PSAUME CXVIII
Précédente Accueil Remonter Suivante


rte de l'église 38 - CH-1897 Le Bouveret (VS)

Accueil
Remonter
PSAUMES I - X
PSAUMES XI - XX
PSAUMES XXI - XXX
PSAUMES XXXI - XL
PSAUMES XLI - L
PSAUMES LI - LX
PSAUMES LXI-LXX
PSAUMES LXXI-LXXX
PSAUMES LXXXI-XC
PSAUMES XCI-C
PSAUMES XCI-C
PSAUMES CI-CX
PSAUMES CXI-CXVII
PSAUME CXVIII
PSAUMES CXIX - CXXX
PSAUMES CXXXI-CXL
PSAUMES CXLI-CL

 

DISCOURS SUR
LE PSAUME CXVIII

 

PREMIER DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
LE VRAI BONHEUR.

DEUXIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
LA VOIE DU SEIGNEUR.

TROISIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
LE PÉCHÉ DANS L'HOMME JUSTE.

QUATRIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
L'OBÉISSANCE AUX PRÉCEPTES.

CINQUIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
LE REDRESSEMENT DE NOS VOIES.

SIXIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
LE CHRIST EST LA VÉRITABLE VOIE
.

SEPTIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
LA FOI ET LA GRÂCE.

HUITIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
LES DÉLICES DE LA LOI DE DIEU
.

NEUVIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
LA VIE EN ÉCHANGE DE LA MORT.

DIXIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
LE GOUT DES BONNES OEUVRES.

ONZIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
LE PROGRÈS DANS LA PIÉTÉ.

DOUZIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
LA VANITÉ ET L'ENVIE.

TREIZIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII
LA VIE DANS LE CHRIST.

QUATORZIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
LES EFFETS DE LA GRÂCE.

QUINZIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
LES EFFETS DE LA GRÂCE.

SEIZIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
L'UNION A DIEU.

DIX-SEPTIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
LES BIENS DE LA GRÂCE.

DIX-HUITIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
LES BIENFAITS DE LA GRÂCE
.

DIX-NEUVIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
LA JOIE DANS LE SERVICE DE DIEU.

VINGTIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
LES SOUPIRS DE L'ÉGLISE PERSÉCUTÉE.

VINGT-UNIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
SOUPIRS DE L'ÉGLISE VERS LE CIEL.

VINGT-DEUXIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
L'INTELLIGENCE DE LA LOI.

VINGT-TROISIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
LA VÉRITABLE LUMIÈRE.

VINGT-QUATRIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
IMPORTUNITÉ DES MÉCHANTS.

VINGT-CINQUIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
LA PRÉVARICATION.

VINGT-SIXIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
LA VRAIE CHARITÉ.

VINGT-SEPTIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
LE SECOURS DE LA GRÂCE.

VINGT-HUITIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
LE PLUS JEUNE PEUPLE.

VINGT-NEUVIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
LA VÉRITABLE PRIÈRE.

TRENTIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
LA GRÂCE DE DIEU.

TRENTE-UNIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.
INJUSTES PERSÉCUTIONS CONTRE L'ÉGLISE.

TRENTE-DEUXIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII
LA FORCE DANS L'ÉGLISE.

 

 

 

PREMIER DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

LE VRAI BONHEUR.

 

Le psaume débute par une invitation au bonheur dont le désir nous est naturel et que nous recherchons même par le péché, quoique ce bonheur ne consiste qu’à marcher dans la voie de Dieu, à nous attacher à lui. Etudier les témoignages de Dieu pour vivre plus saintement, c’est une perfection; les étudier pour la science en elle-même, c’est nè point chercher le Seigneur de manière à devenir jusle. Toutefois le bonheur dans la recherche de Dieu, n’est ici-bas qu’une espérance, comme celui qui consiste à souffrir persécution pour la justice.

 

 

DEUXIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

LA VOIE DU SEIGNEUR.

 

Celui qui commet l’iniquité ne marche pas dans la voie du Seigneur. Or, tout homme est pécheur et le péché c’est l’iniquité; donc nul homme ne marche dans cette voie. Croire en effet que nous sommes sans péché, c’est le comble de l’orgueil; dire que nous sommes en état de péché, sans le croire, c’est l’hypocrisie. Toutefois les saints marchent dans les voies du Seigneur, et néanmoins ils ont l’iniquité, puisque saint Paul faisait le mal qu’il ne voulait pas. Ainsi le péché habitait en lui, et néanmoins il marchait dans la voie du Seigneur.

 

 

TROISIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

LE PÉCHÉ DANS L’HOMME JUSTE.

 

Si saint Paul marche dans la voie du Seigneur, quoique le péché habite en lui, il suit de là que le péché stimule en nous les désirs déréglés, mais que le consentement seul nous rend coupables. Ce péché ne cessera d’habiter en nous que quand notre corps sera devenu immortel. Toutefois, ceux-là mêmes qui sont dans les voies du Seigneur, implorent la rémission de leurs dettes, c’est-à-dire des fautes de surprise, qui sont fréquentes. Les voies de Dieu se résument dans la foi: donc l’incrédulité est le péché de ceux qui ne marchent point dans ces voies. Qu’ils reviennent au Seigneur, et ils trouveront en lui miséricorde et vérité.

 

 

QUATRIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

L’OBÉISSANCE AUX PRÉCEPTES.

 

Les Grecs ont dit avec raison « rien de trop », quand il s’agit de régler notre vie. Mais quand le Prophète veut que l’on garde les préceptes de Dieu « à l’excès», cela signifie: complètement; il implore ensuite la grâce du Seigneur afin d’obéir à ses décrets, qu’il ne lui suffit pas de connaître pour les accomplir, et qui seraient pour lui un sujet de confusion, s’il ne les accomplissait point. Les accomplir, ce sera une confession glorieuse, aussi Dieu ne  l’abandonnera-t-il point complètement.

 

 

CINQUIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

LE REDRESSEMENT DE NOS VOIES.

 

Le jeune homme redresse ses voies en gardant les préceptes de Dieu. Ici homme désigne le genre humain; la jeunesse est mise en avant comme le temps le plus convenable, ou peut-être par allusion prophétique au prodigue de l’Evangile, ou parce que tout homme redressant ses voies est jeune par la grêce, qui nous est nécessaire pour observer la loi de Dieu si disproportionnée à nos forces. Aussi le Prophète supplie-t-il le Seigneur de lui enseigner ses préceptes comme les savent ceux qui les pratiquent.

 

 

SIXIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

LE CHRIST EST LA VÉRITABLE VOIE.

 

Comment le Prophète a-t-il pu prononcer les jugements de Dieu qui sont insondables, et demande-t-il à Dieu de lui faire connaître les justifications qu’il faut pratiquer? Le Prophète personnifie l’Eglise qui connaît les jugements de Dieu, et qui les connaît tous en Jésus-Christ, bien que l’homme ne puisse les sonder, et les connaître que par les lumières de l’Eglise. La voie des témoignages, si délicieuse pour le Prophète, c’est Jésus-Christ, gage de l’amour de Dieu, amour que l’Eglise médite et prêche.

 

 

SEPTIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

LA FOI ET LA GRÂCE.

 

L’Eglise demande à Dieu la vie, et dès lors la vie de la foi qui agit par la charité. Or, cette foi nous vient de Dieu, qui seul donne la victoire. Mais demander la vie comme le fait le Prophète, c’est l’avoir déjà, et dès lors il demande à Dieu de la lui conserver afin qu’il comprenne les merveilles de ses préceptes ou la charité.

 

 

HUITIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

LES DÉLICES DE LA LOI DE DIEU.

 

Dès lors que notre âme n’est point d’ici-bas, que nous sommes bannis du paradis, et que nous cherchons une patrie meilleure, nous sommes ici des étrangers comme nos pères ou les saints. L’infidèle au contraire n’est pas étranger. Or, nous allons à la véritable patrie par les commandements de Dieu qui se réduisent à l’amour de Dieu et du prochain; ce qui est facile à comprendre, et le Prophète supplie le Seigneur de lui en donner cette connaissance qui consiste à se plaire dans l’accomplissement de ces préceptes.

 

 

NEUVIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

LA VIE EN ÉCHANGE DE LA MORT.

 

C’est l’orgueil qui nous détourne de Dieu comme il en détourna le premier homme. Il tourne en dérision les enfants de Dieu qui demandent à être délivrés des opprobres, non pour eux, mais pour le préjudice que se font à eux-mêmes les insulteurs. Et ces blasphémateurs s’abstiennent comme aujourd’hui. Le Christ a prié pour ceux qui s’élevaient contre lui, et leur a ainsi communiqué la vie en échange de cette mort qu’ils donnaient à ses membres.

 

 

DIXIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

LE GOUT DES BONNES OEUVRES.

 

Comme le Prophète s’est attaché à la poussière, c’est-à-dire à la terre, ou même à ces affections du corps dont les convoitises sont contraires à celles de l’esprit, et dont il désire l’affaiblissement, il demande à Dieu, à cause de sa parole, ou de sa promesse qui fait de nous des enfants d’Abraham, de s’élever de plus en plus à la hauteur de la charité Pour n’en pas déchoir, il demande à Dieu la loi de la vie on de la foi, puis s’applaudit de ce que Dieu a dilaté son coeur pour courir dans ses commandements, c’est-à-dire lui a donné le goût des oeuvres saintes.

 

 

ONZIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

LE PROGRÈS DANS LA PIÉTÉ.

 

Le Prophète qui a déjà couru dans la voie des commandements, supplie le Seigneur de lui poser comme une loi la voie de ces mêmes commandements, ou de l’aider à y courir jusqu’à ce qu’il arrive à la palme promise, Il recherche toujours cette voie, en s’efforçant de pratiquer ces préceptes, et comme cette voie est la vérité, il la possédera à jamais. Il ne veut pas connaître la loi selon la lettre seulement, mais encore selon ta pratique ; alors il supplie Dieu de le conduire en inclinant son coeur vers les préceptes, et non vers les convoitises qui firent tomber le vieil Adam.

 

 

DOUZIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

LA VANITÉ ET L’ENVIE.

Ici-bas nous sommes assujétis à la vanité, et le Psalmiste en veut détourner ses yeux, c’est-à-dire, ou qu’il veut être du nombre de ceux qui en seront délivrés, ou peut-être voudrait-il n’avoir jamais ni la vanité pour but de ses actions, c’est-à-dire la louange qui vient des hommes, ni mène le bien-être de cette vie, autrement il n’y aurait plus de martyrs. Faire cette prière, c’est reconnaître le besoin de a grâce; aussi le Prophète veut-il être affermi dans la crainte qui sanctifie.

Eloigner de lui l’opprobre du soupçon signifierait le détourner de soupçonner le mal chez les autres , ce qui est le propre de l’envie; et dès lors il veut être vivifié dans la justice de Dieu, ou dans la charité qui est le Christ.

 

 

TREIZIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII

LA VIE DANS LE CHRIST.

 

Le Prophète supplie le Seigneur de le vivifier dans la justice ou dans le Christ, et c’est là un acte de miséricorde et de salut envers les enfants de la promesse. Alors il répondra une parole à ceux qui lui reprochent une parole. Cette parole, c’est le Christ, que nous reprochent ceux que la croix scandalise; c’est le Christ encore, que répondent les martyrs , et ceux qui après une chute Sont revenus à lui comme Pierre : cette parole n’a donc pas été pour jamais ôtée de leur bouche. C’est alors que le Prophète gardera la loi de Dieu en cette vie et en l’autre.

 

 

QUATORZIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

LES EFFETS DE LA GRÂCE.

 

Après avoir prié, le Prophète raconte le bien qu’il a fait, comme pour nous dite qu’il a été exaucé. Il a marché dans la voie large par la charité, parce qu’il s’appliquait à suivre les préceptes du Seigneur avec le secours de la prière, et cette prière est avivée par l’Esprit-Saint qui demeure en nous. Ensuite il a publié sans rougir les témoignages du Seigneur, comme les martyrs, parce qu’il méditait les préceptes elles pratiquait.

 

 

QUINZIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

LES EFFETS DE LA GRÂCE.

 

Le Prophète supplie Dieu de se souvenir de sa promesse, non que le Seigneur oublie, mais parce que lui-même désire ardemment ce qu’il demande Cette parole d’espérance l’a consolé dans les épreuves de l’humiliation, l’en a fait triompher en lui donnant la vie du bien, en le soutenant contre l’apostasie dans la persécution. Celui qui est ainsi consolé, c’est l’homme tombé du paradis et relevé par la promesse du Rédempteur. Depuis le commencement il a pu se soutenir par la méditation des Jugements de Dieu, par sa miséricorde; et dans la nuit du péché, il s’est souvenu de Dieu, ce qui l’a fortifié contre les assauts du démon.

 

 

SEIZIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

L’UNION A DIEU.

Tout homme qui garde la loi du Seigneur, a le Seigneur en partage. Mais comme il ne saurait garder cette loi sans le secours de l’Esprit-Saint, il doit l’invoquer.  Fortifié par ce secours, il se détournera de l’iniquité, ne craindra ni les embûches du démon, ni les scandales des hommes, et confessera plus hautement le Seigneur à mesure que s’élèvera la persécution. Alors le Christ s’unit à son serviteur, et par une faveur nouvelle, il en fait un serviteur par amour, et non par crainte.

 

 

DIX-SEPTIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

LES BIENS DE LA GRÂCE.

Le Prophète remercie le Seigneur de lui avoir donné l’amour qui bannit la crainte. Il demande au surplus la douceur ou l’attrait que l’on goûte à faire le bien, la discipline ou l’intelligence des leçons que Dieu nous donne par l’affliction, et la science qui devient utile quand elle est unie à la piété. Les deux premières s’acquièrent par l’expérience, mais la science ne s’acquiert pas sans l’intelligence qui  vient de Dieu, ainsi que la force d’accomplir ce que nous savons, qui est la foi efficace. Adam devenu pécheur fut humilié, et Dieu lui donna les moyens de redevenir juste : tels sont les moyens que nous devons étudier et pratiquer en dépit des orgueilleux.

 

 

DIX-HUITIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

LES BIENFAITS DE LA GRÂCE.

 

Dieu nous a faits de ses mains ou dans sa sagesse et dans sa puissance, mais dans un même esprit. Non-seulement Adam peut parler ainsi, mais tout homme né par la génération, puisque rien n’est produit en dehors de la force active de Dieu. Le Prophète demande à Dieu l’intelligence, que nous avons en naissant, il est vrai, mais il entend par là cette foi qui purifie nos coeurs, qui nous fait comprendre la loi de Dieu d’une manière efficace, et comprendre que cette intelligence même est une faveur de Dieu; qu’elle nous vienne par un ange ou autrement, c’est Dieu qui nous la donne.

 

 

DIX-NEUVIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

LA JOIE DANS LE SERVICE DE DIEU.

 

C’est à Dieu, qui nous a créés, qu’il appartient de nous créer encore, en nous donnant de comprendre ses préceptes. Ceux-là craignent qui sont dans le Christ et dans l’Eglise. Or, ils verront un jour cette Eglise qui est le corps du Christ, et dont ils font partie, mais qu’ils ne voient point dans sa splendeur ici-bas, à cause de la crainte inhérente à notre situation actuelle. Le Prophète appelle sur lui les divines miséricordes et la vie, c’est-à-dire la vie heureuse, car celle d’ici-bas est plutôt une mort. Cette vie s’obtient par la méditation des préceptes, méditation qui nous met en communion avec Jésus-Christ par la pureté du coeur, qu’il nous faut demander instamment.

 

 

VINGTIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

LES SOUPIRS DE L’ÉGLISE PERSÉCUTÉE.

Le roi défaillance employé par le Prophète n’est qu’une sainte impatience vers le salut. Toujours ce désir a été exhalté dans l’Eglise; sous l’ancienne loi les saints soupiraient après le Christ incarné ; ils soupirent aujourd’hui après Jésus qui viendra nous juter. Telle est la langueur de l’Eglise, qui fait monter vers le ciel de brûlants soupirs ; et ces soupirs éloignent les convoitises charnelles et avivent la charité. Elle demande sa délivrance, et néanmoins elle subsistera jusqu’à la fin du monde; elle répudie les fables que débitent les hérétiques ses persécuteurs, elle demande pour ses martyrs et obtient le secours du ciel qui les soutient.

 

 

VINGT-UNIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

SOUPIRS DE L’ÉGLISE VERS LE CIEL.

 

Le Prophète aspire au ciel où demeure éternellement la parole de Dieu, puis il se rabat sur la terre où il voit passer les générations qui se transmettent sa parole. Ces deux générations sont l’Ancien et le Nouveau Testament, et ceux de l’Ancien qui se sont sanctifiés appartenaient au Nouveau, étaient fondés sur Jésus-Christ, qui est le véritable jour. Afin de ne point périr tians son abaissement, le Prophète médite la loi de Dieu; il est à Dieu, et non à lui-même; les exemples des pécheurs l’eussent perdu, s’il n’eût compris par les témoignages de Dieu qu’il vaut mieux mourir qu’abandonne cette loi.

 

 

VINGT-DEUXIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

L’INTELLIGENCE DE LA LOI.

 

C’est la foi agissant par la charité qui nous facilite l’accomplissement des préceptes divins, et cette foi vient de la grâce de Dieu qui nous éclaire, qui nous dispose à l’accomplissement de la loi or, cette loi qui se résume dans la charité durera éternellement, puisque dans le ciel nous ne cesserons d’aimer Dieu. Celui qui surpasse en intelligence les docteurs et les anciens, c’est le Christ, et tout homme qui se pénètre de l’esprit plus que de la lettre de l’Evangile. Cet homme se détourne du sentier du mal, ou plutôt résiste à ses convoitises, goûte la parole divine comme un miel exquis; et ce miel est dans l’intelligence qui lui est venue par les préceptes, ou plutôt par l’obéissance aux préceptes.

 

 

VINGT-TROISIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

LA VÉRITABLE LUMIÈRE.

 

On appelle flambeau ce qui ne s’allume qu’à la véritable lumière qui est le Christ. Cette parole qui est un flambeau, c’est la parole de l’Evangile prédite par les Prophètes, prêchée par les Apôtres. Elle a déterminé le Prophète à garder les décrets de la justice, par celte foi si persécutée, et pour laquelle il demande à Dieu la vie selon sa parole, c’est-à-dire la vie de l’âme par une pureté toujours croissante. Il veut que cette âme soit entre es mains de Dieu ; il l’offre afin qu’elle échappe aux pièges des pécheurs. Ces témoignages acquis par héritage lui viennent de Dieu notre Père, à qui nous devons rendre témoignage par la charité qui est éternelle.

 

VINGT-QUATRIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

IMPORTUNITÉ DES MÉCHANTS.

 

Haïr les méchants ne peut, selon la charité, s’entendre que de leurs oeuvres. Le Prophète les éloigne de lui afin d’approfondir la loi du Seigneur, dont il est détourné par leurs affaires du temps, par leurs querelles. Il demande à Dieu ce soutien qui est vie, c’est-à-dire vie éternelle, car Dieu réduit au néant ceux qui s’éloignent de lui. Tous ceux qui pèchent sont-ils prévaricateurs ?

 

 

VINGT-CINQUIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

LA PRÉVARICATION.

 

Tous les pécheurs de la terre sont prévaricateurs, dit le Prophète, non pas tous contre la loi mosaïque, puisque tous ne l’ont pas reçue; mais comme cette loi n’est qu’un développement ou une restauration de la loi naturelle, les Juifs qui la violent sont plus coupables , et les Gentils, violateurs de la loi naturelle sont coupables à leur tour. Donc tout pécheur est violateur au moins de la loi naturelle. Quelques-uns ont voulu condamner sans remède ceux qui ont vécu en dehors de la loi, et simplement à être jugés ceux qui ont péché sous la loi. Erreur! Le Christ est la base de toute sanctification, et les Juifs incrédules seront jugés plus sévèrement. Au nombre des pécheurs mettons les enfants, puisqu’ils ont la tache originelle, et que tous dès lors ont besoin de la grâce de Dieu ceux qui ont la raison doivent agir, non par la crainte servile qui laisse le désir du péché, mais par la crainte de la charité, oui redoute simplement de déplaire à Dieu.

 

 

VINGT-SIXIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

LA VRAIE CHARITÉ.

Quand le Prophète parle ici du jugement, ce mot doit être entendu dans un sens favorable, dans le même sens que la justice dont l’acte produit le jugement. Toutefois il craint que ses ennemis ou les démons ne le poussent au désordre, et il supplie le Seigneur de l’en délivrer; loin de compter sur lui-même, il en appelle à Dieu qui donne la force et la patience. Or, cette patience nous est nécessaire, pour nous maintenir contre les calomnies de nos ennemis de toutes sortes. Le Prophète veut être au service de Dieu par amour, et comme l’ancienne loi s’est effondrée sous le grand nombre des prévarications, le Prophète soupire après l’acte suprême de Dieu, c’est-à-dire après le Christ qui nous justifie par la grâce, et nous redresse en nous faisant agir par la charité.

 

 

VINGT-SEPTIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

LE SECOURS DE LA GRÂCE.

Etudier à fond les témoignages du Seigneur, c’est là une tâche difficile à un homme, et toutefois il est bon d’étudier ce qu’il y a d’admirable, d’étonnant dans sa loi. Cette loi, oeuvre d’un Dieu bon, ne donnait ni la justice, ni la vie ; le Prophète en a recherché ta cause, et il a trouvé que cette loi se bornait à indiquer le péché, afin de nous humilier, et de nous démontrer qu’il nous faut le secours de Dieu, et de nous le faire demander. Voilà ce qu’a compris le Prophète, et il invoque te Seigneur qui nous a aimés le premier, lui demandant de le servir par amour, de résister aux persécutions qui le détournaient du service de Dieu, de connaître la loi d’une manière pratique; il s’humilie à cause de ses fautes.

 

 

VINGT-HUITIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

LE PLUS JEUNE PEUPLE.

 

Le Prophète pleure sa faute à cause de la justice de Dieu, et dans la ferveur de son amour il veut le faire partager à ceux qui lui rendent le mal pour le bien ; il veut leur faire goûter les délices de sa pénitence. Il semble regretter que ses ennemis plus avancés en âge, et qui sont la figure de l’ancien peuple, aient oublié la loi de Dieu, tandis que lui, peuple nouveau, est resté fidèle à cette loi de Dieu au milieu des persécutions. Au milieu de ses angoisses, il demande l’intelligence, c’est-à-dire de connaître combien est méprisable ce que la persécution peut lui enlever; alors il vivra pour rendre témoignage à Dieu.

 

 

VINGT-NEUVIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

LA VÉRITABLE PRIÈRE.

 

C’est le coeur qui doit prier: il prie par l’application de la pensée, et il est entier à la prière quand il exclut toute autre pensée. Ainsi prie le Prophète : Il demande à Dieu de pouvoir chercher ses ordonnances, qui forment l’essence de la sagesse. Mais pour trouver la sagesse, il faut la vouloir d’une manière pratique, de manière à rendre témoignage à Dieu. Stimulé par son amour, le Prophète ou plutôt l’Eglise a devancé le temps de la prière, quand par l’organe des Prophètes elle a poussé des cris suffisants, avant l’incarnation. Elle implore le secours de Dieu contre la persécution qui approche, et se confie dans les témoignages de Dieu, basés sur Jésus-Christ, et promettant la vie éternelle.

 

 

TRENTIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

LA GRÂCE DE DIEU.

 

Cette loi que le Prophète n’a point oubliée, est celle qui élève les humbles, et abaisse les orgueilleux; or, l’élévation des saints, c’est la vie éternelle, due à la grâce qui nous sépare des pécheurs. Cette grâce a produit dans l’Eglise la force en face des persécuteurs: de là tant de martyrs; et la charité qui pleure les apostasies, en même temps qu’elle raffermit dans la parole divine.

 

 

TRENTE-UNIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII.

INJUSTES PERSÉCUTIONS CONTRE L’ÉGLISE.

 

Rien ne motivait les persécutions contre l’Eglise, puisque l’Evangile ordonne la soumission aux pouvoirs terrestres, c’est à Dieu que s’est attachée l’Eglise pour triompher et remporter les dépouilles ou convertir ses persécuteurs. De là ce redoublement d’amour pour la loi de Dieu qu’on craint de violer, et cette prière faite sept fois le jour, ou un nombre complet. L’amour de la loi de Dieu nous préserve des chutes, mais le salut nous vient du Christ annoncé, parla loi, en des témoignages qui font notre espérance. Aussi le Prophète nous dit-il que ses voies sont en Dieu, en Dieu qui regarde les méchants, qui voit aussi les justes, c’est-à-dire qu’il a voulu marcher selon la volonté de Dieu.

 

 

TRENTE-DEUXIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME CXVIII

LA FORCE DANS L’ÉGLISE.

 

Elle convient à l’Eglise cette prière qui demande le salut, qui a pour objet de connaître les ordonnances, puis de les publier, au milieu des contradictions. Afin de ne rien craindre, l’interlocuteur s’attache aux préceptes de Dieu qui veut bien arracher son âme dans la personne des martyrs, vivifier l’Eglise par cette mort. il est lui-même la brebis égarée que cherche le bon pasteur.

Haut de la page

 

Précédente Accueil Suivante