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DISCOURS SUR LE PSAUME XLI
SERMON AU PEUPLE
LES SOUPIRS DE L’ÉGLISE
 


Ce cerf altéré désigne les membres de l’Eglise, qui sont les fils de Coré ou du Calvaire. Le désir de la vie éternelle a de l’analogie avec les moeurs des cerfs qui sont agiles, qui tuent les serpents, ce qui leur occasionne une grande soif, qui se soulagent mutuellement du fardeau de leur tête. Le cerf du psaume se nourrit de ses larmes, quand on lui dit : Où est ton Dieu? Il le trouve dans les régions spirituelles de la méditation,  en s’élevant jusqu’aux saintes harmonies qui lui font désirer le ciel. Il s’afflige d’être encore ici-bas, il s’effraie des abîmes. Il veut aller au ciel par l’espérance, par l’humilité et surtout par la prière, qui est le meilleur des sacrifices.

 

DISCOURS SUR LE PSAUME XLII
SERMON AU PEUPLE.
LES GÉMISSEMENTS DES SAINTS. 

 Ce discours fut prêché un jour de jeûne, dans l’après-midi. Saint Augustin y relève les gémissements du bon grain mêlé à la paille, et demandant à Dieu d’en être séparé par le jugement.  C’est Dieu qui nous donne le courage de les supporter ici-bas; qui nous donnera la lumière, nous fera approcher de son autel pour fortifier l’homme nouveau. Appliquons-nous à la justice, confessons le Seigneur, faisons les oeuvres sanctifiantes de l’aumône, du jeûne, de la prière, et Dieu nous exaucera.

 

DISCOURS SUR LE PSAUME XLIII.
SERMON AU PEUPLE.
L’AFFLICTION ET LA GRÂCE.

 
Les fils de Coré sont les martyrs qui en appellent à Dieu dans leurs tourments, qui comparent aux maux qu’ils endurent les merveilles de Dieu en faveur de son peuple délivré, puis établi dans la terre promise. Dieu demeure sourd à nos demandes, pour que nous apprenions à lui demander les biens éternel : qu’il n’accorde pas en cette vie. Les merveilles du Seigneur étaient l’effet gratuit de sa bonté qui nous délivrera des maux d’ici-bas. Entre la gloire du passé et celle de l’avenir, il y a la peine du présent, épreuve nécessaire pour nous faire connaître si nous servons Dieu par amour, et dont Dieu nous délivrera par sa grâce.


 

DISCOURS SUR LE PSAUME XLIV.
PRÊCHÉ AU PEUPLE DE CARTHAGE 1
L’ÉPITHALAME DE L’ÉGLISE

Ce psaume est pour les fils de Coré ou du Chauve; mais à ce propos, gardons-nous de ressembler aux enfants qui insultaient à Elisée, soyons enfants, mais par l’innocence. Ce psaume est pour ceux qui se convertiront et pour le bien-aimé. Ce bien-aimé est le Verbe fait chair, — sa beauté, sa bonté, — sa puissance créatrice, — sa promptitude, — la grâce de ses lèves, — son glaive ou sa parole, qui divise le fils contre le père, — son humanité qui nous attire, — sa justice, sa vérité, sa douceur, son trône éternel, son sceptre qui nous redresse, l’onction qui le fait le Christ. — Vêtement de l’Epouse ou de l’Eglise, une dans sa foi; avec la variété des langues, — elle est la bonne odeur du Christ pour la vie et pour la mort. — Ses palais ou les coeurs des saints. — Les filles des rois sont les filles des Apôtres converties ou engendrées au Christ. Beauté intérieure de la reine. — Les filles des rois viennent après elle avec des présents ou des oeuvres de charité. — Les évêques successeurs des Apôtres. Beauté extérieure, ou bon exemple.

 

DISCOURS SUR LE PSAUME XLV.
SERMON AU PEUPLE.
LA PRÉDICATION DES  APÔTRES

Ce Psaume est pour les fils de Coré ou du Calvaire, et dès lors pour nous, et le Christ est notre fin, puisque nous unir à lui c’est arriver au dernier terme de la gloire. Dieu est pour nous un refuge, parce qu’il habite notre conscience, à moins que le péché ne l’en bannisse ; le péché nous ferme alors cet asile, et où recourir ? C’est une créance que Dieu a sur nous, et que l’on ne solde que par la douleur. Les fils de Coré sont les Juifs convertis à la voix de Pierre, quand le Saint-Esprit descendit. ils trouvèrent le calme dans la foi. Les montagnes transportées dans la mer, ce sont les Apôtres an milieu des nations qui s’ébranlent, se convertissent, reçoivent la rosée de la grâce, tandis qu’Israël demeure stérile, se heurte contre la  petite pierre qui devient montagne. Paix avec Dieu.

 

DISCOURS SUR LE PSAUME XLVI.
SERMON AU PEUPLE. 
L’ASCENSION DU CHRIST.

Les fils de Coré ou les chrétiens doivent imiter la simplicité des enfants, en éviter l’irréflexion. Ils doivent chanter ce roi des Juifs et de tous les peuples, qui s’élève au milieu des jubilations, au bruit des trompettes, mais le chanter avec intelligence, ou plutôt avec la foi qui est la lumière du coeur. Il s’élève au ciel, d’où nous devons croire qu’il viendra pour le jugement. Il est assis à la droite de Dieu et veut s’asseoir dans nos coeurs. Pour cela il n’est pas nécessaire d’être enfant d’Abraham, il faut avoir la foi du centenier et éviter l’orgueil des Juifs.

 

DISCOURS SUR LE PSAUME XLVII.
SERMON AU PEUPLE.
ÉTABLISSEMENT DE L’ÉGLISE.

Ce psaume est pour le deuxième jour de la semaine, celui où fut formé le firmament par Jésus-Christ ressuscité. Ce firmament est l’image de 1’Eglise, qui est la cité du grand roi, la montagne sainte sur laquelle Dieu exauce nos prières, et qui remplit le monde entier; Elle est un seul édifice formé néanmoins de la circoncision et de la gentilité, deux murailles unies par le Christ, qui est la pierre de l’angle. La gentilité, figurée par l’aquilon, dépose son orgueil, vient avec ses rois recevoir la grâce. Mélange des bons et des méchants; les bons sont le froment parfois recouvert de paille. La force de Sion, c’est la charité qui nous fait proclamer Jésus-Christ comme notre Dieu.

 

PREMIER DISCOURS SUR LE PSAUME XLVIII.
PREMIER SERMON. — L’EMPLOI DES RICHESSES.

L’impie jouissant du bonheur temporel, et le juste qui en est privé, voilà pour beaucoup la pierre de scandale. — Les nations désignent les impies; les habitants de la terre, les justes. Les riches peuvent être pauvres, s’ils ne comptent pas sur leurs richesses, et les pauvres sont riches quand ils les désirent. Ecoutons de manière à comprendre et nous verrons Dieu pour jouir de lui, non pour le fuir, comme ceux qui ont compté sur leur force, sur leur bien, sur leurs amis, qui se sont fait de magnifiques tombeaux pour y demeurer, mais dont l’âme va au feu éternel, et qui laissent leurs biens à des étrangers ou à ceux qui ne peuvent les secourir.

 

DEUXIÈME DISCOURS SUR LE PSAUME XLVIII.
DEUXIÈME SERMON. — L’EMPLOI DES RICHESSES (SUITE)
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Les pécheurs auront pour pasteur la mort, ou le diable qui a introduit la mort dans le monde; de même que la vie ou Jésus-Christ est le pasteur des fidèles. Déjà ces fidèles habitent le ciel par la foi et surtout par la charité; c’est là qu’est leur  coeur. C’est de là que leur vient la vie, car la vie du temps n’est pas la vie proprement dite. La vie des justes paraît une folie, et un jour ils domineront les méchants qui les prennent aujourd’hui pour des insensés. Cette vie des justes consiste dans l’union au Créateur, qui ne promet que pour l’avenir. Travaillons au salut de notre âme, acceptons la douleur comme un redressement, une perfection.

 

DISCOURS SUR LE PSAUME XLIX.
SERMON AU PEUPLE.
LE JUGEMENT DE DIEU.

 
Le Dieu qui appelle à la foi la terre entière et non l’Afrique seulement, est le Dieu des dieux, c’est-à-dire des anges et des saints, qui sont les cohéritiers de Jésus-Christ, qui doivent entrer en participation de sa gloire, aussi bien que le Dieu des démons, qui à leur tour sont les dieux des nations. Il a parlé et fait éclater sa gloire à Jérusalem d’abord, puis dans les nations par le moyen des Apôtres. Mais pendant sa vie et à la croix, il était caché et parlait miséricorde; à sa résurrection il parut un Dieu même à Thomas ; tel il viendra au grand jour parler justice. Le feu qui le précède n’est qu’un châtiment vulgaire, le plus terrible c’est la privation de Dieu. Alors se fera la séparation ; les uns, figurés par les cinq vierges sages, les cinq frères du mauvais riche, les cent cinquante-trois poissons, monteront en haut pour juger avec Dieu. Ils ont fait miséricorde et ont offert le sacrifice de louanges, non avec des animaux, mais avec la sainteté du coeur et des oeuvres. Ce sacrifice, le pécheur ne peut l’offrir. Crime du scandale, de la détraction. Glorifions-nous, mais en Dieu.


DISCOURS SUR LE PSAUME L.
SERMON AU PEUPLE DE CARTHAGE.
LA PÉNITENCE.

Culpabilité des chrétiens au théâtre, et prière à Dieu de les ramener comme David. La faute d’un si grand homme n’est un encouragement que pour les méchants. Profit qu’en doivent tirer les âmes de bonne foi. Danger de la prospérité, David persécuté demeure juste. Précaution contre le désespoir. David n’a point péché par ignorance, mais il implore la miséricorde et se fait justice à lui-même. Parabole de Nathan. La brebis du pauvre. La femme adultère obtient son pardon; comme pour David, son péché est toujours sous ses yeux. Dieu seul est sans péché. Souillure universelle. Dieu pardonne à quiconque se châtie. Les Ninivites. L’hysope on l’humilité aide à nous purifier. L’homme humble écoute comme Jean-Baptiste. Dieu châtie en cette vie pour épargner en l’autre. David en face d’Absalom et de Séméi. Union à l’Esprit-Saint, au Verbe de Dieu. Sacrifice de la loi nouvelle; prière pour l’Eglise. Réprimons le péché dans nous et dans les autres.

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