Homélies juillet 2016
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Chapelle N-D du Vorbourg / CH-2800 Delémont (JU) / tél/fax + 41 032 422 21 41

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CHAPELLE NOTRE-DAME DU VORBOURG

Juillet 2016

Dimanche

3 Juillet

Messe

Chapelet

09h30

15h30

14e Dimanche TO C

Lundi

4 Juillet

Messe

08h30 Ste Elisabeth de Portugal

Mardi

5 Juillet

Messe

18h00 S. Antoine Marie Zaccaria

Mercredi

6 Juillet

Messe

08h30 Ste Maria Goretti, v.m.

Jeudi

7 Juillet

Messe

08h30 Férie

Vendredi

8 Juillet

Messe

08h30 Défunts

Samedi

9 Juillet

Messe

08h30 Ste Vierge Marie
Sts Martyrs de Chine

Dimanche

10 Juillet

Messe

Chapelet

09h30

15h30

15e Dimanche TO C
Dimanche 17 Juillet Messe 09h30 16e Dimanche TO C
Lundi 18 Juillet Messe 08h30 Férie
Mardi 19 Juillet Messe 18h00 Férie
Mercredi 20 Juillet Messe 08h30 S. Apollinaire év. m.
Jeudi 21 Juillet Messe 08h30 S. Laurent de Brindisi, pr. d.
Vendredi 22 Juillet Messe 08h30 F. Ste Marie-Madeleine
Samedi 23 Juillet Messe 08h30 F. Ste Brigitte de Suède
co-patronne de l'Europe.
Dimanche 24 Juillet Messe 09h30 17e Dimanche TO C

 


JUILLET


Universelle
- Respect des peuples indigènes
Pour que soient respectés les peuples indigènes menacés dans leur identité et leur existence même.


Pour l'évangélisation - Mission continentale en Amérique latine
Pour que l'Eglise de l'Amérique Latine et des Caraïbes, à travers sa mission continentale, annonce l'Evangile avec un élan et un enthousiasme renouvelés.
 


 

Homélies

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PAX

1ère lecture : « Voici que je dirige vers elle la paix comme un fleuve » (Is 66, 10-14c)
2ème lecture : « Je porte dans mon corps les marques des souffrances de Jésus » (Ga 6, 14-18)
Evangile : « Votre paix ira reposer sur lui » (Lc 10, 1-12.17-20)


« Réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »

Frères et Sœurs,

Notre Evangile n’est-il pas approprié pour un début de vacances ? Nous nous réjouissons avec les nouveaux diplômés, de brillantes arrivées pour un plus long départ… Nous sommes heureux d’une période de calme et de diminution de stress… Les 72 premiers disciples reviennent après leur labeur et premier examen pratique de messager de l’Evangile. Ils rappellent les 72 anciens appelés à soulager Moïse. Ils sont envoyés pour préparer la venue de Jésus.

Nous nous réjouissons ce matin avec ceux qui célèbrent un anniversaire d’ordination sacerdotale en demandant aussi qui va prendre la relève ?

Oui, « Réjouissez-vous ! » Mais de quoi ? « Parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. » nous dit le Seigneur, comme à eux. Saint Jean-Paul II s’était adressé aux prêtres en Suisse en leur demandant de se réjouir : De même, chers frères prêtres, ne vous attristez pas de ce que les démons ne vous sont pas soumis de façon visible, de ce que le monde n’acquiesce pas d’emblée au Message, mais réjouissez-vous d’avoir fait l’œuvre du Christ et de mériter de partager son sort dans le Ciel.
Pour accomplir l’œuvre du Christ, encore faut-il le connaître ? A quoi consacrer le temps qui nous est donné pendant ces vacances ? Pourquoi ne pas à lire in extenso l’Evangile de saint Luc… Peut-être même sur un arrière-fond d’un tour de France ou de jeux olympiques ou de foot. Avec les matchs nuls, ils laissent nos facultés presque totalement au repos. 2% sur la télé et le reste est libre. Vous coupez le son et les prédicateurs sportifs vous laissent tranquilles, avec 99 % de concentration possible.
Que découvrirez-vous ? La cause de votre joie, à savoir que nos noms sont inscrits dans les cieux, nous sommes appelés à partager le sort du Christ dans le ciel. Nous trouverons dans l’Evangile la recette du bonheur et celui qui nous le procure.
 


Cela est-il adressé à des parfaits ? Saint Paul nous a dit que nous avons le bonheur « d’être une création nouvelle. » S’il y a création nouvelle, c’est dire qu’il y en a eu une ancienne. Cette ancienne a mérité d’être renouvelée ! Pourquoi ? La question n’est pas anodine. Le prophète Isaïe dans la première lecture parle de joie, d’exultation, d’allégresse. Pourquoi ? Parce qu’il y a eu des pleurs. Israël a été déporté, envoyé en exil. Le prophète annonce tout à la fin de son livre, son retour. Dieu lui a fait miséricorde. Le passage qui nous intéresse a pour titre « Jugement sur Jérusalem ». Ce jugement est un jugement de miséricorde, Dieu relève son peuple et le rappelle. Il se comporte comme une mère à son égard. Enfante-t-on une nation en une fois ? Si c’est moi qui fais naître, fermerais-je le sein dit le Seigneur ton Dieu ?
C’est à cela que nous sommes appelés, à une joie toute neuve , à une promesse définitivement accomplie. Nous pouvons résumer en quatre mots nos lectures : Consolation, joie, paix et miséricorde. Ils nous éclairent sur le cœur de Dieu et ses intentions pour nous.
Si des vacances sont une certaine image du bonheur, l’analogie est tout de même lointaine avec le chemin que le Seigneur nous demande d’emprunter avec lui pour un temps. Les 72 disciples envoyés deux par deux se sont réjouis de ce que les esprits leur sont soumis et du fait que la Bonne Nouvelle ait passé après plusieurs expériences. Ce ne sont pas à des pouvoirs et des réussites pastorales évidemment souhaitables qu’il faut s’attacher, mais « réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. » La vie éternelle est la valeur sûre pour nous d’abord ! Plus que nos trésors et monnaies de toutes sortes.



L’homme nouveau que nous avons revêtu, c’est le Christ, le Christ crucifié et ressuscité. La finale de l’épître de saint Paul aux Galates, ces fous de Galates prêts à croire en n’importe quelle fable ou contes à dormir debout, cette finale est éclairante. Saint Paul nous dit porter dans son propre corps les marques des souffrances de Jésus et Saint Jean Chrysostome explicite ainsi : «Lui, il se glorifie de ses cicatrices, et, comme les porte-drapeaux (porte-enseignes) d'une armée, il est fier de ses blessures et se plaît à les montrer». Il est vrai qu’il ne se gêne pas pour témoigner de ce qu’il a traversé et reçu, lui le persécuteur devenu persécuté et témoin du ressuscité. Impossible de douter de sa sincérité devant le descriptif de ses épreuves. Certains disent aussi que Paul aurait porté des signes de la passion du Christ comme ce qui peut se passer pour certains mystiques. Le mot stigmata en grec, nous a donné celui de stigmates : les marques des souffrances de Jésus.


Pour moi, que la croix de notre Seigneur Jésus Christ reste ma seule fierté. Par elle, le monde est crucifié pour moi, et moi pour le monde. Parler de croix et de blessures nous laisse vraiment interloqués, le Seigneur ne nous a-t-il pas dit dans l’Evangile : « Absolument rien ne pourra vous nuire. ». Y a-t-il plus belle démonstration que la vie de saint Paul ? Il a traversé victorieusement toutes les épreuves dont il porte les cicatrices, les stigmata, ce qu’il a du endurer pour être témoin privilégié du Seigneur. « Ce qui compte… c’est d’être une création nouvelle. » Que procure le fait d’être une création nouvelle ? « Paix et miséricorde. »
Quelle force avons-nous reçu ! Notre âme, vieillie dans le péché, a repris tout à coup par l'effet du baptême une nouvelle jeunesse et qu'elle a été en quelque sorte créée à nouveau, commente Jean Chrysostome.
« Absolument rien ne pourra vous nuire. » Mais nous tombons toujours… Judicieuse remarque ! Mais « absolument rien ne pourra vous nuire » parce que « Je suis ressuscité » nous dit le Seigneur. Personne ne pourra nous arracher de sa main. Sa miséricorde nous est acquise et elle est infinie. « Confiance, je suis avec vous jusqu’à la fin des temps. » « Réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »
Réjouissons-nous avec Marie de ce que le Seigneur soit venu. Kairé!
« Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent » chante Marie, Mère de Miséricorde dans son Magnificat. Qu’il nous accompagne durant nos vacances. Amen.

 


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PAX

17 juillet 2016 - 16ème dimanche du Temps Ordinaire

1ère lecture : « Mon seigneur, ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur » (Gn 18, 1-10a)
2ème lecture : « Le mystère qui était caché depuis toujours mais qui maintenant a été manifesté » (Col 1, 24-28)
Evangile : « Marthe le reçut. Marie a choisi la meilleure part » (Lc 10, 38-42)

Homélie au sanctuaire

Frères et Sœurs,

Nous sommes gratifiés aujourd’hui de trois textes qui nous rappellent l’importance de l’hospitalité. En ce temps de vacances, ne sont-ils pas bienvenus ? Qui pourrait-on accueillir? Nous avons certainement en mémoire, le passage de l’épître aux Hébreux : « N’oubliez pas l’hospitalité : elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges. » (Hb 13,2). Il est vrai que nous aurions peut-être quelques difficultés à entrer dans cette manière d’envisager un accueil. Les anges, oui… c’est un peu spécial ? Ils existent pourtant.
Dans son commentaire de l’Evangile de saint Luc, Ambroise de Milan concluait à propos du passage de dimanche dernier sur le bon Samaritain en faisant cette réflexion : « Ce n’est pas la parenté qui rend proche, mais la miséricorde. » Notre première lecture et l’Evangile nous permettent une réflexion analogue à propos de l’hospitalité. Faire bon accueil n’est-ce pas rendre proche et manifester qu’on est miséricordieux.
L’hospitalité rendue par Abraham au Seigneur qui lui apparaît sous l’aspect de ces trois anges est très appréciée des peintres d’icônes en particulier. Nous ne pouvons pas ne pas aimer celle qu’a écrite André Roublev sur ce thème. Elle est universellement connue. Réunis autour d’une table on perçoit un plat avec ce qui semble être une esquisse d’agneau. Le personnage du centre fait un signe de bénédiction. Au-dessus de lui il y a un arbre qui symbolise la croix et dans un angle un bâtiment qui peut représenter l’Eglise. Deux anges en regardent un troisième qui paraît être celui qui envoie en mission, c’est-à-dire le Père.
Nous y voyons fréquemment dans ces hôtes, la Trinité. C’est une interprétation que donnait Saint Augustin : « L'Écriture, en faisant ce récit, nous enseigne que trois hommes parurent auprès d'Abraham; or, dans ces trois hommes, on peut reconnaître plutôt la Trinité même, qui est un seul Dieu. » (Livre II réfutation de Maximin év. arien).

L’Evangile nous explique comment recevoir le Seigneur. Il y a Marthe et Marie… L’action et la contemplation, Le service du Seigneur par toute une activité de préparation du repas… et mille autre choses, n’est-ce pas l’action ? La remarque de Jésus fait habituellement le délice des contemplatifs : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »
Saint Ambroise explique bien que le Seigneur ne reproche pas à Marthe ses bons offices. Marie a choisi la meilleure part ce qui veut dire Jésus lui-même. Un évêque comme Ambroise a d’ailleurs bien besoin d’aide. La tradition prend exemple sur les Apôtres qui ont choisi des diacres pour le service des tables. Eux doivent enseigner et s’occuper des affaires du Seigneur, de l’annonce. Ambroise d’ordinaire très sérieux a une remarque qu’on prêterait presque à un pince sans rire, peut-être pour faire taire toute contestation. Citant l’Ecriture, il dit : « Les yeux du sage sont dans sa tête (Eccl. II, 14)». Le vrai sage est celui dont l’esprit dans le Christ, et l’œil est élevé vers les hauteurs ; aussi les yeux du sage sont dans sa tête et ceux du fou dans son talon…
Il est encore une autre manière que celle d’un évêque de se consacrer à écouter le Seigneur. L’Eglise, vous ne l’ignorez pas protège la vie contemplative en raison de la fécondité mystérieuse de l’apostolat de la prière. Il n’est pas possible à un évêque de contraindre des contemplatifs à des activités pastorales.
Nous avons donc tous deux missions et quelles sont-elles ? La première consiste d’abord à accueillir le Christ en nous, pour ce qu’il est « le Christ est parmi vous, lui, l’espérance de la gloire ! » nous a dit saint Paul. Il vient nous enseigner et faire de nous des porteurs de la Bonne Nouvelle, que veut-il faire de nous ? Des messagers de la miséricorde, c’est notre deuxième mission. Nous le faisons par notre parole et notre vie.
Etre miséricordieux nous pouvons le devenir encore plus en pratiquant l’hospitalité, en recevant les porteurs de Bonne Nouvelle. Dans la règle de saint Benoît, il y a toute une liturgie pour la réception des hôtes dont on lavait les pieds et qui devraient être accueillis comme le Christ en personne. Un verset du psaume 47 devrait même être dit en conclusion : « Nous avons reçu, ô Dieu, ta miséricorde au milieu de ton temple.»
Le regard fixé sur Jésus et son visage miséricordieux, nous dit le pape François, nous pouvons accueillir l’amour de la Sainte Trinité. La mission que Jésus a reçue du Père a été de révéler le mystère de l’amour divin dans sa plénitude. L’évangéliste Jean affirme pour la première et unique fois dans toute l’Ecriture : «Dieu est amour» (1 Jn 4, 8.16). Cet amour est désormais rendu visible et tangible dans toute la vie de Jésus. Sa personne n’est rien d’autre qu’amour, un amour qui se donne gratuitement. (Misericordiae vultus, n.8) A nous de l’accueillir.

En recevant le Christ, c’est bien la miséricorde que nous recevons. Si le Christ est présent, les trois personnes de la Trinité sont là et qui peut mieux nous apprendre à les recevoir que Marie Fille du Père, Mère du Fils, Epouse de l’Esprit. Amen.


Et toujours une intention particulière pour le respect de la vie humaine
de son commencement à sa fin naturelle.


Sainte Catherine de Sienne ; La Bible de la Liturgie ; AELF

 

Laissez-nous vos intentions de prière .  Merci de votre visite. Fr. Dominique et Fr. Paul.