ROMAINS XXVIII
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HOMÉLIE XXVIII. CAR JE VOUS DÉCLARE QUE JÉSUS-CHRIST A ÉTÉ LE MINISTRE DE L'ÉVANGILE, A L'ÉGARD DES JUIFS CIRCONCIS, AFIN QUE DIEU FUT RECONNU POUR VÉRITABLE, PAR L'ACCOMPLISSEMENT DES PROMESSES FAITES A LEURS PÈRES. (XV, 8, JUSQU'A 13.)

 

Analyse.

 

1 et 2. Condescendance et charité mutuelle. — Jésus-Christ promis aux Juifs et annoncé par grâce aux gentils. — Le Christ subi la circoncision pour abolir la circoncision.

2 et 3. Des moyens d'attirer en soi le Saint-Esprit. — Les bonnes oeuvres, et les psaumes. —  Nombreuses citations des psaumes. — Le livre des psaumes est le trésor de l'Église.

 

1. Il parle encore de la sollicitude du Christ, insistant sur le même sujet, pour montrer tout ce que le Christ a fait dans notre intérêt, sans penser au sien. En même temps, l'apôtre démontre que ce sont les gentils qui sont les plus redevables à Dieu. Or, s'ils sont les plus redevables, il est juste qu'ils supportent les faiblesses des Juifs. Après avoir vivement réprimandé les faibles, pour que cette réprimande ne donne pas de l'orgueil aux forts, pour réprimer leur arrogance, il montre les biens accordés aux Juifs, en vertu des promesses faites à leurs pères; quant aux gentils, ils ne doivent ces biens qu'à la miséricorde, qu'à la bonté de Dieu ; de là ces paroles : « Et quant aux gentils, ils doivent glorifier Dieu a à cause de sa miséricorde ». Voulez-vous mieux comprendre toute la pensée de l'apôtre? Ecoutez encore une fois le texte, pour bien saisir ce que signifie : « Afin que Dieu fût reconnu pour véritable, Jésus-Christ a été le ministre de l'Évangile à l'égard des Juifs circoncis », afin d'accomplir les promesses faites à leurs pères. Que veut dire ce texte ? Une promesse avait été faite à Abraham : «Je vous donnerai ce pays, à vous et à votre postérité » ; et : « Toutes les nations de la terre seront bénies dans celui qui sortira de vous ». (Gen. XII, 7; XXII, 18.) Mais ensuite toute la postérité d'Abraham tomba sous le coup du châtiment. La violation de la loi leur attira la colère de Dieu, et ils furent déchus de cette promesse faite à leurs ancêtres. Toutefois, à son avènement, le Fils de Dieu, coopérant avec son Père, fit en sorte que ces promesses fussent accomplies et eussent leur effet. Après avoir donné pleine et entière satisfaction à la loi, subi la circoncision, et par ce moyen, et par sa croix, levé les malédictions qu'avait attirées l'infraction de la loi, il rie laissa pas tomber la promesse. Donc ces paroles : « Le ministre de l'Évangile à l'égard des Juifs circoncis », expriment ce fait que le Fils de Dieu, à soit avènement, ayant accompli toute la loi, avant été circoncis, étant devenu de la race d'Abraham , a effacé la (405) malédiction, apaisé la colère de Dieu, a rendu capables désormais de recevoir les effets de la promesse ceux qui devaient les recevoir après avoir été affranchis de leurs offenses. L'apôtre ne veut pas que les judaïsants puissent dire : Comment se fait-il que le Christ ait été circoncis, ait observé toute la loi? Il tourne cette objection contre ceux qui la font. Ce n'est pas, dit l'apôtre, pour affermir la loi, c'est pour en finir avec la loi, que le Christ s'est soumis à la circoncision ; c'est pour vous arracher à la malédiction qui pesait sur vous, c'est pour vous affranchir tout à fait de la domination de cette loi. C'est parce que vous l'aviez transgressée, qu'il a voulu l'accomplir tout entière; ce n'est pas pour vous la faire accomplir vous-mêmes, c'est, au contraire, pour assurer l’accomplissement des promesses faites à vos pères, et dont vous étiez déchus, votre infraction à la loi vous ayant rendus indignes de cet héritage; d'où il résulte que, vous aussi, vous avez été sauvés par grâce, car vous étiez rejetés. Donc cessez de faire des divisions, des disputes, de vous tenir si mal à propos attachés à la loi qui vous aurait fait déchoir de la promesse , si le Christ n'avait pas, pour vous, tant souffert. Ces souffrances, le Christ les a endurées, non que vous eussiez mérité d'être sauvés, mais pour faire reconnaître la véracité de Dieu.

Maintenant, l'apôtre ne veut pas que ces réflexions donnent de l'orgueil aux gentils.: « Quant aux gentils ils doivent glorifier Dieu de sa miséricorde (9)». Ce qui veut dire Les Juifs ont reçu, quoiqu'ils fussent indignes, les effets de la promesse; mais vous, vous n'aviez pas même reçu de promesse, et c'est un pur effet de la bonté de Dieu qui vous a sauvés. Sans doute les Juifs n'auraient rien eu de plus que les autres, quelle que fût la promesse, si le Christ n'était venu sur la terre : toutefois l'apôtre veut modérer l'orgueil des gentils; il ne veut pas qu'ils s'élèvent contre les faibles, c'est pourquoi il rappelle les promesses : pour les gentils, il leur dit que c est à la seule miséricorde qu'ils doivent leur salut; de là, pour eux, une raison plus forte de glorifier Dieu. Or, la gloire de Dieu, c'est l'union qui nous rassemble, qui fait que nous le célébrons tous d'un seul et même coeur, que nous soutenons le faible, que nous ne méprisons pas le membre brisé, séparé de nous. L'apôtre montre ensuite les témoignages qui prouvent que les Juifs fidèles doivent s'unir aux fidèles d'entre les gentils : « Selon qu'il est écrit : «C'est pour cela que je vous louerai, Seigneur, parmi les nations, et que je chanterai un cantique à la gloire de votre nom. (Ps. XVII, 49.) Et l'Ecriture d!t encore : Réjouissez-vous,. nations , avec son peuple; et ailleurs : Nations, louez le Seigneur; peuples, glorifiez-le tous. (10, 11 ; Ps. CXVI, 1.) Et « Il sortira de la tige de Jessé un rejeton, qui s'élèvera pour régner sur les nations, et les nations espéreront en lui ». (12; Is. XI, 10).) Tous ces témoignages, l'apôtre les produit , pour montrer qu'il faut s'unir et glorifier Dieu, et en même temps pour rabaisser le Juif et l'empêcher de s'élever contre le gentil, appelé par tous les prophètes ; et l'apôtre, du même coup, exhorte le gentil à une foi modeste, en lui montrant qu'il doit à Dieu une plus grande reconnaissance.

2. Vient ensuite encore une prière : « Que le Dieu d'espérance vous comble de joie et de paix, dans votre foi, afin que votre espérance abonde par la vertu du Saint-Esprit (13) » ; c'est-à-dire, afin que vous soyez affranchis de vos discordes, et que les tentations ne vous abattent jamais; vous en triompherez, si l'espérance abonde en vous. Voilà la cause de tous les biens. Voilà ce qui nous viendra du Saint-Esprit, non sans condition de la part du Saint-Esprit, mais à la condition que nous ferons tout ce qui dépend de nous; voilà pourquoi l'apôtre dit aussi : « Dans votre foi »: voulez-vous être remplis de joie, montrez votre foi, montrez votre espérance. L'apôtre ne dit pas : afin que vous espériez, mais : « Afin que votre espérance abonde » : c'est-à-dire, de manière que vous trouviez, non-seulement la consolation de vos maux, mais la joie que procure l'abondance de la foi et de l'espérance. Car c'est par là que vous attirerez l'Esprit sur vous; c'est par là qu'avec son assistance, vous conserverez tous les biens. De même que la nourriture soutient notre vie, et que c'est la vie qui distribue la nourriture, de même si nous avons les bonnes couvres, nous aurons l'Esprit; et si nous avons l'Esprit, nous aurons les bonnes oeuvres : et de même, l'inverse est également vrai, si nous n'avons pas les couvres, l'Esprit nous échappe aussi. Que nous perdions l'appui de l'Esprit, aussitôt nous clochons dans les oeuvres : une fois en effet que l'Esprit se retire, l'impur arrive. Saül en est un exemple (406) évident. Qu'importe que l'esprit immonde ne nous suffoque pas comme ce roi? Il nous étreint d'une autre manière, par les oeuvres mauvaises. Nous avons donc besoin de la harpe de David pour chanter à notre âme les divins cantiques, et la gloire de Dieu et la gloire des bonnes oeuvres. Car si nous nous bornons à louer Dieu, à entendre des chants, si nos oeuvres les démentent, si nous faisons ce que faisait Saül, le remède se changera pour nous en damnation, et notre folie deviendra plus monstrueuse. Avant que nous ayons entendu les cantiques, le démon maudit tremble, il a peur de nous voir nous corriger; mais, si malgré ce qu'entendent nos oreilles, nous demeurons les mêmes, sa crainte se dissipe alors.

Chantons donc le cantique des oeuvres, afin de chasser loin de nous le péché, plus affreux encore que le démon. Le démon en effet ne nous prive pas nécessairement du royaume des cieux, et même parfois il sert les intérêts de celui qui veille; le péché nous bannit tout à fait du ciel. Car le péché est un démon volontaire, un délire spontané; aussi ne rencontre-t-il ni miséricorde, ni pardon. Chantons donc dans ces dispositions, et tout ce que chante l'Ecriture, et ce que chante le bienheureux David; que la bouche fasse entendre les psaumes et que l'esprit s'instruise. Il n'y a pas là un secours à dédaigner; une fois que nous aurons appris à notre langue à chanter, notre âme rougira, pendant que celle-ci chante, de céder à des pensées contraires. Et ce n'est pas là le seul fruit que nous recueillerons, mais nous recueillerons grand nombre de connaissances qui nous seront utiles. Car David vous entretient et des choses présentes et des choses à venir, et des créatures visibles, et de la création invisible. Voulez-vous savoir si le ciel demeure tel qu'il est., ou subit des changements? sa réponse est claire : « Les cieux vieilliront tous comme un vêtement; vous les roulerez comme un habit dont on se couvre», ô Dieu, « et ils seront changés ». (Ps. CI, 27.) Voulez-vous connaître la forme du ciel : « Etendant le ciel comme une tente ». (Ps. CIII, 2.) Et si vous tenez à en savoir un peu plus sur la voûte extérieure , David vous dira encore : « Vous qui couvrez d'eau sa partie la plus élevée ». (Ps. CIII, 3.) Et le chantre sacré ne s'arrête pas là, mais il vous parle encore et de la largeur et de la hauteur, dont il vous montre l'égalité : « Autant l'orient est éloigné du couchant, autant il a éloigné de nous nos iniquités Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant a-t-il affermi, sa miséricorde sur ceux qui le «craignent ». (Ps. CII, 12, 11.) Si vous voulez scruter les fondements de la terre, il ne vous les tiendra pas cachés, vous l'entendrez chanter et vous dire : « Car c'est lui qui l'a fondée sur les mers ». (Ps. XXIII, 2.) Désirez-vous apprendre la cause des tremblements de terre, il ne vous laissera aucune incertitude : « Lui qui regarde la terre et la fait trembler ». (Ps. CIII, 32.) Vous cherchez à quoi sert la nuit, vous l'allez apprendre de lui : « C'est durant la nuit que toutes les bêtes de la forêt se répondent sur la terre ». (Ps. CIII, 20.) Et les montagnes, à quoi bon? il vous répond « Les hautes montagnes servent de retraite aux cerfs ». Et les rochers? « Et les rochers aux hérissons, et aux lièvres ». Pourquoi les arbres stériles? apprenez-le : « Les petits oiseaux y feront leurs nids ». (Ps. CIII, 18, 17.) Pourquoi les sources dans les déserts? « Sur leurs bords habiteront les oiseaux du ciel, et les bêtes des champs ». (Ibid. XII, 11.) Et pour quel usage; le vin? Non-seulement pour boire, car l'eau suffisait, mais pour y trouver le contentement et la joie : « Le vin réjouit le coeur de l'homme ». (Ibid. 15.) Vous saurez ainsi quelle mesure vous devez garder.

D'où vient, aux oiseaux du ciel, aux bêtes des champs, leur nourriture? Ecoutez la réponse : « Toutes les créatures attendent de vous que vous leur donniez leur nourriture, lorsque le temps en est venu ». (Ibid. 27.) Si vous dites : A quoi bon les bêtes de somme? il vous répond qu'elles sont pour votre usage. « Qui produit le foin pour les bêtes de somme, et l'herbe pour les esclaves de l'homme ? » (Ibid. 14.) Quel besoin avez-vous de la lune? Ecoutez le psalmiste : « Il a fait la lune pour les temps ». (Ibid. 19.) Et que Dieu a tout fait, toutes les choses, soit visibles, soit invisibles, c'est ce qu'il enseigne avec clarté, en disant : « Il a parlé, et toutes choses ont été faites ; il a commandé, et toutes choses ont été créées ». (Ps. XXXII, 9.) Quant à ce que la mort même sera détruite, c'est ce que le psalmiste vous apprend, en disant : « Dieu rachètera et délivrera mon âme de la puissance de l'enfer, lorsqu'il m'aura pris en sa protection ». (Ps. XLVIII, 16.) D'où nous vient notre corps? Le psalmiste le dit aussi . « Il (407) s'est souvenu que nous ne sommes que poussière». (Ps. CII, 14.) Où retourne-t-il? « Il rentrera dans sa poussière ». (Ps. CIII, 29.) En vue de quoi toutes ces choses? Pour vous. « Vous l'avez couronné de gloire et d'honneur, et vous l'avez établi sur les ouvrages de vos mains »: (Ps. VIII, 6.) Avons-nous quelque chose de commun, nous autres hommes, avec les anges? C'est ce que le psalmiste dit encore, de cette manière: « Vous ne l'avez qu'un peu abaissé au-dessous des anges ». (Ibid. 5.) Sur l'amour de Dieu : « De même qu'un père a une tendre compassion pour ses fils, le Seigneur a une tendre compassion pour ceux qui le craignent». (Ps. CII, 13.) Sur la vie qui nous attend après celle-ci, sur le tranquille repos qui sera la fin des choses : « Rentre », dit-il, « ô mon âme, dans ton repos ». (Ps. CXIV, 7.) Pourquoi le ciel est-il si grand ? Le psalmiste répondra aussi : « Les cieux racontent la gloire de Dieu ». (Ps. XVIII, 2.) Dans quel but le jour et la nuit? Ce n'est pas seulement pour que le jour brille et que la nuit nous procure le repos, c'est aussi pour nous instruire : « Il n'y a point de langue, ni de différent langage, au milieu de qui leur voix ne soit entendue ». (Ibid. 4.) Comment la mer entoure-t-elle la terre? « L'abîme l'environne comme un vêtement » (Ps. CIII, 6) ; c'est là ce que dit le texte, hébreu.

3. Suivant le même principe, vous pourrez de même apprendre tout le reste, sur le Christ, sur la résurrection, sur la vie à venir, sur le repos final, sur le grand châtiment, sur tout ce qui concerne les moeurs, sur les dogmes; et vous trouverez dans ce livre des Psaumes des richesses incalculables. Si vous tombez dans des tentations, vous en retirerez une consolation tout à fait efficace; si vous commettez des péchés, vous y rencontrerez un nombre infini de remèdes pour votre âme; s'il vous arrive d'essuyer la tempête de la pauvreté, de l'affliction, vous apercevrez une foule de ports à l'horizon; et si vous êtes un homme juste vous en recueillerez de quoi vous affermir; et si vous êtes un pécheur, de quoi vous consoler. Vous pratiquez la justice, et vous souffrez des malheurs, écoutez la voix qui vous dit : « A cause de. vous nous sommes tous les jours livrés à la mort, nous avons été regardés comme des brebis destinées à la boucherie ». (Ps. XLIII, 22.) — « Tous ces maux sont venus fondre sur nous, et nous ne vous avons point oublié (Ib.17)». Si vos bonnes oeuvres vous donnent, de vous-mêmes, de hautes pensées, écoutez la voix qui vous dit « N'entrez point en jugement avec votre serviteur, parce que nul homme vivant ne sera trouvé juste devant vous » (Ps. CXLII, 9) ; voilà qui tout de suite vous rendra humble. Si vous êtes pécheur, et si vous désespérez de vous-même, vous l'entendrez souvent chanter: «Si vous entendez aujourd'hui sa voix, gardez-vous bien d'endurcir vos coeurs, comme il arriva au temps du murmure qui excita ma colère » (Ps. XCIV, 8, 9); voilà qui vous relèvera aussitôt. Si vous portez un diadème sur la tête, si l'orgueil vous tient, vous apprendrez que : « Ce n'est point dans sa grande puissance qu'un roi trouve son salut, et le géant ne se sauvera point par sa force extraordinaire » (Ps. XXXII, 16), et vous pourrez vous contenir. Si vous êtes riche et glorieux, vous l'entendrez encore chanter : « Malheur à ceux qui se confient dans leur force, et qui se glorifient dans l'abondance de leurs richesses » (Ps. XLVIII, 7); et encore « Le jour de l'homme passe comme l'herbe; il est comme la fleur des champs qui passe vite » (Ps. CII, 15); et « Sa gloire ne descendra pas en même temps que lui, derrière lui »        (Ps. XLVIII, 18) ; alors vous jugerez qu'il n'y a rien de grand sur la terre. Car tout ce qu'il y a de plus éclatant, la gloire, la puissance, étant si méprisable, que pouvez-vous encore estimer sur la terre? Si vous êtes dans le chagrin, écoutez le Psalmiste : « Pourquoi, mon âme, êtes-vous triste, et pourquoi me remplissez-vous de trouble? Espérez en Dieu, parce que le dois encore le louer ». (Ps. XLI, 12.) Voyez-vous certains hommes qui ne méritent pas leur gloire? Dites alors : « Gardez-vous de porter envie aux méchants, et ne soyez point jaloux de ceux qui commettent l'iniquité , car ils sécheront aussi vite que le foin, et se faneront comme les herbes et les légumes ». (Ps. XXXVI, 1, 2.) Voyez-vous des justes et des injustes qui sont frappés? Ecoutez, ce n'est pas pour la même cause : « Il y a un grand nombre de fouets pour le pécheur ». (Ps. XXXl, 10.) S'il est question des justes, le Psalmiste ne dit pas, des fouets, mais : « Il y a un grand nombre d'afflictions pour les justes , et le Seigneur les délivrera de toutes ces peines » (Ps. XXXIII, 20); et encore : « La mort des pécheurs (408) est détestable »; et : « C'est une chose précieuse devant le Seigneur que la mort de ses saints ». (Ps. CXV, 15.)

Lisez sans cesse ce livre, voilà comment vous vous instruirez; chacune de ces paroles contient un océan, un abîme sans fond de pensées. Mais nous ne faisons que les traverser en courant; si vous vouliez fixer votre attention star ses paroles, vous y trouveriez de riches trésors. Elles peuvent réprimer les oeuvres coupables. En condamnant l'envie, la douleur, l'abattement hors de propos, en recommandant de regarder comme rien : richesses, tribulations, pauvreté, vie même,  elles vous affranchissent de toutes les passions. Pour tous ces bienfaits, rendons grâces à Dieu et mettons la main sur ce trésor : « Pour posséder l'espérance, par la patience et la consolation des Ecritures », pour jouir des biens à venir ; puissions-nous tous entrer dans ce partage, par la grâce et par la bonté de Notre-Seigneur Jésus-Christ , à qui appartient, comme au Père, comme au Saint-Esprit, la gloire , la puissance , l'honneur, maintenant et toujours , et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

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