Arthur DAUCOURT    et   saint Imier

S T- I M I E R

Extrait de l'article de M. l'abbé Arthur Daucourt sur St Imier, in Dictionnaire  historique des paroisses de l'Ancien Evêché de Bâle, tome VI, pp  114-138.

Sanctus Hymerius en 884.
Sanctus Ymerius en 962. Sanctus Imerius en 1239.
En allemand, St Immer.

St Imier est la plus grande, la plus populeuse des localités composant le district de Courtelary. Ce village est situé au pied du Sonnenberg et face du Chasseral, sur la Suze, à une altitude 826 mètres. Le village paroissial de St-Imier doit son nom à un saint de l'Ajoie, nommé Hymerius, né au milieu du VIe siècle au château de ses ancêtres situé près de Lugnez, paroisse de Damphreux. La vallée où se trouve St-Imier portait autrefois le nom de Suzinga, que la rivière de la Suze parcourt dans toute sa longueur.
Il est probable que cette vallée du Suzinga a été habitée plus ou moins antérieurement avant I'arrivée de St Himier, pendant la domination romaine, surtout à partir de l'établissement de la voie de Pierre-Pertuis qui reliait Aventicum avec Augusta Rauracorum et Eppomuandunum, (161-169 après J. C.) Toutefois les rares habitants, échelonnés sans doute le long de la route et au coude raide qu'elle décrit au pied de la montée de Pierre Pertuis, disparurent entièrement à l'arrivée des Barbares au IVe siècle, lors de la chute de l'empire romain et en particulier de la destruction d'Avenches, ville qui commandait cette voie de communication. Dès lors, la haute et froide vallée de la Suze redevint et resta déserte. Quant au nom de l'ermite de la Suze, en raison de son étymologie grecque, devrait s'écrire avec un h et un i simple ;
Himerius en latin et Himier en français, comme on écrit hilaire. Toutes les autres manières de l'écrire sont vicieuses et peuvent être considérées comme des corruptions du moyen âge. Ce nom est dérivé du grec imero, je désire, d'où imeros, le désir et imerocis, désirable. La première lettre de ces mots grecs est affectée de l'esprit dur, dont l'aspiration se rend invariablement en latin et en français par un h. On devrait donc écrire St-Himier et non St-Imier.
La vie de St Himier a été écrite par un auteur dont nous ne connaissons ni le nom, ni le pays. Cette biographie d'Himier de Lugnez, a été faite au XVe siècle, d'après un autre manuscrit très ancien, rapportant la légende de notre saint et qui a dû être composé entre les IXe et Xe siècles, mais qui a disparu. Ce manuscrit du XVe siècle qui existe encore, provient du couvent Cistercien d'Hauterive, au canton de Fribourg.

La collégiale de St Imier (Temple)

Saint Imier et le griffon
Fresque du XVème siècle, dans le temple de Courtelary

La petite chapelle de Lugnez

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p. 32 ; p. 33 ; p. 34 ; p. 35 ; p. 36 ; p. 37 ; p. 38 ; p. 39 ; p. 40 ;
Abbaye Saint Benoît ; Chapelle du Vorbourg

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