Saint Morand

Confesseur (+vers 1115)

Abbaye Saint Benoît ; Saints et Bienheureux

 

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Saint Morand
(Eglise saint Christophe)

 

Saint Morand est un moine de Cluny. Son culte nous vient d’Alsace. Certains lui ont donné pour lieu de naissance, vers 1050, Worms en Rhénanie, mais les spécialistes locaux préfèrent la région de Belfort-Héricourt, s’appuyant notamment sur son premier hagiographe disant qu’il venait de Gaule. A l’appui de cette thèse, on invoque le fait qu’il était de famille noble, parlait la langue des Alamans et paraissait avoir les meilleures relations avec la maison de Montbéliard  et en particulier la famille de Ferrette. Il fit ses études à l’école épiscopale de Worms et une fois prêtre, il se rendit en pèlerinage à Compostelle de Galice. En route, il demanda l’hospitalité à l’abbaye de Cluny et à son retour, il prit l’habit, qu’il reçut de Saint Hugues, le quatrième des grands Abbés de Cluny (Odon, Odilon, Pierre le Vénérable…). A la demande d’un seigneur d’Auvergne, Hugues envoie Morand dans cette région pour y diriger un prieuré dépendant de Cluny, sur la route du Puy. Ce prieuré paraît difficile à situer.

 

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Tympan représentant le Christ entre les apôtres Pierre et Paul, patrons de Cluny. Dernier vestige de l'église romane de Saint Christophe.

 

Frédéric, fils du comte de Montbéliard avait fait don de l’église Saint-Christophe d’Altkirch à Hugues, Abbé de Cluny. Il s’était adressé à lui sur le conseil de l’évêque de Bâle. Hugues   envoya quelques moines à Altkirch. Malheureusement, ils ne parlaient pas la langue locale, raison pour laquelle Hugues fit venir Morand d’Auvergne. Morand déjà âgé vivra 9 ans à Altkirch. Vers 1106 il était de retour dans son pays, après avoir certainement cru le quitter pour jamais. Saint Hugues mourut vers 1109.

 

 

 

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Saint Christophe

 

Son ministère fut bien accueilli et son ministère fructueux, accompagné de miracles. On lui attribue nombre de conversions et de guérisons, il aurait un incendie avec le signe de la croix. Le démon ne manquait pas de le tourmenter.  Saint Morand avait une filiale dévotion envers la Mère de Dieu, dont il allait vénérer l’image à Gildwiller. La tradition a fixé son retour à Dieu le 3 juin 1115.

 

 

 

Au nombre de ses exploits ascétiques, on met le fait qu’il aurait jeûné tout un Carême avec une simple grappe de raisin. Il est patron des vignerons et représenté fréquemment avec une grappe de raisin dans une main et un bâton de pèlerin dans l’autre.

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Saint Morand
(Eglise paroissiale)

 

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Une représentation de l'église saint Christophe du XIX siècle

Au temps où l’Alsace faisait partie de l’Autriche antérieure, les empereurs Habsbourg aimaient beaucoup la petite ville d’Altkirch et s’y rendaient fréquemment. La dernière représentante de la famille de Ferrette, Jeanne s’était unie à l’un d’eux, Albert II dit le Sage (1324). Ce fut la raison pour laquelle le culte de saint Morand se répandit dans les terres autrichiennes. Saint Morand eut une chapelle dans la cathédrale de Vienne et une partie de sa tête y est conservée comme relique.

 

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Le reliquaire offert par l'archiduc Frédéric

 

L’autre partie de cette tête, contenue dans un reliquaire offert par l’archiduc Frédéric  en 1428, se trouve encore dans l’église saint Christophe d’Altkirch, une construction du XIXème siècle. Saint Morand vous attend à Altkirch !

 

 

 

 

Sources :Acta santorum, juin t.I, p. 339-359 ; Vie des Saints et Bienheureux,par les RR. PP. Bénédictins de Paris, Paris, 1948 ; Jean ZimmermannSaint Morand du Sundgau, le saint - son sanctuaire, imprimerie Martin Altkirch, 2000

Saint Morand, priez pour nous. 

 

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Piéta
(Eglise paroissiale)

 Abbaye Saint Benoît ; Saints et Bienheureux