ÉLOGE

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ÉLOGE DE SAINT PAUL.

Tome III p. 333-365

AVERTISSEMENT. — Saint Chrysostome dit au commencement de l'homélie sur les Calendes : Dernièrement, tandis que je faisais l'éloge du bienheureux Paul, vous avez tressailli de joie comme si vous l'aviez vu lui-même présent devant vous. Je voulais revenir aujourd'hui encore sur le même sujet, etc., t. II, p. 449. Quelques-uns ont cru qu'il s'agissait, dans ces paroles, de l'homélie sur la demande des enfants de Zébédée : c'est l'opinion d'Hermant. Tillemont y voit l'homélie sur le choix d'une épouse; mais s'il pouvait être question dans ce passage d'une homélie isolée , on pourrait en nommer une foule d'autres; l'éloge de saint Paul est un sujet que saint Chrysostome ne se lasse jamais de traiter, il y revient partout dans ses oeuvres. Il nous semble donc que ces mots : Je voulais revenir aujourd'hui encore sur le même sujet, ne peuvent se rapporter qu'à une série d'instructions et désignent par conséquent les sept panégyriques de saint Paul. On ne peut douter qu'ils n'aient été prêchés à Antioche, puisque saint Chrysostome parle, dans le quatrième, de Daphné, qui était un faubourg de cette ville, et qu'il témoigne, dans le commencement du sixième, les avoir prêchés assez prés les uns des autres. L'année de ces discours ne peut se fixer avec certitude. Nous en avons une traduction latine qu'on croit être d'Anianus le pélagien, natif de Célède, en Campanie, qui vivait au commencement du Ve siècle. Ce traducteur, en effet, donne au défenseur de la grue de Jésus-Christ, saint Augustin, les noms de manichéen et de traducien, noms que les pélagiens donnaient aux catholiques. On ne trouve dans aucun de ces panégyriques ce que Photius cite d'un discours de saint Chrysostome sur saint Paul.

 PREMIÈRE HOMÉLIE.

Traduit par M. PORTELETTE 

ANALYSE. — Saint Paul a réuni dans un degré éminent tout ce qu'il y a de bon et de grand, non-seulement parmi les hommes, mais encore parmi les anges. Il a toutes les vertus d'Abel, de Noé, d'Abraham, d'Isaac, de Jacob, do Joseph, de Job, de Moïse, de David, d'Elie et de Jean-Baptiste et des anges.

DEUXIÈME HOMÉLIE. 

Traduction de l'abbé Auger, revue.

ANALYSE. Saint Paul a porté la vertu jusqu'où elle pouvait aller, il l'a pratiquée sans aucune vue de récompense temporelle, ni mime éternelle; il ne fuyait pas les peines, il les recherchait même, il les chérissait, il s'affligeait pour le salut de tous les hommes en général et de chacun en particulier; il vivait sur la terre comme s'il eût été dans le ciel, il s'est rendu digne des plus grandes faveurs et des grâces les plus insignes; enfin il est un excellent modèle de vertu, auquel cependant nous ne devons pas désespérer d'atteindre.

TROISIÈME HOMÉLIE.

 Analyse. — Grandeur de la charité de saint Paul, elle l'a porté à aimer ses ennemis, à faire du bien à ceux qui ne lui faisaient que du mal, à désirer le salut des Juifs qui le maltraitaient, à s'affliger de leur réprobation, à chercher des raisons pour les excuser ; cette charité qui lui inspirait la plus grande tendresse pour les étrangers comme pour ses compatriotes, un si vif intérêt pour le salut de tous les hommes, qui faisait prendre à son zèle tant de formes diverses, qui lui faisait étendre ses attentions jusque sur les choses temporelles, qui lui faisait prodiguer pour autrui et sa personne et son argent. — Il n'était pas seulement animé de la charité, il était devenu tout charité. — Nous devons tâcher d'imiter le grand apôtre dans une vertu qui est la principale, la première de toutes, qui l'a élevé au comble de la perfection.

QUATRIÈME HOMÉLIE. 

Analyse. —  La quatrième homélie traite de la vocation de saint Paul à l'apostolat, de la fidélité avec laquelle il a répondu à sa vocation, des causes du progrès de la foi dans le monde, malgré l'obscurité et la faiblesse de celui qui l'annonçait. — Elle est terminée par un morceau fort éloquent sur le courage et le succès de l'Apôtre dans la prédication de l'Evangile.

CINQUIÈME HOMÉLIE.

 ANALYSE. — Dans la cinquième homélie , saint Jean Chrysostome, après avoir loué la vertu de Paul , qu'aucun obstacle ne pouvait arrêter ni ralentir, discute fort subtilement les moyens qu'il employait pour parvenir à son but, toutes les formes que prenait son zèle pour ramener tous les hommes à Dieu, s'accommodant toujours aux temps et aux personnes autant qu'il était possible.

SIXIÈME HOMÉLIE.

 ANALYSE. Dans la sixième homélie, l'orateur détruit les reproches que l'on pourrait faire à saint Paul sur les coups et la mort qu'il avait témoigné craindre dans quelques occasions, sur les malédictions et les injures qu'il s'était permises quelquefois; il tourne quelques-uns de ces reproches à l'avantage de l'Apôtre, et en fait le sujet d'un plus grand éloge.

SEPTIÈME HOMÉLIE. 

Traduit par M. C. PORTELETTE. 

ANALYSE. La septième et dernière homélie nous apprend que nous pouvons nous élever jusqu'à la vertu de Paul, puisqu'il. était homme comme nous; elle décrit ce zèle et cette assurance qu'il communiquait à ses disciples, et qui croissaient d'autant plus qu'on voulait les enchaîner, en retenant sa personne dans les fers ; elle vante cette sainte hardiesse qui n'empêchait pas qu'il ne fût simple et docile, qu'il ne se- rendit à tous les conseils qu'on voulait lui donner pour le bien des fidèles.

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