AVIS DE L'ÉDITEUR
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 Abbaye Saint Benoît de Port-Valais
rte de l'église 38 - CH-1897 Le Bouveret (VS)

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AVIS DE L'ÉDITEUR
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CHAPITRE LIV
CHAPITRE LV

AVIS DE L'ÉDITEUR.

 

 

D’après le témoignage de tous les maîtres, saint Augustin tient le premier rang parmi les Pères; aucune autorité, en dehors de l'Evangile et des Apôtres, n'est comparable à la sienne. Bossuet ne s'en séparait ni le jour ni la nuit; il avait mis en morceaux son exemplaire des OEuvres de saint Augustin ; il le cite sans cesse, et c'est surtout de ce merveilleux et profond génie qu'il s'était nourri. L'évêque d'Hippone est indispensable à quiconque veut pénétrer un peu avant dans la connaissance des vérités chrétiennes. Et quant à ceux qui désirent se former dans l'éloquence sacrée, ils doivent surtout lire saint Augustin et saint Jean Chrysostome; Bossuet le leur conseille (1). Ces deux Pères de l'Eglise ont un caractère différent; celui qui a été surnommé Bouche d'Or est plus éloquent, l'évêque d'Hippone est plus profond et plus sublime, mais. Bossuet veut qu'on les joigne ensemble.

Après avoir édité Bossuet, j'édite donc simultanément, je joins ensemble les deux modèles qu'il a si glorieusement suivis, et qu'il recommande.

Ces trois publications sont semblables de tout point; même format, même papier, même caractère : portraits en taille douce des trois immortels évêques: leur histoire, seuil nécessaire pour entrer dans leur pensée. Il ne s'agit pas ici de petites biographies, mais de véritables histoires, qui font autorité, et je pourrais ajouter, qui sont considérées comme des chefs-

 

1 Sur le style et la lecture des Ecrivains et des Pères de l'Eglise, pour former un Orateur, écrit publié pour la première fois par M. Floquet, t. XI, page 440 de mon édition.

 

d'oeuvre : histoire de Bossuet, par le cardinal de Bossuet : histoire de saint Jean Chrysostome, par M. l'abbé Martin (d'Agde) : histoire de saint Augustin, par M. Poujoulat, qui a fait le voyage d'Afrique et longtemps étudié les écrits de son héros, recueillant partout les moindres traces de cette illustre vie.

L'Histoire de saint Augustin, placée en tête de la traduction française des oeuvres de ce grand homme, a été approuvée par Mgr Affre, de glorieuse mémoire, couronnée par l'Académie française, et traduite dans les principales langues de l'Europe.

J'ai toujours eu soin, dans mes publications (et ce sera pour moi une règle constante), de m'adresser à des hommes non-seulement capables , mais d'une compétence spéciale. Le nom de M. Poujoulat demeure désormais inséparable du grand nom de saint Augustin, et M. Louis Moreau s'est créé, par ses travaux, les titres les plus sérieux à l'estime du publie; j'ai acquis le droit de reproduire diverses traductions de saint Augustin faites par ces deux écrivains; elles seront plus parfaites encore parce que les deux auteurs les ont revues. D'autres noms, inscrits en tête de mon édition, sont aussi des garanties considérables de doctrine, de science et de goût.

M. Poujoulat, et M. l'abbé Raulx, ancien professeur, aumônier de l'asile de Fains (Meuse), dont le public a remarqué le travail d'ordre et d'annotation dans mon édition de Bossuet; et qui est très-versé dans l'étude de l'Ecrit tre sainte, des Pères de l'Eglise et de la théologie,  (II) se sont chargés de revoir toutes les traductions, afin que la langue de saint Augustin y respire exactement et pleinement, et que cette édition fasse pour ainsi dire autorité.

Avant chaque écrit on en trouvera une analyse raisonnée comme dans mon Bossuet et mon saint Jean Chrysostome.

Quant au classement des matières, tout en nous préoccupant de l'ordre logique, nous nous sommes, autant que possible, attachés à l'ordre des temps, d'après l'édition même des Bénédictins dont la place est faite depuis si longtemps.

Le dernier volume se termine par les tables table alphabétique des innombrables matières traitées dans les écrits de saint Augustin table des passages de la sainte Ecriture commentés par lui.

Il me reste à devancer un reproche : pourquoi, me dira-t-on, traduire en français des ouvrages que le clergé lirait en latin ?

Je pourrais faire observer que l'idée de traduire les Pères n'est pas une innovation dans l'Eglise, et, sans sortir du cercle des trois grands Docteurs que j'édite, rappeler cette remarquable prière adressée par saint Augustin à saint Jérôme : Nous vous en supplions, et toute la société lettrée des Eglises d'Afrique vous en supplie avec nous : ne craignez pas de consacrer vos soins et votre application à traduire ceux des auteurs grecs qui ont le mieux interprété nos Ecritures. Vous pouvez faire ainsi que ces grands hommes deviennent notre propriété comme ils sont la vôtre. (Lett. XXVIII, n. 2, ci-dessous, pag. 554.) Bossuet lui-même, dans cet écrit jusqu'alors peu connu qu'il commence ainsi : « Pour la prédication, il y a deux choses à faire principalement : former le style, apprendre les choses, » ajoute

A l'égard de saint Chrysostome, son ouvrage sur saint Matthieu l'emporte, à mon jugement. Il est bien traduit en français, et on pourrait tout ensemble apprendre les choses

 

Bar-le-Duc, le 1er avril 1864.

 

et former le style. » (Tom. XI, pag. 440-442 (1).) Je préfère envisager l'objection en elle-même, Peut-être serait-elle fondée si elle concernait les traités de théologie scolastique ou les ouvrages uniquement destinés aux ecclésiastiques et aux savants : aussi l'ai-je évitée en publiant en latin les Dogmes théologiques du P. Pétau, les Annales ecclésiastiques de Baronius : agir autrement, ce serait déshabituer le clergé de la langue de l'Eglise. Mais traduire saint Augustin, ce n'est pas détourner le lecteur du texte latin : c'est l'y préparer. Les traducteurs n'ont point pour but de suppléer le texte, mais d'inviter à le lire et de rendre cette lecture plus facile, car elle ne l'est pas toujours. Si je ne l'ai pas mis en regard du français, c'est qu'il se trouve dans toutes les bibliothèques et qu'on se le procure à très-bon marché chez M. l'abbé Migne.

Quelquefois le temps manque pour lire le latin : dans la traduction française on parcourt rapidement une homélie, un traité pour le besoin du moment.

C'est le français, et non le latin, qu'un ecclésiastique tâchera de conseiller, de prêter aux gens du monde, qui trouveront, dans les plus beaux écrits de saint Augustin, de quoi éclairer leur intelligence et nourrir délicieusement leur piété.

Il y a aujourd'hui dans la société française et parmi les gens du monde du plus haut rang un goût marqué pour les lectures sérieuses et pour l'étude des monuments du Christianisme. Il est impossible de leur demander de lire saint Augustin en latin; il leur faut donc une traduction française : car ne pas lire saint Augustin, ce serait rester étranger aux plus grands efforts de l’esprit humain en faveur de la vérité.

 

1 Voici une autorité plus récente, Mgr Amoldi, qui vient de mourir évêque de Trèves; ce sage et ferme défenseur des droits de l'Église catholique dut les commencements de sa célébrité à une traduction allemande des homélies de saint Jean Chrysostome et du traité du sacerdoce qu'il jugea utile d'offrir au clergé de son pays.

 

LOUIS GUÉRIN ,

 

Imprimeur-Editeur.

 

 

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