Eglises

souvent tombaient ainsi entre les mains des prêtres les plus indignes. Le pape trouva en Henri IV, empereur d'Allemagne, un ardent adversaire de ses projets. Les évêques promus par l'empereur se liguèrent contre le pape. Au nombre de ceux-ci furent l'évêque de Bâle, Bourkart d'Asuel (1056 1106) et son frère Conon, évêque de Lausanne, Une guerre civile éclata. Dans la Suisse occidentale, la guerre devint ardente entre Rodolphe de Rheinfelden, compétiteur d'Henri IV et ses partisans d'une part, et d'autre part l'évêque de Bâle, ceux de Lausanne et de Constance et d'autres. Chaque monastère, chaque village, chaque château devint tour à tour la proie des deux partis. Les Bénédictins de Moutier, fidèles au pape, furent expulsés de leur monastère par l'évêque de Bâle. Les exécuteurs de l'évêque, le comte Oudelard de Soyhières, Nokter comte de Frobourg, Ulrich, comte d'Egisheim, mirent la main sur les biens du couvent. Plus tard, l'évêque chercha à réparer ses torts. Ses complices l'imitèrent. Vers l'an 1083, dans la forêt solitaire de Huzon, ils bâtirent un monastère de Bénédictins, qu'ils dotèrent des biens enlevés à Moutier. De son côté, l'évêque Bourkart d'Asuel, fonda le monastère de St-Alban, à Bâle, en 1085 selon les uns, en 1103, selon d'autres. C'est là que se réfugièrent les religieux expulsés de Moutier. Par contre coup, les couvents ou prieurés de St-Imier et de SI Ursanne, dépendances de Moutier furent supprimés. Les religieux se retirèrent également soit à Beinwyl, soit à St-Alban, à Bâle.
L'évêque de Bâle, Bourkart d'Asuel, remplaça, croit on, le monastère bénédictin de Moutier par un Chapitre de chanoines. Ceux ci firent desservir l'Eglise de St -Imier par des prêtres séculiers ou par des chanoines pris dans leur corps.
Comme l'ancien couvent de St Imier avait des biens à lui, proprement dits, et qu'il n'était qu'une dépendance de Moutier, il se forma peu à peu un clergé autour du tombeau de St-Himier. Ce clergé, insensiblement prit les allures de chanoines. Il se forma ainsi petit à petit un Chapitre incomplet, dépendant de celui de Moutier et que l'évêque de Bâle approuva, comme souverain de l'Erguel. C'était du reste, selon l'usage du temps. Au XIIe siècle, le comte de Neuchâtel, Ulrich et sa femme Berthe, couronnèrent cette oeuvre naissante de restauration religieuse en complétant le nouveau Chapitre, en le dotant d'un prévôt et en lui fournissant, des rentes nécessaires à l'entretien des chanoines. C'est alors que le Chapitre de St-Imier fut définitivement délié des liens qui le rattachaient au Chapitre de Moutier Grandval et eut une existence à lui propre. C'est donc au comte de Neuchâtel qu'est due l'érection définitive du Chapitre de St -Imier. En effet, les

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