La vallée de la Suze

de Cerlier.
L'arrivée de St-Imier à Cerlier eut lieu vers la fin de l'année 1601 Repoussé de Cyriliacum, St-Himier, se jetant h terre, fit cette prière: « Seigneur Dieu du Ciel et de la Terre, par qui tout existe, à qui tout est soumis, vous qui guidez ceux qui s'égarent pour les arracher à. la mort, gardez votre serviteur et montrez lui un lieu où il puisse vous servir avec un cœur pur, car il ne sait où trouver le lieu de son repos. »
Après cette fervente prière, Himier se décida à passer la montagne et arriva enfin dans la vallée de la Suze qu'il avait quittée quelques années auparavant. Comme la nuit venait, il s'arrête près d'une source. Il passe la nuit sans dormir, chantant les louanges du Seigneur. Vers le matin, il entendit le son d'une petite cloche. Poussant aussitôt son fidèle Elbert, il lui dit: « Mon frère entends-tu ce signal? -- Nullement, répond Elbert, mais je m'étonne que vous, mon père, vous teniez un tel langage; nous avons traversé la montagne et nous n'avons vu aucun prodige. » Aussitôt, l'homme de Dieu reprend le chant des psaumes auquel il était accoutumé. Quelques instants après, un coq chanta pour la seconde fois et le son de la petite cloche retentit de nouveau. St Himier continue sa prière avec plus de ferveur encore. Enfin, la cloche se fait entendre pour la troisième fois, avec plus de bruit. Le saint, bouleversé, dit à son serviteur: « Comment se fait-il donc que tu n'entendes pas ce signal prodigieux ». Elbert aussitôt, prêtant l'oreille, distingue fort bien le son de la cloche, qui semblait venir du penchant de la montagne. Le vénérable prêtre Himier rend grâce à Dieu. Le jour venu, il se dirige rapidement, conduit par un ange, vers le lieu d'où avait retenti le son de la cloche. Apercevant cette petite cloche, il s'en saisit aussitôt, la porteà ses lèvres et la couvre de ses habits. Tandis qu'il considère la beauté de ce lien, une laie couverte de boue, lui apparaît avec trois petits, aux pieds d'un arbre.
St Himier étend sa main sur la bête sauvage et, au signe de la croix; la bête s'apprivoise, perdant sa férocité, s'attachant désormais à son service. St-Himier s'approche de l'arbre, en coupe la branche, à laquelle il suspend la petite cloche, la dépouille de son écorce et s'en fait un bâton sur le quel il s'appuie pour prier, Il demande à Dieu de lui découvrir une source; aussitôt, du pied de la branche qu'il a enfoncée dans la terre, s'échappe une eau blanche, qui est encore une source de guérison pour les malades et que les habitants de St Imier appellent encore, de nos jours, la Ste Imière. Bientôt, l'homme de Dieu reconnaît que c'était là le port où il devait fixer sa demeure.
L'auteur illustre des Moines d'Occident, Montalembert, mentionne, dans son célèbre ouvrage, l'humble solitaire du val de la Suze et lui consacre quelques lignes :

Vitrail de Saint Benoît, église catholique-romaine de Saint-Imier

La petite ville de saint Imier en hiver

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p. 32 ; p. 33 ; p. 34 ; p. 35 ; p. 36 ; p. 37 ; p. 38 ; p. 39 ; p. 40 ;
Abbaye Saint Benoît ; Chapelle du Vorbourg

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