amour de Dieu attendant la miséricorde de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle. Reprenez ceux-ci, après les avoir convaincus : sauvez ceux-là, en les arrachant au feu. Pour les autres, ayez en pitié par crainte, prenant même en haine cette tunique de chair qui est souillée. »

 

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CHAPITRE L. PRÉCEPTES TIRÉS DU LIVRE DE L'APOCALYPSE.

 

CHAPITRE II. Si c'est à des hommes, ou plutôt parce que c'est à des hommes que s'adressent ces avertissements, donnés à des anges, nous apprenons par tous ces préceptes à supporter les faux frères avec patience et, au nom de Dieu, à revenir par la pénitence à nos premières bonnes œuvres, à souffrir pour la foi les persécutions jusques à la mort, et à accomplir la loi avec charité.

Vers la fin du livre, quand il parle de la sainte cité, l'écrivain sacré ajoute, XXI, 27 : « Il n'y entrera rien de souillé, ni aucun de ceux qui commettent l'abomination et le mensonge. » Ailleurs, XXII, 14: « Bienheureux ceux qui lavent leurs vêtements dans le sang de l'Agneau, afin d'avoir puissance sur l'arbre de vie, et d'entrer par les portes, dans la cité! Loin d'ici les chiens, les empoisonneurs, les impudiques, les homicides, les idolâtres, et quiconque aime et fait le mensonge. Moi, Jésus, j'ai envoyé mon ange pour vous rendre témoignage de ces choses. »

 

Traducteur du Miroir sacré, M. l'abbé JOYEUX.

 

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