Célébrations

Chapelle N-D du Vorbourg / CH-2800 Delémont (JU) / tél/fax + 41 032 422 21 41

pank128.gif (6135 octets)Pour préparer notre démarche de réconciliation

A partir de la préparation proposée par l'équipe pastorale des paroisses de Courtételle - Courfaivre - Develier (abbés Maurice Queloz et Edgar Imer)

 

Sommaire: 1. Conversion au Dieu qui réconcilie ; 2. Pourquoi se réconcilier ; 3. Comment se réconcilier ; 4.Pour préparer une rencontre de Réconciliation voici trois propositions examens de conscience ; 5. Ce Père qui nous attend ; 6. Le sermon sur la Montagne,  Chemin de Bonheur  ; 7. Le sacrement de pénitence et de réconciliation (P. Robert Martin, osb).


1. D’abord un extrait de la lettre de notre évêque, " Conversion au Dieu qui réconcilie. Après avoir redit combien Dieu à l’initiative du Pardon, et que son Amour vient à notre rencontre, notre évêque, Mgr Kurt KOCH, nous invite à reprendre conscience de la richesse de ce Sacrement.

" Ces dernière décennies, il est devenu courant, dans la plupart des paroisse, de célébrer de façon communautaire le sacrement de pénitence. Je trouve que c’est un nouveau pas considérable. Cette façon de faire nous permet de prendre conscience de ce que la communauté, comme telle, peut elle aussi, devenir coupable et se ternir devant Dieu comme une Eglise pécheresse. Néanmoins, il y aurait beaucoup à perdre si la confession individuelle n’était plus pratiquée, non seulement par les grands pécheurs, les meurtriers ou les adultère, mais encore par chaque chrétien et chaque chrétienne. Car dans la confession individuelle, chacun se met en présence de Dieu avec son histoire personnelle de pécheur. Il met au jour sa conduite coupable pour exprimer son désir d’être recréé et d’entendre la parole réconfortante que Dieu pardonne ses péchés. Cette reconnaissance de dette personnelle, n’est pas à comprendre comme une sorte de déclaration d’impôts spirituelle qui permettrait au prêtre qui absout d’établir une juste taxation du péché. Il s’agit bien plus de la tentative de l’offenseur de se rétablir consciemment dans la vérité de la Parole divine, tentative qui d’une manière ou d’une autre, semble toujours privée de secours et jamais parfaitement accomplie. Au confesseur revient la belle tâche, comme frère dans la foi, plein de compréhension, d’aider l’homme en quête de lui-même à exprimer la demande de pardon qu’il adresse à Dieu. En même temps, l’aveu de ses fautes au prêtre, représentant de l’Eglise, fait prendre conscience à l’homme que son comportement coupable nuit à la crédibilité de l’Eglise en tant que Corps du Christ."

L’Aveu acte de liberté, acte de libération

Il est indéniable que l’aveu est un acte difficile, qu’il demande

Courage et sens de la responsabilité.- Motivé par la conscience que Dieu nous aime envers et contre tout, l’aveu nous tourne vers la Tendresse de Dieu et son Pardon avec toute la richesse et la pauvreté de notre vie relationnelle.

L’Aveu comme acte de liberté et de libération, ouvre un espace dans notre cœur et dans notre histoire à la Grâce.

Nous redisons que l’Amour est plus fort que la mort. C’est ainsi que notre évêque poursuit :

" L’aveu est en outre la seule forme verbale où le péché puisse être exprimé. Car l’homme par l’aveu, affirme que sa liberté est à l’origine de sa faute. Aussi ose-t-il se laisser atteindre lui-même précisément là où il est libre. Alors que tant d’hommes ont coutume de se dire victimes des contraintes sociales ou de rejeter la faute sur les autres. En ce sens, la confession individuelle prend au sérieux la liberté humaine. "

L’aveu n’est pas un exercice de piété qui resterait isolé. Il nous aide au contraire à réfléchir sur le centre de notre foi. En effet pénitence, conversion et réconciliation se trouvent au centre du message de Jésus et devraient donc marquer la vie du chrétien et de l’Eglise.

Je vous encourage

" C’est pourquoi j’aimerais vous inviter et vous encourager durant l’année de Dieu le Père à reprendre à nouveau le dialogue personnel de la confession "

 


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2. Pourquoi se réconcilier

  • pour célébrer dans l’action de grâce la tendresse et la miséricorde de Dieu. Son Amour nous attend pour nous sanctifier et nous apporter la paix, la joie.
  • Pour demander pardon de nos fautes et celui du péché du monde dont nous sommes toujours plus ou moins complices.
  • Pour recevoir la grâce de ce sacrement que le Christ veut communiquer, notamment la réconciliation avec nous-mêmes pour mieux nous ouvrir à Dieu et aux autres.
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3. Comment se réconcilier

 

  • Le pénitent commence par se présenter au prêtre et il peut dire:crucif_s.gif (2880 octets)

Bénissez-moi, mon Père, parce que j'ai péché.

  • Le prêtre bénit le pénitent :

+ Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

  • Il ll'invite à la confiace en lui disant par exemple:

Que le Seigneur Jésus vous accueille; il n'est pas venu appeler les justes mais les pécheurs. Ayez confiance en lui.

  • Après son examen de conscience, le pénitent peut commencer par laconfession de son état de pécheur :

Je confesse à Dieu tout puissant, je reconnais devant mes frères que j’ai péché, en pensée, en parole, par action et par omission: oui, j'ai vraiment péché (il se frappe la poitrine). C'est pourquoi je supplie la Vierge Marie, les anges et tous les saints, et vous aussi, mon père, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

Le psaume 50 peut  aider aussi :

" Pitié pour moi, mon Dieu dans ton Amour selon ta miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense. Oui je reconnais mon péché, ma faute est toujours devant moi, contre toi, et toi seul, j’ai péché ce qui est mal à tes yeux je l’ai fait.

Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère. Mais tu veux au fond de moi la Vérité, dans le secret tu m’apprends la sagesse. Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur, lave-moi et je serai blanc, plus que la neige. Fais que j’entende les chants et la fête : Ils danseront, les os que tu broyais. Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés. Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton Esprit-Saint. Rends-moi la joie d’être sauvé, …

Seigneur ouvre mes lèvres et ma bouche annoncera ta louange… "

Le pénitent fait ensuite l'accusation de ses péchés. Pour s'y aider, il écoute d'abord sa conscience, il peut se rappeler les dix commandements ou écouter ce que lui dit  une lecture de la sainte Ecriture, par exemple. Il doit veiller à ne cacher volontairement aucune faute grave qu'il aurait commise.

S'il le juge opportun, il précise peut-être au prêtre qui l’accueille, ce qui est nécessaire pour qu’il comprenne qui il est, ce qu'il vit ( dernière confession, situation de travail, de famille, maladie grave etc.)

Il peut également demander au prêtre de l’aider à faire l’examen de conscience nécessaire à la confession. Il  peut l’interroger pour qu’il l’aide à comprendre l’amour que Dieu à pour luii. taked128.gif (5401 octets)

 

Tout ce qui est dit reste secret inviolable.

 

  • Le prêtre cherche avec le pénitent  un signe de conversion et de pénitence : prière, partage, effort, service du prochain, tout ce qui est nécessaire au rétablissement de la charité et de la communion.

  • Le pénitent pour exprimer son regret peut faire usage d'une prière telle que l'acte de contrition:

Mon Dieu, j'ai un très grand regret de t'avoir offensé parce que tu es infiniment bon, et que le  péché te déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de ta grâce, de ne plus t'offenser et de faire pénitence.

Ou encore:

Jésus Fils de Dieu sauveur, prends pitié de moi, pécheur.

Le rituel de Pierre Jounel "Célébration des sacrements" Desclée, en propose une dizaine.

  • Absolution.

Le pénitent écoute la parole qui lui donne le pardon de Dieu.   Le prêtre étend les mains sur la tête du pénitent et dit la prière de réconciliation:

Que Dieu notre Père vous montre sa miséricorde; par la mort et la résurrection de son Fils, il a réconcilié le monde avec lui et il a envoyé l'Esprit-Saint pour le pardon des péchés: par le ministère de l'Eglise, qu'il vous donne le pardon et la paix. Et moi, au nom du Père  + et du Fils et du Saint-Esprit, je vous pardonne tous vos péchés.

Le fidèle répond:

Amen.

  • Renvoi

Le prêtre :

Le Seigneur vous a pardonné, faites de même et allez dans la Paix du Christ.

Le pénitent réconcilié :

Je rends grâce à Dieu.

Réconcilié avec Dieu, avec les autre et avec moi-même, je peux repartir dans l’action de grâce et dans la louange….

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4. Pour préparer une rencontre de Réconciliation

voici trois propositions d'examen de conscience

 

A. Les dix commandements.

Il s'agit bien sûr de la manière la plus classique. Il est possible et judicieux pour ce faire, d'utiliser les commentaires du catéchisme de l'Église Catholique. Pour Mémoire, nous rappelons les dix commandements en ajoutant une "appropiation" proposée par le sanctuaire d'Ars et Famille Chrétienne:

L'Alliance avec Dieu : les commandements

Le Seigneur nous a remis les commandements comme un chemin de miséricorde et de vie, que nous ne pouvons suivre sans son Esprit-Saint. Méditer les 10 commandements nous pousse à contempler Jésus les accomplir pour nous parfaitement - jusque sur la Croix - et à regretter de ne pas suivre le Christ en toute chose sur le chemin de la vie éternelle - de la Résurrection. En donnant ses commandements, Dieu nous dit : " Je suis le Seigneur qui t'ai sauvé ". Entrons dans ce salut.

1. "Je suis le Seigneur ton Dieu qui t'ai fait sortir du pays d'Egypte, de la maison de servitude. Tu n'auras pas d'autre Dieu que moi." (Ex 20,2).

Notre relation à Dieu: Quel temps donnons-nous à la prière, à l'adoration? Quel usage faisons-nous de la confession, de l'Eucharistie, des lieux (couples, famille, réunions fraternelles...) où nous pouvons apprendre à discerner le bien du mal? N'avons-nous pas des idoles?

2. "Tu ne prononceras pas le nom du Seigneur à faux" (Ex 20,7).

Mon respect de Dieu: Comment parlons-nous de Dieu? sans blasphémer? sans L'accuser de tout ce qui va mal? Au contraire, puis-je accueillir les événements de ma vie comme des bénédictions de Dieu?

3. "Souviens-toi du jour du Seigneur pour le sanctifier" (Ex 20, 8-10).

Y a-t-il pour  moi un "jour du Seigneur" ? La Messe du Dimanche est-elle une nécessité pour moi? Quel temps garder gratuitement pour le Seigneur, la famille, les autres?

4. "Honore ton Père et ta Mère" (Ex 20,12).

Est-ce que je vis le respect jusqu'au bout? l'obéissance... jusqu'à pardonner à qui m'a blessé (qui est parfait?) l'attention et l'écoute, y compris dans la famille de mon conjoint? La vie sociale: Comment construisons-nous la société? les critères de mes adhésions politiques?

5. "Tu ne tueras pas" (Ex 20,13).

Notre culture ne s'enracine plus sur le respect de la vie, de l'avortement à de l'euthanasie. En suis-je complice, coupable, par des silences, des mauvais conseils, des actes? Me suis-je engagé(e) dans le combat pour la vie? Autre domaine: sur la route, en conduisant, comment est-ce que je me conduis? Jusqu'où va mon respect pour ma propre vie et celle des autres?

6. "Tu ne commettras pas d'adultère" (Ex 20,14).

Dans mon couple, suis-je fidèle? La sexualité nous ouvre-t-elle à l'accueil de la vie, ou conduit-elle à la contraception? Célibataire, est-ce que je rejoins la chasteté du Christ, par mon regard, mes paroles, mes actions? Tenues, attitudes, télévision... tant d'occasions de ne plus être transparent au Seigneur, à moi-même, aux autres.

7. "Tu ne voleras pas" (Ex 20,15).

L'honnêteté, même dans le calcul de ses impôts, peu être coûteuse. Et par rapport à celui qui n'a rien, est-ce que je ne le vole pas en gardant des biens égoïstement? Le temps "perdu", n'est-il pas du temps "volé"? Jusqu'où suis-je généreux?

8. "Tu ne témoigneras pas faussement contre ton prochain" (Ex 20,16).

Le mensonge, c'est de ne pas dire la vérité à celui qui a droit de la connaître. Nous avons à rester fidèle à la vérité, à la réputation à laquelle chacun a droit, à l'honneur des autres. Où plaçons-nous notre honneur personnel ? En Jésus?

9. "Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain" (Ex 20,17).

Le 9ème et le 10ème commandements se rapprochent du 6ème et du 7ème.

10. "Tu ne convoiteras pas le bien de ton prochain" (Ex 20,17).

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B. La prière de Jésus à son Pèrepanok128.gif (4661 octets)

" Vous donc, priez ainsi " (Mt 6,9)

Notre Père qui es au cieux…

  • Je monte vers mon Père et votre Père ( Jn 20,17)

Nous avons une même origine : Le Père de Jésus est aussi le mien.

  • Est-ce que j’ose prononcer, avec mes frères, " Abba, Père "

Avec la simplicité et la confiance d’un enfant ?

  • Est-ce que je crois que tout hommes est créé à l’image et à la ressemblance du Père qui pose sur chacun le même regard d’amour ?
  • Est-ce que ma prière est demande communautaire vers ce Père qui " sait ce qu’il nous faut " (Mt 6,9)
  • Dire notre Père c’est anticiper l’avenir,- reconnaître déjà une humanité réconciliée avec Dieu et avec elle-même.
     
  • Quel est mon désir de l’Unité, comment suis-je autour de moi serviteur de la réconciliation, à mon travail, à la maison, dans ma commune, dans ma paroisse ?
  • Dire Notre Père, c’est affirmer le Mystère de l’Eglise. Suis-je toujours conscient qu’aimer l’Eglise fait partie du même acte de foi que celui qui me tourne vers la Sainte Trinité et me fait adhérer à leur Sainte Volonté?
  • Suis-je un homme d’Espérance ?
     

  • Quelle est la place que je donne dans ma vie à la Communion des Saints ?

Que ton Nom soit sanctifié

  • Je leur ai révélé ton Nom " (Jn 17)

Ce Nom évoque-t-il pour moi la présence d’un Père qui m’appelle à répondre à son Amour.

  • " Marche en ma Présence " (Gn17,1) Est-ce que je vis sous

le regard du Père dans ma vie quotidienne ?

  • " Au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. " Le signe de croix est-il un geste machinal ou une profession de ma foi chrétienne qui me conduit à la prière, à l’action de grâce et au service ?
  • Est-ce que je me sens responsable dans mes divers lieux de vie de la sanctification du Nom du Seigneur en le faisant connaître et aimer ?

Que Ton Règne vienne…

Les béatitudes sont la charte du Royaume, le monde nouveau offert par Jésus (Mt 5,3-12 ; Lc 5, 20-23)

  • " Le Père fait lever son soleil sur méchants et sur les bons "

(Mt 5,43) Est-ce que je suis prêt à aimer tout homme, même s’il est différents ou peut-être même mon ennemi ?

  • " Le Royaume est semblable à une graine qui pousse "

(Lc 13,18) Quel péché empêche en moi, de façon, dominante la croissance du Royaume ?

  • "  J’ai eu faim, soif " (Mt 25, 41-46)

Est-ce que j’accueille le Royaume par des gestes fraternels envers les plus pauvres ?

  • " Vous êtes les coopérateurs de Dieu "

(1 Cor 3,9-17). Est-ce que je participe à la croissance du Royaume par un engagement : paroisse, école, mouvements, association, sociétés locales, suis-je intéressé par le bien commun, quel est mon témoignage chrétien dans le domaine publique et politique

Que ta Volonté soit fait sur la terre comme au Ciel

Marie répondit : "  Qu’il me soit fait selon ta Parole " Lc 1,32)

Elle accueille le projet d’amour de Dieu.

  • Dieu se manifeste dans les événements. Est-ce que j’essaie de relire régulièrement ma vie pour y perce voir les appels de Dieu ?
  • Dieu se révèle à travers la Bible. Est-ce que je privilégie la Parole de Dieu pour discerner sa Volonté ?
  • Dieu parle par la Tradition de l’Eglise. Quelle place est-ce que je donne aux déclarations du Pape et des Evêques, pour éclairer mes choix ? Suis-je attentif à ce propos de m’informer à la source ? (Textes du Concile, catéchisme de l’Eglise catholique, lettres et encycliques, médias chrétiens, etc !) 
  • Dieu me rend solidaire de mes frère. Comment est-ce que je participe à la lutte pour la justice, et la paix, l’aide aux plus démunis ?
  • Dieu, dans les moments où je suis accablé, semble se faire absent. Ai-je alors l’audace, comme Jésus, de lui dire : " Père je remets ma vie entre tes mains " (Lc 23,46)
  • Dieu m’invite à discerner sa volonté. L’accompagnement spirituel est un lieu privilégié d’écoute de ses appels. Ne devrais-je pas y recourir ?

Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien

Est-ce que j’ose demander à Dieu, chaque jour, ce qui

m’est vraiment nécessaire pour vivre dans sa volonté ?

  • Autour de moi, certains manquent du pain de l’amitié, sont

Isolés, malades, handicapés du cœur. Instrument de la Providence pour eux. De quelle manière suis-je capable

De me laisser émouvoir ? Que fais-je pour eux ?

  • Le premier jour de la semaine, ils rompent le pain "

(Ac 20 ;7). Dans quelle mesure le dimanche est pour moi

Le jour du Seigneur ".

L’Eucharistie quotidienne ne serait-elle pas la grâce d’une force particulière pour assumer ma croix et ma peine de chaque jour ?

Pardonne-nous nos offenses comme nous

pardonnons Aussi à ceux qui nous ont offensés…

" Dieu est le Père qui remet toutes nos dettes " (Mt 18,22) et nous offre son coeur pour aimer comme Lui.

  • Est-ce que je me tiens prêt à pardonner à celui qui m’a Blessé ?
  • Certaines personnes m’ont déçu. Est-ce que je demande à l’Esprit-Saint de purifier mon regard pour découvrir leurs qualités ?
  • Est-ce que je puise dans le sacrement du pardon la force de la Réconciliation ?

Ne nous soumets pas à la Tentation,

mais délivre-nous du Mal

Jésus à été tenté au désert. La tradition de l’Eglise distingue

Sept grandes façons de succomber à la tentation et les appelle

Péchés Capitaux

  • Orgueil: Racine de tout péché ; fait agir avec démesure comme si on était supérieur aux autres. (faire valoir)
  • Envie: Rancœur devant le bien d’autrui et désir de se l’approprier. (Pouvoir)

  • Colère:  Usage déréglé de l’agressivité

  • Avarice:  Mauvais usage de l’argent et de ce que l’on détient. (Avoir)

  • Gourmandise:  Démesure dans la consommation
  • Luxure: Mauvaise façon de vivre la sexualité
  • Acédie: Tristesse et dégoût spirituels volontairement entretenus, "  paresse spirituelle"

Lequel de ces péchés fait-il le plus obstacle à la réalisation de la Volonté de Dieu en moi ?

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C. Autre examen de conscience à partir du NOTRE PERE 

Notre

Faire l’expérience de Dieu et de Dieu comme Père,

C’est réaliser que la fraternité dans le Christ est

Un don et un Devoir.

Le Christ me dit de dire : Notre Pèrecandle64.gif (2718 octets)

Il exprime son intimité avec le Père,

Implicitement il dit aussi son harmonie avec le projet du Père de sauver

Tous les hommes.

Jésus exprime donc aussi sa solidarité avec nous, en réponse à la volonté

Du Père…Le fondement de la fraternité chrétienne est l’Amour…

Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis….

Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé.

Nous sommes donc les fils du Père que dans la mesure où comme Jésus,

Nous nous aimons les uns les autres comme il nous a aimé.

Ai-je une foi et une pratique religieuse individualiste ? Est-ce que

Je choisis ce qui me convient quand je veux, comme je veux…

L’Eglise n’est pas le super – marché de mon expérience religieuse

L’expérience de Dieu dépasse infiniment ce que je peux imaginer et concevoir.

Comme nous venons de le voir, l’Eglise n’est pas une institution humaine.

Elle est sainte…mais non sans pécheurs.

Est-ce que j’aime l’Eglise.

Est-ce que je me sens concerné par sa vie, son avenir.

Est-ce que je prête attention à son enseignement….Au delà de l’avis des médias, est-ce que je me renseigne à la source…

Quelle est la place que je donne à ma formation chrétienne continue….

Est-ce que je me sens solidaire à cause du Christ et de l’Evangile de

Mes autre frères et sœurs…en particulier des plus démunis…

Suis-je élitaire dans mes choix de fraternité chrétienne ?

J’aime bien les uns, et vraiment beaucoup moins les autres….

Et l’Unité…dans ma famille, dans mon village et ma communauté chrétienne

Suis-je artisan de communion entre tous…. ?

Suis-je un être de dialogue…. ?

Quelle est mon attitude par rapport aux autres chrétiens de confessions différentes… ?

Suis-je indifférent, à ceux qui ne me ressemblent pas dans leur façon de faire,

De voir et de penser….

Suis-je raciste ?

Est-ce que je parle de quelqu’un toujours en toute connaissance de cause ?

Vais-je au-delà des apparences….suis- je prompt à juger ?

Il y a plusieurs façon de blesser l’Eglise et la communion de ceux qui ont été

Par le baptême sanctifiés par le même Esprit….suis-je attentif à l’autre,

Fraternel, disponible, charitable, accueillant ?

Quel est mon sens du partage…

Aimer c’est tout donner et se donner soi-même.

Suis-je conscient que ce que je suis et ce que j’ai….appartient à l’Eglise…

Au Christ…à la communion des saints….

Ils mettaient tout en commun….Quel est ma part, mon offrande humaine spirituelle et matérielle à la communauté chrétienne ?

Demandons pardon, pour tous nos manques d’amour envers l’Eglise Corps du Christ

Silence et Ref :De tes enfants ici rassemblés, Seigneur prends pitié….

 Père 

Ai-je le sentiment que Dieu est à l’origine et au terme de ma vie…

Est-ce que je vis replié sur moi-même, sur mon petit monde

Egoïstement, ou suis- je attentif à me retourner vers le Père

Pour me recevoir de Lui en toute chose ?

Qui est le pôle d’attraction de mon existence….

Demandons pardon pour tous nos manques de conversion

Silence et Ref. O Seigneur toi, qui sais pardonner, Seigneur prends pitié 

Que ton Nom soit sanctifié

Sanctifier le Nom du Seigneur c’est faire un acte de Foi.

C’est reconnaître existenciellement que Dieu est au cœur

De ma vie, comme la source de mon être et son achèvement.

Ai-je une relation personnelle avec Dieu ?

Est-ce que je crois vraiment en Lui.

En son Amour de Père ?

Le Père et moi nous sommes uns…Qui me voit, voit le Père…

Le Nom du Père est le Nom du Fils.

Il n’y a pas d’autre Nom pour être sauvé sur terre que le Nom de Jésus

En effet qu’au Nom de Jésus tous genoux fléchissent sur terre, au ciel et aux

Enfers, et que toute langue proclame que Jésus est Seigneur ( Dieu le Fils )

Ressuscité d’entres les morts à la gloire de Dieu le Père.

Suis-je disciple du Christ….Ai-je confiance en Lui, ai-je engagé toute ma vie

A le suivre. ( Il est le chemin , la vérité, et la vie….) Crois-tu cela ?

Dieu seul suffit ! Est-il au cœur de ma vie comme le premier servit ?

Mon acte de Foi en Lui, engendre-t-il une volonté chez moi la ferme

Volonté de Sanctifier son Nom avant toute chose ?

Ai-je le soucis de connaître Dieu et de le faire connaître autour de moi ?

Par ma vie….Par mes paroles

Par mes actes…. ?

Sanctifié le Nom de Dieu c’est aussi non seulement donner sa personne

Mais c’est aussi donner de son Temps.

Est-ce que je donne du Temps au Seigneur?

Quelle place a-t-il dans mes priorités, dans mon agenda…

Est-ce que je prie….

Est-ce que la vie sacramentelle de l’Eglise est au cœur de ma vie Chrétienne…

Est-ce que je sanctifie le Dimanche…..

M’est-il arrivé de prendre une journée pour Dieu ?

Ai-je pensé qu’une retraite serait une fois l’occasion d’un repos de l’âme

Bien nécessaire, ainsi qu’un approfondissement salutaire pour moi. ?

Demandons pardon pour tous nos manques de Foi

Silence et Ref. O Seigneur, toi le Juste des justes, Seigneur, prends pitié.

 Que ton Règne vienne

Suis-je un homme d’espérance

Est-ce que je cherche les signes du Royaume dans ma vie ?

Dieu n’est pas mort, Dieu est vivant , Il est la vie,

Est-ce que je crois, qu’Il sait ce dont j’ai besoin.

Est-ce que je crois, qu’Il est présent au cœur de mon mystère.

Qu’Il agit en moi, qu’il me guide et me conduit ? (Et ceci est vrai pour tous les hommes et l’histoire de l’humanité)

Est-ce que je ne compte que sur moi, et mes propres forces ?

Est-ce que je ne compte que sur lui ?

Aide-toi et le Ciel t’aidera….

Ne faut-il pas faire comme si tout dépendait de nous, tout en sachant

Qu’en fait tout dépend de Lui…

Ai-je la patience d’attendre ?

Suis-je persévérant ?

Est-ce que je demande l’aide de l’Esprit-Saint….

L’aide de mon ange gardien ?

Est-ce que je cherche en toute chose le Royaume et sa Justice…

Demander que ton Règne vienne c’est aussi livrer sa vie à l’Esprit

D’Amour , pour qu’Il me transforme à l’image et à la ressemblance de Dieu

Qu’Il me rende transparent à sa lumière , à sa présence,

Disponible à son action….

Demandons pardon pour tous nos manques d’espérance

Silence et Ref : De tes enfants, ici rassemblés, Seigneur prends pitié

Que ta volonté soit faite sur la terre, comme au Ciel

Dieu est Amour….

Nul ne peut connaître Dieu s’il ne lui ressemble pas.

Nous devons faire de nos vies une offrande d’amour.

Qui est le maître de ma vie….

L’amour de soi- ou l’amour de Dieu.

Vais-je vers le Seigneur en lui demandant que ma volonté se fasse

Ou la sienne…. ?

Suis-je une créature révoltée ou soumise, obéissante

Suis-je humble ou orgueilleux.

Suis-je capable d’accomplir un autre projet que le mien.

Suis-je disponible au changement d’opinion

Suis-je capable comme Marie de ne pas vouloir maîtriser les

Evénements de ma vie….Fiat : " Je remets ma vie entre tes mains "

Que ta volonté se fasse et non la mienne "

Qu’Il m’en soit fait selon ta Parole….

Quelle est la place de l’écoute de Dieu dans ma vie

Par les événements ?

Par sa Parole ?

Dieu me parle, me donne ses lumières.

Suis-je prêt à entendre ses volontés…. ?

A écouter ses conseils…. ?

Suis-je prêt à entendre résonner sa voix au cœur de ma conscience ?

Parfois Dieu me parle aussi par ceux qui m’entourent, suis-je attentif ?

Demandons pardon pour nos manques d’abandon filial à l’amour de Dieu et à sa volonté.

Silence et Ref : O Seigneur , toi qui sait pardonner, Seigneur prends pitié

 Donne-nous aujourd’hui notre Pain quotidien

Aujourd’hui…Seul l’instant présent existe….

Je ne dois vivre ni dans le passé….

Ni projeté dans l’Avenir….

L’Eternité et le temps se rencontrent dans l’instant présent.

Pour porter ma croix chaque jour, Dieu me donne le pain, la force,

Le viatique chaque jour.

( Par la prière, les sacrements, l’écoute de sa parole)

Suis-je ouvert au Don de Dieu ?

Si Dieu me partage sa vie, et veut me fortifier

Il m’a fait pain, pour mon prochain.

Je suis l’instrument de la providence pour mon prochain.

Suis-je attentif à la prière que m’adresse ceux qui m’entoure.

" Fais aux autres ce que tu voudrais que l’on fasse pour toi "

Dieu voudrait bien apaiser la faim et la soif de mon prochain

Et me rendant proche de lui….

Est-ce que je me laisse émouvoir, mouvoir par la faim des foules ?

Demandons pardon, pour tous nos manques d’amour

Silence et Ref. De tes enfants ici rassemblés, Seigneur prends pitié 

Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés…

Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.

Pardonnez jusqu’à 77x 7 fois

Dieu nous a pardonné , pardonnons à notre tour.

Suis-je ouvert au pardon que Dieu m’accorde.

Le pardon m’est toujours offert. Dieu est patient…

Suis-je patient à l’égard des autres….

La mesure que j’utilise pour les autres servira pour moi….

Seul l’offensé peut remettre la dette à l’offenseur.

" Père pardonne-leur ils ne savent pas ce qu’ils font "

L’Impossible peut être réalisé en moi, si je le veux bien…

Est-ce que je demande la volonté de vouloir pardonner à mon prochain….

Le sacrement de réconciliation renouvelle mes forces de pardonner et

De vivre selon le désir de Dieu.

Quelle est ma fréquentation du sacrement de réconciliation. ?

Depuis quand, ne me suis-je pas confesser…..personnellement. ?

Demandons pardon pour tous nos manques d’accueil du pardon,

Demandons pardon pour tous nos manques de pardon

Silence et Ref : O Seigneur toi le juste des justes, Seigneur prends pitié.

Ne nous soumets pas à la Tentation,

mais délivre-nous du Mal

Jésus a été tenté au désert. La tradition de l’Eglise distingue

Sept grandes façons de succomber à la tentation et les appelle

Péchés Capitaux

  • Orgueil : Racine de tout péché ; fait agir avec démesure comme si on était supérieur aux autres (faire valoir).
  • Envie :  Rancœur devant le bien d’autrui et désir de se l’approprier. (Pouvoir)
  • Colère :  Usage déréglé de l’agressivité
  • Avarice : Mauvais usage de l’argent et de ce que l’on détient. (Avoir)
  • Gourmandise : Démesure dans la consommation
  • Luxure : Mauvaise façon de vivre la sexualité
  • Acédie : Tristesse et dégoût spirituels volontairement entretenus, "   paresse spirituelle".

Lequel de ces péchés fait-il le plus obstacle à la réalisation de la Volonté de Dieu en moi ?

Suis-je conscient du combat spirituel dans lequel je me trouve dans l’existence ?

Je dois combattre les tendances égoïstes de la nature humaine.

Je dois résister à Satan, et à toutes ses œuvres de mort….

Seul je ne peux rien faire, sans les Christ, sans l’Esprit-Saint, sans la grâce….sans l’Eglise, sans les sacrements sans mes frères, est-ce que

J’accepte de l’aide….est-ce que j’en demande…. ?

Je dois également être prudent et discerner avec la lumière de l’Evangile

Ce qui est bon pour moi…. ?

Je dois fermer la porte au démon, et quand il frappe envoyer Jésus lui répondre. Ne pas pratiquer d’une façon ou d’une autre comme émetteur ou

Comme récepteur, de la magie blanche ou de la magie noire et toute autres

Formes de pratiques occultes.(horoscope, cartomancie, spiritisme)

Je peux là peut-être sans le vouloir mettre en danger irrémédiablement

Ma santé spirituelle et celle des autres .

Demandons pardon d’avoir donné prise en nos vies à l’ennemi du Christ.

Ref. O Seigneur toi qui sait pardonner

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5. Ce Père qui nous attend

Dieu est Amour " (Jn 4,8) et " riche en miséricorde "

(Ep 2,4).Jean-Paul II le proclame : " Infinie est la promptitude et l’intensité du pardon qui jaillit continuellement du sacrifice du Fils. Aucun péché de l’homme ne peut prévaloir sur cette force, ni la limiter. " Cette douce violence, selon l’expression de Saint-François de Sales, dissipe toutes nos peurs et pardonne nos infidélités. Elle jaillit de la croix et de la résurrection du Christ.candle2s.gif (2317 octets)

La Parabole de l’enfant prodigue (Luc 15) illustre cette infinie tendresse de Dieu. Le Fils s’en est allé dissiper tout son bien et s’étourdir dans le plaisir. Pris de remords il s’en revient vers sa maison. Son père l’aperçoit et est saisi de pitié. Il court à sa rencontre et le couvre de baisers. Sur le champ, il invite à la fête. Rien ne résiste à cette force de l’Amour.

Aujourd’hui, le Père continue à accueillir les fils prodigues

Qui reviennent à sa Maison. C’est là qu’il les attend pour les habiller de lumière. Le sacrement du pardon célèbre ce printemps du cœur. Pour entrer en nous-mêmes (Lc15,17) un

Examen de conscience est proposé sous forme de questions qui nous invitent à la conversion . Il approfondit le Notre- Père où

Jésus livre son expérience filiale et fraternelle en nous ouvrant le monde nouveau qu’il est venu inaugurer.

Comme au soir de pâques, le Ressuscité souffle l’Esprit (Jn 20,22) sur les chrétiens.

Il remet leurs péchés et les envoie proclamer " le merveilles de Celui qui les a appelés des ténèbres à son admirable lumière " (1 P 2,9)

Robert Schiélé (Salésien de Don Bosco)

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6. Le sermon sur la Montagne, chemin de Bonheur.

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Eh bien ! moi je te dis :

Réconcilie toi :

" Laisse là ton offrande, va d’abord te réconcilier avec ton frére "

(Mt 5,24)cup128.gif (2204 octets)

 

Surveille tes regards :

" si ton œil droit te scandalise, enlève-le "

(Mt 5,29)

Dis la Vérité :

" Que ton Oui soit Oui, ton non soit non "

(Mt 5,37)

Ne te venge pas :

" Ne dis jamais : Œil pour œil , dent pour dent "

que ta justice dépasse celle des scribes et de pharisiens.

(Mt 5,39)

Partage :

" Donne à qui te demande,

A qui veut ta tunique , donne aussi ton manteau "

(Mt 5,39)

Pardonne :

" Aime tes ennemis. Prie pour ceux qui te font du Mal "

(Mt 5,44)

Sois lumière :

" Que ta lumière brille aux yeux des hommes pour qu’ils voient tes bonnes actions et glorifient le Père "

(Mt 5,16)

 


 

 

7. LE SACREMENT DE PÉNITENCE ET DE RÉCONCILIATION.

(P. Robert Martin)

INTRODUCTION

En cette année consacrée au Père, nous sommes invités par notre Pape Jean Paul II à "redécouvrir et à célébrer avec ferveur le sacrement de la Pénitence, dans son sens le plus profond". Nous présentons ici un résumé de la doctrine de ce sacrement en suivant l'exposé qu'en donne le Catéchisme de l'Église catholique (N. 1422 à 1498). Nous reprenons également quelques éléments du message que notre évêque, Mgr Kurt Koch, a écrit pour l'année de Dieu le Père, message intitulé: "Conversion au Dieu qui réconcilie" (11 novembre 1998).

 

LA CONVERSION DES BAPTISÉS

Regardons tout d'abord Celui à qui nous adressons notre confession: le Père miséricordieux. Si le sacrement de la confession est appelé ainsi c'est que l'aveu, la confession des péchés devant le prêtre est un élément essentiel de ce sacrement. Mais dans un sens profond, ce sacrement est aussi une "confession", reconnaissance et louange de la sainteté de Dieu et de sa miséricorde envers l'homme pécheur. Cette miséricorde s'est manifestée en Jésus-Christ qui offre sa vie sur la croix, justement pour nous racheter de nos péchés. Le chrétien sera donc spirituellement au pied de cette croix pour reconnaître ses offenses et recevoir le pardon, pour retrouver ainsi la pureté que nous avait donnée le baptême. Car en effet, dans la perspective biblique, la remise des péchés s'accomplit d'abord au baptême. Dans les Actes des Apôtres, S. Pierre s'adresse ainsi à ses auditeurs: "Repentez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au Nom de Jésus-Christ pour la rémission de ses péchés." Et nous disons dans le Credo: "Je crois en un seul baptême pour la rémission des péchés". Cependant, la vie nouvelle reçue dans l'initiation chrétienne (baptême-confirmation-Eucharistie) n'a pas supprimé la fragilité et la faiblesse de la nature humaine, ni l'inclination au péché. Celle-ci demeure dans les baptisés pour qu'ils fassent leurs preuves dans le combat de la vie chrétienne aidés par la grâce du Christ. Ce combat est celui de la conversion en vue de la sainteté et de la vie éternelle à laquelle le Seigneur ne cesse de nous appeler. Le sacrement de pénitence chrétienne ne peut donc avoir pour forme que le rappel du baptême; il est l'assimilation, tout au long de la vie, de ce don de la réconciliation que Dieu nous fait au baptême. Et notre évêque nous propose cette formule imagée: "Si la mélodie de la pénitence chrétienne retrouve la clé de la joie baptismale, alors c'est un très grand don qui nous est offert dans le sacrement de pénitence; il nous aide à comprendre et conduire notre vie chrétienne comme un pèlerinage terrestre, un retour vers le Père des cieux."

Donc la conversion en vue de la sainteté est toujours nécessaire. C'est une tâche ininterrompue pour toute l'Église qui "enferme des pécheurs dans son propre sein" et qui "est donc à la fois sainte et appelée à se purifier" comme dit le Concile. Cet effort de conversion n'est pas seulement une oeuvre humaine. Il est le mouvement du coeur contrit attiré et mû par la grâce en vue de répondre à l'amour miséricordieux de Dieu qui nous a aimés le premier.

 

LA PÉNITENCE INTÉRIEURE ET SES FORMES EXTÉRIEURES

Précisons un peu cet élément fondamental de la pénitence intérieure. Elle est une réorientation radicale de toute la vie, un retour, une conversion vers Dieu de tout notre coeur, une cessation du péché, une aversion du mal, avec une répugnance envers les mauvaises actions que nous avons commises. En même temps elle comporte le désir et la résolution de changer de vie avec l'espérance de la miséricorde divine et la confiance en l'aide de sa grâce. C'est en découvrant la grandeur de l'amour de Dieu que notre coeur est ébranlé par le poids du péché et qu'il commence à craindre d'offenser Dieu et d'être séparé de Lui. Le coeur humain se convertit en regardant vers Celui que nos péchés ont transpercé. Mais la conversion est d'abord une oeuvre de la grâce de Dieu qui nous donne un coeur nouveau. Dieu nous donne la force de commencer à nouveau. Voilà l'oeuvre de l'Esprit Saint qui confond le monde en matière de péché et qui en même temps est le Consolateur qui donne au coeur de l'homme la grâce du repentir.

Cette pénitence intérieure doit animer les multiples formes de la pénitence dans la vie chrétienne. Le début du Carême nous rappelle l'importance du jeûne, de la prière et de l'aumône, qui expriment la conversion par rapport à soi-même, par rapport à Dieu et par rapport aux autres. Ces trois formes résument les pratiques de la charité qui "couvre une multitude de péchés". Relevons quelques-unes de ces pratiques; les gestes de réconciliation, le souci des pauvres, la défense de la justice et du droit; la lecture de l'Écriture Sainte, les actes sincères de piété, la révision de vie, l'acceptation des souffrances. Bref, prendre sa croix, chaque jour, et suivre Jésus est le chemin le plus sûr de la pénitence. C'est pour cela qu'elle trouve sa source et sa nourriture dans l'Eucharistie, car en elle est rendu présent le sacrifice du Christ qui nous a réconciliés avec Dieu. Selon le Concile de Trente: "L'Eucharistie est l'antidote qui nous libère de nos fautes quotidiennes et nous préserve des péchés mortels."

 

LE SACREMENT DE LA PÉNITENCE ET DE LA RÉCONCILIATION

Le péché est avant tout une offence faite à Dieu, une rupture de la communion avec Lui. Il porte en même temps atteinte à la communion avec l'Église. C'est pourquoi ce sacrement exprime et réalise la conversion qui apporte à la fois le pardon de Dieu et la réconciliation avec l'Église.

Dieu seul pardonne les péchés. Parce que Jésus est le Fils de Dieu, Il dit de Lui-même: "Le Fils de l'Homme a le pouvoir de remettre les péchés sur la terre" (Mc 2,10) et il exerce ce pouvoir divin: "Tes péchés sont pardonnés!". Il manifeste également la réintégration des pécheurs pardonnés dans la communauté du peuple de Dieu en prenant place à la même table qu'eux. Le Christ a voulu que son Église tout entière, dans sa prière, sa vie et son agir, soit le signe et l'instrument du pardon et de la réconciliation qu'Il nous a acquis au prix de son sang. Il a cependant confié l'exercice du pouvoir d'absolution au ministère des apôtres. Ceux-ci reçoivent en même temps l'autorité de réconcilier les pécheurs avec l'Église. C'est la charge de lier et de délier qui est donnée à Pierre et aussi au collège des apôtres unis à leur chef. Les mots lier et délier signifient: celui que vous exclurez de votre communion, celui-là sera exclu de la communion avec Dieu; celui que vous recevrez de nouveau dans votre communion, Dieu l'accueillera aussi dans la sienne. La réconciliation avec l'Église est inséparable de la réconciliation avec Dieu.

Le Christ a institué le sacrement de Pénitence pour tous les membres pécheurs de son Église, avant tout pour ceux qui, après le baptême, sont tombés dans le péché grave. C'est pour eux une nouvelle possibilité de se convertir et de retrouver la grâce de la justification. Mais ce sacrement est aussi de très grande utilité pour se purifier des péchés véniels et pour progresser dans la voie de la sainteté. Malgré les changements que la discipline et la célébration de ce sacrement ont connus au cours des siècles, la structure fondamentale est restée la même, avec ses deux éléments essentiels: d'une part les actes de l'homme qui se convertit sous l'action de l'Esprit Saint: à savoir la contrition, l'aveu et la satisfaction; d'autre part, l'action de Dieu par l'intervention de l'Église qui, par l'évêque et ses prêtres, donne au nom de Jésus-Christ le pardon des péchés et fixe la modalité de la satisfaction. Ainsi le pécheur est guéri et rétabli dans la communion ecclésiale.

La formule d'absolution exprime les éléments essentiels de ce sacrement: le Père des miséricordes est la source de tout pardon; Il réalise la réconciliation des pécheurs par la Pâque de son Fils et le don de son Esprit, à travers la prière et le ministère de l'Église.

 

LES ACTES DU PÉNITENT

Regardons les trois actes du pénitent qui interviennent dans ce sacrement, à savoir: dans son coeur, la contrition, dans sa bouche, la confession, dans son comportement, l'humilité d'une fructueuse satisfaction.

D'abord la contrition. Elle est une douleur de l'âme et une détestation du péché commis, avec la résolution de ne plus pécher à l'avenir. Elle est le fruit de l'examen de conscience fait à la lumière de la Parole de Dieu. Les textes les plus adaptés à cet effet sont à chercher dans le Décalogue et dans la catéchèse morale des Évangiles (Béatitudes, Sermon sur la montagne) et des lettres apostoliques. Les motifs de la contrition peuvent être plus ou moins nobles. Si elle provient de l'amour de Dieu aimé plus que tout, elle est dite "parfaite" et alors elle remet les fautes vénielles et elle obtient le pardon des péchés mortels, si elle comporte la ferme résolution de recourir dès que possible à la confession sacramentelle. Mais la contrition, toujours avec l'impulsion de l'Esprit Saint, peut déjà naître de la considération de la laideur du péché ou de la crainte des peines dont est menacé le pécheur. C'est un ébranlement de la conscience qui amorce une évolution intérieure que la grâce vient parachever par l'absolution sacramentelle.

La contrition nous conduit donc à la confession des péchés, à l'aveu, qui, même d'un point de vue humain, nous libère et facilite notre réconciliation avec les autres. Par l'aveu, l'homme regarde en face les péchés dont il s'est rendu coupable personnellement; il en assume la responsabilité et par là, il s'ouvre de nouveau à Dieu et à la communion de l'Église afin de rendre possible un nouvel avenir. Notre évêque, dans son message insiste sur ce point: "L'aveu est la seule forme verbale où le péché puisse être exprimé. L'homme affirme ainsi que sa liberté est à l'origine de sa faute. Alors que tant d'hommes ont coutume de se dire victimes des contraintes sociales ou de rejeter la faute sur les autres. En ce sens, la confession individuelle prend au sérieux la liberté humaine." L'aveu au prêtre constitue donc une partie essentielle du sacrement de Pénitence. Les péchés graves doivent être avoués, même s'ils sont secrets; Jésus nous avertit d' être attentif à ce qui se passe "dans le coeur". Quant à la confession des fautes quotidiennes, les péchés véniels, sans être strictement nécessaire, elle est néanmoins vivement recommandée par l'Église. En effet, elle nous aide à former notre conscience, à lutter contre nos penchants mauvais, à nous laisser guérir par le Christ, à progresser dans la vie de l'Esprit. En recevant plus fréquemment, par ce sacrement, le don de la miséricorde du Père, nous sommes poussés à être miséricordieux comme Lui.

Une fois le péché enlevé par l'absolution du prêtre, reste à remédier aux désordres que le péché a causés. Déjà la simple justice exige de faire son possible pour réparer le tort causé au prochain. Mais le péché blesse et affaiblit le pécheur lui-même, ainsi que ses relations avec Dieu et avec le prochain. Pour recouvrer la pleine santé spirituelle, il doit faire quelque chose de plus pour réparer ses péchés: il doit "satisfaire" de manière appropriée ou "expier" ses péchés. C'est le sens de la "pénitence" que le confesseur impose, sous forme de prière ou d'une oeuvre de miséricorde, qui sera vécue spirituellement comme une aide à nous configurer au Christ qui, seul, a expié pour nos péchés une fois pour toutes. Cette satisfaction nous permet de devenir les cohéritiers du Christ ressuscité, "puisque nous souffrons avec Lui" (Rm 8,17).

 

LE MINISTRE DE CE SACREMENT

L'évêque, chef visible de l'Église particulière, a principalement le pouvoir de pardonner tous les péchés, en vertu du sacrement de l'Ordre. Il le fait "au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit". Les prêtres, ses collaborateurs, l'exercent dans la mesure où ils en ont reçu la charge. En célébrant le sacrement de la Pénitence, le prêtre accomplit le ministère du Bon Pasteur qui cherche la brebis perdue, celui du Bon Samaritain qui panse les blessures, du Père qui attend le Fils prodigue et l'accueille à son retour, du juste juge qui ne fait pas acception de personne et dont le jugement est à la fois juste et miséricordieux. Bref, le prêtre est le signe et l'instrument de l'amour miséricordieux de Dieu envers le pécheur. Étant donné la délicatesse et la grandeur de ce ministère et le respect dû aux personnes, l'Église déclare que tout prêtre qui entend des confessions est obligé de garder un secret absolu au sujet des péchés que ses pénitents lui ont confessés.

 

LES EFFETS DE CE SACREMENT

Quant aux effets de ce sacrement, c'est bien sûr d'abord la réconciliation avec Dieu; c'est une "résurrection spirituelle", une restitution de la dignité et des biens de la vie des enfants de Dieu dont le plus précieux est l'amitié de Dieu. Le pénitent pardonné retrouve la paix et la tranquillité de la conscience, qu'accompagne une forte consolation spirituelle. Il est également réconcilié avec l'Église. Rétabli ou affermi dans la communion des saints, il est fortifié par l'échange des biens spirituels entre tous les membres vivants du Corps du Christ, qu'ils soient encore dans l'état de pèlerinage ou qu'ils soient déjà dans la patrie céleste. Et de fait, dans ce sacrement, le pécheur, en se remettant au jugement miséricordieux de Dieu, anticipe d'une certaine façon le jugement auquel il sera soumis à la fin de cette vie terrestre. En se convertissant au Christ par la pénitence et la foi, il passe de la mort à la vie et il "n'est pas soumis au jugement" (Jn 5,24).

 

LA CÉLÉBRATION DE CE SACREMENT

Au sujet de la célébration de ce sacrement relevons seulement qu'elle peut être vécue d'une manière individuelle ou à l'intérieur d'une célébration communautaire qui exprime plus clairement le caractère ecclésial de la pénitence. L'absolution générale est réservée pour des cas de nécessité grave. En effet, la confession individuelle et intégrale suivie de l'absolution demeure le seul mode ordinaire par lequel les fidèles se réconcilient avec Dieu et l'Église. Ceci n'est pas sans raisons profondes. Le Christ s'adresse personnellement à chacun des pécheurs: "Mon enfant, tes péchés sont remis" (Mc 2,5); Il est le médecin qui se penche sur chacun des malades qui ont besoin de Lui pour les guérir; Il les relève et les réintègre dans la communion fraternelle. La confession personnelle est donc la forme la plus significative de la réconciliation avec Dieu et avec l'Église. Notre évêque nous y encourage en expliquant que "dans la confession individuelle, chacun se met en présence de Dieu avec son histoire personnelle de pécheur" et en même temps prend "conscience que son comportement coupable nuit à la crédibilité de l'Église en tant que Corps du Christ".

Terminons avec cette note optimiste de notre Pape Jean Paul II: "La joie de tout Jubilé est d'une manière particulière une joie pour la rémission des fautes, la joie de la conversion qui est la condition préliminaire de la réconciliation avec Dieu pour les personnes comme pour les communautés.

 


Sources:

Incarnationis Mysterium : du pape Jean-Paul II. Sur le site du Vatican, il faut également mentionner l'exhortation post-synodale Reconciliation et paenitentiae.
Réflexions pour l’Année de "Dieu le Père" : Conversion au Dieu qui réconcilie par Mgr Kurt Koch, évêque de Bâle.
P. Robert Schiélé, salésien de don Bosco, "Ce Père qui m'attend" - "se confesser: pourquoi et comment" dépliant édité par Editions de l'Emmanuel, Paris 1995.
Pour nous aider à la réconciliation, dépliant du sanctuaire d'Ars offert par Famille Chrétienne EDIFA
Préparation au sacrement de la réconciliation, éd. Les classiques africains n°758 ( 3, rue de la Porte de Buc - B.P. 652 78006 Versailles Cedex (France)
Le catéchisme de l'Église Catholique (version définitive).
Pierre Jounel "Célébration des sacrements" Desclée 1983
On consultera avec intérêt les pages Métanoïa du site orthodoxe de la Transfiguration, et parmi elles celles sur la confession et le sacrement de la réconciliation.

L'abbé Maurice Queloz vous a préparé d'intéressantes études sur les symboles, rendez visite à son nouveau site!


 

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