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rte de l'église 38 - CH-1897 Le Bouveret (VS)

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SERMON CCLXXXI . SAINTE PERPÉTUE ET SAINTE FÉLICITÉ, MARTYRES. II. LEUR VICTOIRE MERVEILLEUSE.

 

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ANALYSE. — Le courage viril qu'elles déploient dans leurs combats, malgré la faiblesse de leur sexe, ne peut être attribué qu'à Jésus-Christ, à qui elles étaient intimement unies. Ce qui rend ce courage plus digne encore d'admiration, c'est qu'en triomphant de tout, l'une triomphe de son vieux père en lui témoignant la plus filiale tendresse, et que l'autre triomphe miraculeusement d'un enfant nouveau-né.

 

1. Ce qui brille, ce qui l'emporte éminemment dans cette société de martyrs, c'est la vertu, c'est le nom de Perpétue et de Félicité, ces saintes servantes de Dieu ; car la couronne est plus glorieuse, quand le sexe est plus faible, et l'âme se montre assurément plus virile dans le corps d'une femme, lorsque celle-ci ne succombe pas sous le poids de sa fragilité. Combien elles avaient raison de se tenir intimement unies à l'Epoux unique à qui l'unique Eglise se présente comme une vierge chaste (1) ! Avec quelle raison elles lui demeuraient unies, puisqu'en lui elles puisaient la force de résister au démon, puisqu'ainsi, on voyait des femmes renverser l'ennemi qui par la femme avait abattu l'homme. En elles se montra invincible Celui qui s'est rendu faible pour elles. Pour les moissonner il les remplit de sa force, Lui qui pour les semer s'est anéanti lui-même. C'est lui qui les a élevées a tant de gloire et d'honneur, quand pour elles il a voulu entendre des outrages et des blasphèmes. C'est lui enfin qui a donné à ces femmes de mourir victimes de leur, courage et de leur fidélité, après que pour elles il a daigné dans sa miséricorde prendre une femme pour Mère.

2. Une âme pieuse aime à contempler comment la bienheureuse Perpétue, ainsi qu'elle assure l'avoir vu dans une de ses révélations, se trouva changée en homme pour lutter contre le démon. C'est que dans cette lutte elle aussi travaillait à devenir un homme parfait, à atteindre la mesure de l'âge et de la plénitude

 

1. II Cor. XI, 12.

 

du Christ (1). Aussi, pour n'oublier aucun moyen de la surprendre, dès que l'antique et opiniâtre ennemi qui avait trompé l'homme par la femme, se sentit aux prises avec cette femme d'un mâle courage, il essaya de la vaincre en recourant à un homme. 1 ne s'adressa point à son mari, dans la crainte que déjà citoyenne des cieux par l'élévation de ses pensées, elle ne soupçonnât en lui des désirs charnels qui la feraient rougir et dont elle triompherait aisément; c'est sur les lèvres de son père qu'il mit des paroles de séduction; il espérait qu'incapable de mollir sous les impressions de la volupté, le tueur religieux de la fille serait vaincu par la force même de sa piété. Mais la sainte répondit à son père avec une telle sagesse que, sans violer le précepte qui commande d'honorer les parents, elle ne se laissa point prendre aux ruses profondes où se cachait l'ennemi. Vaincu ainsi de tous côtés, l'ennemi fit frapper d'une verge le père de Perpétue; il voulait que si elle avait méprisé ses paroles elle souffrît au moins de ses douleurs. La fille gémit de l'injure faite à son vieux père; pour n'avoir pas cédé à ses représentations, elle n'avait rien perdu de son affection pour lui. Car ce qu'elle haïssait en lui, était l'aveuglement et non la nature, l'infidélité et non l'auteur de ses jours. Elle mérita donc plus de gloire en repoussant les remontrances insensées de ce père bien-aimé, qu'elle ne put voir frapper sans jeter un cri de douleur. Ainsi ce témoignage de sensibilité n'ôta rien à l'énergie de son courage, et

 

1. Eph. IV, 13.

 

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il ajouta à son martyre un nouveau titre de louanges. Car « tout coopère au bien de ceux qui aiment Dieu (1) ».

3. Pour Félicité, elle était enceinte dans sa prison. Ses gémissements, quand elle accoucha, montraient bien qu'elle était femme; mais si elle ne fut pas exempte du châtiment infligé à Eve, elle fut secourue par la grâce accordée à Marie. Femme, elle souffrait ce qu'elle devait endurer; mais elle était soutenue par le Fils de la Vierge. Un mois avant d'être à terme, elle donna donc le jour à un enfant. Si la Providence voulut ainsi que le temps de ses couches fût devancé, c'était pour ne pas retarder le jour ni la gloire de son martyre. Oui, la Providence voulut que son enfant vînt au monde avant l'époque ordinaire, afin que Félicité fût rendue, comme il était juste, à ses illustres compagnons; sans elle, effectivement, ne semble-t-il pas que ces martyrs auraient manqué, non-seulement d'une compagne de plus, mais encore de la récompense qui leur était due? Les noms réunis de ces deux femmes désignent en effet le bon. heur assuré à tous ces saints. Pourquoi ont-ils tout bravé, sinon pour jouir d'une Félicité Perpétuelle ? Il est donc bien vrai que les noms de celles-ci expriment la destinée à la. quelle tous sont appelés. Aussi quoique ces martyrs fussent nombreux, ces deux noms ex. primaient seuls l'éternité, le bonheur de tous.

 

1. Rom. VIII, 28.

 

 

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