N° 146

Précédente Accueil Remonter
Bibliothèque

Accueil
Remonter
N° 114
N° 116
N° 117-118
N° 120
N° 121
N° 122
N° 123
N° 124
N°128
N° 129
N° 130
N° 131
N° 132
N° 133
N° 134
N° 135
N° 136
N° 137
N° 138
N° 139
N° 140
N° 141
N° 142
N° 145
N° 146

 

La voix de Catherine de Sienne
N° 146 - juin - juillet 2008

Association internationale Catherine de Sienne, reconnue par Décret du Cons. Pont. pour les Laïcs, le 15 août 1992 www.caterinati.org

Bulletin du groupe Liège-Bruxelles
Ed. resp. Chantal van der Plancke, La voix de Catherine de S.
rue de Rome 34, Bte 19, B 1060 Bruxelles. Belgique
Tél. Fax 00 32 2 539 07 45 — c.vd.plancke@skynet.be 
Abon. Belgique 8 € CPP 000—1300647— 71
Etrang. 10 € IBAN BE49 0001 3006 4771 — BIC BPOTBEB1
Pas de chèques svp

Sommaire : Année St Paul 2008-09 2  ; Edito 3 ; Mgr Bonicelli un évêque face à Ste Catherine 4 ; Catherine à Maastricht (Hollande) 6 ; - Basilique St-Servais 7 ; - Librairie Selexyz-Dominicanen 8 ; - Expo « Palazzo » 10 ; Rencontre avec le Cardinal Journet (Suisse) 12 ; Charles Journet,ravi par la beauté de l'Eglise 14 ; Quelques nouvelles 15 ; 'Qui suis-je? Une bouée flottant au gré des marées 16


Année Saint Paul ; des sites pour s'informer

Atelier Saint-André

www.annopaolino.org

Site officiel de l'Année St Paul, en italien, anglais, espagnol et français. 11 comporte essentiellement des nouvelles depuis la Basilique St-Paul, la lettre de Benoît XVI pour l'ouverture de l'Année, lors des vêpres du 28 juin, le thème pour la journée des vocations du 13 avril 2009, le Périodique (PDF) de l'Abbaye Saint-Paul qui donne une chronique des initiatives pastorales, culturelles et œcuméniques en cours, en Occident et en Orient : à Damas, Athènes, Salonique...

www.abbaziasanpaolo.net

L'abbaye Saint-Paul-hors-les-murs a mis en ligne, en plusieurs versions linguistiques, une hymne pour l'année jubilaire : « Si vous êtes ressuscites avec le Christ ». Vous pouvez l'entendre et charger la partition en français. Données culturelles sur la basilique.
 

www.annee-jubilaire-saint-paul.fr


Ce site était le premier site français consacré à Tannée saint Paul. Une initiative de laïcs chrétiens, appuyée et relayée par l'agence voyagiste Terre entière. Il présente le Jubilé à Rome et dans le monde, les pèlerinages, croisières, chemins de conversion, et liens avec les autres sites.


www.anneesaintpaul.fr


Site du diocèse de Versailles créé par une équipe d'exégètes, de théologiens et de prédicateurs, coordonnée par le Service de Formation de ce diocèse. Présentation de saint Paul : biographie, cartes de ses voyages, lexique paulinien, bibliographie. Un site utile pour enseignants et catéchistes. Vous y trouverez surtout de quoi vous aider à préparer vos homélies sur saint Paul au fil de Tannée : le contexte du passage proposé par la liturgie, le lien avec les autres textes du dimanche, des pistes pour la lectio divina, sans oublier le coin des enfants. Terre entière, partenaire du site, organise vos voyages, croisières et pèlerinages.
 

Dimanche 25 janvier 2009

Fête de la conversion de St Paul
Au cœur de la Semaine de prière pour l'unité.  Et au cœur de cette année jubilaire 2008-2009
 


Editorial


Chers amis,

Nous voici entrés dans une nouvelle « année jubilaire », huit ans après l’an 2000. En effet. Benoît XVI nous invite à commémorer le bimillénaire de la naissance de St Paul (entre les années 7 et 10). Un jubilé, c’est fait pour jubiler ! Pour rendre grâce des merveilles que Dieu fit, par son Apôtre, pour nous, « les païens ». (Ce terme redevient d’actualité, même s’il est plus policé de dire « les Gentils » !)

L’ouverture de la porte sainte à St-Paul-hors-les-Murs à Rome, lors des vêpres œcuméniques du 28 juin 2008, se fit en présence du Patriarche de Constantinople, Bartholomée 1er, et de délégations d’ecclésiastiques et de laïcs d’autres Eglises orthodoxes (d’Antioche, de Chypre, de Grèce et d’Italie du Sud, par où Paul est passé). Cet événement témoigne de la visée ecclésiale de ce jubilé. L’allumage solennel de la « flamme paulinienne » symbolise ce feu qui habitait St Paul : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2,20) - « Ma nature, c’est le feu », disait Catherine.

Ste Catherine doit beaucoup à St Paul, « son doux Paolicio », comme elle aimait l’appeler. Dès ses six ans, dans une sorte de ‘vision inaugurale’, elle l’aperçut auprès du Christ, avec Pierre et Jean, au-dessus de l’église St-Dominique à Sienne. Elle lui doit sa vocation missionnaire et sa mystique de l’Eglise en des temps où elle voyait l’Epouse du Christ en haillons, souillée par le péché, pâle et anémique, faute d’être nourrie par la Parole et par les sacrements. Car, plus profondément, elle était éblouie par l’amour du Christ pour la communauté chrétienne : « Il l’a aimée et s’est donné pour elle, afin de la sanctifier, en la purifiant dans le bain de l’eau ; afin de se présenter à lui-même l’Eglise dans la gloire, sans tâche, ni ride ni rien de tel, mais pour qu’elle soit sainte et immaculée » (Eph 5, 25). Quel contraste, pensait-elle !

Comme l’apôtre, Catherine est d’abord bouleversée par le Christ : « il m’aimé et s’est livré lui-même pour moi » (Ga 2, 20).C’est également à partir de ce foyer incandescent que toute sa pensée et sa vie s’organisent. Elle aussi ne connaît que « le Christ crucifié » (1Co 2,2, Oraison XXIII). Elle demande à Dieu, dans la nuit de son temps, de « ressusciter Paul pour illuminer le monde » (Oraison VIII)… jusqu’à ce qu’elle comprenne que nous sommes appelés, les prêtres en particulier, à devenir « d’autres christs » !

En cette année jubilaire, il y aura beaucoup de pèlerinages et de belles croisières sur les pas de Paul. Mais le plus important reste de « voyager » dans les Lettres et les Actes de l’apôtre, et de s’y laisser rencontrer, bousculer, aimer par Dieu. C’est le seul « voyage » dont on revient vraiment différent !

Bonne Année saint Paul, avec Ste Catherine…


Mgr Bonicelli, archevêque émérite de Sienne,  vient de fêter  ses 60 ans de sacerdoce.

Photo : Mgr Bonicelli
récemment de passage à Bruxelles

C’est avec ferveur que les Caterinati de Bruxelles se sont joints, dans la prière, à l’action de grâce qui fut célébrée en l’église St-Jean-Baptiste à Sotto il Monte Giovanni XXIII, en Lombardie, dans son diocèse d’origine (Italie du Nord)

C’est aussi avec cœur que nous lui disons toute notre gratitude pour son dévouement chaleureux envers l’Eglise, particulièrement en Italie. (Et même en Belgique, où il fut aumônier au service  des communautés d’origine italienne).

Bien sûr, en tant que Caterinati, nous devons beaucoup à son zèle pour l’Eglise qui est à Sienne, et où, en tant que Président de l’Association internationale des Caterinati, il contribua beaucoup au rayonnement de sainte Catherine. Il vient de nous envoyer de témoignage…

Un évêque face à sainte Catherine

Dans mon ancienne église, très populaire, il y a un magnifique autel dédié à sainte Catherine. Mais pour nous, ce nom évoquait toujours celui de sainte Catherine d’Alexandrie. Seuls quelques pieux fidèles avaient entendu parler de la sainte de Sienne, jusqu’au moment où, en 1970, le Pape Paul VI la nomma docteur de l’Eglise. Dès lors, il devenait impossible de l’ignorer, car elle était, avec sainte Thérèse d’Avila, la première femme à recevoir cette très haute reconnaissance. Mais, malheureusement, je n’allai pas très loin.

En 1981, je fus nommé archevêque des Forces armées d’Italie. La curie de cet archevêché se trouvait au cœur de Rome, non loin de la Piazza Venezia, dans un vieux couvent de sœurs dominicaines qui avaient construit une très belle église dédiée à sainte Catherine de Sienne. Plus précisément ce lieu s’appelle aujourd’hui Sainte-Catherine à Magnanapoli. Il ne m’était plus possible d’ignorer la Sainte de Sienne devant qui je célébrais chaque jour. Je liai amitié avec les ‘Caterinati’ de Rome et je fus invité, au moins deux fois, à parler de sa vie. Entre temps, j’avais rassemblé ses écrits : le Dialogue, ses lettres et ses prières. Sans parler des biographies que je commençais à lire et qui avaient également rempli ma bibliothèque.

Ensuite, Jean-Paul II me nomma archevêque de Sienne. Lorsque je le visitai au moment de quitter Rome, je lui demandai quelque conseil pour devenir un bon pasteur à Sienne. Le pape me répondit spontanément : « Lis chaque jour quelques pages de sainte Catherine. Je le fais également. Quelle femme ! Elle était capable de faire trembler même les Papes. » Certes, on ne dispose pas de notes de ses colloques avec le Pape à Avignon, Gênes et Rome ; mais beaucoup de ses lettres laissent transparaître sa foi et son dévouement envers « le doux Christ de la Terre », comme elle appelait le Pape, ainsi que sa lucidité et son courage face aux situations de l’Eglise et de la société de son temps.

Quelque chose m’a frappé. Les près de 400 lettres qui nous restent de Catherine ne sont pas de simples billets relatifs à ses visites, mais de petits traités de théologie mystique. C’était pour elle une manière originale d’évangéliser. Elle écrivait aux Papes et aux rois, aux cardinaux, aux hommes politiques et aux généraux, aux prêtres et aux frères, aux mères de famille. Avec stupéfaction, je ne découvris aucune lettre à l’évêque de Sienne, où les problèmes ne devaient pourtant pas manquer. J’aimerais que quelqu’un approfondisse cette recherche. C’est certainement un indice de la pauvreté du niveau ecclésial de l’Eglise locale au XIVe siècle.

Mais Catherine a-t-elle encore quelque chose à nous dire ? Oui, assurément ! Et dans bien des directions. Ses écrits, remplis d’images tirées de la vie et de l’expérience quotidienne, témoignent qu’il faut partir des situations concrètes pour arriver à Dieu. Ignorer les conditions qui nous entourent empêche de progresser dans la vie spirituelle. La mystique de sainte Catherine, c’est le primat de l’amour, qui est éros et agapè, pour employer les mots de Benoît XVI. Et puisque l’amour chrétien en Dieu engendre l’amour du prochain, nous trouvons là le cœur de l’enseignement de la sainte : l’Eglise. Un évêque se nourrit à juste titre des pages de Catherine. Il en ressort une haute exigence mystique et une profonde sagesse pastorale.

A l’âge d’entrevoir l’au-delà qui nous attend, j’aime admirer sainte Catherine. Elle n’avait que 33 ans, mais elle avait la sagesse d’un patriarche. Au début du grand Schisme – qui annonce celui de la Réforme protestante quelques décennies plus tard – elle avait un sentiment d’échec et d’humiliation. Mais elle ne jeta pas l’éponge. Chaque jour, telle une ombre, elle se rendait à pied du quartier du Panthéon jusqu’à Saint-Pierre. Là, elle passait des heures à prier, en signe de son dévouement total à l’Eglise et de son intercession pour la paix. Chacun peut redécouvrir et vivre cette dimension. De même un évêque dont le titre porte le nom de la cité bénie de sainte Catherine.

+ Gaetano Bonicelli,
Archevêque émérite de Sienne.

« … que sainte Catherine nous assiste, elle ‘dont personne ne s’approchait – rappelle Pie II –
sans avoir l’intelligence mieux éclairée ni sans devenir plus saint’.» (1er oct. 1995).

Lettre de Jean-Paul II à Mgr Bonicelli, archevêque de Sienne, à l’occasion du 25e anniversaire de la proclamation de Ste Catherine comme docteur de l’Eglise.


Ste Catherine au pays de Maastricht (Hollande)

 

 

Au contact de trois pays, Maastricht doit son origine à un pont fortifié par les Romains sur la Meuse (Mosae Trajectum). La ville, passée sous la tutelle des rois francs, puis des ducs de Brabant, gouvernée par le prince-évêque de Liège, annexée par les Français (1794-1814), convoitée par les Belges en 1830, libérée des Allemands dès 1944, est devenue un important centre industriel et commercial. Elle est le berceau du Traité de l’Union européenne (1992).

Dans une ambiance de shopping à gogo, une incroyable concentration de cafés et de restaurants regorge de clients d’un jour, comme dans beaucoup de villes frontalières. Les bateaux sur la Meuse font se croiser les touristes qui contemplent la ville de ses ponts et ceux qui explorent les paysages le long de la Meuse. La ville déploie ses 20 siècles d’histoire de part et d’autre du fleuve. Rive gauche, autour de la vieille ville ; et, rive droite, à la place l’ancien quartier industriel dénommé à juste titre ‘Céramique’, où désormais bâtiments publics et complexes d’habitation doivent leur renommée à de célèbres architectes contemporains (Rossi, Botta…)

Nous y sommes allés visiter l’exposition Palazzo, ainsi que les grandes basiliques médiévales dédiées, l’une à Marie « Etoile de la mer », l’autre au grand évangélisateur St Servais. Nous avons goûté dans cette belle cité la renommée que Ste Catherine y avait autrefois… En voici trois échantillons.

 

 

 

 


 

La basilique St-Servais

Au IVe siècle, Saint Servais trouvant Maastricht plus sûre que Tongres (Belgique) y transféra son évêché en 382. Les reliques de ce saint vénéré sont abritées dans une église maintes fois reconstruite, et dans un célèbre reliquaire, joyau d’art mosan. L’imposant édifice roman remonte à l’an 1000. Il fut agrandi au fil des temps. Au XVe siècle, on y adjoignit des chapelles latérales. Près du portail royal, gothique et entièrement polychrome, illustrant la vie de la Vierge, se trouve la chapelle « Notre-Dame des Sept Douleurs », ornée d’une émouvante pietà en bois polychrome du XVe siècle. C’est là que figurent les vitraux (1877) consacrés à Catherine de Sienne et à Thérèse d’Avila, toutes deux ayant été animées par une fervente dévotion envers la Passion du Christ.

Catherine est revêtue d’un manteau vert foncé, sur fond rouge, la tête cernée d’une couronne d’épines semblable à une couronne de lauriers, le visage serein et le regard tout intérieur. Ses mains sont recouvertes d’un voile, en signe de respect : elle y tient le Christ en croix, couleur or, comme si elle présentait un ostensoir, et un rameau ou un lys. A ses côtés, dans une lancette jumelée, Thérèse d’Avila, en habits bruns sur fond bleu, nous présente d’une main une croix gemmée, glorieuse, et de l’autre son cœur transpercé d’une flèche. Les deux saintes sont tournées l’une vers l’autre dans une communion mystique.

 


La librairie Selexyz-Dominicanen

 

La ville comporte de nombreux bâtiments médiévaux qui constituent une lourde charge à entretenir. Parmi ceux-ci, un ancien monastère du XVe s. est aménagé en hôtel *****.

A la place de l’ancien couvent des dominicains se trouve un nouveau centre commercial avec galeries et escalators. L’église du XIIIe s. est transformée depuis 2006 en une prestigieuse libraire, mariant le gothique et le design le plus moderne (Prix d’architecture en 2007).

 

Confisquée à la Révolution française, transformée tour à tour en écurie, en local à guillotine, en salle de boxe, parking à vélos, elle retrouve, nous dit-on, « sa vocation originelle » : « Autrefois les dominicains y vénéraient ‘ un’ livre (la Bible). Aujourd’hui, elle est devenue le sanctuaire ‘des livres’ de toutes les disciplines et religions ». Ce grandiose espace commercial est équipé d’un ascenseur et de bornes à puces électroniques facilitant le self-service et destinées à révolutionner la distribution de masse. L’ancien chœur abrite une cafétéria « fine drink & food », où les tables centrales sont réunies en une construction en forme de croix latine.

Quant au dit retour de ce sanctuaire « à sa vocation originelle », on en reste bouche bée… C’est un signe que nous ne sommes plus perçus que comme « une religion du Livre », appellation que nous devons à Mahomet, et non comme une religion de la Parole vivante, faite chair, aimante (sujet du prochain Synode, en octobre 2008). St Jean aurait-il écrit : « Et le Verbe s’est fait bouquin » ? « Le Verbe éternel nous a été donné par les mains de Marie », s’émerveille Catherine (Oraison XVI).

Cet édifice abritait autrefois une Chapelle Ste Catherine de Sienne, dont il ne reste plus de signes d’identification, et (quelque part ailleurs) un tableau du XVIIIe s. représentant la Vierge confiant le rosaire à St Dominique et Ste Catherine. Une partie du mobilier de cette église a trouvé refuge dans la Basilique St-Servais.

La restauration en cours des fresques latérale du XIVe s fait apparaître une Vierge à l’Enfant et un hommage rendu à Thomas d’Aquin qui venait d’être canonisé à Avignon, en 1323, par le Pape Jean XXII.



Le Bonnefantenmuseum vaut le détour !

Situé dans le quartier Céramique, intéressant d'un point de vue architectural (à 15' à pied de la gare), ce musée d'art ancien et contemporain longe la rive droite du fleuve. La lumière et l'utilisation de matériaux naturels lui confèrent une atmosphère particulière.
Musée réalisé en 1995 par l'architecte Ado Rossi


L'expo « Palazzo » vous attend...

Dans le cadre de Rijksmuseum Maastricht - une association entre le Bonnefantenmuseum et le Rijksmuseum d'Amsterdam abrite depuis peu une exposition durable d'art ancien italien, articulée autour de la collection du Prof Dr. Otto Lanz (1865-1935), d'origine suisse, amateur d'art de la Renaissance italienne. Après la Deuxième Guerre Mondiale, la majeure partie de sa riche collection a abouti au Rijksmuseum d'Amsterdam; une autre partie est arrivée au Bonnefantenmuseum à la fin des années '80.
Parmi les chefs d'oeuvre, on peut y admirer des tableaux du peintre siennois Sano di Pietro ►, de Carpaccio, de Véronèse, des élèves de Léonard de Vinci, ainsi que de l'artiste favori de Lanz : Le Tintoret. Au début du XXe siècle, en Europe et en Amérique, les collectionneurs aménageaient souvent leurs demeures comme des palais de style renaissance italienne. Ces palazzi étaient décorés de toutes sortes d'objets précieux. L'Expo Palazzo offre un aperçu vivant du goût d'un connaisseur d'art aux Pays-Bas.
Ouvert : du mardi au dimanche de 11 h à 17h. Entrée : Adultes: € 8. Infos : www.bonnefanten.nl Bonnefantenmuseum, Av. Céramique 250, NL - 6201 BS Maastricht. Tél. 00 31 (0) 43 329 01 90.


Sainte Catherine de Sienne
(vers 1440-1445) par Sano di Pietro,


Maastricht
Exposition Palazzo Bonnefantenmuseum

Ansano di Pietro (1406-1481), élève de Sassetta, est un des peintres siennois les plus illustres du XVe siècle. Il ouvrit son propre atelier et exécuta de nombreux retables, aujourd'hui dispersés dans le monde. On y retrouve plusieurs fois Catherine représentée de la même manière : le buste orienté vers une scène centrale (p. ex. la Madonne, Tryptiquc de Boston).
Ce petit tableau rond (ou "tondo") de près de 30 cm de diamètre appartenait sans doute partie à la partie inférieure (la prédelle) d'un retable Catherine, revêtue de son voile blanc et de son manteau noir, se détache sur un fond or. Son visage paisible est auréolé (sa canonisation par le Pape Pie II aura lieu en 1461). Elle porte les attributs classiques de cette époque: le lys et le livre, symboles de sa virginité et de son enseignement. 


Savez-vous qui m’a fait aimer Catherine de Sienne ?

Un théologien suisse de première classe

Charles Journet (1891-1975), est né à Genève. Ordonné prêtre en 1917, il passa sa vie à enseigner la théologie dogmatique au Séminaire de Fribourg (1924-1968), tout en accompagnant de nombreuses personnes sur le plan spirituel. Il anima des retraites, donna des conférences, écrivit des articles, rendant accessibles les réalités les plus profondes. Durant la Seconde Guerre mondiale, alors que la Suisse se cachait derrière sa neutralité, il témoigna d’une position courageuse face à l’horreur.

Ami de J. Maritain, il avait fondé avec F. Charrière la revue Nova et Vetera (1926). Il exerça une grande influence dans certains milieux intellectuels catholiques. Il se consacra à des recherches approfondies en ecclésiologie. Son œuvre majeure est L’Eglise du Verbe incarné (Tome I, 1941 ; II, 1951 ; III, 1969) dans laquelle il scrute le mystère de l’Eglise. Il montra en particulier comment l’Eglise, composée de pécheurs, est elle-même sans péché en tant qu’elle est le Corps mystique du Christ.

Nommé cardinal en 1965, par Paul VI, il participa au Concile Vatican II, durant le quel il intervint notamment au sujet de la compréhension spirituelle de l’Eglise. Au cours de la quatrième session, il priait pour le Concile, presque chaque jour, sur la tombe de Catherine, à Rome.


Les années de formation

Condisciple de Maurice Zundel, Journet fit des études au séminaire de Fribourg, au moment où la pensée spéculative de Thomas d’Aquin était particulièrement remise à l’honneur. Mais c’est surtout auprès d’auteurs mystiques qu’il apprit à comprendre l’Eglise avec l’intelligence du cœur.

La découverte de Catherine a été déterminante pour sa vocation de théologien de l’Eglise.  « Je l’aime beaucoup (dit-il le 30 avril 1966, au cours d’une retraite prêchée aux Petits Frères de Jésus). Je l’ai découverte lorsque j’étais au séminaire. A ce moment-là, on disait qu’il fallait se priver de ceci ou de cela, on ne savait d’ailleurs pas trop pourquoi ; cela faisait comme une religion avec un plafond et on ne respirait pas. C’est alors que j’ai découvert sainte Catherine de Sienne. C’est une splendeur ! C’est elle qui m’a fait aimer l’Eglise […] Dans cette atmosphère du séminaire, on avait de très gentils professeurs qui étaient très patients avec nous… ; mais c’est cela, avec Catherine de Sienne que je cherchais : l’Eglise belle, la vérité chrétienne qui est libératrice, et j’ai aimé sainte Catherine. C’est elle qui m’a fait aimer l’Eglise. »[1]

C’est d’ailleurs avec la référence à Augustin, Thomas d’Aquin et « la Vierge de Sienne » que s’ouvre sa grande œuvre : L’Eglise du Verbe incarné. Catherine avait beaucoup souffert des misères de l’Eglise, mais c’est surtout l’Epouse du Christ qu’elle contemplait : cette épouse que le Christ avait rendue immaculée et que les péchés avilissaient.

« Cet éblouissement devant la sainteté de l’Eglise, tel qu’il la reçoit d’un cœur pur qui l’a pour ainsi dire contemplée face-à-face, s’accroîtra au fur et à mesure de son approfondissement de la pensée des théologiens anciens et nouveaux. »[2]

« L’Eglise est sans péché ! Cela, il l’avait vu pour toujours. Elle est le chef-d’œuvre que Dieu construit avec des matériaux pris dans un univers de péché. La splendeur de l’Eglise l’avait ravi. Il en avait reçu l’intuition. Une intuition, c’est une vérité apparue dans l’instant, mais qui domine la durée. »[3]


D’où Journet tenait-il sa connaissance de Catherine ?

 

L’étudiant entra au séminaire en 1913, année au cours de laquelle parut la traduction française du Dialogue de Sainte Catherine par le P. Hurtaud. Il pouvait donc en disposer. La traduction des Lettres par E. Cartier, existait depuis 1858.

Un des maîtres à penser de Journet nourrissait également une grande admiration pour les écrits de la sainte : le frère dominicain Humbert Clérissac. Ce dernier avait laissé un manuscrit inachevé sur « Le Mystère de l’Eglise » que Jacques Maritain publia en 1918 et réédita en 1925 : une parution qui éclaira toute la génération de l’entre deux guerre (1918-1939), comme Maritain lui-même, E. Psichari, Péguy, Pie XI, Y. Congar… Elle leur permit d’aborder l’Eglise avec une grande intériorité.

En 1920, Journet, déjà prêtre, obtint la permission de ses supérieur diocésains de faire un essai de vie religieuse chez les dominicains. Il fut envoyé au noviciat de Rome[4]. C’est alors qu’il visita pour la première fois l’Eglise de la Minerve et se recueillit sur la tombe de Catherine. Il y revint en 1927, au cours d’un bref séjour à Rome ; puis régulièrement durant le Concile Vatican II. Vers la fin de sa vie, il écrit ce témoignage :

« C’est sous l’autel majeur de la Minerve que se trouve l’âme de ce que j’ai pu penser, aimer, dire de l’Eglise du Verbe incarné. »[5]

C. v. d. P.

[1] E. LEMIERE, Charles Journet. L’aurore d’une théologie de l’Eglise, Saint-Maur (F), Parole et silence, 2000, pp. 44-45.

[2] Ibid. p. 46.

[3] Ibid. Citation de P.-M. EMONET, Le cardinal Charles Journet. Portrait intérieur, 1983, p. 14.

[4] Il dût renoncer à poursuivre chez les dominicains pour raison de santé.

[5] Carnet de notes, 19 nov. 1970, cité dans G. BOISSART, Charles Journet (1891-1975), Biographie, Paris, Salvator, 2008, p. 21. (L’auteur de cette nouvelle biographie a également suivi l’enseignement de Journet).


Un des lecteurs de ce bulletin a eu la gentillesse de nous écrire :

« … le Cardinal Journet est la personne qui a fait naître en moi un amour pour l’Eglise en même temps que le désir de lire Catherine.
J’ai en effet reçu la grâce d’entendre plusieurs fois parler ce saint homme peu de temps avant sa mort, alors que j’étais tout jeune étudiant à Fribourg. Je crois que malgré sa frappante humilité et à cause d’elle,
il aurait été heureux et il est heureux de me voir vous adresser quelques mots sur cet aspect de la fécondité de Catherine. »

Jacques Bardou

(F –Toulouse)
L’auteur de ces mots joint une copie d’un écrit du P. Emonet sur Journet (voir p. 13). Mais d’abord, qui est Journet ?


Charles Journet, ravi par la beauté de l'Eglise

Voici les principaux extraits de la copie envoyée par Jacques Bardou.

Il racontait comment l'Eglise lui avait été soudain révélée par la lecture du Dialogue de la Divine Providence. Sa vocation se trouve précontenue, en effet, dans le choc sur lui de cette rencontre avec sainte Catherine de Sienne. C'était au début de son séminaire, à Fribourg, en 1913. A la bibliothèque de la maison, le rayon des mystiques était interdit aux séminaristes ! « Je me souviens d'avoir été grondé pour avoir lu sainte Catherine de Sienne et étudié Saint Thomas d'Aquin. Puis un jour j'ai été à la bibliothèque. Je trouve sainte Catherine de Sienne, j'ai ouvert ce livre-là. Ça a été une révélation de ce qu'était l'Eglise, l'Eglise dans sa splendeur » ! (...)
Dans le Dialogue, il avait lu ces lignes : « Malgré les impuretés des ministres de l'Eglise et leurs vêtements en lambeaux, déchirés par tous les vices depuis qu'ils sont séparés de la charité, ils ne laissent de vous apporter de grands trésors, à savoir les Sacrements de la Sainte Eglise... C'est contraire à ma volonté qu'ils distribuent le Soleil dans les ténèbres. »
L'Eglise, c'est « le Soleil dans les ténèbres ».(...) Cette soudaine vision attacha pour toujours son cœur à l'Église, cette pure création de Dieu au milieu des hommes. Le Dialogue restera dans sa vie comme une source où il venait souvent se désaltérer.
Il me fit un jour cette confidence : « Quelques années après mon sacerdoce, à Sienne cette fois, au couvent de San Domenico, j'avais ouvert le Dialogue. C'était le soir. Toute la nuit a passé à lire. Quand je terminai, l'aube se levait sur la campagne avoisinante. » Tandis qu'il me contait ce souvenir, tout son être s'était comme illuminé.
L'Eglise est sans péché ! Cela, il l'avait vu pour toujours. Elle est le chef d'oeuvre que Dieu construit avec des matériaux pris dans un univers de péché. La splendeur de l'Eglise l'avait ravi. (...) L'Eglise sainte, immaculée, sera la vérité immobile autour de laquelle se noueront les innombrables fils des analyses théologiques par lesquels, jusqu'en ses derniers jours, Charles Journet en déroulera la lumière.
La lecture du Dialogue fut pour lui la source d'une autre lumière encore. Il entrevit que cette perception du mystère de l'Eglise, la sainte l'avait reçue sous espèces d'une connaissance infuse. Il tint à le rappeler quand il lui dédia le premier tome de son grand traité. « C'est presque uniquement par une connaissance expérimentale que sainte Catherine de Sienne connaissait l'Eglise et ce qu'elle en dit est plus apte à enflammer les cœurs que les écrits des théologiens »(...)
C'est de cette lecture que vient en premier lieu le traité de L'Eglise du Verbe incarné. Il faut se féliciter que le séminariste ait osé passer outre à l'invraisemblable défense, qui, autrement, l'aurait peut-être éloigné de cette source !(...)
L'Eglise s'était montrée à lui dans ce que ses enfants, même indignes, ne sauraient ternir. Il en est resté blessé pour la vie. Cette chose d'une beauté ineffable, il voudra la faire connaître aux hommes. Il mobilisera à cette fin toutes les ressources de sa pénétrante et vaste intelligence et de son grand cœur. L'itinéraire spirituel et celui du théologien se confondent chez lui, justement parce que sa théologie est tout entière au service d'une Vision.
Pierre-Marie Emonet, op,
Le cardinal Journet, portrait intérieur, éd. CLD, 1983, pp. 13-14.
La voix de Catherine de S. 2008 / 2


Quelques nouvelles

Congrès des Vierges Consacrées à Rome

Je ne sais pas encore si j’ai attrapé le « virus » (Catherine de Sienne)…
mais en tout cas, j’ai le désir d’approfondir mon lien spirituel avec ma sainte patronne. J’ai été au Congrès international des Vierges Consacrées à Rome du 14 au 20 mai 2008. Nous étions 500… Je me suis occupée plus particulièrement de la coordination de la liturgie. Nous avons eu la grâce
d’avoir les premières vêpres de la fête de la Sainte Trinité dans la Basilique Santa Maria sopra Minerva où repose le corps de Catherine. Ce fut une grande grâce, car c’est dans ce lieu que nous avons renouvelé notre engagement ! Qui mieux que Catherine peut nous donner cet amour indéfectible du Christ et de son Eglise ? Nous avons reçu chacune ce soir-là (samedi 17 mai) des évêques présents, un cierge allumé, symbole de notre consécration et de cet amour continuel qui doit brûler dans notre cœur en tant qu’épouse du Christ. Au cours de la messe qui a suivi les vêpres, en lien avec la dévotion de Sainte Catherine pour la Trinité, a retenti durant l’offertoire, le cantique en italien, Alta Trinita Beata (mélodie du XVe s.) interprété avec ferveur par un petit chœur parmi nos sœurs musiciennes.

Catherine Luquin

(F 75013 – Paris)

A ROME

Le Centro Nazionale di Studi Cateriniani est fréquenté par des chercheurs et des étudiants de tous pays. Visitez sur le nouveau site www.centrostudicateriniani.it : vous y ltrouverez une chronique de la vie de Catherine de Sienne à deux voix : en italien et à travers des œuvres iconographiques ; des liens vers d’autres sites et, progressivement, des articles scientifiques (dont déjà de la Prof. G. Cavallini). Le projet est de mettre en ligne le patrimoine littéraire de la bibliothèque. Une équipe spécialisée dans la recherche et la rédaction du 6e volume de la Bibliographia analitica cateriniana (2001-2010), s’est mise en route. Le cycle de conférences des « Mercoledi Cateriniani » fut consacré à « Ste Catherine à Rome », puisque la bibliothèque se trouve dans la maison qui hébergea la sainte et une vingtaine de disciples (Via del Papa, aujourd’hui Piazza Sta Chiara, 14). En novembre, il aura 630 ans que Catherine arriva à Rome, appelée à la rescousse par Urbain VI, abandonné par les cardinaux qui avaient élu l’antipape Clément VII. Elle arriva le 28 novembre 1378, fut reçue par le Pape le 29. Elle demeura à Rome, priant et oeuvrant pour l’unité de l’Eglise et de l’Europe, jusqu’à sa « Pâque », le 29 avril 1380.

A SIENNE

Rencontre œcuménique sur le terrain… Le Centro Italiano Femminile di Siena en collaboration avec l’Associazione Internazionale dei Caterinati a eu la belle initiative d’organiser une après-midi avec la communauté orthodoxe qui réunit les travailleurs originaires de l’Europe de l’Est en séjour dans la région. Après la liturgie eucharistique, en rite orthodoxe, à l’église Sant’ Andrea, la rencontre s’est prolongée par une conférence, donnée par la professeure Franca Piccini, sur le rôle de Catherine comme figure de paix dans l’Europe de son temps. L’échange amical qui a suivi témoigne de l’intérêt des participants, heureux d’être invités à visiter les lieux catheriniens de la cité où ils travaillent. Ainsi pourront-ils ramener dans leurs pays d’origine leur connaissance de la patronne d’Italie et d’Europe.

A MILAN

Une cinquantaine d’Auxiliaires diocésaines ont lâché leurs multiples engagements pastoraux pour se ressourcer durant trois jours sur les pas de Catherine. Les visites et les temps de prière, les conférences du P. Alfredo Scarciglia et de Paulo Nardi, professeur d’histoire ecclésiastique, ont fait connaître « La passion de Sainte Catherine dans et pour l’Eglise ». Les deux orateurs, respectivement assistant ecclésiastique et prieur général des Caterinati, ont ainsi transmis dans le nord, le souffle prophétique, qui habitait la « petite » siennoise, dont l’Eglise a tant besoin aujourd’hui.


Qui suis-je ? Une bouée flottant au gré des marées ?
 

Qui suis-je ? s'est demandé Catherine. Méditation d'une mère de famille

Il y eut un début : J'ai été créée par Dieu.
Non comme une herbe folle poussant dans la lande
déserte, mais comme une fleur de son jardin.
Je reconnais en Dieu le jardinier qui nourrit ma terre
ou m'arrose durant la sécheresse.
Je ne suis pas seule ! Le jardinier m'a semée,
fait grandir ; il prend soin de moi.
Dans son jardin, fleurit un nombre infini d'espèces
végétales qui toutes dépendent de son attention et
de son amour. Si je me sens unique pour lui, ne
suis-je pas comblée ?
Quel est l'intérêt de me faire esclave d'une seconde identité alors que tout m'est donné en liberté. Ps 22 : Le Seigneur est mon berger
Rien ne saurait me manquer.
Sur des prés d'herbe fraîche
Il me fait reposer
 

Catherine de Sienne m'offre sa réponse

La réponse de Dieu à sa question. « Je suis Celui qui suis ; tu es celle qui n'est pas ». Cette réponse, je suis libre de l'accepter ou de la refuser. Dt 30,15 : Vois, je te propose aujourd'hui, vie et bonheur, mort et malheur. Un « oui » m'emmène sur un chemin de confiance et de gratitude. Un refus entraîne une quête éperdue d'un bonheur souvent inaccessible.
 

Regard intérieur

Seigneur, est-ce que je me considère
comme ta fille aimée et aimante.
Ai-je élu domicile dans ta maison ?
L'escalade des escarpements ou la traversée des
ravins n'est-elle pas plus facile avec le léger
fardeau d'une conduite plus humble,
débarrassée d'un orgueil asservissant
et m'appuyant avec confiance
sur le bâton de l'amour infini du Père ?
La réponse est évidente, mais ce sommet est
difficile à atteindre...
 

Est-ce l'amour de Dieu ou de moi-même qui me mène?

Là, se situe le chemin le plus difficile ! Oui ! Très certainement, je ne suis pas. Mais même avec mes faiblesses, je peux dire : « Je sais que tu m'aimes, Seigneur ». J'ai la certitude d'être portée par ton amour. Il n'est pas nécessaire que je cherche une autre identité que celle à'«aimée de Dieu ». Je peux réinstaller confiante dans Ton cœur.
 

Qui suis-je, Seigneur ?
Je suis celle qui est aimée de Toi

 

Cette certitude, je vais la transmettre dans la joie.
 La catéchèse des enfants est le moment idéal pour dire aux enfants qu'ils sont aimés de Dieu. Pour grandir, pour construire leur vie, donner la main au Seigneur, leur permettra de ne jamais se sentir seuls. Leur apprendre à se créer « une petite cellule d'amour » autour d'eux les aidera à ne pas sombrer dans un monde très difficile à apprivoiser. Chaque enfant doit savoir qu'il est celui que le Seigneur aime tendrement et à qui il peut faire confiance toute sa vie.
 

Aux malades, déprimés, découragés, la réponse de Catherine permet de proposer d'être moins exigeant avec soi-même, de ne pas faire reposer la construction de son moi sur ses propres forces : se faire tout petit dans le cœur du Seigneur et retrouver sa faculté d'aimer et d'être aimé pour ce qu'on est...ou ce qu'on n'est pas.
 

Anne Lamarche
En formation pour devenir animatrice pastorale (Lumen Vitae, Bruxelles)
 

Précédente Accueil Remonter