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Avec Mgr Claude Schockert, évêque émérite du plus jeune diocèse de France, créé par saint Jean-Paul II en 1979.

Eglise catholique en France

Mgr Schockert : le retour (à Nancy) KTO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Site du Bulletin du Jura Pastoral.

 

 

Reportage sur cath.ch

 

Semaine du Vorbourg 2017

Prédication: Mgr Claude Schockert, évêque émérite de Belfort-Montbéliard

10 au 17 septembre «Temple de Dieu, réjouis-toi !»

 Célébration d’ouverture - Dimanche 10 : 16h

En semaine:

Du lundi au vendredi, messes à 5h30, 7h, 9h30, 19h30 Samedi, messes à 7h et 9h30 Petit déjeuner servi du lundi au vendredi, de 6h à 9h30 par la Congrégation des Dames - samedi, de 7h30 à 9h30

Adoration et pardon: lundi à samedi,

8h15 - 9h15 (sauf jeudi)

- un prêtre est à disposition pour célébrer le sacrement de la réconciliation

Prière des laudes

Lundi, mardi, mercredi, vendredi à 9h et dimanche à 9h30

 

Lundi 11 : 19h30 Unité pastorale Saint-Germain, paroisses de Montsevelier et Mervelier

Mardi 12 : 19h30 Unité pastorale Sts Pierre et Paul, paroisse Delémont

Mercredi 13 : 16h00  Bénédiction des petits enfants

19h30 Unités pastorales Sainte-Marie et Sainte-Colombe, paroisse de Courfaivre 

Jeudi 14 : Messes en français à 5h30, 7h et 8h30 

Dekanat Laufental: um 10 Uhr Hauptzelebrant und Prediger Bischofsvikar Chris toph Sterkman - verantwortlich für das Dekanat Laufental. Musikalische Gestaltung Männerchor der Keramik Laufen AG - und um 19.30 Uhr - Hauptzelebrant und Prediger Stephan Stadler, Pfarrer in Brislach u. Wahlen

Vendredi 15 : 19h30 Ajoie, Clos-du-Doubs: Unité pastorale Haute-Ajoie, paroisses de Grandfontaine et Damvant 

Samedi 16 : 9h30 Jura bernois-Bienne romande et Franches-Montagnes: paroisse de Montfaucon

Dimanche 17 : 10h Messe des familles, animée par la chorale africaine St Joseph du Righi

16h Célébration de clôture

 


 

Dimanche 16h00 ouverture

Prédication :

DIMANCHE 10 septembre :    « Le Seigneur est avec toi »

Je suis très heureux d'être avec vous aujourd'hui ici à Notre-Dame du Vorbourg et je remercie votre recteur. Monsieur le chanoine Jean-Marie Nusbaume de m'avoir fait signe et invité à entrer avec vous dans cette louange faite à Marie.

C'est une chance pour vos unités pastorales, vos paroisses et votre diocèse d’avoir en leur sein un lieu marial comme celui-ci, de grande réputation.

L’Eglise diocésaine n’est-elle pas le lieu où s’exerce d’une manière particulière pour nous la maternité de Marie ?

« Temple de Dieu, réjouis-toi, le Seigneur est avec toi »

Votre présence nombreuse, cet après-midi, en ce premier jour de pèlerinage exprime bien l’affection filiale de tout un peuple qui honore sa mère et reconnaît les bienfaits de sa sollicitude et de sa tendresse.

Marie est toujours au milieu des envoyés de Dieu que nous sommes.

Ici, Marie est la confidente de toutes les souffrances, comme elle le fut toujours aux périodes douloureuses de notre histoire

Et nos aînés sont venus ici clamer leur espérance, exprimer leur gratitude à une mère qui avait porté le fardeau avec eux.

Ici, chacun vient chercher un accroissement de foi, d'espérance et de charité, un amour véritable de l’Eglise et des hommes ses frères.

Pour vivre à la suite du Christ, Fils de Dieu fait homme pour notre salut, il nous faut entrer dans l’esprit de Marie, humble servante de Nazareth.

Personne n’a su entrer comme elle, dans le projet de salut qui s’est manifesté dans le mystère de l’incarnation et celui de la rédemption.

Marie est la première qui a suivi le Christ. Elle est notre modèle. Elle est Temple de Dieu, aurore lumineuse et guide sûre pour notre chemin.

Quelles que soient les époques, la vigilance maternelle de la Vierge Marie reste une force irremplaçable pour le peuple de Dieu et pour l’humanité.

Elle ouvre les bras sans juger, elle console sans condamner.

Elle oriente nos pas vers le chemin de la rencontre avec son Fils. Malheureusement, nos sociétés actuelles ne nous rendent pas la tâche facile, parce qu'elles nous proposent des styles de vie superficiels et distraits, une façon de vivre sans son fondement spirituel primordial qui est Dieu lui-même.

Aujourd'hui, dans nos pays de tradition chrétienne, nous sommes minoritaires. Mais là ne doit pas être notre souci premier.

Notre principal souci n’est pas celui des minoritaires dans nos sociétés, mais

bien celui de ne pas être des marginaux, et ceci, à condition toutefois, de rendre forte et évangélique notre identité chrétienne.

En rencontrant le Christ, tout homme rencontre le mystère de sa propre vie.

Pour vivre le mystère du Christ, fils de Dieu fait homme pour notre salut, il nous faut entrer dans l’esprit de Marie, humble servante de Nazareth.

Le pape J-P II, dans la lettre apostolique qu’il nous envoyait au seuil de ce troisième millénaire, nous présentait Marie comme aurore lumineuse et guide sure pour notre chemin.

Aujourd’hui, nous venons chercher auprès de Notre-Dame du Vorbourg un élan pour affronter les défis humains et spirituels qui s’imposent à nous.

Ici, nous reprenons conscience que Marie offre aux hommes son Fils, comme celui qui possède les paroles de la vie éternelle.

Elle est la mère de celui qui est pour tous les temps à venir, la voie, la vérité et la vie.

Marie la première chrétienne

Nous avons reçu la grâce d'être chrétiens. En même temps, nous n'aurons jamais fini de le devenir. Marie nous apprend à le devenir. Car elle n'a qu'un désir: nous apprendre à le devenir, parce qu'elle est elle-même la première et la plus grande chrétienne. Tel est le message de l’Evangile de l'Annonciation (Lc 1, 26-38). Que nous dit-il?

Marie est une jeune fille vierge habitant la Galilée, région alors méprisée, et Nazareth, qui est maintenant une ville de 50000 habitants, mais qui était alors un petit village inconnu. Alors qu'il nous est précisé que Joseph auquel elle est accordée en mariage fait partie de la maison illustre de David, il ne nous est rien dit des ancêtres de Marie ni de sa famille ni de son milieu social ni de son éducation. Elle est comme un commencement sans passé. Elle est simplement Marie, jeune fille vierge.

Ce qui nous est dit d'elle concerne son présent et son avenir dans le dessein de Dieu. Elle est saluée respectueusement par Dieu. Elle est comblée de grâce, c'est-à-dire de l'amour sanctifiant de Dieu. Le Seigneur est avec elle, plus encore qu'il était avec tous les grands serviteurs de Dieu de l'Ancien Testament. Ces paroles la bouleversent. Elle s'interroge sur leur signification. Il lui est dit qu'elle ne doit pas craindre, car Dieu a un immense projet sur elle. Il lui confie la mission d'être la mère d'un fils, à qui elle donnera le nom de Jésus, qui sera grand, qui sera le Fils du Très Haut, le descendant de David dont parle le prophète Isaïe (7, 10-14), et dont le règne n'aura pas de fin.

Marie ne doute pas de ces paroles. Elle comprend que la conception de ce fils doit avoir lieu tout de suite. Alors " comment cela va-t-il se faire puisque je suis vierge "9 Cela va se faire et se fait en ce moment même par faction créatrice de l’Esprit Saint. Un signe, quelle n'a pas demandé, lui est donné: sa cousine Elisabeth, femme âgée et stérile, a elle aussi conçu un fils. Car rien n'est impossible à Dieu. Alors jaillit l'acte de la foi obéissante de Marie: " Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole ". Sa réponse ressemble à celle que fait Jésus à Dieu son Père quand il entre dans le monde- " Me voici, mon Dieu, je suis venu pour faire ta volonté ". L'ange la quitte. Il n'y a plus rien à dire. L'Incarnation vient d’avoir lieu dans le secret.

Toute la grandeur de Marie est dans ce texte. Et sa grandeur, qui commande toutes les autres, est qu'elle est la première et la plus grande chrétienne. Elle ne l'est pas par elle-même, par se efforts, par ses mérites. Elle l'est par la grâce de Dieu, par pure gratuité. S’il n'est pas question de ses ancêtres et de sa famille c'est qu'avec elle commence une nouvelle famille, celle dont Jésus dira quelle est faite de ceux qui écoutent la Parole et la mettent en pratique.

Marie est la première et la mère dans cette nouvelle famille des disciples de Jésus, qui ont été appelés plus tard " chrétiens ". Si elle est pleine de grâce, immaculée dans sa conception comme elle l’a dit à Lourdes, c'est par la rédemption de celui qui sera son fils et par la sainteté de l’Esprit Saint. Elle est la première et la mère de ceux qui sont appelés à être sauvés de leurs péchés par le Christ et sanctifiés par l'Esprit Saint.

Si elle est mère tout en restant vierge, ce n'est pas par mépris de l'union de l'homme et de la femme, voulue par Dieu dans la création, mise à l'honneur par le Christ, considérée par l'Eglise comme un sacrement. C’est parce que l'incarnation du Fils de Dieu ne peut pas venir de l’initiative et de la puissance humaines. L’enfant qui est conçu en elle est le commencement d'une nouvelle création et d’une nouvelle humanité, qui ne dépendent pas des énergies vitales de l'homme, mais d’un pur don de Dieu et de la puissance de l’Esprit Saint. Marie est mère du Fils de Dieu uniquement parce qu’elle reçoit en elle par la foi l’Esprit Saint. Elle est disciple de Jésus avant d'être sa mère. Elle est sa mère parce qu’elle est d’abord sa disciple.

Elle est la servante du Seigneur, comme le Christ sera le Serviteur souffrant et glorieux de Dieu. Elle est croyante: " que tout se passe pour moi selon ta parole Au pied de la croix, sa vocation de mère s'est élargie. Elle est devenue, non plus seulement la mère de Jésus, mais la mère, purement et simplement. Et cela uniquement par la parole de Jésus: " Voici ton fils..., voici ta mère ".

A la Pentecôte, elle est devenue mère de l'Eglise par l'Esprit Saint, comme elle a été mère de Jésus par l'Esprit Saint. Et son entrée dans la gloire du Christ ressuscité à l'Assomption s’est faite par le Christ.

S'il est dit de Jésus qu'il s'est élevé au ciel à l'Ascension, de Marie il est dit qu'elle " a été élevée " dans la gloire.

Ne pensons pas que Marie soit une chrétienne hors normes, anormale, alors que nous ferions partie des chrétiens normaux. Elle est la chrétienne normale, alors que c'est nous qui sommes des chrétiens anormaux. En venant à elle, nous venons rendre visite à la chrétienne normale, celle dont l'être est habité par la foi et dont toute la vie a été guidée par la foi. Cela ne veut pas dire que sa foi a été facile en tous points. Nous le voyons déjà à l'Annonciation: Marie est troublée; elle interroge, car elle ne comprend pas. En un autre endroit il est dit d'elle et de Joseph qu'ils ne comprirent pas. Il est dit aussi qu'elle retenait et méditait dans son coeur tout ce qu'elle vivait et entendait.

Et que dire de l'épreuve qu'a été pour elle la croix. La résurrection de son Fils n'a pas été pour elle une évidence. Mais elle est celle qui a eu la plus grande certitude de foi de cette résurrection. Elle a eu la foi plus que Marie Madeleine, plus que Pierre et Jean, plus que tous les disciples, plus que tous les croyants de l'histoire. Mais elle a du progresser dans sa compréhension de la volonté de Dieu. Elle a du se convertir, non pas du péché à la sainteté, mais de l'incompréhension à plus de compréhension.

Marie est " la " chrétienne. Elle est la chrétienne qui nous apprend à être chrétiens. En la regardant à travers une belle image que nous aimons, en pensant a elle, en lui parlant, en disant le chapelet, nous apprenons à être chrétiens. Elle est le miroir à travers lequel nous voyons ce que c'est que d'être chrétiens. La vie chrétienne est mariale. Elle est la vie de disciple du Christ à la manière de Marie.


Lundi 11 septembre

« Lui vous baptisera dans l'Esprit-Saint et le feu »

Jean Baptiste, et c’est là un des éléments de sa grandeur, sait garder sa place, qui est grande, mais qui n’est pas la première.

Il est,- mais il n'est que-, le précurseur de Celui vers qui doit s’orienter toute l’attente.

Il manifeste cela en comparant son baptême à celui de Jésus.

Son baptême n'est pas le vrai baptême dit-il.

C’est un baptême qui en annonce un autre, celui qui sera donné par Jésus et au nom de Jésus.

Jésus est tellement plus puissant, que lui, Jean, ose à peine, comme faisaient les esclaves, se baisser pour détacher les courroies de ses sandales.

Car Jésus baptisera dans l'Esprit Saint, qui en même temps détruit le péché par le feu purificateur, et apporte la chaleur et la lumière de la sainteté.

Jésus baptisera par la force de l’Esprit Saint.

Il donnera l’Esprit Saint qui est le souffle, l’énergie, la puissance, la vie. l'amour de Dieu.

Celui qui sera baptisé dans l’Esprit, sera envahi et transfiguré par l'Esprit Saint.

Ce baptême de Jésus, c'est celui qu'ont célébré en son nom les apôtres qu'il a envoyés après la résurrection « Allez' De toutes les nations faites des disciples.

Baptisez-les... » (Mt28, 19).

C'est celui que nous avons reçu, et qui mené à son achèvement par la confirmation, nous a donné l'Esprit du Christ et de Dieu son Père, afin que nous devenions la demeure de la Trinité.

Avoir en soi Dieu n'est-il pas le plus grand des bonheurs?

Dès lors, toute notre vie doit se laisser renouveler.

Jean dissipe toute confusion sur son rôle en insistant qu’il n’est pas le messie, car il n’est pas en mesure de répandre l’Esprit Saint sur tout le monde et d'opérer un jugement qui éliminera définitivement le mal; c’est quelqu’un d'autre, beaucoup plus puissant que lui, qui aura cette capacité.

Le rôle de Jean Baptiste est clair : il doit introduire Jésus et ensuite s’esquiver pour lui laisser toute la place.

L’histoire nous apprend que c’est la prédication de Jean Baptiste qui a éveillé Jésus à sa vocation et l’a amené à quitter le métier de menuisier qu’il tenait de son père pour se faire baptiser et faire l’expérience de sa vocation unique.

L’histoire de Jean Baptiste, c'est la nôtre.

A certains jours, nous regardons nos enfants, nos petits enfants, nos élèves, nos employés, nos concitoyens ou nos amis, et nous nous disons : nous avons quand même fait du bon travail.

Mais à d’autres jours, tout ce beau monde prend des chemins différents et a ce moment nous nous disons : qu'avons-nous laisses, sinon pas grand-chose.

Il nous faut donc imiter l’humilité et l’émerveillement de Jean Baptiste, confessant à la fois la distance infinie entre lui et Jésus : « je ne sms pas digne de me courber à ses pieds pour défaire la courroie de ses sandales » et en même temps confessant la certitude que Jésus allait nous introduire, pauvres pécheurs que nous sommes, dans la vie même de Dieu : « lui vous baptisera dans l'Esprit-Saint ».

Le baptême de Jésus dans les eaux du Jourdain nous entraîne tout naturellement à évoquer notre propre baptême : notre communion de vie avec Jésus Christ dans l’Esprit-saint.

Sur nous aussi, baptisés, l’Esprit veut descendre

De nous aussi, les baptisés, la voix du ciel veut dire : « tu es mon fils bien aimé, en toi j’ai mis tout mon amour »

Le réalisme des promesses de Dieu va jusque-là : nous introduire dans une réelle participation à sa vie, à titre de fils adoptifs, frères de Jésus.

Dieu créa l’homme à son image » disait déjà la première page de la Bible.

Cette image et cette ressemblance sont plus désormais qu'une configuration a un modèle extérieur à nous.

Cette image et cette ressemblance sont le fruit en nous d'un germe divin, la vie du Christ en nous.

Dieu veut prendre corps en nous.

Notre vocation de baptisés est de donner corps à Dieu

Nos pensées sont souvent tellement loin des pensées de Dieu.

Nos chemins sont souvent tellement loin des chemins de Dieu !

Et pourtant, Dieu Père veut nous engendrer comme ses fils.

Ce n’est pas un blasphème, c'est la bonne nouvelle.

Que cette bonne nouvelle nous émerveille et nous rende humbles.

Qu'elle nous donne foi en nous-mêmes

Et nous pourrons, avec Jésus, être vainqueurs du monde.

Que le Dieu de notre Seigneur J-C, le Père dans sa gloire, nous donne un esprit de sagesse, qui nous le révèle et nous le fasse vraiment connaître.

Qu'il ouvre à sa lumière les yeux de notre cœur pour que nous sachions quelle espérance nous ouvre son appel la gloire sans prix de l'héritage que nous partageons avec les fidèles, et quelle puissance incomparable il déploie pour nous les croyants : c'est l'énergie. la force, la vigueur qu'il a mise dans le Christ quand il l’a ressuscité

d’entre les morts et qu'il Fa fait asseoir à sa droite dans les cieux

Marie, la comblée de grâce, nous attend, pour nous appeler à vivre dans l’Esprit-Saint, à agir sous sa conduite, à servir l’Eglise et le monde d’aujourd'hui.

Ici, à Notre Dame du Vorbourg, confions notre vie de baptisés dans l'Esprit-Saint et le feu.

Allons vers elle avec tout ce que nous sommes, portant en nous notre vie et celle des autres, heureuse et douloureuse.

Marie devenue temple de Dieu, est bien la mystérieuse préfiguration de ce que nous sommes appelés à devenir nous-mêmes dans l'Eglise, elle-même temple de Dieu.

Alors, réjouissons-nous : sa vigilance maternelle reste une force irremplaçable pour le peuple de Dieu que nous formons et pour l'humanité.


Mardi 12 septembre

« Maintenant dans le Seigneur, vous êtes lumière »

Le parcours de l’aveugle-né est exemplaire.

Jésus voit dans le malheur qui accable cet homme l’occasion offerte à Dieu de manifester sa gloire. Cela seul lui importe.

Il n’est pas venu pour distribuer des blâmes ; il est venu pour guérir.

Il n’est pas venu enfoncer les pécheurs dans leur culpabilité, il est là pour qu’ils retrouvent l’espérance et la vie.

Il n’est pas venu souligner les défauts, il est venu rétablir la confiance : confiance en soi, confiance en Dieu.

Il ouvre les yeux, il ouvre l’avenir.

L’aveugle-né avance pas à pas, de la cécité la plus totale à la vision claire, puis à la confiance, qui illumine les yeux de son cœur.

Il accomplit le pèlerinage de la foi : guéri par l’homme qui lui a dit d’aller se laver, il en vient peu à peu à reconnaître le Fils de Dieu venu illuminer sa vie toute entière.

Au contraire, les pharisiens, eux, s’enfoncent dans les ténèbres.

Ils croient savoir. Ils disent qu’ils voient, et leur assurance les aveugle. Incapables de se réjouir du bien que fait Jésus, ils l’accusent d’être un pécheur ! Ces maîtres de la loi sont aveuglés et ils tergiversent, ils bafouillent.

L’aveugle né a pu cheminer vers cette Lumière parce qu’il se sait handicapé.

Il sait qu’il a besoin des autres - et du Christ.

Au contraire, les pharisiens, eux, s’enfoncent dans les ténèbres.

Ils croient savoir.

Ils disent qu’ils voient, et leur assurance les aveugle. Incapables de se réjouir du bien que fait Jésus, ils l’accusent d’être un pécheur !

Ces maîtres de la loi sont aveuglés et ils durcissent leur position.

Ce renversement de situation est bien dans la manière de Jésus.

Et tout cela se déroule en son absence.

Il était là, au début et il redonna la vue.

Il remet sur le chemin celui dont tout le monde pensait qu’il était hors-jeu.

Le reste s’améliore à partir de là.

Tout bouge, parce que Jésus a posé un geste d’amour qui est un geste de vie, de guérison.

Avec Jésus, les méprisés de la terre font bouger le monde.

Le parcours de l’aveugle-né est en effet exemplaire.

Il avance pas à pas, de la cécité la plus totale à la vision claire, puis à la confiance, qui illumine les yeux de son cœur.

 

Il accomplit le pèlerinage de la foi : guéri par l’homme qui lui a dit d’aller se laver, il en vient peu à peu à reconnaître le Fils de Dieu venu illuminer sa vie toute entière.

Il a pu cheminer vers cette Lumière parce qu’il se sait handicapé.

Il sait qu’il a besoin des autres - et du Christ qui est « le Chemin, la Vérité et la Vie ».

Aveugles, frères et sœurs, nous le sommes tous.

Cet évangile nous donne à croire que l’aveugle-né représente l’humanité tout entière. Aveugles, nous le sommes tous.

Si le baptême nous guérit définitivement de notre cécité - nous ouvre les yeux sur Dieu -, il est surtout une invitation à prendre davantage conscience de notre aveuglement, c'est-à-dire de notre connaissance insuffisante de Dieu.

Appel à la conversion donc, pour tous.

Les 24 et 25 février 1858 à Lourdes, un autre appel à la conversion se faisait entendre dans un scénario similaire : Bernadette, lors d'une vision, est invitée par la Belle Dame à aller boire à la fontaine et à s'y laver.

Sauf que la fontaine n'existe pas : elle jaillira finalement au fond de la grotte, sous ses doigts qui ont fouillé la boue.

La veille - c'était le premier message - la Dame lui avait demandé : « Priez Dieu pour la conversion des pécheurs. »

Hier, aujourd'hui... c'est le même appel à renouveler la grâce de notre baptême et à en vivre.

Mais je pense d’abord à toutes les personnes qui se sentent mal.

Je pense à tous ceux qui aiment si peu, ou qui ne se sentent pas aimés du tout ; a ceux qui souffrent sans trop savoir pourquoi, à ceux qui ne savent pas dans quelle direction s’engager ; à ceux qui peut-être pensent avoir raté leur vie.

Qu’ils ne se posent pas la question qui brûlait les lèvres des disciples pour savoir qui est coupable.

Qu’ils approchent du Christ.

Il peut faire en sorte que dans leur souffrance se manifeste aujourd'hui l’amour de Dieu.

C’est à eux tous que Jésus déclare : «Je suis la lumière du monde».

C’est à eux qu’il ne demande qu’une seule chose : «Crois-tu au Fils de l'homme ? Tu le vois, c 'est lui qui te parle !».

A eux, qu’il veut, aujourd’hui, être présent !

Qu’ils viennent au-devant de lui, lui disant simplement : «Seigneur, que je vois !»

Et qu’ils lui fassent le signe qui lui permette de leur dire à son tour : «Ta foi t'a sauvé».

Aveugles, nous le sommes tous.

Je pense à tous ceux, ici et partout, qui, comme moi peut-être, ne s’estiment pas aveugles au fond, mais croyants.

C’est pour nous aussi que le Christ se présente aujourd’hui.

Ce temps de pèlerinage nous est donné pour recevoir de nouveau la lumière de l’évangile, là où l’obscurité nous rend aveugles.

Alors, demandons, aujourd'hui que cette lumière nous révèle où se situe notre aveuglement.

Alors, avec vous, je fais monter cette prière à Dieu notre Père :

"Fais, Seigneur Jésus, que je vois.

Je ne sais pas comment faire, mais avec ta grâce, aidé par mes frères et sœurs en Eglise, je te le demande.

Fuis-moi reconnaître que tout ce que j’ai, je l’ai reçu de toi, non pas pour moi tout seul, mais afin que personne ne manque du nécessaire.

Permets qu'à l'exemple des premiers chrétiens, de François d’Assise et de Charles de Foucauld je ne considère plus jamais que ce que je possède m'appartient.

Fais-moi un cœur qui ne partage pas du bout des lèvres, mais en vérité et à la hauteur du besoin de mes frères et de mes sœurs.

Alors, avec Marie, Ta douce mère, je pourrai chanter à jamais les merveilles de ce Père qui vient et renverse les puissants de leur trône, qui renvoie les riches les mains vides, qui élève les humbles et comble de bien les affamés. »


Mercredi 13 septembre : La bénédiction des enfants

 


Mercredi 13 septembre homélie

 

« Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi »

« Ne soyez pas bouleversés », dit Jésus à ses apôtres.

Ils avaient de quoi être bouleversés, les apôtres.

Jésus vient de leur annoncer qu'il sera condamné, mis à mort, qu’il les quittera. Nous sommes au soir de la Cène.

L’atmosphère devait être assez lourde.

Jésus est au point culminant de sa vie terrestre, au moment où tout est accompli, où lui-même est près de l’aboutissement, sur le point de rejoindre son Père, là où il était dès le commencement.

Pour les apôtres, tous leurs beaux rêves et leurs espoirs s’effondrent.

Tout ce qu’ils avaient investi de temps, de sacrifices depuis trois ans les remettent en question.

Ils pensaient que Jésus était un grand prophète, qu'il mettrait de l’ordre dans le monde, qu’il sauverait son peuple, qu’il réglerait leurs problèmes. Et voilà que Jésus s’en va.

Alors Jésus leur dit qu’il ne nous laisse pas seuls et que nous demeurons en lui.

Si nous nous rappelons cette annonce et cette confidence, c’est évidemment parce qu’elles gardent toute leur actualité pour nous.

Or, nous le savons bien, nous avons beau affirmer que le Christ est ressuscité et qu'il vit au milieu de nous, nous sommes aussi affectés par ce qu’il faut bien appeler son absence.

Impossible de voir le ressuscité de nos yeux, de l’entendre de nos oreilles.

Celui que nous croyons présent est aussi absent.

Alors, pour faire bien comprendre aux siens le sens et la nécessité de son départ, Jésus leur parle de la place qu’il ira leur préparer là où il va.

Ses paroles évoquent sa passion, sa mort, son retour au Père et son action en notre faveur jusqu’à la fin des temps.

Le Christ glorieux travaille à nous préparer une place auprès de lui.

« Je reviendrai vous prendre avec moi, et là où je suis, vous y serez-vous aussi ».

Cette affirmation est réconfortante. Elle donne sens à notre vie.

Elle est de nature à nous aider à ne pas perdre courage quand les jours que nous avons à vivre sont sombres et quand nos coeurs sont éprouvés.

 

 « Je pars vous préparer une place »

Cette affirmation a une conséquence immédiate pour nous. Elle nous invite à nous mettre en route vers cette place qui nous est préparée.

« Pour aller où je m'en vais, vus savez le chemin », précise Jésus.

Alors, Thomas, qui n'a jamais la foi facile et spontanée, veut des précisions. «Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas, comment pourrions-nous savoir le chemin ? »

Merci Thomas, d'avoir posé cette question.

Elle nous a valu une réponse dont nous pouvons tirer profit tout au long de notre vie.

Le chemin auquel le Christ fait allusion, c’est sa propre personne. «Je suis le chemin ».

Prendre le chemin, c’est adhérer au Christ, c'est accueillir son amour et y répondre.

C’est devenir peu à peu et de plus en plus ses familiers ses amis, ses très intimes, ses frères. ses sœurs.

C’est vivre avec lui et non pas seulement accomplir ce qu'il a dit de faire.

C’est l’essentiel de l’existence chrétienne qui est ici affirmé.

Cet essentiel ne consiste pas d'abord dans la mise en pratique de toutes sortes d’œuvres, si bonnes et si nécessaires soient-elles.

L'essentiel, ce qui est vraiment à placer en premier, c’est de reconnaître le Christ comme auteur de notre salut et source de notre vie en Dieu.

C'est lui, le Christ, qui nous communique la vie du Père.

C'est en lui que résident le salut, la paix et la joie.

« Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie».

L'affirmation a un caractère absolu.

Pas d’autre chemin que le Christ pour aller au Père et pour le connaître ! « Celui qui m'a vu a vu le Père ».

Pas d’autre Vérité pleine et entière que celle qui est dans le Christ et dans ce qu’il a enseigné.

Pas d’autre source de vie - de vie éternelle - que sa propre personne.

Il est le Ressuscité. Il est venu pour la résurrection de tous.

Chaque fois que nous célébrons l’eucharistie, nous affirmons croire en lui : il est le fils unique du Père ; il est né de la vierge Marie, il a souffert sous Ponce Pilate, est mort, est ressuscité le troisième jour... Il est le Chemin, la Vérité, la Vie.

 

Nous croyons.

La foi n’est cependant pas notre œuvre.

Elle est l’œuvre de Dieu en nous.

C’est l’Esprit Saint de Dieu qui nous rend capables d'adhérer au Christ et de reconnaître en lui le Chemin, la Vérité, la Vie.

Grande grâce, capable de transformer nos existences.

Impossible de croire au Christ, sans croire aussi qu'il peut accomplir en chacun de nous de grandes choses.

Qu’elle nous soit largement donnée cette foi qui nous fera découvrir l’action puissante de Dieu en nous, autour de nous, dans l'Eglise et partout dans le monde.

Marie, Notre-Dame du Vorbourg, apprends-nous à croire, comme toi, que les projets de Dieu sont infiniment plus beaux que nos projets ; que la parole de Dieu est infiniment plus solide que nos paroles.

Aide-nous à comprendre qu'en disant oui à Dieu, nous disons oui a nous-mêmes, à notre moi le plus vrai et le plus radical, car lui seul nous permet de devenir ce que nous sommes, lui seul peut achever, en nous sauvant, ce qu'il a commencé en nous créant.

Demandons ce matin à Marie de devenir de vrais enfants de l’Eglise, de telle manière que son magnificat puisse être le nôtre et que nous maintenions sur notre terre l’espérance de la résurrection, la certitude de la victoire de la vie et la joie au cœur des petits et des pauvres.


Vendredi 15 septembre « Voici ton fils… voici ta mère »

St Jean est le seul évangéliste à présenter Marie sur le calvaire au pied de la croix de Jésus.

Rien n’est fortuit et secondaire dans l’évangile de Jean.

Surtout lorsqu’il s’agit de ce moment solennel entre tous qu’est l’élévation de Jésus sur la croix.

Que nous dit donc ce récit bref, mais d’une portée immense ?

« Jésus, voyant la mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : Femme voici ton Fils »

C’est l’Heure dont a souvent parlé Jésus, qui est l'Heure de sa glorification par sa mort et sa résurrection.

Jésus est en train de mourir sur la croix.

A cette Heure, Marie sa mère est près de lui.

Elle est près de lui à cette Heure décisive où le salut du monde est sur le point d'être accompli.

Elle est auprès de lui qui meurt, avec quelques femmes et le disciple qu'il aimait. Les autres disciples se sont dispersés.

En ce moment décisif, Jésus parle.

La gravité du moment montre que ce qu'il dit est d'une suprême importance.

Jésus, voyant sa mère et près d’elle le disciple qu'il aimait dit à sa mère : «voici ton fils ».

Puis il dit au disciple : « voici ta mère ».

Par là il indique à Marie sa nouvelle vocation, sa vocation définitive, celle d’être, non plus seulement sa mère à lui, mais la mère spirituelle de tous les disciples présents et à venir représentés par le disciple qu'il aimait.

C'est comme si Jésus disait à Marie: tu n'es plus seulement " ma mère ", tu es " la Mère ", tu es " la Femme ", la "Mère universelle ", la nouvelle Eve, mère des vivants.

Et " A partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui ".

Cela veut dire sans doute qu'il fa accueillie chez lui pour l’entourer, lui permettre de vivre, lui donner son affection de fils.

Mais cela veut dire bien autre chose: le disciple l'a prise dans ce qui fait sa foi au Christ, dans son amour, dans sa vie.

Comme le disciple que Jésus aimait représente tous les disciples présents et à venir, il est demandé à tous les disciples de Jésus de prendre Marie chez eux, dans leur foi et leur vie de disciples.

Marie fait désormais partie de ce qui fait la foi au Christ.

Nous sommes attachés à Marie parce que nous croyons au Christ et que le Christ nous l'a donnée comme mère.

La mère de Jésus fait partie des bien spirituels que Jésus nous donne, dont nous vivons, qui sont notre force, notre espérance, notre joie.

En faisant de sa mère la mère de ses disciples, Jésus en croix a fait d'elle la figure personnelle de l'Eglise Mère.

Au pied de la croix, Marie devient pleinement ce qu’elle a commencé à être à Cana: la " Femme ", Image de l’Eglise Mère.

Elle est l’Eglise Mère qui souffre avec le Christ les douleurs de l’enfantement de l’humanité nouvelle.

Et près d’elle, il y a l’Eglise des disciples représentée par le disciple que Jésus aimait.

De Jésus en croix naît l'Eglise, l’Eglise Mère et l’Eglise des disciples.

Au pied de la croix, Marie et le disciple que Jésus aimait sont la présence de ce que tous nous sommes dans l’Eglise: des disciples de Jésus et des mères de Jésus.

Cela peut nous étonner.

Pourtant c’est Jésus qui, au moment où quelqu'un lui disait: « ta mère et tes frères sont là dehors et veulent te voir », répondait: « ma mère et mes frères, ce sont ceux qui entendent la Parole de Dieu et qui la gardent ».

Au pied de la croix, le disciple que Jésus aimait nous représente comme frères et sœurs de Jésus.

Marie nous représente comme chargés d'exercer une authentique maternité spirituelle.

De cette scène de l'Evangile selon saint Jean, nous avons à retenir pour nous plusieurs choses qui nous touchent directement.

- Comme les disciples que Jésus aimait, nous avons à vivre au pied de la croix de Jésus avec Marie.

Il y a un lien étroit entre la passion de Jésus et notre être et notre vie de disciples.

Notre présence auprès de la croix avec Marie fait de notre vie de chrétiens, à notre place et selon notre vocation, une coopération au salut du monde.

Dans notre nature même de chrétiens, nous sommes missionnaires, prenant au sérieux la volonté de Dieu qui veut sauver tous les hommes par la mort et la résurrection de son Fils Jésus.

-     Contempler Marie au pied de la croix avec, à côté d'elle, le disciple que Jésus aimait nous invite à être proches de Marie dans notre vie.

Chacun de nous est le disciple à qui Jésus a dit: " voici ta mère " parce qu'il avait dit d'abord à sa mère " voici ton fils

Comme le disciple, nous prenons Marie chez nous, dans notre foi et notre vie de disciples.

Marie est vraiment pour nous la mère spirituelle quelle a été au milieu des chrétiens avec qui elle vivait après la Pentecôte et qui allaient à elle pour lui parler de leur vie et de leurs soucis, pour lui demander de leur parler de Jésus, de leur apprendre à le connaître et à l’aimer, pour les aider à prier et à vivre en véritables disciples.

-     En étant avec Marie au pied de la croix, nous apprenons d'elle à aimer l'Eglise, à la considérer comme cette mère spirituelle dont Marie est l'icône, à vivre dans l'Eglise une authentique maternité spirituelle.

Jésus sur la croix a fait de sa mère la Mère, la représentante de l'Eglise Mère.

Cela a demandé à Marie de mourir à sa vocation de mère de Jésus pour ressusciter à sa vocation d'image de l'Eglise Mère.

Marie nous apprend ainsi à tous qu'être l'Eglise, c'est être la mère qui engendre la vie que le Christ veut faire naître en tous les membres de l'humanité.

Fils de l'Eglise, nous sommes aussi d'une certaine façon mères de l'Eglise, chargés de l'enfanter dans les membres de l'humanité.

Notre passion doit être d'enfanter en notre temps les chrétiens à une vie chrétienne plus fidèle et à faire naître cette vie chrétienne là où elle n'existe pas.

Avec Marie, nous participons à l'enfantement de l'Eglise par la prière, la vie quotidienne, notre travail, nos épreuves humaines et spirituelles, et bien sûr nos vocations personnelles.

En ce temps de pèlerinage que nous sommes en train de vivre, accueillons cette bonne nouvelle que chacun de nous, quel que soit son âge, sa situation, son engagement, son état de vie, chacun de nous est précieux pour l’Eglise, comme pierre vivante, même s'il a l’impression d’être pauvre, faible, démuni et pécheur.

Demandons à Notre Dame du Vorbourg de savoir nous tourner vers elle à l’heure des épreuves ou du découragement

Dans nos déserts, elle maintiendra la vie !

Marie ; humble servante devenue reine du ciel, toi, Notre-Dame, apprends-nous à avancer sur ton chemin, donne à notre Eglise et à chacun de ses membres la joie du magnificat.


 

Samedi 16 septembre : « L’Esprit-Saint vient au secours de notre faiblesse »

Le dernier jour de la fête (jour du sabbat) qui est aussi le plus solennel, Jésus se tint dans le Temple et il se mit à proclamer :

« Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive ! et de son sein couleront des fleuves d'eau vive !

Il désignait ainsi l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui »

 

« Si quelqu’un a soif qu’il vienne à moi et qu’il boive !

Ce cri de Jésus est toujours d'actualité.

 

Nous sommes dans le temps de l’Esprit

Dieu propose à chacun de se réconcilier avec Lui, de s’ajuster à sa source et de trouver ainsi la force et la paix.

Justice et paix nous sont données par Jésus, si nous nous attachons à lui en vivant de l’Esprit qu’il nous donne.

Avec son enseignement (esprit plus que la lettre), cet Esprit façonne en nous un cœur qui écoute et qui aime de l’amour de Dieu même, à la ressemblance de Jésus.

Comme Jésus est « né de l’Esprit », sa présence demeure par nous et en nous, dans la mesure où nous renaissons par le baptême de l’eau et de l'esprit.

Avec Jésus, nous pouvons dire « Abba », c'est-à-dire. Père.

 

Mais comment discerner l’action de l’Esprit que nul ne peut maîtriser ou posséder car il est la vie ?

Il se laisse reconnaître dans la vie de ceux et de celles dont il s’empare pour en faire des témoins de l’amour créateur et libérateur de Dieu.

Chaque geste de pardon, de confiance, d’amitié.

Chaque avancée de la justice, de la liberté, de la paix.

Chaque pas dans la recherche de la vérité.

Tous nos actes de foi et de prière sont inspirés (nous sont « soufflés») par l’unique Esprit.

Et par-dessus tout, l’amour, qui est le don suprême, comme le dit Paul aux Romains : « L’Esprit-Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut »

C’est dire que l’Esprit anime toute vie authentique et féconde et qu’il peut ranimer (rendre son âme) à toute vie pervertie et stérile.

Même si son action est universelle, « l’Esprit souffle où il veut, tu entends sa voix mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va », Jésus en est le donateur, l’inspirateur, avec le Père qui en est la source.

Et les disciples de Jésus, pierres vivantes du temple de Dieu, en sont les premiers destinataires.

Comme l’Esprit a permis au Verbe de Dieu de prendre corps dans notre humanité, il permet au Christ ressuscité, de demeurer présent dans l’histoire, par les chrétiens.

Les communautés chrétiennes sont le « temple de Dieu habité par l’Esprit » ou encore « le corps du Christ ».

Nous en sommes les pierres vivantes ou les membres, dans la mesure où nous laissons l’Esprit reçu au baptême nous transformer.

Nous-mêmes et nos Eglises, sans l’Esprit, ne sommes que des structures sans vie, des appareils sans âme ; nous pouvons fonctionner, mais nous n’existons pas vraiment. Pire encore, nous défigurons le Christ.

 

L’Esprit nous rassemble dans la communion, dans la diversité de nos origines, de nos races, de nos cultures et de nos confessions.

Nous en faisions une très belle et forte expérience lors de nos rencontres ici même à Notre Dame du Vorbourg

Comme il est le souffle de l’amour qui unit le Père au Verbe, en Dieu, il est la force qui apaise les peurs et nous permet de sortir de nous-mêmes pour aller à la rencontre des autres, sans chercher à les posséder ou à les asservir.

C’est par l’Esprit que Dieu entre en dialogue avec l’humanité, durant l’histoire sainte ; c’est par l'Esprit qu'il nous entraîne dans ce dialogue de salut avec lui et avec toute la création.

Car ce même Esprit est actif dans le monde depuis ses origines.

Il est la source de tout ce qui élève l’homme et transforme sa condition chamelle pour en faire l’expression de sa vocation divine.

L’esprit y représente la libération et l'inépuisable énergie de la vie, avec sa fécondité et ses incessants renouveaux.

L’Esprit nous libère de la peur, de l'angoisse devant l’absurde ou seulement devant l’avenir.

S’il nous arrive de souffrir et de ne pas comprendre, nous nous attachons avec plus de force encore aux pas du Christ portant la croix avec lui et criant avec lui notre souffrance sans cesser de dire « Abba » - Père, au Dieu qui se cache.

Face aux puissances de la mort qui torturent et écrasent la chair, avec Jésus nous luttons, et comme lui nous nous révoltons contre le mensonge, l’injustice, le mépris, la bêtise des repus, le culte de l’argent.

Et, en tous ceux et celles qui se lèvent pour libérer la création et lui rendre sa dignité, pour permettre à l’humanité de grandir, solidaire, nous reconnaissons l’action de l’Unique Esprit qui ne cesse de faire naître et renaître la chair menacée par la mort.

La liberté des enfants de Dieu est notre seule vraie richesse : elle vaut que l’on y sacrifie ses idoles !

Tl y a du bonheur à être croyant de cette manière-là.

Non pas la joie éphémère et tonitruante ni le plaisir de l’évasion.

Mais la paix profonde d'un ajustement au roc de son être qui permet de risquer son existence sans crainte.

Le vrai bonheur n’est-il pas dans ce risque de l’amour et de la confiance qui font vivre intensément et contagieusement ?

Si l’Esprit est un souffle, le souffle même de la vie, laissons-le dilater nos existences à la mesure de celle du Christ Jésus.

Alors nous serons vraiment croyants, chrétiens, vivants.

Que Marie, Notre-Dame du Vorbourg nous y aide, elle qui dans son cantique d’actions de grâce proclame : mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur.


Dimanche matin 17 septembre :

Dans l'évangile que nous venons de proclamer, Jésus nous adresse une parole très facile à comprendre, mais combien difficile à vivre: il nous demande de pardonner à ceux et celles qui nous causent du mal.

On n'a pas besoin d'avoir vécu très longtemps pour que la question du pardon se pose. Tôt ou tard, quelqu'un nous blesse d’une manière ou d'une autre.

Ainsi, la question de Pierre à Jésus s’avère tout à fait pertinente et actuelle: «Est-ce que je dois pardonner jusqu'à sept fois à mon frère qui commet des fautes contre moi?»

Pierre répond à sa propre interrogation en suggérant qu'il pourrait pardonner jusqu'à sept fois.

Même avec une telle générosité, Pierre se trouve encore loin de l'enseignement de Jésus: «Je ne te dis pas sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois».

Jésus fait éclater nos calculs humains et nous invite au dépassement, au pardon sans compter.

Jésus tient à ce que Pierre comprenne pleinement son message.

Pour s'en assurer, il lui raconte une parabole. Il s'agit d'un roi qui met à jour ses comptes avec ses serviteurs.

Le premier à se présenter lui doit une somme fabuleuse qu'il ne pourra jamais rembourser.

Devant la menace d'être vendu comme esclave, il supplie le roi de lui remettre sa dette. Le roi accepte aussitôt.

En sortant, ce serviteur, à peine revenu de ses émotions, rencontre un de ses compagnons qui lui doit un montant assez modique.

Il refuse d'entendre les supplications de ce dernier et le condamne à la prison. Le roi apprenant cette nouvelle revoit cet homme et le fait emprisonner «jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé», aussi bien dire à perpétuité.

Et Jésus conclut: «C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun d'entre vous ne pardonne pas à son frère de tout son coeur

Qu'est-ce que signifie cette parabole? Elle nous enseigne que nous sommes incapables de payer nous-mêmes nos dettes à Dieu; que notre Dieu nous aime tant qu'il est prêt à nous pardonner dans la mesure où nous pardonnons aux autres qui nous ont offensé, (ce que nous disons lorsque nous récitons le Notre Père :    « pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ».

Nous sommes des pécheurs pardonnés par un Dieu dont l'amour est infiniment plus grand que nos péchés. Et nous avons à nous souvenir de cela au moment de régler nos dettes et nos conflits avec les autres.

Néanmoins, le pardon ne va pas de soi sur le plan humain.

Ce qui nous est naturel, c'est de nous venger, de faire payer l’autre pour ses fautes à notre égard.

Par contre, Jésus nous invite à pardonner largement, généreusement, sans compter nos pardons.

Dieu croit tellement en chacun et chacune d'entre nous qu’il est continuellement prêt à nous redonner une nouvelle chance.

Pourquoi pardonner? Sur un plan tout simplement humain, on doit pardonner parce que la vengeance n’arrange rien.

Combien de rancoeurs, de ressentiment, d’amertume existent parfois entre les membres d’une même famille, d’une même organisation, d’une même paroisse parce qu’on n’a pas su pardonner une remarque à notre égard, une action qui nous a déplu, un passe-droit.

Et à cause de tout cela on évite des personnes, on ne les regarde même pas et on empêche les autres autour de nous de se sentir à l’aise avec ces personnes. Entretenir en soi de tels sentiments négatifs, c’est s'empoisonner le coeur.

On pardonne également parce que nous-mêmes nous avons besoin de pardon. Que ce soit vis-à-vis de Dieu ou de nos frères et soeurs, nous avons tous et toutes des torts, plus ou moins graves selon les situations.

Incapables de payer nos dettes, nous sommes dans une position semblable à celle du serviteur de la parabole.

Dieu, infiniment plus grand que nous, est le seul à pouvoir effacer nos dettes envers lui.

Comme nous avons si souvent besoin nous-mêmes du pardon, pourquoi serions-nous si durs pour les autres qui nous ont blessés?

Comment pardonner ?

C’est du côté de Dieu qu'il importe de regarder pour trouver la vigueur et l'énergie nécessaires pour pardonner.

C'est avec les grâces de Dieu que l'on pourra commencer des démarches sincères de pardon, car dans certains cas arriver à pardonner peut demander du temps. Dans bien des situations, la seule force capable de nous soutenir pour pardonner, c'est la vie de Dieu en nous.

Le pardon ne fait pas vivre seulement celui ou celle qui est pardonné, il fait vivre celui ou celle qui pardonne.

Nous serons pardonnés dans la mesure où nous pardonnons aux autres: «pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés».

Demandons à la très sainte vierge Marie de nous apprendre à pardonner !

Au pied de la croix, Marie est silence, son Fils est crucifié.

Elle est témoin des paroles de pardon qui jaillissent des lèvres de Jésus.

Marie est Mère du Crucifié, visage de pardon, du don total dans l’amour.

A cet instant Jésus nous confie à elle comme ses enfants « voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, lui dit ; femme, voici ton fils; puis il dit au disciple: voici ta mère »

Marie, comme mère des apôtres et mère de l’Eglise, a elle aussi compris, quoiqu’avec son cœur de Mère conçue sans péché, ce que veut dire « être pardonnée » : qu’elle nous apprenne donc à pardonner à la mesure du pardon de Dieu !

 


Dimanche soir 17 septembre : « Vous aussi, comme pierres vivantes, entrez dans la construction de la demeure spirituelle »

Chaque baptisé reçoit les dons de l’Esprit. Car il y a un unique Esprit pour former un seul corps.

« Les dons de la grâce sont variés, mais c'est toujours le même Esprit.

Les fonctions dans l'Eglise sont variées, mais c'est toujours le même Seigneur (Le Christ)

Les activités sont variées, mais c'est toujours le même Dieu (Le Père) qui agit en vous ».

Notre assemblée exprime l’unité de l’Eglise, elle dit aussi sa diversité.

L’Esprit qui fait notre communion est aussi celui qui suscite la variété des fonctions, des dons, des états de vie.

Nous sommes prêtres, diacres, évêque, baptisés laïcs, en responsabilité diocésaine, paroissiale ou locale, acteurs et membres dans des mouvements apostoliques, éducatifs ou spirituels... tous pierres vivantes de cette construction dont le Christ est la pierre angulaire.

Nous pouvons nous réjouir de cette diversité, mais elle doit être ordonnée au bien de tous.

Que Dieu ravive en nous le don qu’il nous a fait par Ponction de notre baptême. Qu’il nous donne d'aller de l’avant avec courage et persévérance.

Demandons à Notre-Dame du Vorbourg de devenir de vrais enfants de l’Eglise, de telle manière que son magnificat puisse être le nôtre et que nous maintenions sur notre terre l’espérance de la résurrection, la certitude de la victoire de la vie et la joie au cœur des petits et des pauvres.

Ce que Marie a entendu à l’annonciation « réjouis-toi, le Seigneur est avec toi », l’Eglise l’entend pour elle-même et le redit à tous et à chacun de ses membres.

Ce que Marie a entendu à la visitation « tu es bénie entre les femmes et le fruit de tes entrailles est béni », l’Eglise l’entend pour elle-même : dans l’aventure de son histoire, Dieu demeure présent et sa vocation est toujours de mettre au monde le Fils de Dieu : « qui est ma mère, dit Jésus, c’est celui qui écoute la Parole et la met en pratique ».

Aujourd’hui, c’est à nous que le Christ demande expressément de prendre Marie « chez nous », pour apprendre d’elle la disposition à l’écoute et l’attitude d’humilité et de générosité qui la caractérisèrent comme première collaboratrice de Dieu dans l’oeuvre du salut.

C’est elle qui, en accomplissant son ministère maternel, nous éduque et nous modèle comme pierres vivantes et que nous entrions dans la construction de la demeure spirituelle.

Alors, ici, en ce lieu béni, contemplons Marie dans l’Eglise en marche

Au moment où Jésus va mourir sur la croix, il donne à sa mère une vocation nouvelle.

Marie ne sera plus seulement sa mère à lui.

Elle sera la mère spirituelle de tous ses disciples représentés par le disciple présent avec elle au pied de la croix.

Et elle sera le visage de l'Église, mère de tous ceux qui sont les disciples de Jésus par l'Esprit Saint donné au baptême et dans l'Eucharistie.

Sa vocation de mère spirituelle et de visage de l'Église, Marie commence à la vivre au moment de la Pentecôte.

Elle est présente dans la petite communauté qui attend dans la prière le don de l'Esprit Saint.

Elle est présente au moment où l'Église est mise au monde par le don de l'Esprit Saint et va partir annoncer le Christ.

Comme le dit le Pape dans l’encyclique "La Mère du Rédempteur ", elle est présente "au centre de l'Église en marche " comme la mère de Jésus et comme la mère spirituelle de tous ceux qui forment le peuple de Dieu, donc comme le visage de l'Église mère.

Nous sommes l'Église qui " avance dans son pèlerinage à travers les persécutions du monde et les consolations de Dieu” ("La Mère du Rédempteur " n° 25).

Nous sommes l'Église faite d'évêques, de prêtres, de diacres, de religieux et de religieuses, de laïcs mariés ou célibataires, tous en communion avec l'évêque de Rome, le Pape.

Nous sommes l'Église faite d’enfants, d'adolescents, de jeunes, d'adultes, de personnes âgées, de malades et d'handicapés, de français et d'étrangers.

Marie est présente avec nous comme elle l’était avec la communauté de la Pentecôte.

C’est en pensant à nous que Jésus en croix a dit à sa mère : "Voici ton fils ", et au disciple : " Voici ta mère ".

Elle est présente avec nous comme le visage de l’Église-mère et comme notre mère spirituelle.

Elle est présente discrètement, silencieusement, en priant, en étant témoin du Christ que personne n'a connu comme elle, à qui personne n’a été attaché autant qu'elle.

En étant présente avec nous, en priant pour nous, en témoignant du Christ au milieu de nous, elle n'a qu’un seul désir : que nous devenions de plus en plus "l’Église en marche".

En la vénérant, en la priant, en méditant son témoignage de foi, nous apprenons à être l’Église qui marche dans la foi.

Marie est bienheureuse parce qu’elle a vécu en croyante.

Avec elle soyons l’Église qui marche dans la foi, qui grandit dans la foi, qui vit dans la foi en Dieu qui nous aime, au Christ Sauveur dont nous sommes le Corps, à l’Esprit Saint qui nous est donné pour que nous soyons "branchés " sur le Christ et unis dans l’Église.

Avec elle, formons notre foi : dans nos paroisses, nos mouvements, nos groupes de catéchèse et d’aumônerie.

Qu’elle soit présente à toutes nos rencontres de croyants.

En la vénérant, en la priant, en méditant son témoignage de foi, nous apprenons à être l’Église qui marche dans l’amour.

Elle est le plus beau reflet de l’amour de Dieu.

Avec elle soyons l’Église qui marche dans l’amour pour tous, dans le service de ceux qui souffrent ou manquent de tout, dans la construction de la. paix, dans l’oeuvre d’unité entre nous et avec les autres chrétiens.

Avec elle, cherchons comment mieux aimer dans nos paroisses, nos mouvements, nos villages, nos quartiers.

En la vénérant, en la priant, en méditant son témoignage de foi, nous apprenons à être l’Église qui marche dans l’espérance.

Elle a toujours été animée par l’espérance, même dans les moments les plus noirs de sa vie, comme au pied de la croix.

Avec elle, soyons l’Église qui marche dans l’espérance en Dieu, au Christ, à l’Esprit Saint qui agit chez les hommes, au triomphe du bien sur le mal, au Royaume qui travaille invisiblement le monde en attendant d'être pleinement réalisé par Dieu à la fin des temps.

Avec elle, soyons l’Église qui redonne espérance et raisons de vivre à tant de gens, jeunes ou moins jeunes, qui en sont privés.

Avec elle cherchons comment mieux espérer : dans nos paroisses, nos mouvements, nos villages, nos quartiers, nos villes.

En la vénérant, en la priant, en méditant son témoignage, de foi, nous apprenons à être l’Église qui marche dans la prière.

Elle est celle qui, après Jésus, a su le mieux prier, et qui nous invite sans cesse à la prière.

Avec elle soyons l'Église qui marche dans la prière : prière personnelle, familiale, communautaire; prière liturgique, particulièrement l’Eucharistie du dimanche.

En la vénérant, en la priant, en méditant son témoignage de foi, nous apprenons à être l'Église qui marche en annonçant l'Evangile.

Messagère de l'Évangile à la Visitation, elle ne cesse de redire à tous: "Tout ce qu'il vous dira, faites-le ",

Avec elle, soyons l'Église qui marche en disant l'Evangile.

Elle soutenait de sa prière les apôtres partant évangéliser le monde après la Pentecôte.

Elle nous soutient quand nous annonçons l'Evangile, chacun selon notre vocation, à notre manière et avec nos mots à nous.

Avec elle, soyons des chrétiens qui vivent de l'Evangile et ont le souci d'éveiller et d'éduquer l'a foi des autres.

Avec elle, cherchons comment nous pouvons être missionnaires : dans nos paroisses, nos mouvements, nos groupes de catéchèse, d’aumônerie, d'animation liturgique, de visiteurs de malades, de prière.

Avec elle, vivons mieux notre vocation quelle qu’elle soit.  

Par son intercession, prions Dieu d’éveiller des vocations de prêtres, de diacres, de religieux, de religieuses, de laïcs apôtres.

Marie est avec nous en étant le visage, l'image, le modèle, l'Icône de l'Église qui marche dans la foi, l'amour, l'espérance, la prière, le souci d'annoncer l'Evangile.